dimanche 31 juillet 2011

Santiago (Chili) : deux attaques vengeresses contre la police municipale

"La nuit de jeudi 28 juillet, deux guérites de la police municipale (Seguridad Ciudadana) de la ville de Santiago ont été attaquées.

La première attaque s’est produite vers 22h contre la guérite de surveillance située au croisement des rues Erasmo Escala et Maipú, où les cagoulés ont lancé des molotovs. Le feu a causé des dégâts à l’extérieur de la guérite. Le policier municipal qui se trouvait à l’intérieur est légèrement blessé, parce qu’il s’est coupé avec la fenêtre de la guérite.

La seconde attaque s’est produite 20 minutes plus tard, à quelques mètres de la première, contre une autre guérite de la Seguridad Ciudadana, au croisement des rues Martínez de Rosas et Maturana. Là, les cagoulés ont chassé le flic municipal de la guérite, qu’ils ont aspergée d’essence, avant de lancer des molotov dans le poste de surveillance. Le feu a complètement détruit l’endroit.

Le maire de Santiago, le très droitier Pablo Zalaquett, a qualifié l’acte d’ "anarchiste" et demandé que "les responsables aillent pourrir en prison" pour servir d’exemple à tous ceux qui se dressent pour subvertir l’autorité.

Sur place ont été retrouvés des tracts qui disaient :

"ATTAQUE PAR VENGEANCE

Nous refusons et nous vengeons du renversement d’un compagnon anonyme par une voiture de la Seguridad Ciudadana lors de la manif du 23 juin.

La Seguridad Ciudadana, en toute collaboration avec les carabiniers, harcèle et arrête les vendeurs ambulants. Ces fonctionnaires municipaux se sont transformés en police de Zalaquett [le maire très à droite de Santiago], et vu qu’ils se comportent en policiers, nous les attaquerons en tant que tels.

Aucune agression sans réponse".

Le jeudi 23 juin en effet, s’était déroulée une manifestation de 20 000 personnes pour l’éducation [il y a des manifs -souvent émeutières- de lycéens depuis des mois au Chili contre une énième réforme gouvernementale], où se produisirent à la fin des affrontements entre jeune cagoulés et carabiniers, mais aussi des barricades dans les rues et des sabotages de locaux commerciaux, de banques, etc.

C’est dans ce contexte, qu’un groupe de cagoulés était en train de caillasser un bus de la compagnie Transantiago rue Dieciocho, lorsqu’un flic municipal à bord d’un véhicule de la Seguridad Ciudadana est intervenu contre l’attaque. Tandis qu’un jeune monté a donné un coup de pied dans son pare-choc en l’injuriant, le conducteur a fait marche arrière pour le renverser, avant de s’enfuir. Personne ne sait qui est ce jeune, ni dans quel état il se trouve à présent. On peut voir la scène sur cette vidéo entre les minutes 06:26 et 07:36.

Et puis le reportage sur l’attaque des guérites de la police ici.

Traduit de l’espagnol de la presse locale"

http://cettesemaine.free.fr/spip/article.php3?id_article=4311

[Suisse] Violences autour de la Reitschule à Berne

"Dimanche vers 1h10 du matin, la police a affronté entre 30 et 40 manifestants cagoulés près du centre alternatif de la Reitschule à Berne. Les autonomes ont mis le feu à une barricade et attaqué les agents avec de la peinture et des pétards.

La police a dû faire usage de balles en caoutchouc dimanche vers 1h10 autour du centre alternatif de la Reitschule à Berne afin de dégager une barricade. Une voiture banalisée des forces de l’ordre avait auparavant été la cible de bouteilles et objets divers.

Les agents ont dû affronter entre 30 et 40 manifestants cagoulés, indiqué un communiqué de la police cantonale. Après la confrontation avec la voiture banalisée, les autonomes ont érigé une barricade en travers de la route et y ont mis le feu. Ils ont également attaqué les policiers à l’aide de peinture, pétards et feux d’artifices.

ATS, 31 juillet 2011.



Grabuge près de la Reitschule

La police a dû faire usage de balles en caoutchouc dimanche vers 1h10 autour du centre alternatif de la Reitschule à Berne afin de dégager une barricade.

La nuit de samedi à dimanche a été agitée aux environs du centre alternatif de la Reitschule à Berne. Une quarantaine de personnes masquées ont lancé des bouteilles, des pierres et des cocktails molotovs contre des voitures et ont érigé un barrage avec divers objets. La police cantonale bernoise a dû utiliser des balles en caoutchouc pour rétablir la situation.

Les débordements ont commencé lorsqu’une voiture civile de la police cantonale a été la cible de jets d’objets divers alors qu’elle circulait dimanche vers 01h10 heure près de la Reitschule en direction de la vieille ville. Pour calmer les esprits, le véhicule s’est replié, a annoncé dimanche la police cantonale bernoise. Mais peu après, des passants ont annoncé avoir aperçu entre 30 et 40 personnes masquées qui avaient dressé sur la route un barrage auquel ils ont bouté le feu.

À son arrivée sur place, la police a été accueillie à coups de bouteilles, de pétards, d’engins pyrotechniques et de peinture. La police a tiré des balles en caoutchouc pour pouvoir rendre la rue à la circulation. Une procédure a été ouverte contre les fauteurs de troubles pour mise en danger de la vie d’autrui, violence, dommages à la propriété et menaces contre des fonctionnaires.

AP, 31 juillet 2011."

http://juralib.noblogs.org/2011/07/31/suisse-violences-autour-de-la-reitschule-a-berne/

Nantes : action contre les collaborateurs de la justice

" "Nous ne faisons que notre travail".

Ce qui est bien avec les huissiers, c'est qu'on sait déjà ce qu'ils vont nous dire en venant nous rendre visite. Que ce soit seuls ou accompagnés d'un serrurier et de la police, pour convoquer au tribunal ou annoncer des expulsions, ces collaborateurs actifs de la justice ne font que leur travail. Et c'est justement ce qui nous emmerde.

Car c'est aussi à travers leur servilité que le projet d'aéroport de Notre-Dame et son monde nous menacent.

Récemment, ces larbins sont donc passés dans 13 lieux sur la ZAD pour entamer les procédures d'expulsion contre des occupants.

A la mi-juillet, lors de leur second passage à Notre-Dame, une de leur voiture est repartie en dépanneuse. Les jours suivants, ce sont les murs de leur immeuble à Nantes qui ont été repeint. Avant hier, à Savenay, c'est la façade et la serrure d'un de leurs bureaux qui a été la cible d'une joyeuse bande d'énervées.

Dès que possible, nous invitons chacun à ne pas les laisser accomplir leur sale besogne. "

http://nantes.indymedia.org/article/24127

samedi 30 juillet 2011

expulsion en cours du 94 rue des Sorins

"Soyons nombreux à les soutenir. L’expulsion est en cours. Pour s’y rendre m° Robespierre."

"47 fourgons, une centaine de personnes prises en otages par la police et retenues à Bobigny. Les soutiens sont toujours là, il est encore temps de venir grossir les rangs. Liberté pour tous !"

indy

Gorizia

video

Ce que nous refusons, c'est votre enfer

"« Ce que nous refusons, c’est votre enfer »

Du jour au lendemain, sentir que notre petit monde s’écroule, et avec lui toutes nos habitudes. Et avec lui, encore, toute une vie passée qui se transforme en souvenir, où l’on se surprend à vouloir retrouver des photos dont l’on se fichait pas mal auparavant. Et avec lui, enfin, la peur d’être dispersés, la peur d’une nouvelle galère, la peur de devoir tout reprendre à zéro. Notre maison s’est faite attaquer, à plusieurs reprises. Devant la menace, nous avons dû évacuer nos affaires. Et nous nous sommes sentis trop en danger pour y retourner. À présent, des amis, des voisins, des connaissances nouvelles ou anciennes se préoccupent de la maison, la sécurisent. Les attaques peuvent recommencer : le soi-disant simple propriétaire veut à tout prix récupérer son bien.

Les débuts de la propriété, ce fut cela : un type avec un papier dans la main, accompagné d’hommes de main, qui débarque sur un champ ou dans une maison et déclare : ceci est à moi. Aux débuts de la propriété, il a fallu que des salauds se présentent, les armes à la main. En allant contre l’évidence, ils dirent : non, la terre n’est pas à ceux qui la travaillent, pas plus qu’une maison n’est à ceux qui l’habitent.

Nous ne sommes pas naïfs. Nous savions qu’un jour ou l’autre un type allait se présenter et exiger de nous, grâce à la puissance d’un simple bout de papier, que nous nous en allions. Ce lieu, nous l’avions trouvé abandonné, la porte ouverte, il y a presque quatre ans, et nous savions qu’un jour quelqu’un allait se saisir du bout de papier qui va avec. Et reprendre la maison.

Des dizaines de personnes sont passées par cette maison, pour des périodes plus ou moins longues, et un groupe stable d’habitants s’est dégagé avec le temps. Les loyers sont tellement élevés, l’accès à un logement décent est si difficile, que nous sommes des dizaines, voire des centaines de milliers à nous entasser, à passer de canapés en canapés. La concurrence pour le travail, ainsi que ses conditions actuelles, font que celles et ceux qui, pour de multiples raisons, ne trouvent pas la force de rentrer comme des dingues dans ce jeu sont de plus en plus nombreux. Cette maison s’est offerte pour une partie de ces gens-là, c’est-à-dire nous-mêmes. Un toit gratuit, ainsi que la possibilité de vivre à plusieurs, nous a permis de faire face à cette réalité ensemble, de ne pas nous laisser broyer individuellement. Nous nous disions : l’amitié, la solidarité, l’hospitalité sont des valeurs sur lesquelles nous pouvons compter face à la machine économique. Face aux rêves brisés, face aux vies niquées, face aux dépressions qui minent les relations à l’intérieur de cette société.

On nous dira : votre vision est trop noire, il y a des chances pour tous. Mais ce que nous avons vécu ne fait que confirmer cette appréhension du monde. Si le type qui a attaqué a agi pour lui-même, pour avoir son propre pavillon, on ne peut que s’interroger sur la morale de l’intérêt personnel qui ronge cette société, morale qui veut que l’intérêt prime sur toute considération des personnes — car il n’a jamais réellement voulu discuter avec nous. Et si le type qui a attaqué l’a fait pour son biz, pour revendre par la suite comme le veut son métier d‘agent immobilier, on ne peut que questionner ce qu’est, plus généralement, la réalité du travail aujourd’hui : ne serait-ce pas, bien souvent, écraser les autres pour se faire sa place ? On ne peut croire, en tout cas, que cette situation est isolée. En haut, les puissants affirment chaque jour la validité de cette morale. Au commissariat, un flic de base a expliqué au « propriétaire » qu’il aurait dû faire cela cagoulé. Tous les flics présents le justifiaient, se mettaient à sa place. Eux aussi auraient été prêts à acheter un lieu occupé, et à virer les habitants à coups de barre. Comme le disait un autre flic : “quand on a un crédit sur le dos, on fait avec ce qu’on peut”. L’endettement individuel — qui fait échos à l’effondrement des garanties collectives — semble pouvoir justifier la guerre de tous contre tous.

La crise économique que nous vivons a pour conséquence d’accentuer les clivages, et pas seulement entre les classes. Entre ceux d’en bas, les petits, il y a aussi de graves divergences. D’un côté, il y a ceux qui acceptent les lois de l’économie comme des lois naturelles et font leurs la morale du “chacun pour soi et peu importent les conséquences” qui va avec. De l’autre, il y a ceux qui disent : nous ne nous en sortirons qu’ensemble, il n’y a qu’ensemble que nous parviendrons à refuser la loi de l’argent, du travail qui tue, le règne du vice et de la petite méchanceté. Comme le disait une personne solidaire aux assaillants : “ce que nous refusons, c’est votre enfer, et vous ne parviendrez pas à nous faire cesser de croire dans la beauté et la puissance de la solidarité”.

Comme le montre le soutien qui nous est apporté aujourd’hui — face aux attaques, face aux menaces qui pèsent sur nous — nous savons que nous sommes loin d’être les seuls à porter ces valeurs. Des habitants de nombreux autres squats sont venus à notre secours, ainsi que des voisins. Des sans-papiers, des précaires, des chômeurs, des salariés un peu plus installés se sont montrés à nos côtés. Des gens ordinaires, comme nous, qui refusent la loi du plus fort. L’urgence, plus que jamais, est de construire les liens pour faire face à la barbarie de l‘économie.

Des habitants de la MQP/Kipue/Maison Qui Pue, 74 rue des caillots"


Mehdi Ibanez et Hafid Hafed, agents immobiliers de I@DFrance


Rappel : manif dimanche 11h Croix de Chavaux au bout de la rue piétonne à Montreuil, pour la rue Sorin et la maison qui pue.

vendredi 29 juillet 2011

Incendie au CRA : 8 personnes en garde à vue

"Lyon capitale 29/07/2011 à 16:50

Après l’incendie qui a détruit une partie du Centre de rétention administratif (CRA) de Lyon Saint-Exupéry, huit personnes prises en flagrant délit sur les lieux ont été placées en garde à vue. Plusieurs centaines de milliers d’euros de dégâts matériels pourraient leur être imputés.

Selon les premiers éléments de l’enquête menée par la direction régionale de la Police de l’air et des frontières (PAF) , le feu a pris en cinq endroits différents du centre de rétention administratif de lyon, jeudi 28 juillet, peu après 13h. A l’arrivée des pompiers, huit personnes ont été prises en flagrant délit sur les lieux des départs de feu dans la partie réservées aux hommes du CRA. Elles ont été placées en garde à vue afin de démêler leurs responsabilités respectives. Mais après plusieurs heures d’interrogatoires, les policiers n’ont toujours pas réussi ce vendredi à comprendre qui des uns ou des autres avaient mis le feu, qui était complice. "Il y aura certainement des suites judiciaires à cette affaire", affirmait vendredi une source policière en fin d’après midi. Une information judiciaire pourrait être ouverte à l’issue de la garde à vue samedi soir, avant un procès au pénal. Les résultats des relevés de la police technique et scientifique pourraient notamment aider les enquêteurs à imputer la responsabilité aux une ou aux autres.

Le préjudice quand à lui n’a pas encore été évalué. Une commission de sécurité va passer dans les prochains jours pour chiffrer les dégâts. D’ici là, le centre est fermé. Les retenus, 58 personnes en dehors des mis en cause, ont été transférés vers d’autres centres de rétention, à Nîmes et à Toulouse. Forum réfugiés s’assure du suivi de leurs dossiers à la Cimade qui accompagne les retenus dans ces centres.

Quant aux sans-papiers qui seront arrêtés dans la région pendant la période de fermeture du centre, ils seront transférés "en fonction de leur profil et du nombre de places" dans les centres de rétention les plus proches "pendant au moins quinze jours". "Tous les centres de rétention ont une compétence nationale", rappelle-t-on à la police de l’air et des frontières.

A Lyon, jamais un incendie n’avait entraîné la fermeture du centre de rétention. Un précédent en 2007 n’avait pas causé autant de dégâts. On parle déjà de plusieurs centaines de milliers d’euros de préjudice."

Vu sur http://cettesemaine.free.fr/spip/article.php3?id_article=4302

Val Susa : sabotage contre un collabo du chantier, et dissociation sur le site du mouvement No Tav

La nuit dernière vers 4h, Italcoge, une des entreprises qui travaillent sur le chantier du TAV, a été attaquée. Des vandales ont mis le feu à cinq camions garés devant le siège de Susa. Pour entrer dans la cour, ils ont forcé un portail. Après avoir mis de la "diavolina" sur les pneus [c’est-à-dire des allume-feu, ou des ZIP, Ndt], ils ont ensuite mis le feu : un camion est complètement détruit, un autre gravement endommagé et trois autres légèrement. Après les attaques contre le chantier, il s’agit du premier raid contre l’entreprise valsusine. Il y a quelques temps, un des associés fondateurs d’Italcoge, Ferdinando Lazzaro, avait été agressé dans la rue par des manifestants qui l’avaient envoyé à l’hôpital avec une fracture du coude.

Le mouvement No Tav, sur son site officiel, nie son implication dans le raid : "Nous pensons que ce geste n’est pas favorable au mouvement No Tav, mais au contraire, un dommage et une manière d’intervenir dans la lutte qui n’est pas la nôtre. (...) Cet acte va dans le sens opposé des initiatives No Tav, qui font de la participation et de la résistance de masse le noeud central d’une bataille qui ne fait de cadeaux à personne..."

Traduit de l’italien à partir d’un journal local, reproduit sur informa-azione, Lun, 25/07/2011 - 12:39

NdT : La messe est dite ! A chacun de se prononcer clairement sur ce sabotage et la réaction de tous ceux qui s’occupent du site para-institutionnel du mouvement No Tav, qui continueraient de l’utiliser, de lui envoyer des textes ou d’en traduire (notamment en France, sans au minimum préciser qu’il s’agit d’un site de collabos du pouvoir).

Et puis basta sur cette "masse", ce "peuple" de la vallée qui résisterait tous ensemble... D’abord il y a des pro-Tav dans la vallée, et puis certains de ceux qui sont contre ne résistent pas. Enfin, il y a surtout la question du pourquoi, pour tous ceux qui résistent. Des pourquoi qui peuvent plus ou moins bien cohabiter selon les goûts, en tout cas plus jusqu’à ce que les uns se dissocient des autres, en les désignant aux flics : selon ces balances, les auteurs inconnus de cette attaque réussie et bien ciblée seraient ceux qui ne font pas de "la masse" l’apha et l’omega de leurs idées et de leurs pratiques, ceux qui pensent que les attaques à quelques uns ne sont pas incompatibles avec les rassemblements ou les manifs à beaucoup. Suivez leur regard...

Cette pratique de dissociation (ou distanciation selon les cas) et ses conséquences (désigner au pouvoir qui réprimer pour sauver son propre cul), n’est pas un cas isolé, elle est plus qu’habituelle à l’intérieur de toutes les luttes "populaires", au moins depuis les années 70. A chacun de tirer les conséquences pratiques contre ces ordures (les gestionnaires de www.notav.info, puisque ce communiqué est signé directement du site) et leurs amis : d’un côté ceux qui le défendent, d’un autre ceux qui, en ne rompant pas publiquement et clairement avec eux, contribuent socialement à leur pouvoir de nuisance...

http://cettesemaine.free.fr/spip/article.php3?id_article=4307

Manifestation en soutien au 74 rue des Caillots et 94 rue des Sorins

"DIMANCHE 31 JUILLET 11h

Croix de Chavaux au bout de la rue piétonne.


LA VILLE N’EST NI AUX SPÉCULATEURS, NI A LA POLICE, ELLE EST A CEUX QUI L’HABITENT

le 74 rue des Caillots est une maison occupée depuis 2007. Jamais les occupants n’avait été inquiétés jusqu’à ce que le nouveau propriétaire Hafid Hafed et Mehdi Ibanez, agents immobilier chez IAD France, viennent avec des hommes de main pour tenter de les déloger trés violemment les 23 et 24 juillet dernier. A chacun de leur passage, la police les protège alors qu’ils saccagent la maison et elle tente de donner la responsabilité des troubles aux occupants. Grâce à la solidarité du voisinage, des amis et soutien du 74 rue des Caillots, la maison est défendue et les assaillants repoussés, l’information se diffuse et Hafid Hafed se voit obligé de déclarer qu’il va passer par les voies légales pour récupérer son bien.

NOUS NOUS DEFENDRONS FACE A CES ATTAQUES, LA SOLIDARITE EST UNE ARME.

VIVE LA LUTTE DU 94 RUE DES SORINS : OSER LUTTER OSER VAINCRE !

Les habitants du 94 rue des Sorins sont venus soutenir les occupants du 74 rue des Caillots, c’est d’ailleurs à leur arrivée que les assaillants ont fini par partir. Le 94 rue des Sorins est une usine occupée par 300 personnes dont la plupart sans papiers. Il y a des jeunes travaillleurs, des familles avec des enfants... Le 26 avril dernier, une convention a été signée entre les habitants, la mairie et Véolia pour avoir accés à l’eau, c’est en ce mois de juillet des grosses dépenses ont été faites à l’intérieur du bâtiment pour installer des douches et des toillettes. Ils sont menacés d’expulsion et harcelés par la police. Depuis leur venue rue des Caillots, 5 d’entre eux se sont faits arrêter dans la cour de leur bâtiment et 3 sont au centre de rétention actuellement. Le commissaire de Montreuil avec des agents de la préfecture sont passés pour repérer les lieux et leur dire que l’expulsion est imminente. Soyons nombreux le jour de l’expulsion. Les occupants de la rue des Sorins veulent que les autorités les entendent pour qu’ils puissent être régularisés et relogés. « Ce que nous refusons, c’est votre enfer et vous ne parviendrez pas à nous faire cesser de croire dans la beauté et la puissance de la solidarité »

Ces actions concomitantes des vigiles et de la police contre les squats ont lieu à Montreuil est le siège d’enjeux urbanistiques majeurs (prolongements des lignes de transports, écoquartiers, grand Paris...) L’opposition à ces projets, qui se développe rapidement (comme par exemple aux Roches dans le Haut Montreuil) commence à gêner beaucoup d’intérêts. L’enjeu dépasse donc de beaucoup la seule question de l’occupation des maisons vides : il s’agit de se débarrasser de tout ce qui peut gêner ou entraver l’action des promoteurs et des spéculateurs.

FACE AUX EXPULSIONS, FACE A L’EXPLOITATION, DEFENDONS-NOUS."

http://paris.indymedia.org/spip.php?article7959

jeudi 28 juillet 2011

Allez, allez, à la rencontre de l’avenir !

"Comme des oiseaux laids gigantesques, les grues dominent la ville, la regardent d’en haut en pivotant lentement autour de leur axe. Je ne sais combien elles sont. Je ne les ai pas comptées, vu que leur nombre change de toute façon chaque jour. Généralement avec une propention vers le haut. Et là où ces grues se trouvent, des choses poussent du sol. Encore plus grandes et plus monstrueuses que les grues elles-mêmes, accentuées des mois durant par des cris de contractions. Parfois tellement profonds et grondants que le petit appartement où j’habite, commence à trembler ; ensuite tellement hauts et stridents que les nerfs de tout être dans les environs sont excités à un tel point de parfois céder. Et tout le monde qui tient ses yeux et ses oreilles un peu ouverts pour ce genre de choses, sait d’avance que de tels cris ne peuvent être autre chose que le présage d’une fausse couche. Et jusqu’aujourd’hui, ils ont toujours eu raison. Mais les commandants, ceux qui de derrière leur bureau font en sorte qu’avec chaque cri et chaque amas de béton finalement chié, le fric s’accumule dans leurs poches, eux ils parlent de la réalisation d’un masterplan, d’un pas vers l’avenir, bâfré d’espoir et d’ambition. Peu importe dont il s’agit, des bureaux pour la ville, des parkings-centres commerciaux-complexes avec un ascenseur vers le parc, une voie ferrée ou une prison ; il s’agit de quelque chose de nouveau, du progrès, d’évolution, certes en route vers un monde plus parfait. Au moins, c’est ce qu’on veut nous faire croire. Et alors ici à Louvain, ils s’en sont pris à la louvainaise. Bon, ont-ils dû se dire, si on veut mettre un tiers de la ville par-dessous-dessus, alors peut-être donner aux habitants quand même aussi le sentiment que c’est aussi un peu pour eux qu’on fait tout ça ici, non ? Et avec la ruse d’un vieux socialiste qui connaît son peuple et l’innovation d’une poignée de nouveaux riches, on a « invité les riverains et les intéressés à réfléchir ensemble sur l’aménagement du futur espace publique du Vaartkom ». Une invitation pour faire partie du changement. Qu’il s’agisse pour lieu de ce futur bijou d’une ancienne zone industrielle presque inhabitée a dû bien les arranger. Qui va faire beaucoup de bruit s’il s’agit d’en finir avec un vilain petit canard ? Et même si on parlait à cette rencontre surtout du nombre d’arbres à planter, et de barbecues accessibles pour tout le monde ; ce qui compte est quand-même le sentiment, n’est-ce pas, d’avoir épuisé toutes les possibilités en tant que brave citoyen critique. Quelle idylle gentille et démocratique ! Entretemps, on continue de plus belle à démolir, à creuser, à tasser des pierres là où il faut, selon le grand masterplan. Et équipés d’un casque d’écoute et des cachets pour les nerfs, nous nous sommes, malgré tout le stress du boulot, doucement habitués à ce bruit épouvantable, à la poussière dans le nez, aux rues dépavées, à la disparition de lieus ou endroits verts aimés et jusque là intouchés par leurs sales doigts. Même la multiplication incommensurable des yeux de surveillance et des uniformes, qui de manière miraculeuse vont enrichir notre nouveau paradis, n’est même plus remarquée par le briller et le flamboyer du luxe en verre. Car, si on arrive quand-même à se hasarder à regarder tout cela un peu plus attentivement, on pourrait croire que le progrès tant loué n’est en effet rien d’autre qu’une cage dorée avec des barreaux transparents. Fini les bisous furtifs quelque part dans une ruelle ténébreuse. Fini de se retrouver et boire quelque breuvage dans la rue. Fini de s’allonger dans l’herbe sauvage. Pour tout ça, ils aménageront des endroits séparés et sécurisés, pour notre propre bien. Que tout puisse se passer au mieux dans les rangs contrôlés. Le shopping pour les shoppeurs, l’école pour les petits, le lieu de travail pour les grands, le camp pour les étrangers et la prison pour les méchants, les indésirables et les briseurs de l’harmonie. Voilà, avouez que ce n’est pas tellement difficile. La seule question qui nous reste alors est de savoir où, dans toute cette manie de tout mettre en ordre, nous avons laissé nos vies. "

Extrait de Hors Service, journal anarchiste (numéro 20)

PDF : ici

Vigiles à Montreuil : le point sur le 74, rue des Caillots

"Le 74, rue des Caillots à Montreuil est une maison squattée depuis quatre ans. Durant cette période, elle a été vendue et rachetée à plusieurs reprises par des spéculateurs. Le dernier en date, un agent immobilier appelé Hafid Hafed et affilié au réseau IAD, prétend en être devenu propriétaire le vendredi 22 juillet.

Le samedi 23, il fait irruption par surprise dans la maison avec une équipe de gros bras et commence à démolir le compteur électrique et d’autres installations. Le lendemain, dimanche 24 juillet, après une nouvelle pression physique directe sur les habitants sous prétexte de « négociations », il lance une attaque frontale sur la maison avec une vingtaine de mercenaires armés de masses, de barres de fer et de gaz lacrymogène. Trois personnes ont été blessées au cours de cette attaque.

Ces faits appellent, de notre part, les observations suivantes :

1) Le dimanche 24 juillet, nous n’avons pas laissé faire les vigiles et les avons empêché de pénétrer à l’intérieur de la maison. Nous nous opposerons de nouveau dans l’avenir à ce type d’attaque, que ce soit au 74, rue des Caillots ou dans d’autres maisons. Il y a un enjeu à agir directement contre ce genre de pratiques, qui ne concernent certainement pas que les squatteurs. L’histoire récente est remplie d’exemples où les hommes de main des promoteurs et des marchands de biens s’en prennent à tous ceux qui ne peuvent payer leur loyer ou rembourser leur crédit, ou encore à ceux qui ont le malheur de gêner des projets immobiliers en refusant de quitter leur logement volontairement.

2) Le dimanche 24, la police, appelée par le voisinage, s’est employée à protéger les vigiles qui ont pu continuer à pénétrer dans le jardin tandis que les personnes soutenant les squatteurs étaient repoussées par la BAC. La collusion avec la police de Montreuil est avérée, et bien visible sur les images filmées par des voisins et diffusées sur Internet par leurs soins. Jamais un petit agent immobilier comme Hafid Hafed n’aurait osé lancer une attaque armée en plein jour, un dimanche après-midi, s’il n’avait pensé pouvoir compter sur la bienveillance du commissariat local. Ce n’est pas parce que la police est arrivée que les vigiles ne se sont pas emparés de la maison, mais parce que nous étions déterminés à rester.

3) Parmi les personnes venues soutenir les squatteurs de la rue des Caillots se trouvaient des habitants d’une maison occupée, située rue des Sorins et actuellement menacée d’expulsion. A la suite de cette démonstration de solidarité active, les flics ont multiplié le harcèlement sur les habitants de cette maison, pénétrant dans la cour de l’immeuble et arrêtant cinq personnes sans papiers. Trois sont actuellement en centre de rétention. Rue des Caillots comme rue des Sorins, la pression sur les squatteurs, qu’elle soit légale par les flics ou extra-légale par les vigiles armés, poursuit le même objectif : faire fuir les indésirables pour maximiser les profits.

4) Ces actions concomitantes des vigiles et des flics contre les squats ont eut lieu dans une ville, Montreuil, qui est le siège d’enjeux urbanistiques majeurs (prolongements des lignes de transports, écoquartiers, etc.) L’opposition à ces projets, qui se développe rapidement (comme par exemple aux Roches) commence à gêner beaucoup d’intérêts. L’enjeu dépasse donc de beaucoup la seule question de l’occupation des maisons vides : il s’agit de se débarrasser de tout ce qui peut gêner ou entraver l’action des promoteurs et des spéculateurs.

5) Maintenant que l’opération a échoué, les différentes autorités cherchent à se dédouaner : la société IAD a « suspendu » son agent immobilier, la préfecture a ouvert une « enquête administrative » sur l’action de la police ce jour-là, et la maire de Montreuil a pris des « mesures conservatoires » à l’encontre d’Hafid Hafed. Ne nous y trompons pas : dans ce genre d’histoire, les puissants gagnent toujours. Soit le coup de force réussit, et on est débarrassé à bon compte des indésirables. Soit il échoue, et la faute en retombe sur les exécutants. Ceux qui ont cru qu’en écrasant plus faibles qu’eux ils pourraient jouer dans la cour des grands, comme cet Hafid Hafed, sont alors lâchés comme des merdes par leurs anciens protecteurs. Dans les méandres tortueuses de la vie politique locale, nous ignorons qui, exactement, soutenait Hafid Hafed : et d’ailleurs nous nous en foutons. Le résultat est de toute façon le même.

6) C’est un système tout entier qui s’en prend aux pauvres en général : c’est un système tout entier que nous entendons combattre.

Le collectif de défense du 74, rue des Caillots."

http://paris.indymedia.org/spip.php?article7931

mercredi 27 juillet 2011

Les prisons au feu...

Chine : Des émeutes dans le sud après la mort d’un vendeur de fruits handicapé

"Des émeutes ont éclaté dans une ville du sud de la Chine après la mort d’un vendeur de fruits handicapé qui aurait été battu à mort par la police municipale, rapporte le quotidien officiel China Daily.

Des milliers d’habitants de la ville d’Anshun, dans la province de Guizhou, ont exprimé leur colère en jetant des pierres sur la police et en renversant un véhicule gouvernemental, précise le journal.

10 policiers blessés

Les habitants soupçonnent des agents de la gestion urbaine, une sorte de police locale chargée de la lutte contre la mendicité et les infractions mineures, comme la vente à la sauvette, d’avoir frappé à mort le vendeur à l’entrée d’un marché.

Une trentaine de manifestants ont été arrêtés et dix policiers blessés, selon l’agence Chine nouvelle.

Les émeutes de ce genre se sont multipliées ces dernières semaines en Chine, qui a durci le contrôle d’internet par crainte d’une contagion des révoltes arabes.

Leur presse (Reuters), 27 juillet 2011."

Vu sur : http://juralib.noblogs.org/2011/07/27/chine-emeutes-a-anshun-apres-un-assassinat-policier/

Qijika Res revue anarchiste du Kurdistan

"Qijika Res revue anarchiste du Kurdistan

En juin est paru le quatrième numéro de la revue Qijika Res (corbeau noir) éditée par un collectif dans la ville de Van (Turquie orientale / Kurdistan).

Qijika Res est tiré à un millier d’exemplaires et beaucoup lu à Van et ses environs. Les articles sont rédigés en turc et en kurde (Kurmanci).

Dans une brève introduction, les camarades écrivent : « La revue Qijika Res voudrait...être une plate-forme naturelle des voix qui sont exclues du terrain politique par les frontières fixées par l’Etat, la nation et la religion. Une des préoccupations principales de notre magazine c’est de rendre compréhensible et visible le mouvement anti-système dans les régions non-européennes où il est soit rendu invisible, soit ignoré par les théories politiques eurocentristes. »

« Le courant du magazine n’est pas un fleuve anarchiste sans cailloux ni sable. Les expériences de résistance du féminisme, de l’anti-militarisme, du socialisme libertaire, de l’autonomie et du post-colonialisme seront les autres composantes enrichissant notre discussion. »

Les quatre numéros peuvent être téléchargés en pdf ici.

http://de.indymedia.org/2011/07/312267.shtml

La revue et le collectif peuvent être contactés à l’adresse suivante : qijikares[at]gmail.com

Site web Qijika Res

http://qijikares.blogspot.com/

Source : Indymedia Allemagne

http://de.indymedia.org/2011/07/312267.shtml

Traduit de l’allemand par Le Réveil

https://lereveil.ch/contrib/qijika-res-revue-anarchiste-de"

Marseille - Libération de Djamel

"Après quatre mois et demi de détention provisoire aux Baumettes et cinq jours de grève de la faim, Djamel Benamar, inculpé suite à l’incendie du CRA du Canet, a été libéré jeudi 21 juillet. Il est sous contrôle judiciaire. Il n’y a donc plus d’inculpé de l’incendie du CRA du Canet en détention provisoire. Nous ne savons pas encore quand aura lieu le procès, mais vraisemblablement, ce ne sera pas avant 2012. Le chef d’inculpation est : destruction de bien d’autrui avec un moyen dangereux pour les personnes. En attendant, un concert de soutien est prévu le 16 septembre à Marseille. La solidarité continue, merci à tous ceux qui y ont participé de près ou de loin.

Un centre de rétention qui brûle c’est la machine à expulser qui s’enraye. Liberté pour tous les inculpés du Centre de Rétention Administrative du Canet.

Mercredi 27 juillet 2011."

http://non-fides.fr/?+Marseille-Liberation-de-Djamel+

[Brochure] Bonjour, 15 jours !

"Si nous avons tenu à publier ces récits d’audiences c’est qu’ils démontrent que le Juge des Libertés et de la Détention (JLD) n’est pas comme certains le laissent entendre le « garant des libertés », ni le symbole d’une justice « indépendante » et « impartiale », comme ne le sont pas non plus les juges des autres juridictions. Il est en revanche ce qui permet à l’Etat de donner par le droit une caution aux expulsions. Or, le problème n’est pas que des personnes soient expulsées dans un cadre légal ou constitutionnel, mais le fait même que ces personnes soient expulsées.

contact : fermeturetention AT yahoo.fr"

PDF : Ici

Poste de flic tagué à Ebikon en solidarité

"Dans la nuit du 26 au 27 juillet, le poste de flics à Ebikon (LU) a été embelli avec le slogan "Liberté pour Silvia, Billy et Costa" en solidarité avec Silvia, Billy et Costa. En avril 2010, Silvia, Billy et Costa ont été arrêté près de Zurich. On leur reproche d’avoir planifié une attaque contre le chantier du centre de recherche sur la nanotechnologie (IBM). IBM en tant que pionnière multinationale américaine de la nanotechnologie veut explorer de nouveaux champs de bataille pour le capitalisme par la miniaturisation de composantes électronique à l’échelle nano.

Le 22 juillet 2011, Silvia, Billy et Costa ont été condamné à entre 3 ans et 4 mois et 3 ans et 8 mois de prison. Nous n’acceptons pas ce jugement.

NOUS NE NOUS TAIRONS PAS JUSQU’À CE QUE L’ON VIVE SANS TAULES !

LIBERTÉ POUR SILVIA, BILLY ET COSTA !

LIBERTÉ POUR TOUS LES PRISONNIERS !

Source : Indymedia Suisse allemande

Traduit de l’allemand par Le Réveil"

https://lereveil.ch/solidarite-avec-silvia-billy-et

No TAV, no stato

Simone Weil avait vraiment raison : quand les professionnels de la parole décident de s’occuper du triste destin d’autrui, ils choisissent de parler de questions techniques. S’ils sont des syndicalistes en défense du travail, ils parleront d’augmentations salariales, de changement des jours de service, de mesures de sécurité. S’ils sont des écologistes gardiens de la démocratie, ils parleront de camions de débris, de décibels de bruit, de mesures de sécurité. Il est bien connu que l’auditoire accueille avec soulagement la clarté des chiffres, des données objectives qui ne demandent aucune pensée singulière.

Pensons à la propagande qui est faite autour de la Haute Vitesse. Pour arriver à se faire comprendre par tout le monde, condition indispensable pour rendre plus large le soutien à cette lutte, que-ce qu’il y a de mieux que illustrer tous les détails techniques de ce projet infâme ? Savez-vous combien il est long ce tunnel ? Et combien cela va nous coûter ? Et que dire de la composition géologique des rochers qu’ils voudraient percer ? Pour ne pas parler de la poussière soulevée, du trafic paralysé, des cultures perdues, des rivières asséchées... Une masse impressionnante de données - qui pour être acceptées nécessitent de la confirmation précieuse de la part des experts, si possible renommés (ces spécialistes du savoir spécialisé qui sont aujourd’hui tant idolâtrés) - sont dépliées pour solliciter la mobilisation.

Si on veut faire nombre il faut parler de nombres. Hommes et femmes, si vous ne vous rebellez pas pour la vie misérable qu’ils vous forcent à vivre, pour vos corps épuisés, pour vos rêves brisés, pour vos désirs réprimés, pour vos espoir déçus, faites-le au moins car 2+2 est égal à 4. Tellement facile à comprendre que le succès est assuré. Déjà la mathématique n’est pas une opinion - imaginons si elle pouvait être une idée ! Ça n’a rien de singulier, d’individuel, quelque chose que l’on possède après en avoir fait la découverte et l’avoir mûri. C’est quelque chose de commun, qu’on a appris à l’école, pour le réactionnaire comme pour le subversif, pour le croyant comme pour l’athée. Ça ne divise pas les sensibilités, ça fusionne les souvenirs.
Voilà pourquoi ce genre de propagande est si forte parmi les politicards, qui ne manquent pas de la prescrire aux militants qui forment leur cortège. Par ce que cela ne fait pas penser à autre chose, ça ne met rien en discussion de manière radicale, ça ramène à ce qui est déjà dans nos souvenirs. Au pire cela exigera une nouvelle vérification afin de faire coller les chiffres.

Simone Weil faisait justement remarquer que, si l’individu sentait ne pas être seulement une victime mais aussi un complice de l’horreur quotidienne, sa résistance connaîtrait un tout autre élan. Il n’ y aurait plus le slogan d’une revendication, mais le cri de révolte de l’être tout entier contre la condition humaine. Un cri qui se méfierait de la clarté des chiffres, parce qu’il n’aurait rien à voir ni avec le syndicaliste qui se bat pour alléger le chantage du travail, ni avec l’écologiste qui se bat pour légitimer la mensonge de la démocratie. Alors que, au contraire, quand les chiffres, n’accompagnent pas le cri des humbles servants tenus à l’écart, mais le substituent, ils ne font que prolonger le chantage et la mensonge.

Voici pourquoi No TAV No Stato (pas de TAV pas d’État NdT). Non pas pour commencer à "faire de l’idéologie" mais pour ne pas finir à faire de la politique. D’ailleurs, il est presque embrassant d’observer comme cette aversion envers les idées anarchistes provient de ceux qui ne se font aucun scrupule à vendre (ou à donner leur aval, dans l’espoir que du fumier naissent des fleurs) à d’autre genre "d’idéologie". Comme si les appels à défendre la Démocratie du Bien Commun en montant sur les barricades de Stalingrad et Saigon étaient l’expression naturelle et spontanée de l’être humain en lutte pour sa propre dignité et non le fruit d’une précise interprétation partisane. Légitime, bien sûr. La nôtre, pas.

Voici pourquoi No TAV No Stato. Par ce que, plutôt que de nous rapprocher des victimes de cet ordre social, nous pensons qu’il est nécessaire de reconnaître et faire reconnaître que nous sommes tous des complices - n’importe qui parmi nous, sans exclusion. Par ce que nous ne voulons pas nous joindre à la revendication en faveur d’une autorité plus équitable, par ce que nous voulons lancer le cri contre tout forme d’autorité.

La Haute Vitesse nous en offre l’occasion. Car cela n’est pas la folie de quelques déséquilibrés imposée par quelques pommes pourries à un Parlement souverain, mais absent. C’est un projet parfaitement cohérent avec le monde que l’on habite, un monde où tous les aspects de l’existence humaine sont soumis aux exigences du profit (et même le temps, c’est connu, c’est de l’argent). Ce n’est pas du tout un hasard que il soit supporté par tous les partis, qu’ils soient de droite ou de gauche, selon le moment et l’opportunité. Et ce n’est pas une anomalie que l’État veuille l’imposer par la matraque et les lacrymogènes ; ceux qui, pour leur propres intérêts, n’hésitent pas à bombarder des populations entières, pourquoi ne devraient-ils percer la Vallée de Suse ou le sous-sol de Florence, quand des experts jurent que c’est faisable ?

On dit que le TAV valsusain, si jamais ils arrivent à le terminer, servira seulement à transporter des marchandises ; pourquoi, chacun de nous ne sert-il pas que pour en produire et en acheter ? Et on le fait, jour après jour, en silence. Qu’ils se résignent tous les citoyennistes, la Haute Vitesse n’est pas du tout une erreur grossière de l’organisation sociale actuelle. Elle en est la vérité dérangeante et brutale. Voilà pourquoi, au lieu de compter et se plaindre de ses effets, nous devrions recommencer à en indiquer et à en critiquer la cause. Ça n’a pas de sens de la taire. Autrement, on risque de contribuer à la lutte contre cet État, mais non à la lutte contre l’Etat.

Source : Finimondo. Traduit de l’italien par LeRéveil.ch

visite au siege social de biotope dans l'héraut

"Le 16 juillet 2011, à Meze près de Sète (34), le siege social de l'entreprise biotope a eu ses serrures engluées et sa facade taggée "vinci bétonne, biotope cautionne, stop l'éco-labo".

Dans la même rue, le pas de porte d'un des patrons fondateurs de cette boite d'études environnementales portait l'inscription "on t'a trouvé !".
Cette action est solidaire de la lutte contre l'aéroport de Notre dame des landes (44) et de toutes les personnes qui refusent de se faire aménager leurs vies par des décideurs et leurs partenaires de toutes sortes."

http://nantes.indymedia.org/article/24104

A gorge déployée - Solidarité contre la répression

Haut les coeurs compagnons! Un p'tit coup de gueule pour réaffirmer la volonté de combattre et la solidarité contre la répression...

On le sait, la répression, ça n’est pas « juste » les arrestations, les tabassages, les procès et le fantôme sordide de la taule. Qui parfois devient l’insoutenable réalité.

C’est aussi, au quotidien, cette pression tortueuse, cette angoisse constante qui nous fait guetter les coins de rue au sortir de chez nous, « au cas où », cette paranoïa qui enfle et nous rend méfiant de chaque nouvelle rencontre, de chaque nouvelle personne, qui pour son malheur aurait l’air trop sympathique, trop curieux, trop chaleureux… Cette folie dans l’air, qui durcit nos mâchoires, assombrit nos regards et glace le son de nos voix.

Insidieusement, le vent mauvais s’infiltre un peu partout. Et pour cause : on songe à cette caméra découverte, une certes, mais pour combien d’autres mieux dissimulées… à ces compagnons qui se sont vu proposer de donner des informations à la police contre chantage ou services, et à d‘autres qui, peut-être, l’auraient gardé pour eux… A ces coups de pression sur certains lieux, qui affichent publiquement leur lutte contre ce monde carcéviscéral, ses taules, ses chiens de garde, ses assassinats à petits feux que sont l’esclavage salarial, l’urbanisation, l’éducation scolaire…

Tous ces murs qui se dressent entre nous et nos désirs, nous et nos joies, entre nous et nous .

Face à ça, une seule réponse possible : surtout, ne pas baisser la tête. Le filet se resserre, mais c’est contre cette peur de vivre que nous nous battons constamment. On voudrait nous voir reculer, pâlir, rentrer dans les rangs et redevenir les petits êtres ternes et sans force que l’Ordre façonne dès le berceau. C’est le moment de rire à gorge déployée, compagnons, encore plus fort, et d’affirmer envers et contre tout que nous sommes vivants !

On voudrait briser nos luttes. On nous flique, on nous espionne, on nous range dans des cases, on veut savoir qui sont nos amis, et jusqu’à découvrir avec qui nous aimons dormir. On veut nous empêcher de nous rencontrer, de nous retrouver, en nous coupant des espaces où nos combats se tissent et se déploient, où nos corps peuvent trouver le calme, où nous trouvons notre force.

Tout ça, pour que l’on ait peur de se voir encore, de clamer à haute voix notre rage, pour isoler chacun de nous dans sa bulle d’autoprotection. Avec, en plus, pour conséquence non négligeable, celle de réaffirmer l’emprise de la peur sur tous ceux qui étaient sur le point de faire des choix.

Dresser des murs, encore. Dans nos vies et dans nos têtes.

Ne courbons pas l’échine. Il n’est pas aisé de regarder les monstres droit dans les yeux, ceux qui affirment le contraire sont des fanfarons ou des menteurs. La rage au ventre et l’écume aux lèvres, intensifions nos luttes, hurlons à la lune !

« Nous avons le choix de ne pas vivre… » "

https://bxl.indymedia.org/articles/2389

Des nouvelles de la maison qui pue

"dimanche après midi, un groupe de vingt mercenaires armés de gaz et de barre de fer ont violemment attaqué les habitants de la "maison qui pue", rue caillot, à Montreuil. Ils étaient déjà venu la veille saccager le mobilier et menacer les trois personnes présentes.

Sans une résistance improvisée, c’est sans doute bien plus de trois personnes qui auraient été blessées dans le but ( non atteint ) d’évacuer cette maison, occupée depuis plus de quatre ans.

Ces hommes sont payé par Hafid Hafed, affilié à l’entreprise IAD, qui rachète à bas prix des logements habités pour les revendre vide sur le florissant marché du 93.

Nous avons résister et nous résisterons, pour ,ne pas se laisser se généraliser ces pratiques, susceptible de réduire en quelques instants à la misère et au silence tous ceux qui, quels qu’en soient les raisons, n’ont pas les moyens de payer un loyer.

"Investir dans la pierre" en cassant du pauvre n’est pas une pratique nouvelle. Laisser place nette pour installer dans des centres villes calmes et propres une population qui rapporte sert en effet des interêts puissants. Ceux des investisseurs immobiliers mais aussi politiques qui ont tout à gagner de la boboisation de Montreuil et d’ailleurs, et ce quel qu’en soit le prix humain.

Chasser la misère dans d’autres rues lointaines, cela permet d’obtenir la paix sociale, au profit de ceux qui en ont les moyens. La police ne sera jamais là pour défendre d’autres buts que ceux de ces rapaces. Elle l’a bien prouvé par son attitude d’hier : elle n’a bougé le petit doigt que pour tenter d’arrêter certains des attaqués. Cinq sans papiers de la rue des Sorins venus porter main forte ont été arrétés. Un a été relaché, les quatre autres passaient devant le juge, à Bobigny dans la soirée.

C’est donc à nous d’organiser la résistance, pour ne pas nous laisser voler, air ébahi et bras ballants, nos quartiers et nos vies.

SOLIDARITE AVEC LA KIPU !

des occupants"

http://paris.indymedia.org/spip.php?article7913

lundi 25 juillet 2011

dimanche 24 juillet 2011

[Brochure] La Psychopathologie du Travail

"« La dépersonnalisation et l’aliénation de nos plus profonds désirs nous sont inculqués dès l’enfance par l’école, la religion, le cinéma, la télévision, et atteignent bientôt un point où le désir individuel n’est plus seulement un système de contradictions, mais une marchandise comme toute les autres. La « vraie vie » semble toujours être juste un peu au-delà de ce qu’un salaire hebdomadaire et une carte de crédit peuvent offrir, de manière à ce qu’elle soit reportée indéfiniment. »

Brochure x2 A6 12 pages

Texte lisible ici :
La Psychopathologie du Travail"

http://apache-editions.blogspot.com/

Crève ta taule

Lettres depuis la prison de Silvia, Billy, Costa et Marco


"Nous avons ressenti la nécessité de nous lancer dans ce travail de traduction car dans la réalité suisse au delà des murs des prisons, de la censure de l’appareil répressif, nous sommes confronté-e-s à des fortes barrières linguistiques.

Le système carcéral et le monde qui en a besoin veut faire taire les contestataires, nous voulions faire circuler ces lettres pour que Silvia, Billy, Costa et Marco ne soient pas réduit-e-s au silence, que nous partagions qu’une partie ou l’ensemble de leurs idées. Plus que leurs actes, ce sont leurs idées qui font peur à l’État, leur/notre seule présence est considérée comme criminelle ou dangereuse et nous ne voulons pas entrer dans le jeu de la répression.

Face à l’ enfermement, la correspondance est un des moyens les plus importants pour rester actifve-s, pour continuer à participer aux luttes en développant un lien entre dedans et dehors. La solidarité est notre arme !

Février-mars 2011.
"

http://juralib.noblogs.org/2011/07/21/lettres-depuis-la-prison-de-silvia-billy-costa-et-marco/

Grèce : lourdes peines de prison dans le procès des anarchistes des Cellules de feu

"AFP, 19 juillet 2011

Deux jeunes Grecs de 23 ans, principaux accusés du procès du groupe extrémiste anarchiste grec Conspiration des cellules de feu, ont été condamnés mardi à 37 ans de prison chacun, après avoir été reconnus coupables de « participation à un groupe terroriste ».

Connu surtout pour l’envoi de colis piégés à des ambassades étrangères et des dirigeants européens qui avait mis en alerte toute l’Europe en novembre 2010, ce groupe a signé de nombreux attentats en Grèce depuis son apparition en 2008 entraînant d’importants dégâts matériels mais jamais de tués.

Après plus de six mois d’audience, le tribunal d’exception formé de trois juges et siégeant dans la prison de Korydallos où étaient détenus provisoirement la plupart des coupables, a infligé des peines à sept des neuf jeunes jugés, âgés de 20 à 31 ans.

Deux accusés ont été acquittés faute de preuves.

Haralambos Hatzimihélakis et Panayiotis Argyros, 23 ans chacun, ont été condamnés à 77 ans de prison pour différents crimes dont « constitution et participation à une organisation criminelle », ramenés à 37 ans après fusion des peines.

Ils ont également été condamnés pour « instigation morale » à des attentats à l’engin explosif en 2009 contre les domiciles de l’ex-secrétaire d’État à l’Intérieur, Panayotis Hinofotis et le domicile de l’ex-ministre socialiste Louka Katséli à Athènes, cadre socialiste à l’époque, ainsi que contre le ministère de Macédoine-Thrace à Salonique.

Georges Karayannides, 31 ans, a été condamné à 20 ans de prison ferme pour « participation à une organisation criminelle » et pour « complicité » dans l’attentat contre Mme Katséli.

Trois autres, deux hommes de 22 ans et une femme de 20 ans, se sont vus infliger des peines de 11,5 ans de prison chacun.

Enfin, Emmanuel Yiospas, a été condamné à 2 ans et 9 mois de prison avec sursis pour des faits relevant du droit commun, non explicitement liés à des actes extrémistes.

Dans la salle d’audience, l’annonce du verdict a été accompagnée d’incidents, après le rejet par le tribunal des demandes de sursis pour deux accusés. Un groupe de jeunes a crié des slogans contre les juges avant que la police n’intervienne pour les évacuer des lieux, selon une source judiciaire.

S’attaquant à des personnalités ou à des institutions, le groupe a débuté ses actions en 2008 avec de petits engins incendiaires avant de les multiplier, surtout après les troubles urbains provoqués par la mort d’un adolescent tué par la police en décembre 2008 à Athènes.

Le groupe a revendiqué l’envoi en novembre 2010 de colis piégés aux dirigeants allemand Angela Merkel, italien Silvio Berlusconi et français Nicolas Sarkozy et à d’autres institutions et ambassades européennes, à qui avaient été adressés des livres évidés remplis de poudre explosive.

Son démantèlement a commencé en septembre 2009, après la découverte de deux « caches » à Athènes et l’arrestation depuis de plus d’une vingtaine de personnes.

Dans un premier temps, neuf d’entre eux ont été déférés devant la justice, pour des actes commis en 2008 et 2009. Les accusés dans l’affaire des colis piégés, dont Hatzimihelakis et Karayannides, doivent être jugés d’ici début 2012.

Les Cellules de feu font partie d’une nouvelle génération de groupes extrémistes grecs après ceux de la fin de la junte des colonels (1974), dont le plus connu, le groupe meurtrier du 17-Novembre, avait été démantelé en 2000.

Le groupe revendique des liens avec d’autres groupes anarchistes à l’étranger, dont l’Italien FAI, Fédération anarchiste informelle, qui a exprimé sa solidarité en avril à ses « camarades emprisonnés grecs »."

Vu ici : http://cettesemaine.free.fr/spip/article.php3?id_article=4291

[Tract, affiche ?] ...plus qu’un pneu...

"C’est toutes ces entreprises qui s’enrichissent avec l’enfermement qu’on veut crever !

Sans attendre le grand soir sans taule ni travail, il y a des petits matins réjouissants, où les employés des entreprises suivantes à Grenoble ne peuvent pas aller si vite au chagrin, permettre à leurs patrons de s’enrichir dans leurs activités nuisibles... pour cause de pneus crevés !

EUROVIA, VEOLIA, CITEOS sont des filiales de VINCI, qui en plus de pourrir le monde de ses autoroutes, aéroports, et autres merdes, participe à la construction de taules par le biais de sa filiale DUMEZ

VEODIS Group, boite implantée notamment à Grenoble, qui installe des système de vidéosurveillance, et permet l’acceptabilité du contrôle et du sacro saint principe de sécurité, pour qu’à l’intérieur et à l’extérieur des taules, le pouvoir nous surveille de son sale œil globuleux (http://www.veodisgroup.fr/activites...)

COFELY, appartient à GDF SUEZ. GEPSA (Gestion Etablissements Pénitenciers Services Auxiliaires S.A) est une filiale de COFELY, qui "participe au fonctionnement d’établissements pénitentiaires dans le cadre de marchés multitechniques et multiservices"

http://www.cofely-gdfsuez.fr/fr/ato...

EIFFAGE qui n’a pas besoin de se cacher derrière des filiales pour faire son sale boulot de constructeur de taules, et notamment celle de Corbas près de Lyon

ORANGE qui fait de la sous traitance dans les ateliers de travail des établissements pénitentiaires

le DAUPHINE LIBERE, qui par sa propagande nauséabonde conforte ses lecteurs dans l’idée que le monde où nous vivons est acceptable, et que les taules y ont leur place"

http://grenoble.indymedia.org/2011-07-22-plus-qu-un-pneu

Squat attaqué à Montreuil

"Attaques maffieuses à Montreuil

Hier, Samedi 23 Juillet, le squat dit « la MQP » a été pris d’assaut par une troupe d’hommes commandés par un type se disant le nouveau propriétaire. N’étaient alors présents dans la maison qu’un couple et leur fils d’un an. Les assaillants ont pénétré dans les lieux, y détruisant le maximum de mobilier (vitres, portes, meubles, cuisine, compteur EDF...). De nombreuses personnes ont naturellement accouru sur place, ce qui eut pour effet de faire partir les assaillants. Mais pour un temps seulement, car depuis hier ils reviennent régulièrement et les attaques se font de plus en plus violentes. Il n’y a aucun dialogue possible. Pour exemple, un rendez vous était fixé aujourd’hui Dimanche 24 Juillet entre le habitants et le soi-disant propriétaire : les habitants qui s’y sont rendus se sont fait frappés. Après quoi la petite armée est revenue devant la maison, l’attaquant sans discontinuer pendant une demi-heure sous le regard complaisant des policiers. Résultat de cette dernière attaque : un camarade a reçu un pavé dans le visage : il est à l’hôpital et a très certainement le nez cassé ; une employée de la mairie venue sur place à titre personnel s’est faite gazer et porte plainte. Notons qu’en repartant, le convoi automobile des assaillants était escorté par les flics, ce qui renforce l’hypothèse d’un coup monté en collusion avec des responsables montreuillois.

Il n’y avait et il n’y a toujours pas de procédure pouvant justifier l’expulsion de la MQP. De plus, l’homme qui se dit propriétaire n’a montré aucun titre de propriété jusqu’à présent. Ce dernier travaille en fait pour I@D (Immobilier @ Domicile) , un gros groupe immobilier. I@D se présente comme une agence virtuelle. Leur argent cependant n’est pas virtuels, et les hommes qui les accompagnent ont été vus recevant des billets pour leurs bons services.

Leur chef et patron menace verbalement d’autres squats de Montreuil. Des nouvelles suivront bientôt."

indy

samedi 23 juillet 2011

Bellinzone (Suisse) : Billy, Costa et Silvia condamnés à près de quatre ans ferme

"Lourde sentence pour les terroristes écologistes

Tribunal pénal fédéral | Les trois anarchistes qui voulaient faire exploser un centre de recherche IBM écopent de plus de quarante mois de prison ferme

24h, 22.07.2011 | 21:55

Le Tribunal pénal fédéral (TPF) s’est montré très sévère avec les trois anarchistes italiens jugés depuis mardi à Bellinzone. La Cour a condamné hier à plus de quarante mois de prison ferme le trio qui fomentait, en avril 2010, un attentat à l’explosif contre le centre de recherche IBM à Rüschlikon (ZH). C’est légèrement plus que ce que réclamait le procureur, alors que la défense prônait l’acquittement.

« Socialement dangereux »

Luca B., l’accusé tessinois domicilié en Italie, devra purger trois ans et demi ainsi que vingt-deux jours d’une peine précédente dont le sursis a été révoqué. L’Italien Constantino R. (le meneur) écope de trois ans et huit mois. Son épouse Silvia G. se voit infliger trois ans et quatre mois ferme. Les quinze mois de détention préventive des accusés - purgée dans trois prisons différentes en Suisse alémanique - seront déduits de leur peine.

Pourquoi une telle sévérité ? Le président Walter Wüthrich a évoqué hier un trio « socialement dangereux » et conscient de ses actes, des « touristes du crime » dont la condamnation doit être exemplaire. Tout au long du procès, les accusés n’ont pas pris la parole, excepté à la fin des plaidoiries, mercredi. Silvia G. a lu une déclaration dans laquelle elle a confirmé les idéaux anarchistes du groupe et a accusé les multinationales (dont IBM, visée par la tentative d’attentat) de vouloir détruire la planète et ses habitants.

Nébuleuse internationale

Ce groupuscule condamné hier, appelé Il Silvestre ou Earth Liberation Front (Front de libération de la terre), est lié à une nébuleuse internationale. Les accusés auraient soutenu l’attentat au colis piégé commis contre un cadre de Mühleberg (qui a explosé dans les locaux de Swissnuclear) en mars dernier, ainsi que les attentats contre des ambassades à Rome avant Noël 2010. La Fédération anarchique informelle (FAI) avait revendiqué ces actes. Le réseau d’activistes, dans ses différents mouvements, milite notamment pour la libération de l’extrémiste vert Marco Camenisch, enfermé pour meurtre. Les « extrémistes violents écoanarchistes (...) sont les seuls protagonistes idéologiques qui ont commis des attentats contre l’Etat suisse », notait le rapport 2010 de FedPol (Police fédérale). Les services fédéraux redoutent leur « propension considérable à la violence »."

http://cettesemaine.free.fr/spip/article.php3?id_article=4293

Bologne : après 3 mois et demi de prison, les compagnons bientôt en résidence surveillée ?

"Bologne : après 3 mois et demi de prison, les compagnons bientôt en résidence surveillée ?

Le juge d’instruction [des enquêtes préliminaires, en Italie] Andrea Scarpa vient de supprimer l’aggravation de "subversive" à l’accusation d’ "association de malfaiteurs" contre les cinq compagnons anarchistes du local bolognais Fuorilogo, incarcérés depuis le 6 avril (voir ici).

Stefania, Nicu, Anna Maria, Martino et Robert pourront donc sortir de prison... pour être assignés en résidence surveillée ! L’accusation officielle contre eux demeure, c’est-à-dire d’avoir "promu, organisé et dirigé une organisation qui se retrouvait au centre Fuoriluogo (toujours sous séquestre judiciaire), visant à l’accomplissement de violences, blessures, dégradations et manifestations non autorisées".

Maddalena (de Ferrara, près de Bologne, incarcérée le 12 mai pour non-respect de l’assignation à résidence), reste pour l’instant en prison, selon les journaux parce son avocat n’a pas fait la requête d’allègement de l’incarcération préventive.

A partir de informa-azione, Dom, 17/07/2011 - 15:59"

http://cettesemaine.free.fr/spip/article.php3?id_article=4294

jeudi 21 juillet 2011

Suisse Action anti-carcérale pour Billy, Silvia et Costa

"Suisse Action anti-carcérale pour Billy, Silvia et Costa

Ce soir [19 juillet], plus de 50 personnes ont animé un « presidio » en face de la prison de la Stampa où sont enfermés Billy, Silvia et Costa. Avec de la musique et des interventions solidaires, nous sommes arrivés à porter une chaude accolade à nos amis/camarades et à tou-te-s les autres incarceré-e-s pendant environ deux heures. Avec Silvia, on est même arrivé-e-s à avoir un contact visuel qui a permis des brefs moments de dialogue. Par contre, à cause de cela, environ une heure après, elle a été mise en isolement (elle est arrivée à nous prévenir).

Et oui, même dans une occasion comme ça, cet appareil répressif se montre pour la merde inhumaine qu’il est.

Libérer tout le monde veut dire lutter encore… Liberi tutti !

Traduit de l’italien (IndyTicino) par Le Réveil, 19 juillet 2011

http://ch.indymedia.org/it/2011/07/82579.shtml

Voir également la revue de leur « presse » sur le Jura Libertaire

http://juralib.noblogs.org/2011/07/20/suisse-action-anti-carcerale-pour-billy-silvia-et-costa/"

indy

Invitation rencontre " Résister à la psychiatrie"

"RESISTER à LA PSYCHIATRIE

Les 9, 10 et 11 septembre 2011 en Au Mas d’Azil 09290.


Rencontres, projections, discussions, concerts, expos…

Aujourd’hui la seule critique admise et relayée de la psychiatrie est produite par les membres de l’institution. Il faut être expert, psychiatre, médecin, infirmier, chercheur… bref, rouage, pour avoir le droit d’émettre sa petite réserve éthique sur la machine psychiatrique telle qu’elle fonctionne. Pendant que d’aucuns s’agitent à dénoncer la "dérive sécuritaire", comme pour nous faire croire que jusqu’ici tout allait pour le mieux, la parole nous est confisquée une fois de plus, mais sans surprise.

Nous, psychiatrisé-e-s ex-, actuel-le-s ou potentiel-le-s, organisons un week-end de rencontres, discussions et réflexions, pour penser une résistance à la psychiatrie et au monde qui va avec.

Nous avons imaginé plusieurs thèmes très généraux :

- En envisageant la psychiatrie comme un objet politique, nous aimerions nous pencher sur les spécificités de cette institution, ses particularités par rapport à l’institution médicale, ses similitudes avec l’institution carcérale. Penser la médicalisation croissante du monde afin de comprendre comment la psychiatrie diffuse et organise normes, interdits, autocensure en chacun de nous de manière de plus en plus efficace et ainsi participe fortement à la structuration de la société.

- Nous voudrions aussi revenir sur l’histoire de la psychiatrie française pour mieux comprendre ce qu’elle est aujourd’hui, et en parallèle sur les luttes passées et constater l’absence d’héritage des combats menés... pour tenter d’imaginer des luttes à venir.

- Bien entendu, il nous importe aussi de travailler la question de l’entraide, des bricolages à notre mesure, de comment cheminer avec des psychiatrisé-e-s ou des personnes qui refusent de l’être… Il est prévu d’organiser sur ces sujets des ateliers de discussion en petit groupe.

Loin d’être un programme définitif, ceci est une invitation. Vous pouvez nous contacter sur resisteralapsy@laposte.net pour toutes propositions de discussions, projections, concerts, spectacles… ou questions pratiques.

Ce week-end n’est pas le lieu d’expression de paroles en uniforme ni un stage de formation mais un moment de réflexion et de création collectif."

http://grenoble.indymedia.org/2011-07-20-Invitation-rencontre-Resister-a-la

Notre Dame des Landes : L'aéroport ne passera pas

" Actions nocturnes chez fit conseil et biotope, sous traitants d'aéroport grand ouest engagé dans la construction de l'aéroport de NDDL

Dans la nuit du 18 au 19 juillet 2011, Biotope, entreprise chargée d'effectuer des relevés biologiques sur la zone concernée par le projet d'aéroport de Notre Dame Des Landes, et FIT conseil, agence immobilière sous-traitant les procédures de rachat des dernières maisons invendues sur la zone, ont été attaqués. Tags, pneus des voitures de fonction crevés, serrures collées, pour leur montrer notre refus de ce projet.

Ce n'est pas la première fois que ce genre d'actions se produit, et ce n'est pas la dernière.

Qu'il soit bien clair qu'il en sera de même avec tou-te-s les actuel-le-s et futur-e-s collaborateurices de la machine à urbaniser, broyer, bétonner et expulser, Vinci.
Tou-te-s les motivé-e-s d'ici ou d'ailleurs sont encouragé-e-s à organiser elleux-mêmes des actions contre tou-te-s celleux qui font sans remords du profit avec la misère et la destruction.

Nous ne nous laisserons pas aménager ! "

http://nantes.indymedia.org/article/24080

dimanche 17 juillet 2011

Milan : une lettre de Mattia et Federico

"Mattia et Federico étaient incarcérés suite à leur arrestation le 15 juin, pour transport d’engin incendiaire (voir ici le tract de solidarité "La fascination du diable qui se fume une cigarette", traduit par nos soins, même si de nombreux copieurs/colleurs ne le signalent pas). Ils ont été libérés le 8 juillet dernier, le premier de la prison de Vigevano, et le second de celle de Cremona. Voilà ci-dessous une lettre d’eux, sortie il y a quelques jours.

Milan : une lettre de Mattia et Federico

La nuit du 14 au 15 juin, nous avons été arrêtés par une patrouille, avec son bord un flic et deux militaires [les militaires patrouillent dans les rues des grandes villes italiennes depuis 2008], qui constatent du "matériel suspect" dans notre sac. Nous sommes alors transférés au commissariat de Lambrate (Milan), menacés par un agent zélé, avant que ne soit effectuée une perquisition au domicile de l’un de nous, lors de laquelle sont retrouvés des pétards et un bidon d’essence.

Nous sommes donc tous deux incarcérés sous l’accusation de "port et transport d’explosifs en public", sur la base de la loi 895 (loi sur les armes de guerre). Le juge de la détention et des libertés [GIP] tente une comparution immédiate, ce qui renvoie en fait le procès à octobre. Le 8 juillet, nous avons été remis en liberté suite à une nouvelle audience concernant la préventive.

Malgré tout ce qui est arrivé, nous souhaitons affirmer quelques vérités de base auxquelles nous, tous les deux, comme individualités anarchistes, tenons. Il s’agit de paroles privées de tout absolu conceptuel, elles représentent ces exigences instinctives de libération qui secouent quotidiennement notre existence.
Avant tout, la tension révolutionnaire et subversive qui stimule nos esprits et meut nos corps, nous porte en permanence à défier les opinions communes stériles, et à nous affronter à la stupide "cohabitation civile", où nous sommes dégradés à l’état d’atomes qui ne sont qu’associés dans des rapports de production, de consommation, de distraction, de divertissement et d’endoctrinement, selon les rythmes inhumains de cette société marchande.
Classées dans l’anonymat des catégories sociales, perroquets mécaniques de paroles vides, désespérément agrippées aux petites sécurités quotidiennes, nos vies ne sont rien d’autre qu’un cauchemar éveillé dont nous tentons de nous réveiller.
C’est pour cela qu’il y aura toujours des individus prêts à se risquer sur le chemin insidieux de la turbulence émancipatrice. Les actes de révolte, poussés par une raison de libération individuelle et collective, renforcent le sentier sur le lequel nous cheminons.

Solidarité avec tous les individus en révolte.

"La masse en perdition ne se compose jamais d’hommes, parce que l’homme commence à partir du moment où la foule, tombe de l’humain, disparaît".

Albert Caraco-"Bréviaire du chaos"

Mattia et Fede

Traduit de l’italien de informa-azione, Mar, 12/07/2011 - 14:29"

http://cettesemaine.free.fr/spip/article.php3?id_article=4281

samedi 16 juillet 2011

45 jours pour te punir de ne pas avoir les bons papiers

Le lundi 18 juillet de nouvelles dispositions de la loi sur l'immigration dite loi Besson entreront en vigueur. Les personnes sans-papiers resteront désormais 45 jours en rétention au lieu de 32 auparavant.

45 jours enfermés, mis à disposition de l'administration pour qu'elle organise l'expulsion. Cela veut dire 45 jours dans l'angoisse de voir son nom affiché sur la liste des vols, dans l'angoisse d'entendre son nom résonner dans les hauts-parleurs, dans l'angoisse de voir les flics débarquer dans sa chambre.

45 jours où lorsque toutes les portes de sortie du labyrinthe juridique se sont refermées les unes après les autres, trop de gens n'entrevoient plus que l'auto-mutilation et la tentative de suicide pour échapper à l'expulsion.

Et si on a "la chance" de ne pas être expulsé ce sont quand même 45 jours pendant lesquels on ne peut plus voir sa famille et ses amis comme on veut. 45 jours a ne plus pouvoir aller dans les endroits qu'on aime. 45 jours pendant lesquels on perdra peut-être son travail, son logement, ses affaires. 45 jours de volés par des fonctionnaires en uniforme ou en civil.

Dans le quotidien de ces prisons ce sont 45 jours où il faut mendier pour tout : avoir un stylo, avoir un médicament autre qu'un tranquillisant, avoir du feu pour allumer une clope, manger autre chose que la nourriture dégueulasse et parfois périmée du centre.

Mais peut-être aussi 45 jours où la solidarité et les révoltes collectives enrayeront la machine à expulser.

45 jours pour foutre le feu...

De toute façon un jour de liberté volée ce sera toujours un jour de trop, c'est ce que nous sommes allés rappeler le jeudi 14 juillet sous les murs du centre de rétention de Vincennes en criant liberté en écho avec les retenus

Ni rétention ni expulsion, liberté de circulation et d'installation !

Des papiers pour toutes et tous ou plus de papiers du tout !

fermeturetention@yahoo.fr

jeudi 14 juillet 2011

[Poitiers] La préfecture va riposter aux affiches qui l’attaquent

"Une partie du centre-ville de Poitiers a été recouvert d’affiches ciblant la politique du préfet et de son secrétaire général. Ils étudient leur riposte.


Les affiches ont été collées un peu partout sur le Plateau

Depuis une semaine déjà, une partie du centre-ville de Poitiers a été placardée d’affiches mettant en cause nommément le préfet de région, Bernard Tomasini et son secrétaire général, Jean-Philippe Setbon.

L’affiche, très simple, aux lettres blanches sur fond noir, est essentiellement visible sur le Plateau de Poitiers. Curieusement, une semaine après les faits, elles sont toujours en place, certaines encore intactes, d’autres en partie lacérées.

« Ici, tout le monde sait qui doit être expulsé », proclame l’affiche en invitant les Poitevins à se rebeller. Elle s’achève en affichant en bas les noms du secrétaire général et du préfet suivis de cette exhortation : « Setbon Tomasini hors de nos vies. » Une adresse nominative qui est une première concernant des représentants de l’État. Jusqu’à maintenant, c’est le patron de la police qui avait été la cible directe de tags menaçants.

Un juge saisi ?

Cette affiche qui fait référence à la politique d’expulsion menée par la préfecture intervient quelques jours après la publication d’un dossier consacré dans nos colonnes au cas de familles d’enfants scolarisés à Poitiers. Le secrétaire général de la préfecture, interrogé sur plusieurs cas ayant déclenché une mobilisation importante expliquait sans détours ni langue de bois la politique menée par la préfecture.

Pour Jean-Philippe Setbon il ne fait guère de doute que l’affiche réagit aux propos tenus dans cette interview où il justifiait et assumait les procédures en cours. Il relève au passage que l’affiche, elle, est volontairement anonyme, et ne porte mention d’aucun groupe en revendiquant la paternité.

Pour l’heure, aucune plainte n’a été déposée. Mais l’affiche ne restera pas lettre morte, indique le secrétaire général de la préfecture. « Il y aura une suite, mais nous étudions avec le ministère quelle forme lui donner. » La préfecture peut soit déposer plainte directement ou bien choisir d’écrire au doyen des juges d’instruction de Poitiers en lui adressant une plainte avec constitution de partie civile. La question n’est pas tranchée ; pas plus que la qualification des faits qui seront dénoncés dans la plainte.

L’opération de collage des affiches est passée inaperçue sur le moment. Personne n’a été pris en flagrant délit. Après leur découverte, des relevés d’empreintes ont été effectués sur les affiches par les services de police.

Centre Presse, 13 juillet 2011."

Vu ici : http://juralib.noblogs.org/2011/07/13/poitiers-%C2%AB-setbon-tomasini-hors-de-nos-vies-%C2%BB/

mardi 12 juillet 2011

[Brochure] Noam Chomsky et ses amis...

"Noam Chomsky et ses amis...
Une imposture au sein de l’anarchisme


« Comme le rappelle l’un des critiques américains de Chomsky, chacun a bien le droit de prendre un parti qui est celui -à strictement parler- de la contre-révolution. Il doit être déconstruit et critiqué -en un mot combattu-, et cela avec d’autant moins de complaisance qu’il se drape dans les plis du drapeau noir pour donner du panache et un pedigree flatteur à un anarchisme d’opinion, devenu discipline universitaire, acteur de la pluralité démocratique ou curiosité muséologique."


http://ravage-editions.blogspot.com/2011/07/noam-chomsky-et-ses-amis-une-imposture.html

lundi 11 juillet 2011

Bruits de taule, à Varces (juin 2011)

"Maton-ne, tu vendrais ta mère pour un SMIC !

Au début du mois de juin, le daubé nous informe qu’un détenu a tenté de s’échapper de la taule de Varces. Il aurait « profité d’un parloir pour s’intégrer à des visiteurs avant d’être rattrapé dans la cour d’honneur de la maison d’arrêt » daubé du 10/06/11

Aussitôt, c’est l’alerte générale : la brigade cynophile (des keufs accompagnés de chiens) intervient pour une fouille de toutes les cellules, et la mère du détenu est embarquée par les gendarmes. C’est l’occasion de remettre un coup de pression à tout le monde, ce qui n’empêche pas que l’évènement suscite la sympathie générale ! Parce qu’on est toujours sympathisant-es des candidats-e à la belle, et que les personnes présentes au parloir à ce moment ont eu à cette occasion un parloir prolongé, et c’est toujours ça de pris ! Et aussi parce que de ce monde qui cherche à nous mettre au pas, nous voulons toujours nous échapper, et une personne qui tente de se faire la belle ouvre des possibles pour tous et toutes, ne serait-ce que de refuser la résignation.

Depuis quelques semaines, les transferts par dizaines se multiplient dans cette taule. Du jour au lendemain, au bon vouloir de l’administration pénitentiaire, rien de bien nouveau sous ce ciel gris.

Individuellement, les transferts éloignent les personnes de leurs proches, limitent les visites et donc le soutien (puisque c’est plus compliqué à organiser, et plus coûteux... frais liés aux trajets, parfois garde des enfants, éventuellement d’hébergement sur place), complexifient les démarches administratives, puisqu’on se trouve à distance du lieu où l’on a (à priori) le plus de repères (pour la sortie). C’est une forme de chantage et de pression exercée sur les détenu-es. A l’arrivée, il faut aussi attendre pour ses effets personnels, son courrier,.. se faire au nouveau règlement, aux nouveaux petits chefs... ou pas.

Plus largement, les transferts sont une manière de casser les solidarités et dynamiques collectives, de rappeler à chacun-e que l’administration pénitentiaire peut le déplacer comme un pion, rappeler le pouvoir de l’institution, de l’État.

Qu’il crève !

Le transfert, c’est aussi celui « d’un mineur de 16 ans », « écroué à la maison d’arrêt de Chambéry », et qui aurait « agressé violemment un surveillant à la gorge », « avec un couteau » . Il a été ensuite transféré au quartier pour mineurs de Varces. daubé du 06/06/11

Paraît qu’il a été accueilli par ceux en uniforme, qui ont voulu venger leur collègue.

Paraît qu’il s’est fait défoncer par 6 matons, paraît qu’il est en train de croupir au mitard.

On ne connait pas les circonstances de l’attaque de ce maton, mais on adresse tout notre soutien à celui qui lui a porté les coups. Parce que nous voyons dans ce geste une attaque contre l’autorité, et que nous voulons un monde sans pouvoir et sans prisons.

Parce qu’être maton-ne et faire ce sale boulot, c’est choisir d’être un rouage de cette machine à enfermer les hommes et les femmes que la société juge indésirables. « Faire son métier », dans ce cas, même avec humanité, c’est dire « bonne soirée » en refermant à clé la porte d’une cellule de 10 mètres carrés, avec quelqu’un à l’intérieur... c’est dire « bon appétit » en tentant de faire avaler une bouillie infâme et remplie de calmants... c’est peut être même dire « désolé » après un tabassage pour indiscipline.

Et les infirmièr-e,s les conseiller-es d’insertion et de probation, tout aimables qu’ils puissent être, font aussi partie de ce système de mort.

Parce que si personne ne choisit d’aller croupir en taule, celles et ceux qui bossent pour l’administration pénitentiaire ont bien choisi leur place.

Et on ne plaindra pas ceux qui se prennent des coups pour ça !

Solidarité avec les détenu-es en révolte, les évasions et rebellions !
"

http://grenoble.indymedia.org/2011-07-10-Bruits-de-taule-a-Varces-juin-2011

Milan - Mattia et Federico libérés

Mattia et Federico, incarcérés depuis le 15 juin pour transport d’engin incendiaire à Milan ont été libérés.

dimanche 10 juillet 2011

Bruxelles : Discussion échange de lutte harragas

"Bibliothèque anarchiste Acrata

Rue de la Grande Île 32, 1000 Bxl

entre Anneessens et la bourse

Nous vous annonçons ici la venue prochaine de quelques compagnons de Paname qui viendront partager avec nous des expériences de lutte des harragas, ou la lutte pour la liberté pour tous, avec ou sans-papiers.
La discut' aura lieu ce jeudi entre 17h et 20h au local, en arabe et français. Ils amèneront aussi une toute nouvelle publication qui circule, nommée 'Harragas' où l'on pourrait lire des articles qui reviennent sur le parcours de lutte, et des tracts distribués au cours de cette lutte.
*Harraga: Expression orale arabe, signifie "brûleur" ou "brûleur de frontières"

Donderdag tussen 17u et 20u zal in het lokaal een discussie plaatsvinden met enkele kameraden uit Parijs die met ons enkele ervaringen willen delen van de strijd van de harragas, of de strijd voor de vrijheid van allen, met of zonder papieren. De discussie zal in het Arabisch en het Frans plaatsvinden (Nederlandse vertaling in de mate van het mogelijke). Ze zullen ook een kersverse publicatie meenemen 'Harragas' waar we artikels kunnen lezen over het traject van deze strijd en pamfletten die uitgedeeld werden.

*Harraga. Arabische uitdrukking dat zoveel betekent als "grenzen oversteken, grenzen afbranden".

Email Adresse e-mail de contact: acrata@post.com"

http://bxl.indymedia.org/events/2328

Pour en finir avec l'énergie

"L’énergie, terme autrefois réservé aux scientifiques, est désormais l’un des plus vulgarisés au monde. Mais, avec la banalisation, le sens originel a disparu, au point que l’énergie sert au quotidien à désigner les choses les plus diverses et les plus antagoniques : de la vitalité déployée par tel ou tel individu à la puissance accumulée par les redoutables instruments de la société contemporaine, sans compter l’utilisation teintée de mysticisme dans laquelle elle est quelque peu synonyme d’esprit du monde. En démocratie, les citoyens sont bien entendu « libres » de dire n’importe quoi, d’instrumentaliser le langage, en particulier le langage de la science de l’énergie. Mais ce qui me gêne ici, ce n’est pas tant le terme que ce qu’il recouvre : l’acceptation de l’activité domesticatrice du capital."




Pour toute correspondance
par mail :
petervener@free.fr

http://non-fides.fr/?Pour-en-finir-avec-l-energie

jeudi 7 juillet 2011

Petit mouvement à la prison angevine et feu d'artifice solidaire

"Dimanche 26 juin dans l'après midi 54 détenus ont refusés de regagner leurs cellules après la promenade.

Vers 20H les ERIS sont intervenus (dans le calme selon les journaux). Les eris se sont les brigades d'intervention, composés de matons masqués, qui se chargent de mater les révoltes dans les taules.
Les détenus réclamés une baisse des prix des cantines, plus de 3 douches par semaine, ainsi que d'avoir accés plus facilement aux activités sportives et culturelles.
Si la direction a accepté d'élargir l'offre des cantines, elle dit ne rien pouvoir faire pour les autres réclamations, par contre punir ça elle peut. Le directeur fait comparaître actuellement 37 des détenus qui ont protestés devant le conseil de discipline, "ils doivent répondre de leur comportement, ils ont occasioné un trouble" (lu dans la presse locale). Pour l'instant selon un des avocats il n'y aurait "que" des peines de mitard avec sursis.
Les échos de cette révolte collective sont parvenus à sortir des murs. Hier soir (6juillet) un feu d'artifice a été tiré du côté de l'aile ouest au cri de "solidarité" et "nique la taule". "

http://nantes.indymedia.org/article/24034

La gazette buissonnière n°2 vient de paraitre !

"Voici le deuxième numero de la gazette buissonniere !

8 pages fraîchement parues parsemées de tâches d’encre et des dessins...

à lire en ligne

à télécharger


Au sommaire




- La domination adulte - critique d’un pouvoir incontesté
- L’éducation à la désobéissance
- L’école est finie
- Âgisme
- La domination adulte en question
- Histoire d’école
- Encore heureux qu’on va vers l’été
- Dernières brochures parues


Edito

Cette gazette se veut un support d’informations et de questionnements autour de la critique de l’âgisme, des catégories enfant / adulte ainsi que des théories et des pratiques qui s’y réfèrent.

Cette gazette est aussi un moyen de se rencontrer, de mettre en commun nos problématiques et désirs de transformations .

Nous souhaitons qu’elle puisse permettre de faire entendre différentes voix, Donc si ces textes vous interpellent, vous inspirent ou vous intriguent n’hésitezpas à nous faire signe...

Participez à la prochaine gazette !



Vous pouvez y contribuer en envoyant textes ou images à :

enfance-buissonniere at poivron.org

Cette gazette paraîtra chaque fois que nécessaire et que possible, sans garantie de régularité. Si vous souhaitez être tenu.e.s au courant des prochaines parutions d’enfance buissonnière il existe une liste de diffusion

et bien sûr ce site incontournable et foisonnant : enfance-buissonniere.poivron.org
"

http://grenoble.indymedia.org/2011-07-07-La-gazette-buissonniere-no2-vient

Giulianova (Teramo, Italie) - Un local du Parti Démocrate (PD) attaqué en solidarité avec les No-TAV

""La nuit du 27 au 28 juin, le local du PD [gauche] à Giulianova (TE) a été dégradé en solidarité avec les No TAV. Sur la plaque du parti, sur les murs et sur le portail, peinture et tags No Tav. La porte de verre a été brisée à coups de pierres".

Traduit de l’italien de informa-azione, Gio, 30/06/2011 - 23:20"

http://cettesemaine.free.fr/spip/article.php3?id_article=4262

[Paris] Repas de soutien au bulletin Lucioles vendredi 08

"Repas de soutien à Lucioles Bulletin anarchiste du Nord-Est Parisien

Pour aider à financer les prochains numéros.

Seront en libre-service tous les numéros du bulletin, et notamment le dernier (n°3).

Vendredi 8 juillet à partir de 19h
à la Rôtisserie
4 rue Sainte Marthe
Metro Belleville
Liens:: http://luciolesdanslanuit.blogspot.com/

PDF ici "

mercredi 6 juillet 2011

Toulouse: un commando contre l’incarcération des mineurs vandalise la PJJ

"Un commando d’une dizaine de personnes masquées a vandalisé mardi la direction interrégionale de la protection judiciaire de la jeunesse (PJJ), à Labège, en banlieue toulousaine, pour manifester contre l’incarcération des mineurs, a déclaré le procureur sur place.
L’intrusion, qui s’est déroulée vers 11h15 et n’a duré que cinq minutes, avait d’abord été dénoncée par le syndicat CGT de la PJJ dans un communiqué annonçant qu’il allait porter plainte contre les intrus.

Ceux-ci ont au passage aspergé de gaz lacrymogène un salarié qui voulait s’interposer et qui a dû être brièvement soigné à l’hôpital, a indiqué le procureur de la République Michel Valet, lors d’un point de presse improvisé.
Cette action a eu lieu alors que le Parlement s’apprête à adopter une refonte de l’ordonnance de 1945 sur la justice des mineurs, qui comprend notamment la création d’un tribunal correctionnel pour les récidivistes de plus de 16 ans, pour des délits passibles de plus de trois ans de prison.
Tandis que les gendarmes, assistés de la police scientifique, menaient déjà l’enquête pour identifier les membres du commando, tous les représentants de l’Etat -préfet, directeur national de la PJJ, procureur de la République- se succédaient mardi après-midi à Labège.
« C’est un lieu un peu sacré. Il est très important de réagir. Nous avons une volonté très forte de retrouver les auteurs de ce geste inacceptable », a déclaré M. Valet.
Selon les témoignages rapportés par le procureur, « une dizaine de personnes cagoulées, gantées, ont fait irruption par plusieurs entrées dans les locaux du pôle territorial de formation de la PJJ et de la direction interrégionale. Ils ont déversé un liquide à forte odeur ammoniaquée, renversé des meubles, usé de gaz lacrymogène ».
« Ils étaient très organisés, tous en noir, et n’ont pas dit un mot. Ils sont repartis aussi vite. C’étaient plutôt de jeunes majeurs que des adolescents », a rapporté Jean-Philippe Balocco, DRH de cette unité de 40 salariés, qui n’accueille aucun jeune.
Pour Patrick Autié, directeur de cet établissement, « cela fait penser à une action politique, pas aux mineurs dont on s’occupe ».
Sans donner de précisions sur les premiers éléments de l’enquête, M. Valet a indiqué que les assaillants avaient laissé des inscriptions et des tracts parfois injurieux « contre l’incarcération des mineurs ». Il s’est refusé à en donner le libellé, car ils sont saisis par la police scientifique.
Selon la porte-parole de la CGT, Emmanuelle Tarissan, on pouvait lire notamment « nique la justice,… porcs ». La CGT fait état d’inscriptions hostiles aux établissements pour mineurs (EPM), les rapprochant de tags récents sur les murs d’un de ces EPM à Orvault (Loire-Atlantique).
Le procureur, comme la syndicaliste, ont fait état du « traumatisme » du personnel.
Les EPM ont été secoués par une série d’incidents au cours des dernières semaines, notamment à Lavaur (Tarn), provoquant plusieurs mouvements de protestation des surveillants et des éducateurs, qui se plaignent de la pénibilité de leur travail.
Les EPM, ouverts en 2007-2008, ont une capacité de 60 détenus de 13 à 18 ans chacun. Censés oeuvrer à la réinsertion de mineurs condamnés ou prévenus, ils se distinguent par le fort encadrement des détenus, entourés de dizaines de surveillants, d’agents de la PJJ et d’enseignants.

Leur presse – Le Parisien (avec AFP), 05/07/2011"

Plus d'articles par là : http://lechatnoiremeutier.wordpress.com/2011/07/06/anti-carceral-attaque-des-locaux-de-la-pjj-a-labege-05072011/

9 traductions anars du CATS

"Salut,

Le Collectif Anarchiste de Traduction et de Scannerisation (CATS) de Caen vous annonce aujourd’hui la mise en ligne de 9 nouvelles traductions, librement téléchargables sur notre site à l’adresse suivante suivante http://ablogm.com/cats/ :

- L’anarchisme en Pologne (1903-1981) : Un court texte (en attendant la traduction d’un autre plus étoffé) d’introduction au mouvement anarchiste en Pologne.
- L’anarchisme au Chili : Un bon texte sur l’histoire agitée de l’anarchisme au Chili jusqu’à la fin des années 1960.
- L’anarchisme au Salvador : Texte sur l’anarchisme salvadorien des origines jusqu’à la fin des années 2000.
- La dictature de Gomez et la lutte clandestine des travailleurs vénézueliens : Un texte sur les débuts du mouvement ouvrier vénézuelien (et sur les influences anarchistes en son sein) et sa résistance sous la longue dictature (entre 1908 et 1935 : 27 ans !) de Juan Vincente Gomez.
- Les exécutions deTrofimovsky, Panteleev et Gneuchev : Trotski impose la discipline dans l’Armée Rouge : Un retour, à travers quelques exemples parlants, sur le sanglant processus de "disciplinarisation" de l’Armée Rouge par Trotski, processus qui laissa des traces et pesa dans la liquidation politique ultérieure de Trotski.
- Soviets et Comités d’Usines pendant la révolution russe : Peter Rachleff retrace ici l’histoire de deux types d’organisations mises en place par les travailleurs/euses russes – les soviets (connus) et les comités d’usines (beaucoup plus méconnus et proches de la base) – jusqu’à leur reprise en main et/ou leur éradication par les bolcheviks peu après la révolution d’Octobre.
- 1943-1945 : les partisans anarchistes dans la résistance italienne : Texte, accompagné d’un article introductif, sur la participation anarchiste à la résistance italienne lors de la seconde Guerre Mondiale.
- Luttes des travailleurs/euses et contre-offensive capitaliste pendant la période nationale-socialiste : Un texte sur les méthodes de division et de répression militarisée utilisées par le nazisme pour contrôler les travailleurs/euses étrangerEs forcéEs de travailler dans le IIIème Reich et tenter de briser leurs résistances.
- La politique dans les rues - Hambourg 1932-1933 : Une étude locale sur les moyens utilisés par les nazis et leurs SA pour briser les résistances dans les quartiers ouvriers d’Hambourg et d’Altona. Intéressant à lire à l’heure où des groupes fascistes tentent occasionnellement en France d’ouvrir des locaux et de mener des incursions dans des zones populaires dans une logique de prise de contrôle territorial.

Le CATS suspend ses publications pour la durée de l’été. Elles reprendront dans le courant du mois de septembre.

Vu la quantité de textes (en anglais et en espagnol) qu’il nous semblerait intéressant de traduire et le fait qu’un certain nombre de sympathisantEs et militantEs libertaires disposent de temps durant l’été, le CATS lance un appel ponctuel aux bonnes volontés afin qu’elles se mettent en relation avec lui pour prendre en charge certaines traductions. On peut nous contacter à l’adresse mail suivante : catscaen(a)voila.fr

Merci de faire tourner l’information et de faire connaître notre site et les modestes ressources qu’il contient. Salutations anarchistes."

indy