jeudi 30 septembre 2010

Quelques actions de ces derniers jours en solidarité avec les compagnons séquestrés par l’État chilien

"Bristol - 28 septembre 2010.

Au premières heures du 28 septembre, nous avons attaqué la Natwest Bank sur Gloucester road à Bristol, avec de la peinture et des briques.

Les vitres ont été brisées, les bombes de peinture jetées et "destruction de toutes les prisons" tagué sur les murs.

Cette action a été réalisée en solidarité avec les 35 prisonniers Mapuche, les 3 anarchistes incarcérés en Suisse et les 14 anarchistes emprisonnés au Chili, dont la majorité est en grève de la faim.

Natwest est possédée par la Royal Bank of Scotland, complice de la répression au Chili, du pillage de la Terre, et du financement des prisons.

Nous envoyons solidarité, amour et rage à tous ceux qui continuent de lutter de toutes les manières possibles.

Jusqu’à ce que toutes les prisons soient rasées

Traduit de l’anglais de Indymedia Bristol, Tuesday September 28, 2010

- Madrid - 29 septembre 2010.

Cette nuit ont été effectués plusieurs sabotages en solidarité avec les prisonniers anarchistes incarcérés en août au Chili.

Une pelleteuse incendiée dans la zone sud de Madrid
Les vitres d’un institut de formation de flics brisées à coups de marteau dans la zone de Atocha
Un concessionnaire Peugeot attaqué à coups de marteau dans la zone Embajadores.

Au cours des trois actions a été laissé le tag "Solidarité avec les prisonniers incarcérés au Chili".

Parce que nous en avons marre de cette vie devenue artificielle, parce qu’ils nous imposent comment nous devons vivre, parce que la solidarité est quelque chose de plus que des mots.

Liberté immédiate pour les ananrchistes du Chili !
Restitution immédiate des terres mapuche à leurs habitants !
Liberté pour Silvia Guerini, Luca Bernasconi, Costantino Ragusa e Marco Camenisch !

Tierra salvaje

Traduit de l’espagnol de indy Madrid, 29/09/2010 - 15:13

- Londres - 29 septembre 2010.

Action de solidarité pour les 14 anarchistes incarcérés au Chili et pour les 35 prisonniers Mapuche en grève de la faim.

La nuit de dimanche 26 septembre vers 2h45, une filiale de la Banco Santander, appartenant à des patrons espagnols, a été attaquée à Jubilee Way, Wimbledon, Londres.

Verre des fenêtres brisés, distributeurs de billets endommagés avec de la colle.

Laissé les tags : "Liberté pour les 14 anarchistes au Chili !", "Solidarité pour les 35 Mapuche en grève de la faim !"

Des noctambules.

Traduit de l’anglais de act for freedom now, Wednesday, September 29, 2010"

http://non-fides.fr/?Quelques-actions-de-ces-derniers

Crapulerie syndicale à Saint Nazaire

" Les organisations syndicales départementales n'acceptent pas que des violences viennent perturber les actions syndicales menées contre la réforme des retraites.

Dans ce contexte Les organisations syndicales de Loire-Atlantique sont indignées par la condamnation à la hussarde de trois manifestants à St Nazaire après que la justice Sarkozienne ait jugée deux d’entre eux à de la prison ferme. C’est tout simplement scandaleux dans la mesure où le jugement a été expédié, pour preuve d’un délibéré qui dure seulement 5 minutes.

En réalité, c’est un exemple que Sarkozy et le Ministère de l’intérieur veulent faire pour arrêter le mécontentement des salariés, des jeunes, des retraités et des privés d’emploi.

Pour les organisations syndicales ce jugement est une honte supplémentaire pour notre pays, après la chasse aux émigrés et aux Roms. Les organisations syndicales de salariés CFDT, CFE/CGC, CGT, Solidaires, UNSA, et des jeunes UNEF, SEN et UNL exigent la libération immédiate des deux manifestants déjà emprisonnés. "

http://nantes.indymedia.org/article/21718

Incapables d'écrire deux lignes sans condamner ci ou ça...

mercredi 29 septembre 2010

Brest : violents affrontements entre jeunes et policiers

"Des affrontements ont opposé jeunes et forces de l'ordre, mardi, dans un quartier réputé «sensible» de Brest. Selon «Ouest-France» et «Le Télégramme», deux jeunes ont été placés en garde à vue.

Les circonstances de ces affrontements restent cependant floues. Le quotidien breton «Le Télégramme» rapporte que les forces de l'ordre étaient venues en force, mardi après-midi dans le quartier de Pontanézen, pour interpeller un jeune suspecté d'avoir caillassé un véhicule de police quelques jours auparavant. Elles auraient été «accueillies» par une trentaine de jeunes prêts à en découdre et auraient répliqué à l'aide de grenades lacrymogènes et par des tirs de flash-ball. Selon le journal, trois policiers ont été blessés au cours de ces violences.

De son côté, «Ouest-France» évoque un contrôle d'identité qui aurait dégénéré. Les policiers auraient été la cible de projectiles provenant d'un immeuble du quartier. «Les auteurs des jets de projectiles, deux adolescents de 17 et 16 ans, sont retranchés dans un appartement. Leur interpellation donne lieu à un face à face entre les policiers et un groupe d’une quinzaine de jeunes montés par les escaliers. Pour se dégager, les policiers doivent faire usage de gaz lacrymogènes», écrit le quotidien régional, précisant que six policiers ont été légèrement blessés.

Les deux quotidiens affirment que deux jeunes ont été interpellés et placés en garde à vue mardi dans la soirée. Selon eux, la nuit de mardi à mercredi s'est déroulée sans incidents."

Source

Bar Le Duc manif des retraites : échauffourées et perquisitions

" Le rendez vous était donné a la gare SNCF de BAR LE DUC a 14H30 ! Pas mal de monde, ca n’a pas faibli en nombre dans note ville, avec une force supplémentaire les jeunes du Lycée Poincaré qui était en manif depuis 10H du matin et qui ont été cherché ceux des autre lycée pour l’aprés midi ! Tout le monde est motivé comme d’habitude ! Beaucoup de syndicat représenté et une banderolle unitaire en tête de cortège ! Aprés avoir bien défilé dans notre belle Avenue de la Rochelle le cortège s’arrête place Reggio devant la préfecture ! Enorme comité d’accueil suite a la manif précédente ou les forces de l’ordre avait fait usage de gaz lacrymo pour un rien !

15H50 tout le monde est présent sur la place et pour les mêmes raisons (d’être trop proche des grille de sécurite) les CRS envoi le gaz lacrymogène, notamment sur une Grand mère d au moins 70 ans ce qui aura le don d’énnerver les manifestants ! A Partir de ce moment ca commence a être vraiment houleux, ca s’acharne sur les grilles tout en se faisant gazer, ca jette des oeufs, des cailloux, meme une bouche d’égout sera lancé, un espace de grille a été ouvert ce qui fait que certain manifestants se retrouve a 10 metre des forces de l’ordre, Ca insulte, slogan contre la police. la foule chanté CRS ; SS etc...bon il resté environ 100 types motivé vraiment et la foule qui huée la Police derrière on était 3 000 en tout ! petite charge des CRS pour dispersé vers 16H30 Ensuite certains iront en ville bloqué la circulation a base de petit feu a environ 500 ! Ce qui aura le mérite de mettre un beau bordel dans la ville au niveau de la circulation

enfin vraiment un climat de tension totale ! Du jamais vu a Bar le Duc, la manif précédente s’était deja soldé par un gazage gratuit de quelques personnes mais beaucoup plus soft que ce mardi 23 septembre !

Que la plupart des habitants de Bar le Duc n’oublierons jamais !

Bilan de cette manif pour ma part : Des yeux éclaté durant 2 bonnes heures et la perquisition chez moi a 11H du mat Lundi + 5H de garde a vue avec toutes les humiliations que vous connaissez : prise d’ADN, photo fois 4, empreintes de tous les doigt ainsi que la pomme des mains ! plusieurs audition, en cellule de GAV 3H ou il faisait un froid polaire, une vieille couverture qui pué la pisse enfin bref !! Direction le Procureur le 5 novembre pour ma part "

http://nantes.indymedia.org/article/21720

Violence policière à la manif du 29 septembre

" Des activistes du Camp No Border avait décidé de participer à la manifestation européeen des syndicat en tant que bloc anti-capitaliste. La police en a décidé autrement.

Avant-même d'arriver au départ de la manifestation, des nombreux activistes dont la brigade des clowns s'est fait arrêtée par la police venue en nombre à la station de métro Ribaucourt. Malgré cela, une centaine d'activistes sont arrivés à la gare du Midi, point de départ de la manifestation. Sur place, il faudra négocier une heure avec la police pour pouvoir se joindre au cortège. Objet du litige : une bannière du Camp No Border et le camion "soundsystème" qui resteront sur place.

La manifestation démarre et c'est en queu de cortège que se trouve le bloc "No Border" qui crie des slogans contre l'europe forteresse...ils sont suivis de près par la police. C'est à hauteur de la Porte de Hal que le bloc décide de rejoindre le groupe des métallos en contournant le cortège par le parc qui se trouve à cet endroit. Une fois arrivé près des métallos, la police arrive en force et décide d'entourer les activistes du No Border. Rapidemment, les esprit s'échauffent, des gaz sont lachés et les coups de matraquent pleuvent sur les manifestants. Plusieurs personnes sont blessées aux visages et les yeux pluerent de toutes parts. Rapidemment, les syndicats se joignent aux manifestatnt en criant des slogans de solidarités avec les personnes arrêtées. La tension mettra du temps a baisser, les activistes arrêtés seront emmenés au poste...difficile d'avoir des chiffres pour le moment!

https://bxl.indymedia.org/action_timelines/timeline-nob...ssels

Photos : http://linksunten.indymedia.org/de/node/25906, https://bxl.indymedia.org/articles/153, https://bxl.indymedia.org/articles/150
Liens:: https://bxl.indymedia.org/articles/151"

http://nantes.indymedia.org/article/21723

Espagne : violents heurts en marge des manifestations

"Dans plusieurs villes, cette journée de protestation a donné lieu à des scènes d’affrontements avec les forces de l’ordre. Des violences ont notamment éclaté dans le centre de Barcelone, où une voiture de police a été incendiée. Les manifestants impliqués dans ces heurts ne seraient pas des militants syndicaux mais des activistes radicaux.

Par ailleurs, dans la ville de Valence, la police a chargé après que des manifestants ont tenté de rompre un cordon policier. Ici les syndicats ont dénoncé l’action démesurée des forces de l’ordre et appelé à la démission du représentant du gouvernement pour la communauté valencienne.

Dans l’ensemble du pays, une vingtaine de personnes ont été blessées dans des heurts. La police a procédé à des dizaines d’interpellations."

Source

mardi 28 septembre 2010

Bruxelles – Trois stations de métro endommagés

"Entre 6h et 6h30, des personnes masquées ont endommagés du matériel des stations de métro Hankar, Delta et le pré-métro Parvis de Saint-Gilles. De la peinture noire et du brai ont rendu les machines Mobib et les machines à tickets inutilisables.

27.09.2010
http://www.deredactie.be/cm/vrtnieuws/regio/brussel/100927_vandalisme_metro "

http://suieetcendres.blogspot.com/2010/09/bruxelles-trois-stations-de-metro.html

Gelbique (?) - Des façades saccagés contre la politique de répression

"Mardi tôt dans la matinée des inconnus ont saccagé les façades de différents entreprises activement impliquées dans le controle des flux migratoires. Cette action militante [sic] dénonce la politique migratoire européenne comme inhumaine et espère dissuader les entreprises de participer à l'Europe Forteresse. Les militants sont convaincus que la politique actuelle de répression contre les migrants n'est possible que grâce aux entreprises qui facilitent les déportations. Les militants en appellent à un monde solidaire, durable, et sans frontières, où le libre mouvement serait un droit pour tous.



Mardi tôt dans la matinée des inconnus ont saccagé les façades de différents entreprises activement impliquées dans le controle des flux migratoires. Cette action militante dénonce la politique migratoire européenne comme inhumaine et espère dissuader les entreprises de participer à l'Europe Forteresse. Les militants sont convaincus que la politique actuelle de répression contre les migrants n'est possible que grâce aux entreprises qui facilitent les déportations. Les militants en appellent à un monde solidaire, durable, et sans frontières, où le libre mouvement serait un droit pour tous.



Ces entreprises sont déjà l'objet de campagnes à cause de leur rôle dans la machine à déporter. L'action militante de cette nuit est voulue comme un lien entre ces campagnes. Une liste complète des entreprises visées cette nuit est jointe (avec adresses) en fin de ce communiqué.



Les militants déclarent que la politique migratoire de l'UE fait pleinement partie du système économique capitaliste, et en sert directement les intérêts. Les migrants y sont réduits à leur seule valeur économique: s'ils sont utiles, on leur accorde un séjour temporaire avec restrictions, sinon on les chasse sans merci. Un exemple du groupe des 'chanceux ' sont les infirmières et infirmiers d'Afrique du Sud qui ont aidé à faire fonctionner bien des hopitaux européens, tant qu'on a eu besoin d'eux. Un exemple de l'autre groupe sont les milliers de personnes qui, à la recherche d'une vie meilleure, échouent litteralement sur les plages de l'Europe du sud: noyés lors de tentatives de passages avec des flotilles de misère, chassés et harcelés jusqu'en pleine mer par le cerbère anti-migrant de l'UE, l'agence Frontex. Le climat anti-migrants s'aggrave ces dernières années avec le discours de plus en plus ouvertement xénophobe et populiste dans le domaine politique. Les politiciens de tous bords utilisent les migrants comme bouc émissaires afin de détourner l'attention du public de leurs véritables problèmes tels que précarité et répression.



Les militants plaident pour d'une politique de migration radicalement différente; une politique qui ne soit pas dictée par le populisme, la xénophobie ou l'appât du gain, mais par la solidarité [et les rapports équitables?]. Tant que cette politique ne devient pas réalité, les militants continueront à résister contre la politique migratoire actuelle et à attaquer toutes les entreprises et organismes qui se salissent en y participant. "

http://bxl.indymedia.org/articles/128

Milan et Rivoli (Italie) : la Croix rouge emmerdée

"Rivoli (TO) : Dimanche 26 septembre, la cérémonie d’inauguration du nouveau siège de la Croix Rouge à Rivoli a été perturbée par un petit groupe de contestataires. Avant d’être repoussés par les forces de l’ordre, les manifestants ont déployé une banderole "La Croix Rouge gère les camps" et crié à toutes les personnes présentes les différentes merdes dont elle est complice. Un tract balancé au public rappelait aussi la révolte du 14 juillet qui a détruit une section du centre de rétention de Turin, et les six retenus incarcérés, accusés d’être responsables de l’incendie.

Milan : Dans la nuit du 24 au 25 septembre, des jeunes cagoulés ont recouvert de tags et de fumier le siège de la Croix Rouge situé via Caradosso. C’est un voisin qui a prévenu les flics, qui ont trouvé à leur arrivée un véhicule de la Croix Rouge maculé de fumier, la porte d’entrée et les fenêtres du siège taguées d’un "Croix Rouge assassin". La police a également trouvé sur place un tract non signé avec écrit : "La Croix Rouge soutient les tortures perpétrées quotidiennement dans les centres de rétention".

Traduit de l’italien de macerie @ Settembre 26, 2010"

http://cettesemaine.free.fr/spip/article.php3?id_article=3508

Bogotá (Colombie) : Emeutes contre la tentative d’expulsion d’un immeuble à Barrio Unidos

"D’après des infos publiées en espagnol sur lafm.com.co, cmi.com.co, Caracol et El Espacio, des dizaines de personnes ont affronté la police le 21 septembre 2010 pour empêcher l’expulsion de leur logement, dans la quartier Alcázares de Barrio Unidos, au nord de Bogotá.

Environ 60 personnes se seraient réfugiées dans l’immeuble de cinq étages pour y lancer des pierres, des bouts de bois et des cocktails Molotov, depuis les fenêtres, en direction des flics, présents au moins au nombre de 70, accompagnés entre autres de trois véhicules blindés. Des habitant-e-s ont même menacé de faire exploser des conduites de gaz...

Après plus de trois heures d’affrontements, la police métropolitaine et l’Esmad ("Escuadrón Móvil Anti disturbios", escadron mobile anti-émeutes), un groupe nommé "Defensoría del pueblo" ("Défense du peuple" !), la mairie locale et le juge qui traite cette affaire ont finalement pu entrer dans l’immeuble pour en prendre possession... L’immeuble devrait désormais être "restitué" à son propriétaire.

Apparemment, il n’y aucun blessé parmi les émeutier-e-s, et seulement un blessé léger côté policiers. Aucune arrestation à déplorer non plus (les émeutier-e-s ont semble-t-il décidé d’abandonner les lieux face à la menace policière insistante). Les expulsé-e-s sont au nombre de 50, vingt adultes et trente mineur-e-s."

http://cettesemaine.free.fr/spip/article.php3?id_article=3504

Mantes-la-Jolie - Quatre flics de la ferroviaire blessés lors d'un refus de contrôle

"26.09.2010 Le Parisien

Une violente altercation s’est déroulée vendredi soir dans un train en gare de Mantes-la-Jolie. Des jeunes qui voyageaient sans titre de transport s’en sont pris aux fonctionnaires de la police ferroviaire. Une bagarre a éclaté lors du contrôle des billets. Parmi les sept agents, quatre ont été blessés après avoir reçu des coups.
Trois individus, âgés de 18 et 19 ans, ont été interpellés. "

http://pagheretetutto.blogspot.com/2010/09/mantes-la-jolie-quatre-flics-de-la.html

Milan : tracts contre le nucléaire et merde contre dans les bureaux de l’Enel

"D’un mail anonyme :

"23 septembre à 11h du matin dans les bureaux Enel [EDF italien] de Piazza Cardona à Milan : jeté des sacs de merde et des tracts contre le nucléaire"

" Milan action contre l’Enel, responsable du retour du nucléaire. Recouvert l’entrée des bureaux avec un fétide cocktail de fumier et peinture et lancés des tracts revendicatifs"

Traduit de l’italien de Informa-azione, Lun, 27/09/2010 - 11:17"

vendredi 24 septembre 2010

Istanbul (Turquie ) : attaque solidaire de l’ambassade de Russie

"La nuit du 19 septembre, l’ambassade de la Fédération de Russie a été attaquée par un groupe d’anarchistes avec des bombes de peinture noire.

L’action a été réalisée en solidarité avec Alexei Gaskarov et Maxim Solopov, deux anarchistes russes incarcérés à cause de leurs actions en défense de la forêt de Khimki. Des tracts titrés "Liberté pour les prisonniers de Khimki" ont été distribués.

Suite à l’action, deux compagnons ont été interpellés et retenus 6 heures avant d’être relâchés.

Traduit de l’anglais de InternationaAforum"

http://cettesemaine.free.fr/spip/article.php3?id_article=3502

We don't need no education

video

Si seulement c'était vrai

Angoulême : Affrontements avec les forces de l’ordre en fin de manifestation

" La manifestation angoumoisine contre les retraites a rassemblé près de 25.000 personnes selon les syndicats.

Les manifestants ont défilé pacifiquement en jouant à cache cache avec les forces de l’ordre.

C’est après le retour à la gare que les choses se sont gâtées : une petite centaine de personnes, à l’initiative du collectif de défense des retraites, a forcé le cordon de policiers qui barrait l’accès au hall, tentant de se frayer un chemin jusqu’aux voies, pourtant désertes en ce jour de grève.

Acculés, en petit nombre, les policiers ont lancé des grenades lacrymogènes, et lâché quelques coups de matraque.

La foule a reflué sur le parvis, où la colère est montée d’un cran, dénonçant les «violences policières». La foule a grossi, et le face à face, très tendu, a duré plus d’une heure et demi. "



http://juralibertaire.over-blog.com/article-echauffourees-entre-manifestants-et-policiers-en-gare-d-angouleme-57617824.html

Retraites : Prison ferme pour trois manifestants

"

Trois manifestants, interpellés jeudi soir à Saint-Nazaire (Loire-Atlantique) lors de heurts avec la police à l’issue de la manifestation contre la réforme des retraites, ont été condamnés en comparution immédiate à de la prison ferme vendredi, a indiqué une source judiciaire.



Les trois accusés ont écopé de deux mois de prison ferme avec mandat de dépôt pour deux d’entre eux et un mois ferme pour le troisième. Le procureur, Joël Denis, avait requis pour chacun des protagonistes une sanction, «à caractère d’exemplarité de trois mois de prison ferme, avec mandat de dépôt», dénonçant «un comportement inadmissible qu’il faut rigoureusement sanctionner».

Europe 1, 24 septembre. "

http://juralibertaire.over-blog.com/article-saint-nazaire-prison-ferme-pour-trois-manifestants-57667330.html

jeudi 23 septembre 2010

Au sujet des arrestations et perquisitions de ce matin [hier]

"Paris, 22 septembre. il y a eu ce matin trois perquisitions dans des lieux differents de Paris, squatt et chez des particuliers. Deux personnes sont encore en garde a vue, apparemment deja prolongees. Il semble que ce soit lie a des campagnes antipub. Ceci a la veille d’une journee de mobilisations.

Soyons attentifs, prudents et solidaires ensembles !"

https://paris.indymedia.org/spip.php?article3075

mercredi 22 septembre 2010

Perquisition et arrestation d’une personne dans le quartier St-Michel Odéon

" Une camionette de bacueux et deux voitures de flics antiemeute (nouvelles brigades), soit en total une 15aine de flics ont perquisitionner ce matin vers 6h un appartement(squat)au 5, rue du Fouarre dans le quartier de St- Michel.

Le camarade qui y logé a été menoté après qu’ils aient defoncé violament la porte de l’appartement, et une ’’enquete " a eu lieu pendant qu moins une demi heure dans le lieus. Finalement, ils sont ressortis avec deux sacs plastiques remplis de peu de choses, et ont emaméner notre camarade. Des gens se trouvant à l’extérieur de l’immeuble ont subi un contrôle d’identité. On ne sait pas pour quelle raison la perquisition a eu lieu. "

http://nantes.indymedia.org/article/21655

mardi 21 septembre 2010

Orange Mali : le concert du cinquantenaire tourne au saccage collectif

"Plus de 47 blessés, 500 millions de matériel saccagé. C'est le bilan de l’échauffourée qui a eu lieu hier entre policiers et jeunes lors du concert d’Orange Mali sur le boulevard de l'indépendance.


Comme d’habitude, Orange Mali, la première entreprise de téléphonie mobile a voulu offrir une belle fête à la jeunesse malienne sur le boulevard de l’indépendance pour fêter avec faste le cinquantenaire. Malheureusement, ce concert a été saccagé par de violentes échauffourées entre policiers et jeunes.

La foule déchainée gâche la fête

Annoncé en grandes pompes, le concert du cinquantenaire d’ Orange Mali sur le boulevard a réellement tourné au vinaigre. Des bousculades et des jets de pierres sont survenus vers 23 heures 45 minutes et ont écourté le concert. A deux cent mètres du lieu du concert, on pouvait à peine circuler tant les jeunes en majorité des enfants étaient agités. Tous voulaient voir les artistes renommés du hip-hop Malien et étrangers. Notamment Master Soumi, Ibah Ouane, Didier Awadi, Magic System, Singuila etc…. Un dispositif des forces de l’ordre d’environ 300 policiers avait aussi été déployé pour la sécurité. Malheureusement la foule déchainée voulait en découdre les forces de l’ordre, après dit-on, la prestation de Master Soumi. Certains pensent que ce sont les mécontents du cinquantenaire qui ont voulu gâcher la fête. Et n’eut été les gaz lacrymogènes balancés sur la foule, beaucoup de policiers risquaient la vindicte populaire. En représailles, on pouvait voir des jeunes briser des écrans géants numériques, endommager des caméras High-tech, des appareils de sonorisation d’une valeur de près de 90 millions selon Daouda Fall, responsable associé à DFA communication, l’agence co-organisatrice du concert. Quant aux auteurs de ces actes de vandalisme, ils ne sont pas encore identifiés. L'investigation selon les responsables d'Orange Mali, une enquête serait en cours.


Plus d’une perte de 500 millions CFA des matériels

En somme plus de 500 millions de francs des matériels ont été endommagés selon la responsable de la communication d’Orange Mali, Mme Coumba Sangaré, lors d’un point de presse donné au siège de DFA communication ce mardi. Dans le matériel saccagé, le rappeur Sénégalais Didier Awadi a lui perdu près de 60 millions de CFA de matériels et Salif Keita, qui était l’invité de surprise a également subi un dommage. Coumba Sangaré témoigne : « Nous déplorons profondément les événements malheureux survenus hier soir et exprimons nos plus vifs regrets. Ce qui avait commencé en une belle fête populaire et gratuite, a fini par occasionner des dégâts matériels de plus de 500 millions de FCFA. En effet, l’ORTM, DFA Communication, les artistes et tous les autres prestataires ont perdu leurs équipements, sans compter les préjudices moraux subis par les nombreux spectateurs et riverains ». Réitérant leur regrets aux victimes, Coumba Sangaré a assuré que des investigations sont en cours pour faire toute la lumière sur les causes de ces incidents. Orange Mali tient à rassurer sa clientèle que ces malheureux événements ne remettront pas en cause son engagement à la satisfaire. Les artistes présents au point de presse ont tous affirmé leur regret pour ce show écourté, avant de dire qu’ils resteront à la disposition d’Orange Mali. A noter qu’aucune perte en vie humaine n’a été signalée malgré les rumeurs qui circulaient dans la ville sur des morts éventuels. "

Source

Lettre de retenus de Gradisca (It) à propos des conditions de détention

"Tout au long de l’été les sans-papiers prisonniers dans le centre d’identification et d’expulsion (CIE) de Gradisca (Nord est de l’Italie) ont multiplié actes de révoltes et organisations d’évasions collectives. Ces évasions collectives ont permis à quelques dizaines d’entre eux de s’échapper et de retrouver un semblant de liberté. L’administration a évidemment répondu par la répression, lançant de véritables chasses à l’homme pour retrouver les évadés et punissant sévèrement les participants à ces plans d’évasions, que ce soit en les condamnant à des peines de prison, en les passant à tabac, en durcissant le régime carcéral ou en multipliant les perquisitions dans les cellules à toute heure du jour et de la nuit (dernière perquisition en date ce matin lundi 20 septembre à 4 heures du matin). Il y a quelques jours, plusieurs retenus de Gradisca ont écrit cette lettre collective pour faire connaître à l’extérieur ce que cela signifie d’être enfermé dans un centre de rétention :

Nous sommes en train de faire la grève de la faim car nos conditions de rétention sont carcérales, nous avons accès à l’air libre seulement 2 heures par jour, une le matin et une le soir, nous sommes tous enfermés là-dedans, nous ne pouvons pas sortir. Il y a 3 mineurs ici, ils sont tunisiens et ont 16 ans, nous nous demandons pourquoi ils les ont mis là alors qu’ils sont mineurs. La nourriture est dégueulasse, on ne peut pas manger, il y a des morceaux d’ongles, des cheveux, des insectes…

Nous sommes abandonnés, personne ne s’intéresse à nous, nous sommes dans des conditions inhumaines. Souvent, la police entre et tape. Il y a environ trois mois, ils ont fait sauter un œil à un jeune d’un coup de matraque, puis ils l’ont libéré parce qu’il était mal et qu’ils ne voulaient pas que ça fasse du bordel. Sans papiers, il ne pouvait rien faire contre ceux qui lui avaient fait perdre un œil.

Ils nous traitent comme des bêtes. Certains employés de « Connecting People » [l’organisation caritative qui gère le centre, NdT] nous méprisent ouvertement, ils nous traitent mal, nous provoquent, nous insultent pour attendre notre réaction et ils espèrent nous faire ainsi envoyer en prison puisqu’on leur donne toujours raison.

Il y a en isolement un jeune qui a mangé ses excréments. Ils l’ont transporté à l’hôpital et amené ici. Et depuis ce matin que nous l’entendons hurler, personne n’est allé le voir, sauf un employé qui l’a mal traité.

Le directeur fait des promesses quand il y a des révoltes, puis les semaines passent et rien ne change. Nous sommes en grève de la faim depuis deux jours et le médecin n’est jamais entré pour nous peser ou pour faire les contrôles, il entre seulement le matin pour donner les traitements.

Nous continuerons la grève jusqu’à ce que les choses changent, parce que 6 mois, c’est trop et les conditions sont trop inhumaines. Ici, ce n’est pas un lieu, mais un cauchemar, parce que nous sommes dans la merde, il est absurde qu’on reste dans ces cages. Nous savons que beaucoup de gens connaissent l’existence de ces lieux et comment nous y vivons. Et on se demande : mais est-il possible que des personnes doivent rester enfermées pendant 6 mois de leur vie seulement parce qu’elles n’ont pas un morceau de papier ?

Des retenus du CIE de Gradisca.

Traduit de l’italien (Macerie, 15 septembre 2010),
liste de diffusion Migreurop, 20 septembre."

http://non-fides.fr/?Lettre-de-retenus-de-Gradisca-It-a

Hasselt - Engin incendiaire contre la Haute Ecole du Commerce

"HASSELT – Pendant la nuit, un engin incendiaire a été balancé à l’intérieur du sécretariat de la direction de la Haute Ecole Provinciale du Commerce de Hasselt. Le feu a causé d’importantes dégâts.

10.09.2010
www.nieuwsblad.be "

http://suieetcendres.blogspot.com/2010/09/hasselt-engin-incendiaire-contre-la.html

Emeutes simultanées dans la prison et le centre fermé de Merskplas

"MERSKPLAS – Dimanche, 70 détenus de la prison de Merksplas se sont révoltés. Ils ont refusé de réintegrer leurs cellulles et ont commencé à casser des carreaux et de l’infrastructure de la taule. A l’arrivée musclée des forces de l’ordre, quelques dizaines de prisonniers se sont barricadés à l’intérieur d’une aile où ils ont résisté jusqu’à l’arrivée de l’unité d’intervention spéciale de la police fédérale. Les émeutiers ont causé pas mal de dégâts et avaient également mis le feu à un table de pingpong. Les syndicats des matons ont dit que les révoltés protestaient contre le fait qu’ils n’ont pas de sanitaire (ni lavabo ni WC) dans leurs cellules.
A peine sorti de la prison, la police a dû intervenir au sein du centre fermé de Merksplas, juste en face de la prison. L’Office des Etrangers n’a pas voulu donner plus d’informations sur l’émeute, mais les syndicats des matons parlent d’une tentative d’évasion collective. Quelques “recalcitrants” ont maintenu un face-à-face avec les forces de l’ordre, mais ont finalement été maitrisés et mis à l’isolement. Deux jours avant, deux sans-papiers s’étaient déjà fait la belle. Une partie des prisonniers du centre fermé est actuellement en grève de la faim pour protester contre les mauvaises conditions et pour exiger leur libération immédiate. Ils dénoncent également le fait que les matons et la direction cherche à les faire taire.
Le lendemain, le lundi, les matons du centre fermé de Mersplas ont entamé une grève. La police, ensemble avec le service social du centre fermé, a repris le contrôle sur le centre. Les matons protestent contre l’insécurité au sein du centre rappelant le fait qu’en septembre, la police a déjà dû intervenir quatre fois dans le centre pour mater des révoltes.

14.09.2010
Compilation de la presse flamande. "

http://suieetcendres.blogspot.com/2010/09/emeutes-simultanees-dans-la-prison-et.html

Liège (Belgique) : 7 voitures de police démolies à la barre de fer

"Un Serésien détruit 7 voitures de police à la barre de fer

RTL.be, lun 20 sep, 11:20

Qu’est-il passé par la tête de Peter N., dimanche soir ? Ayant un "contentieux" avec la police, il s’est vengé en dégradant la porte d’un commissariat à coups d’extincteur, puis a vandalisé des voitures de police.

Peter N. a vu rouge, dimanche soir à Liège. Cet habitant de Seraing a tenté de démolir la porte du commissariat de police de la rue Darchis, peu après 19 heures, et a brisé plusieurs vitres avec son extincteur. L’individu a pris la fuite mais n’en avait pas fini avec la police. Il s’est rendu à l’hôtel de police de Liège devant lequel il a dégradé sept véhicules d’intervention avec une barre de fer, démolissant notamment pare-brise et rétroviseurs.

Il a été appréhendé sur place et a déclaré qu’il avait agi de cette manière parce qu’il avait un "contentieux" avec la police de Seraing. Il a précisé qu’il n’avait pas pu s’en prendre aux voitures de police à Seraing parce que les véhicules se trouvaient dans une cour fermée. Cet homme, Peter N., originaire de Seraing, a été mis à la disposition du parquet de Liège."

http://cettesemaine.free.fr/spip/article.php3?id_article=3494

lundi 20 septembre 2010

Bobigny : incendie au centre de rétention administrative

"Un incendie s'est déclaré jeudi matin dans une partie du Centre de rétention administrative (CRA) de Bobigny, en Seine-Saint-Denis, où se trouvaient 49 étrangers. Aucun n'a été blessé.

Un matelas qui a pris feu est à l'origine du sinistre, selon la préfecture de Seine-Saint-Denis. Seize retenus ont été maintenus dans une partie du centre qui n'a pas été touchée par l'incendie.
Quinze autres ont été libérés par les préfectures en charge des procédures d'éloignement : ces étrangers étaient en fin de période de rétention sans avoir été reconnus par les autorités de leur pays qui n'ont pas délivré les laissez passer consulaires. Enfin, trois retenus ont été libérés à la suite d'une demande d'asile présentée pendant leur rétention.

Sept policiers, qui avaient évacué des étrangers, étaient hospitalisés jeudi après-midi, après avoir inhalé du monoxyde de carbone."

Source

dimanche 19 septembre 2010

Pour un monde sans centres fermés ni prisons

"POUR UN MONDE SANS CENTRES FERMES NI PRISONS

Parce que les multiples révoltes ces dernières années dans les centres fermés ont mis à nu ce qu'ils sont réellement: des camps de déportation à partir dessquels l'Etat expulse ceux qu'il juge indésirables; ceux qui espérant fuir la guerre et la misère se sont retrouvés exploités au noir, traqués par la police, classés par des bureaucrates qui décident de leur "existance légale".

Parce que le sort auquel sont réduits les "sans-papiers" n'est qu'un reflet de ce qui guette tous qui galèrent pour joindre les deux bouts face à des conditions de vie de plus en plus dures, tenus en laisse par la sécurité sociale ou l'économie informelle.

Parce que nous sommes tous directement concernés lorsque nous acceptons de vivre dans un monde qui toujours plus catégorise, sélectionne, enferme, élimine selon ses besoins sociaux et économiques.

Parce que les évasions et les mutineries dans les centres fermés et les prisons, comme les attaques et sabotages contre la machine à expulser et à enfermer, sont autant de lueurs d'espoir pour ceux qui luttent, dedans comme dehors, contre tout ce qui nous opprime.


POUR UN MONDE SANS FRONTIERES NI ETAT

Parce que si nous nous battons contre les lieux d'enfermement et d'exploitation (centre fermé, prison, école, travail...), ce n'est pas pour les améliorer mais pour les détruire.

Parce que les frontières ne peuvent exister sans le racisme qui nous monte les uns contre les autres; parce que les frontières, c'est aussi l'enfermement dans des communautés basées sur la religion et le nationalisme.

Parce que les fameuses régularisations de sans-papiers ne font que créer des séparations et des hiérarchies entre ceux qui rentrent dans les normes d'intégration et répondent aux besoins de l'économie et ceux qui sont réduits à la clandestinité.

Parce que la machine à expulser ne peut fonctionner sans les entreprises qui s'en foutent pleins les poches (Besix, Valens, Sodexo, Dalkia, ISS Cleaning, Banque de la Poste, SN Brussels Airlines, Air Maroc,...), sans les institutions qui s'occupent du tri entre ceux à exploiter ici et ceux à renvoyer là-bas (l'Office des Etrangers, Fedasil, la Croix-Rouge, tous les partis politiques sans distinction...)

PARCE QUE NOUS NE NOUS BATTONS POUR RIEN DE MOINS QUE LA LIBERTE

1 octobre 2010
à 19h
Gare du Midi - Bruxelles"




http://www.cemab.be/news/2010/09/10403.php

Le feu au village

"Contre la guerre aux pauvres dans le Nord-Est de Paris

Il se trouve que la mairie de Paris veut nous civiliser. Ça tombe bien, nous on veut en découdre avec elle et tous ceux qui participent au triomphe de la civilisation, avec ses valeurs et sa morale cadenassée par le fric, ses flics et ses avant-gardes culturelles, militaires et politiques. Par le biais de ses artistes, la ville voudrait nous faire croire que cette vaste cage qui nous sert de monde est un havre de liberté et d’harmonie. Elle pose la création artistique comme un moyen d’exorciser les tensions sociales pourtant bien présentes. On nous avait déjà vendu le foot, la politique et la religion pour nous calmer, pour servir d’exutoire à la guerre sociale. Ouais, mais non. On préfère encore faire exploser les stats des voitures cramées et poser la conflictualité en acte comme seul rapport au système.

A vrai dire, la création en soi ne nous pose pas de problème, mais sa récupération et son utilisation par le pouvoir, oui. Il s’agit alors d’aseptiser et de nettoyer les quartiers destinés à accueillir les nouveaux riches, les classes moyennes et autres populations plus solvables, avec leurs belles gueules et leur sale pognon.
Ça marchera pas.

Belleville est en train de devenir un zoo où les bobos peuvent se promener à loisir dans les rues taguées où ce que l’on considère ailleurs comme du vandalisme est ici transformé en marchandise rentable économiquement et électoralement, en art officiel ; où les artistes sponsorisés par la mairie peuvent faire croire à un semblant de différence et de contestation citoyenne (imagerie gauchiste et appel au vote favorable à la mairie) ; où les éducateurs de quartier présentent une image plus douce que la flicaille en uniforme pour mettre un voile doré sur sa présence quasi-permanente et son sale travail. Le cosmopolitisme de la pauvreté est ici présenté aux bobos comme un « élément de décor », comme on exhibe dans un zoo la variété des animaux encagés. En quelque sorte, du tourisme social de proximité, un film de Ken Loach en vrai. La mairie peut ainsi donner à Belleville l’image d’un village paisible de mixité sociale.

Mais foin de tout cela ! Nous avons retenu de la mixité sociale qu’elle n’était que guerre aux pauvres.
Nous, les animaux de ce zoo, nous ne voulons que grignoter les barreaux et brûler la cage.

De fait, la mairie cherche par divers moyens à virer les pauvres et les indésirables des rares quartiers de la ville-musée où ils survivent encore : occupation policière, augmentation du « coût de la vie » (comme si la vie et l’argent étaient liés), rafles de sans-papiers, enfermement des plus réfractaires à la loi, tolérance sélective sur la diffusion de la came, contrôles, multiplication des gardes-à-vue pour apprendre à se tenir à carreau où pour provoquer l’exil, mobilier urbain conçut pour conjurer l’oisiveté ; chaises ovales, bancs glissants, cactus sur les rebords, du bitume à en crever, des portes, des murs, des verrous pour les pauvres et des clés pour les riches, des barrières. Le tout sous la protection bienveillante des caméras de surveillance et des vigies citoyennes.

Contrairement à ceux qui ont tout à y perdre, leur fric, leur pouvoir et leurs rôles sociaux, nous entendons fissurer la paix sociale à toute occasion. Nous voulons poser le problème de l’exploitation et de la domination partout où elles existent, de jour comme de nuit. Nous ne voulons plus voir les riches exhiber leur tranquillité au coin des rues, des ateliers de travail et des ateliers d’artistes, dans les bars branchés... Car elle est inséparable de la misère qui l’accompagne et qu’ils essayent de repousser en zone 5 du RER ou sous un pont du périph’.

Nous ne venons pas en paix, la conflictualité et la destruction subversive pour seule catharsis.

Si Belleville est un village, alors sortons les fourches.
Contre les riches, les flics, l’Etat, les politiciens, les agents immobiliers, la guerre aux pauvres, la mairie et ses artistes de boutique.


Quelques relous indomptables,
anarchistes de surcroit.
"

PDF : http://non-fides.fr/IMG/pdf/fourche_A4.pdf

http://non-fides.fr/?Le-feu-au-village

Plusieurs autoroutes privées de vidéo surveillance suite à un vol de câbles

"15.09.2010 Le Parisien

Les voleurs de câbles ont encore frappé! Trente mètres de fibre optique ont été volés dans la nuit de mardi à mercredi, dans le tunnel du Landy, au niveau de Saint-Denis sur l'Autoroute A1.

Ce larcin a eu pour conséquence de rendre inopérant le système de vidéosurveillance du secteur autoroutier nord. Du coup, toutes les informations sur les autoroutes A1, A3, mais aussi la A86 entre Rosny et Villeneuve la Garenne et, la A104 entre Villepinte et Gonesse, sont indisponibles.

Les câbles ont été volés alors que le tunnel était fermé pour travaux et que les caméras n'étaient pas en fonctionnement.

A la réouverture du tunnel, mercredi, plusieurs policiers ont dû être déployés pour assurer la sécurité des usagers, en remplacement de la vidéo-surveillance, a indiqué la préfecture.

Les exemples se multiplient

«Au lieu d'avoir un policier derrière des écrans, il faut donc en mettre plusieurs sur le terrain», a souligné cette source, expliquant que cette mesure avait été «très lourde à mettre en oeuvre». Le système devait à nouveau fonctionner dans les heures à venir.

Ces vols se multiplient sur les autoroutes de l'Hexagone et notamment en Ile-de-France, notamment à cause du prix élevé à la revente de ce métal. Le 9 août, le tunnel sous-fluvial de l'A 86 à la hauteur de Fontenay-sous-Bois et Nogent (Val-de-Marne) avait du être fermé après un vol de câble rendant inopérants certains systèmes de sécurité.

Le 10 juillet, le vol d’un câble sur le tronc commun A 4-A 86, à la hauteur de Joinville (Val-de-Marne), avait également fortement perturbé les panneaux lumineux d’information. Fin juillet, d’autres vols y ont été commis, entraînant cette fois la mise hors service de la glissière mobile A 4-A 86 dans le sens de la province.

Dans le Val d'Oise, sur l'autoroute A 15 déjà privée d'éclairage depuis un an et demi, la moitié des bornes de dépannage de l’autoroute A 15 sont hors service. "

http://pagheretetutto.blogspot.com/2010/09/plusieurs-autoroutes-privees-de-video.html

Air France est internationaliste, elle accepte les expulsés de partout

"reçu par mail

Jeudi 9 septembre, un homme qui devait être expulsé d’Irlande via Roissy sur un vol pour Kinshasa (certainement le Air France de 10h40, de toute façon il n’y en a pas d’autre et les heures correspondent ) a été ramené en prison en Irlande pour avoir résisté à bord de l’avion et avoir incité les passagers à se solidariser avec lui. Solidarité que, apparemment les passagers ou tout au moins certains d’entre eux auraient mis en pratique si on en croit l’article. L’expulsé était accompagné de 3 gardes irlandais et ce sont eux qui auraient alerté la police française de la situation qui commençait à se tendre dans l’avion. Les flics français sont alors montés à bord de l’appareil et ont fait redescendre l’expulsé. Ce dernier a ensuite été renvoyé dans la nuit à la prison de Wheatfield en Irlande, sur un autre vol. (voir l’article en anglais).
Bref, ça permet de se rappeler qu’Air France n’expulse pas seulement les indésirables de l’Etat français, mais que la compagnie accueille également les expulsés des autres pays avec leurs escortes en transit.

On a d’ailleurs d’autres témoignages (sans doute la face immergée de l’iceberg) sur des faits du même genre avec 2 expulsions qui avaient mal tourné :
-Béatrice Guessie, expulsée du Royaume Uni via Air France, qui tente d’échapper à ses gardes anglais à Roissy, qui est rattrapée par des policiers français et qui arrive tellement mal en point au Cameroun que les autorités camerounaises ne l’acceptent pas sur son territoire. Concernant béatrice, Air France avait été alertée des risques inhérents à l’expulsion, notamment par un médecin anglais et les passagers voyant son état (hémorragie) avait protesté mais bon, elle avait quand même été embarquée.
-des violences commises sur 2 personnes expulsées des Etats unis vers le Congo via la France. Les flics américains ont frappé l’un des expulsés si fort qu’il a fallu appeler les services de nettoyage pour que l’avion puisse décoller ; les services de nettoyage refusant de collaborer à ça c’est le chef de cabine qui sur ordre du commandant de bord a fait le boulot..."

http://cettesemaine.free.fr/spip/article.php3?id_article=3463

mercredi 8 septembre 2010

Manif contre les centres fermés à Bruxelles le 1er octobre



"Manifestation vendredi le 1 octobre 2010 à 19h à la Gare du Midi à Bruxelles

Ces affiches en format A2 sont disponibles dans les endroits de diffusion habituels (squats, locaux,...), pareil pour les tracts.

Contre les centres fermés et contre toutes les prisons
Contre les frontières et contre l'État

MANIFESTATION 1 OCTOBRE 2010
19h, Gare du Midi (Bruxelles)

PDF : http://www.cemab.be/uploads/2010/09/manif1octobrea3.pdf"

http://www.cemab.be/news/2010/09/10355.php

mardi 7 septembre 2010

42 personnes interpellés suite manif à Paris

"Suite à la manifestation à paris 42 personnes ont été arretés à nation et emmenés au comissariat de la goutte d’or metro barbes. Rassemblement immediat devant le commisariat pour reclamer leur liberation."

https://paris.indymedia.org/spip.php?article2921

Belgique - Slogans contre les constructeurs du centre fermé à Herent et à Bruxelles

"“Vanhout construit des camps de déportation”, tel est le slogan de 15 mètres qui est apparu sur la façade en face du chantier de l’entreprise, près de la gare de Herent. Vanhout appartient au groupe Besix qui construit le centre fermé à Steenokkerzeel. Vanhout, qui a son siège à Geel, construit en ce moment le nouveau centre administratif de la commune de Herent. Sur les bâtiments de la société mère Besix à Bruxelles, des slogans ont apparus également. Quelques réactions : Vanhout : “Nous nous distancions de ce message. De telles initiatives abîment l’image du groupe Besix, dont nous faisons partie. Par ailleurs, les travaux au centre administratif n’ont rien à voir avec les autres activités de l’entreprise.” Bourgmestre de Herent : “Personnellement, je pense que les accidents sur les routes sont beaucoup plus importants. De toute façon, la commune ne porte pas de responsabilité pour cet incident.”

25/08/2010

http://www.nieuwsblad.be/article/detail.aspx ?articleid=UQ2UECB8"

Turin : Plus il y a de révoltes dedans, plus nous sommes libres dehors

"La révolte. Le 14 juillet dernier, les prisonniers du centre de rétention pour immigrés sans-papiers de corso Brunelleschi à Turin se sont rebellés, détruisant et incendiant la section où ils étaient enfermés. A la fin de révolte, les dégâts étaient si graves, que toute la section, désormais inutilisable, a été évacuée et que trente rebelles ont été déplacés dans une autre zone.

Pas seulement à Turin. Plusieurs fois par le passé, le centre de Turin a été secoué par la rage des enfermés : c’est arrivé en août et en novembre l’année dernière. mais pas seulement à Turin : dans toute l’Italie et le monde entier, les prisonniers des centres pour immigrés sans permis de séjour se rebellent, s’évadent et détruisent les prisons où ils sont enfermés.

Deux comptes. Il paraît que les coûts pour la réfection du centre de Turin tournent autour de 150 000 euros : rien, par rapport aux 11 millions d’euros déjà dépensés pour doubler la capacité du centre (qui passera de 90 à 180 places). Mais comme les travaux de réfection n’ont pas encore commencé, grâce à la révolte de juillet, les places sont actuellement réduites à un tiers (de 90 à 60). Et ça, c’est une bonne nouvelle.

Un exemple. Le 31 août, la police a été contrainte de relâcher trois immigrés sans permis de séjour. Ils ont été réveillés à l’aube chez eux lors d’une descente, dans un immeuble entre croso Giulio et corso Brescia, mais s’en sont tirés avec une "feuille d’expulsion". "Vous avez de la chance - leur ont-ils dit au commissariat- il n’y a plus de places au centre de rétention". Et qui sait combien de fois c’est déjà arrivé : grâce à la révolte de juillet, nous sommes tous un peu plus libres.

La vengeance. Vers fin août, sans que personne n’en parle, 6 retenus du centre de Turin ont été incarcérés et se trouvent à présent dans la prison des Vallette. Les flics les accusent d’être les responsables de la révolte du mois précédent. Ils espèrent pouvoir les condamner sans que personne ne fasse rien pour les en empêcher.

A nous. Tout comme les rebelles de corso Brunelleschi ont aidé (même sans le vouloir) de nombreux immigrés sans permis de séjour en les sauvant de l’incarcération en centre et de la déportation, c’est à notre tour de leur rendre service. On ne peut pas les laisser seuls.

Samedi 11 septembre à 11h, rassemblement à Porta Palazzo sous les arcades de place della Repubblica, à l’angle de corso Giulio Cesare.

Traduit de l’italien de macerie @ Settembre 5, 2010."

http://non-fides.fr/?Turin-Plus-il-y-a-de-revoltes

Chili : appel à la solidarité internationale

"Depuis le $hili, nous lançons un appel à la solidarité internationale Nous lançons un appel aux solidaires du monde entier à s’informer de la situation chilienne depuis le 14 août dernier, où a commencé un processus d’emprisonnement et de persécution judiciaire aux groupes anarchistes, libertaires et antiautoritaires.

Septembre 2010

Squat.net, 5 septembre 2010

Multiplions les actions !

Nous sommes celleux qui avons grandi en démocratie et avons compris qu’un système tyrannique comme celui de Pinochet s’achève par la force, la sortie concertée de la dictature ne fait que mettre en évidence que le système démocratique actuel n’est rien de plus que son extension planifiée.

Nous sommes celleux qui ont grandi voyant comment étaient emprisonnées et assassinées celleux qui continuaient de lutter et dénoncer les injustices sociales, nous sommes celleux qui marchent exigeant la mise en liberté de ceux-ci, nous sommes celleux qui ont vu entrer en léthargie celleux qui avant se disaient rebelles et aujourd’hui marchent soumis, croyant en la paix sociale, nous sommes celleux qui ont vu comment le progrès a harassé nos forêts, les rivières, les mers, l’air... nous sommes les témoins des alliances machiavéliques de ces gouvernements démocratiques avec les plus grandes et tyranniques puissances mondiales, nous sommes témoins des TLC, de l’APEC à Santiago en 2004, nous sommes celleux qui ont fait éclater la révolte dans la rue ces jours-ci, nous sommes celleux qui ont regardé les guerres télévisées du Moyen-Orient, nous avons vu comment le peuple mapuche continue d’être réprimé au sud, comment les populations en périphérie, auparavant combatives, sont aujourd’hui bourrées de drogue qui anéantissent les enfants, nous avons vu comment l’endettement consomme nos parents, comment nos rêves paraissent impossibles limités par l’argent, nous sommes témoins de comment les rues se remplissent de caméras et de policiers et sommes aussi celleux qui sortent chaque 11 septembre et chaque 29 mars et chaque fois que l’on peut, pour montrer notre haine de cette société fracassée, nous sommes ce molotov qui a éclaté sur "La Moneda" en 2006 et tous ceux qui atteignent la police, nous sommes chacune de ces bombes qui éclatent pour déstabiliser ce système et nous avons vu en nos corps comment la loi est chaque fois plus dure et coercitive, comment le capitalisme avance et détruit nos vies et notre entourage.

Nous sommes une nouvelle génération de rebelles, neuves aussi sont nos formes, différentes des précédentes. Nous sommes toutes et chacune de nos compagnons qui durant ces vingt dernières années de démocratie, sont morts à l’attaque, nous sommes Claudia, Johnny, Matias, Rodrigo, Alex, Daniel, Mauri...

Aujourd’hui nous lançons un appel à l’agitation, ceci est le violent scénario que la démocratie prétend déguiser en bien-être social, des hommes, des femmes et des enfants ont commencé de grandir insoumis et pendant ces années il y a eut une croissance qualitative importante entre celleux qui avons embrassé les idées antiautoritaires et libertaires, les centres sociaux se sont multipliés, les maisons okupées, les projets autonomes d’auto-suffisance, les éditions indépendantes, les bibliothèques, la propagande, nos esprits n’ont cessé de grandir et nos coeurs se sont emplis de solidarité, d’entraide, de camaraderie, nous avons appris à relationner loin des formes autoritaires qui nous sont imposées, nous avons construit nos espaces avec sueur et amour, nous avons mené à bien des apprentissages dans différents domaines qui rompent avec la logique de spécialisation du travail, nous avons lancé des potagers, des affinités dans différentes villes où se multiplient aussi les initiatives libertaires et anarchistes, nous avons appris à nous alimenter le plus loin possible des industries mortifères, nous apprenons à rendre nos enfants les plus libres et créatifs que l’on puisse. Nous nous sommes proposées de récupérer (nos vies ? NdT) et chacune de nos pratiques de liberté sont des attaques, nous avons aussi dû nous confronter aux sbires de la prison et nous avons dû perfectionner nos techniques de conspiration et d’attaque.

Rien n’est gratuit, la manière dont nous avons choisi de vivre nos vies est une menace, nous en avons payé le prix, nous avons été suivies, nos téléphones mis sous écoute, nos maisons surveillées, malgré tout plus d’une centaine de bombes ont troublé la tranquillité de l’ordre que nous méprisons, des banques, des institutions gouvernementales, des églises, des centres commerciaux, des commissariats, des ambassades ont été la cible d’attaques qui prétendent mettre en évidence leur fragilité comme la possibilité certaine de pouvoir en finir avec eux, des explosions qui cherchent à réveiller les esprits et ouvrir les voies vers un monde nouveau, parce que celui-ci nous dégoûte. Des explosions violentes car cet ordre nous fait violence au quotidien. Aujourd’hui nous nous confrontons à une horde policière, judiciaire et médiatique, avec laquelle l’Etat prétend nous annihiler, ils ont créé un grand montage, une association illicite terroriste basée sur nos relations d’amitié, de camaraderie, une grande structure verticale avec ses leaders, ses exécutants et complices.

Dans le coeur de chaque libertaire ou anarchiste il y a la certitude de ce mensonge. Nous avons actuellement des camarades prisonnières, entre ex "lautaristes" et anarchistes pour le "caso bombas", d’autres avec des procès en cours, d’autres en fuite, un de nos camarades morts, nos maisons ont été perquisitionnées et les emprisonnements continuent. Ils cherchent à nous neutraliser, nous éliminer.

Nous lançons un appel a toutes les individualités dans et hors de ce territoire, à la solidarité internationale, à s’informer, à agir, à diffuser que dans ce coin du monde on cherche à anéantir nos idées, taire nos voix, nous avons besoin de l’appui et des forces de tous et toutes celleux qui assument le conflit permanent avec l’Etat et le capital, nous avons plus que jamais besoin de démontrer que nous ne sommes pas seules, que nous sommes des milliers à travers le monde. Nous avons besoin de rendre contagieuse notre rage, et il est nécessaire que la solidarité devienne pratique et arme contre qui veut nos têtes. Nous sommes touchées mais pas vaincues !

Mauri présent !"

http://cettesemaine.free.fr/spip/article.php3?id_article=3448

samedi 4 septembre 2010

Nîmes : Rassemblement contre toute forme de fichage

"Encore un procès pour refus de prélèvement ADN
Tribunal de Nîmes, 9 septembre 2010 à 14 h

Lors de sa création, le fichier national des empreintes génétiques (Fnaeg) ne concernait que les personnes condamnées pour viol, puis pour meurtre. De cette manière, l’Etat a rendu le principe de ce fichier acceptable pour la population. Pourtant, aujourd’hui, ce sont toutes les personnes ayant affaire à la police qui sont succeptibles de figurer dans le Fnaeg, y compris celles qui sont finalement innocentées de ce qu’on leur reproche. Au 30 janvier 2010, selon la CNIL, 1 257 182 profils ADN étaient enregistrés, dont seulement 30% provenaient de personnes effectivement condamnées.
Quelques catégories notables sont cependant épargnées : les personnes soupçonnées de délits financiers. Les Eric Woerth et consorts n’ont donc pas eu à subir ce fichage...
On a trop tendance à croire les flics sur parole. En l’occurrence, le refus de prélèvement ADN ne conduit pas automatiquement à la prison. Il y a des moyens de se défendre devant le tribunal et les peines varient plutôt entre des amendes et du sursis (parfois on peut même être relaxé).
Beaucoup de gens acceptent pourtant le prélèvement, d’autres cèdent sous la pression (harcèlement, menaces, mensonges, chantage...), certains se font voler leurs sous vêtements voire leur tampax.
Pour les personnes qui refusent, les raisons sont nombreuses et variées : par exemple, l’ignorance que l’on a de ce que demain sera fait (« peut-être dans le futur vais-je être accusé d’un délit », « peut-être qu’un comportement que j’ai aujourd’hui tombera demain sous le coup de la loi »). D’autres refusent par principe d’être fiché comme du bétail. On peut aussi refuser l’usage statisticien fait des données recueillies ou tout simplement tenir à l’intégrité de son corps. On peut enfin calculer ses chances de ne pas être poursuivi ou d’avoir seulement une peine légère comme condamnation pour ce refus (« ce qui m’a conduit en garde à vue n’aura pas de suite » ; ou bien « je suis riche et j’ai de bons avocats » ; ou encore « il y a du monde pour me soutenir et créer un rapport de force »...).
Les poursuites elles-mêmes donnent lieu à des résultats très différents. Bien sûr, selon les palais de justice les décisions des magistrats divergent souvent. Mais, plus globalement, il ne faut pas oublier le caractère de classe de la justice. D’une part, les personnes poursuivies font rarement partie de l’élite sociale, et lorsque c’est le cas elles peuvent compter sur les meilleurs avocats. Partant de là, moins la personne pourra justifier de bonnes « garanties de représentation », c’est-à-dire un logement, un travail, une « image » plaisante..., plus cette personne sera broyée par la machine judiciaire.
C’est pourquoi la construction d’un rapport de force à l’intérieur comme à l’extérieur des tribunaux est importante. Inciter au refus le plus possible et montrer sa solidarité, a déjà permis d’obtenir des précédents susceptibles de faire jurisprudence en la matière. Et plus on sera nombreux à refuser de cracher notre ADN, moins il sera aisé pour eux de condamner dans le silence feutré des cours de justice.
De plus en plus, des personnes non-poursuivies pour le délit qu’on leur reprochait au départ ont été relaxées pour le refus de prélèvement. Ce fut par exemple le cas l’an passé dans ce même tribunal de Nîmes, où l’on peut penser que le rassemblement devant le bâtiment a joué son rôle dans la décision du procureur d’abandonner les poursuites, par crainte d’une protestation bruyante. Autre exemple : une personne condamnée pour tag le lendemain du Carnaval de Montpellier, a été relaxée pour le refus de prélèvement car son délit de dégradation n’était pas assez grave pour justifier le fichage (le tag nécessite seulement un nettoyage, la structure n’est pas attaquée). Dernier exemple, toujours par chez nous, le cas de Benjamin©, ce militant anti-OGM syndiqué à la CNT. Sa stratégie médiatique et consensuelle (« c’est pas bien la répression des militants politiques ») a fait connaître un aspect méconnu de la loi : on ne peut plus demander l’ADN de quelqu’un plus d’un an après l’exécution de la peine qui motive la demande de fichage.

Mais, trêve de suspens, voici l’histoire d’aujourd’hui :
Q. a été condamné à deux mois de prison ferme et 10 avec sursis (les deux mois avaient déjà été effectués en préventive) pour avoir tenté, sans succès, le soir du premier tour des dernières présidentielles, d’incendier plusieurs véhicules, notamment aux abords des locaux des partis PS et UMP, vainqueurs de ce premier tour.
Moins d’un an après cette condamnation (malheureusement), il est convoqué à la gendarmerie et on lui demande son ADN. C’est le procureur qui le réclame, selon le principe qui lui donne le droit de le demander à pratiquement toutes les personnes condamnées. Q. refuse néanmoins, malgré la pression des policiers qui promettent la prison en cas de refus. Il connait cette pression : il l’avait subie deux ans auparavant, lors d’une autre garde à vue. On avait alors réussi à lui réclamer et à obtenir son ADN, alors que par la suite il n’y eut aucune poursuite. Fort de ce résultat il aurait pu réclamer la suppression de ses empreintes du fichier, mais il ne l’a pas fait, doutant que l’empreinte soit réellement effacée.
Deux ans plus tard donc, Q. explique au flic qui veut lui prendre son ADN qu’il l’a déjà donné. Le flic cherche dans la base de données et ne trouve pas l’empreinte. Celle-ci s’est donc perdue ! Mais où est-elle passée ? Peu importe pour le flic et pour le procureur, l’individu refuse de donner son ADN, c’est un délit : procès !
Au-delà du risque de perte ou de fuites des données, il y a un paquet de raisons de refuser le prélèvement ADN. D’une part, il y a des arguments, des jurisprudences, qui permettent de tenir un discours face à la justice pour l’amener à ne pas condamner, ou alors faiblement. Par exemple, on peut tourner en dérision la prétendue infaillibilité scientifique de la preuve par l’ADN : des chercheurs démontrent que certains relevés sont si minces que les marqueurs sont les mêmes dans toute une famille ; des mathématiciens prouvent que l’augmentation du nombre de profils associée à la multiplication des tests comparatifs rendent les possibilités de coïncidence par erreur quasi certaines, etc., etc.
Mais il ne s’agit là que d’arguments face aux juges. Les raisons principales qui conduisent au refus de prélèvement tiennent à la critique de toute la logique de surveillance et de gestion de la population. On a oublié bien vite que la carte d’identité a été rendue obligatoire par Pétain. Le fichage se manifestait même bien avant cela, à travers les registres tenus par l’église, l’apparition du droit de vote pour les propriétaires et donc la carte d’électeur, les livrets de travail qui suivaient les ouvriers toute leur vie avec les appréciations de leurs patrons, ou les cartes de migrants qui filent à la trace aujourd’hui encore les Roms.
On refuse le prélèvement ADN comme on refuse le passeport biométrique ou la carte d’identité électronique. Comme on refuse l’inscription sur les listes électorales. Comme on refuse même toute signalétique lors des gardes à vue (donner son nom, sa photo, ses empreintes...). On aimerait bien aussi se passer de permis de conduire et de carte d’identité, mais il faut avouer que là le chantage est bien rodé : les sans-papiers ont de sérieux ennuis. On voudrait qu’aucun flic, aucun travailleur social ne prenne jamais note de notre existence. Mais le chantage fonctionne encore : difficile de vivre sans les aides sociales.
C’est parce qu’on voudrait que toutes ces pressions cessent, que nos rapports avec les gens soient seulement dictés par ce qu’on vit réellement avec eux et pas par des fichiers sur nous, sur eux ou des rumeurs, que nous analysons notre besoin de liberté comme nécessitant la suppression de tous ces fichiers et, plus largement, la destruction de l’Etat et du Capital.

Voir aussi :
http://refusadn.free.fr
refusadn@free.fr
http://adn.internetdown.org
http://www.infokiosques.net/prison_justice_repression

Kalimero sous le soleil, une caisse de soutien dans le sud pour aider les « inculpés de la guerre sociale » :
kalimerosouslesoleil@no-log.org

Infos anti-autoritaires en Cévennes, Causses, Aubrac, Margeride :
http://listes.rezo.net/mailman/listinfo/iacam

Bulletin de contre-info en Cévennes :
http://contreinfo7.internetdown.org
contreinfo7@riseup.net"

http://lapicharlerie.internetdown.org/spip.php?article193

Grèce : la situation des compagnons incarcérés

"La réaction de l’Etat aux tensions en Grèce a envoyé dix-huit personnes en prison ces derniers mois. Le mouvement, là-bas, s’occupe beaucoup de la solidarité avec les prisonniers. Donc, avec la forte répression actuelle, il est surchargé. Voici une mise à jour de quelques cas actuels.

Giorgos Voutsis-Vogiatzis est en prison depuis octobre 2007. Une audience de mise en liberté a été déplacée à mai 2011. Il a plaidé coupable pour un braquage ; il considère cet acte comme une action contre l’asservissement du salariat.

Yiannis Dimitrakis est incarcéré depuis juillet 2007. Il a été condamné à trente-cinq ans de prison pour braquage. Il a perpétré ce vol avec trois autres anarchistes comme une action contre l’esclavage salarial qui règne et a été blessé lors de son arrestation par les balles des flics. En prison, il reste actif. Son jugement en appel aura lieu le 6 décembre 2010. Selon les flics et la presse, Yiannis appartenait à un gang qui commettait des attaques pour financer la guérilla urbaine, comme celle qui a causé la mort de Lambros Fountas, tué par la police en mars.

Simos Seisidis est en détention préventive pour des motifs semblables. Lors de son arrestation, il a été si gravement blessé qu’il a fallu lui amputer une jambe. Il y aura, probablement dans peu de temps, un examen de sa détention.

Suite aux attaques du groupe "conspiration des cellules de feu", il y a toujours des gens en détention préventive. Des jeunes accusés d’en faire partie ont été arrêtés sous des accusations absurdes. La plupart ont été libérés sous contrôle judiciaire. Il y a aussi encore des gens en fuite.

Panayiota “Pola” Roupa, Constantinos “Costas” Gournas et Nikolaos “Nikos” Maziotis sont en détention préventive pour avoir participé au groupe "Lutte révolutionnaire". Ils ont revendiqué leur appartenance au groupe.

Christoforos Kortesis, Sarantos Nikitopoulos et Evangelos “Vangelis” Stathopoulos sont aussi détenus dans le cas "Lutte révolutionnaire" ; ils contestent leur appartenance au groupe. Dans cette affaire aussi, il y aura des examens de détention on ne sait pas trop quand.

Aris Sirinidis est en détention préventive depuis le 3 mai pour avoir prétendument tiré à la kalachnikov sur une unité de MAT [1] à Exarchia. Son cas provoque la sensation parce que c’est le premier cas qui s’appuie seulement sur une expertise ADN douteuse. Il a été arrêté lors des vastes recherches qui ont eu lieu contre Simos Seisidis.

Ilias Nikolau est en prison depuis le 13 janvier 2009 en raison d’une attaque incendiaire contre un poste de police ; il a été condamné à sept ans de prison. Il a été longtemps en fuite.

Polykarpos Georgiadis et Vangelis Chrysochoidis sont détenus pour avoir participé à l’enlèvement de Giorgos Mylonas, un haut responsable économique.

Alfredo Bonanno et Christos Stratigopoulos sont en prison, accusés de braquage. Malgré son grand âge et un mauvais état de santé, tous les pourvois contre la détention de Bonanno ont été rejetés.

Quelques-uns des prisonniers énumérés ici ainsi que Lambros Fountas, assassiné par les flics lors d’un échange de coups de feu, sont mentionnés en permanence par la police et les médias en rapport avec la date du 17 novembre 1995. En 1995, après les traditionnelles émeutes, la police avait rompu la franchise universitaire et s’était précipitée dans l’université Polytechnique. Lors de cette intervention que 400 personnes avaient été arrêtées, et les autorités ont cherché parmi elles un noyau qui serait responsable des attaques de ces dernières années."

http://non-fides.fr/?Grece-la-situation-des-compagnons

Bla bla bla... (sur la manif du 4 septembre)

Bla bla bla...

Après s'être indignés tout l'été des saloperies racistes du Pouvoir en lisant Libé sur Paris Plage, la Gauche est aujourd'hui dans la rue pour fêter la République et se racheter une bonne conscience.

Fêter la République ?

Celle qui écrasa les communards en 1871, celle qui s'enrichit sur le dos des colonies, celle qui vota les pleins pouvoirs à Pétain (quand nos républicains parlent de « retour à Vichy »), et en fin de compte cette même république dont les dirigeants élus démocratiquement ont tous développés des politiques racistes … ?

Plutôt crever.

Manifester « contre la xénophobie d'État » avec des partis visant à prendre le pouvoir, déjà c'est une blague. Alors quand en plus s'ajoutent au cortège la Cimade et France Terre d'Asile, qui gèrent des centres de rétentions ; la CGT qui a expulsé en juin 2009 les sans papiers qui occupaient la Bourse du Travail ; et enfin le Syndicat de la Magistrature (une expulsion, c'est pas une décision de Justice ?), ça devient carrément dégueulasse.

Contre l'indignation.

Tout ce que la Gauche a à proposer, c'est l'indignation et la manif soupape pour mendier de misérables réformes ; là où pourrait s'organiser de la solidarité et des luttes. Expulsions de camps, de foyers ou d'individus, rafles quotidiennes, c'est arrivé près de chez toi et ça s'arrêtera pas en fêtant la République.

Pour la Révolte.

Y a pas de secret, seules des luttes sans médiations et des solidarités concrètes viendront à bout de ce monde de frontières et de mort.

À quand la fin des Républiques,
de la Justice et du Travail ?


[trouvé lors des manifs contre "la xénophobie d'Etat" le 4 septembre]

PDF : http://nantes.indymedia.org/attachments/sep2010/tract.pdf

http://nantes.indymedia.org/article/21543

Gênes - Engin incendiaire contre une fourgonnette de la police, contre les prisons

"Le 14 août à Gênes, un boitier contenant 3 litres d'essence a été placé puis mis à feu sur le toit d'une station mobile de la police (fourgonnette) garée dans le port, sur la zone d'embarquement Traghetti, en solidarité avec les prisonniers qui luttent à Marassi et dans toutes les autres prisons.

informa-azione, Mer, 01/09/2010 "

http://pagheretetutto.blogspot.com/2010/09/genes-engin-incendiaire-contre-une.html

Minsk (Biolérussie) : attaque anarchiste incendiaire contre l’ambassade russe

"Biélorussie : l’ambassade russe attaquée

AFP, 31/08/2010 | 11:17

Des malfaiteurs ont jeté hier soir deux cocktails Molotov sur l’ambassade de Russie à Minsk, la capitale du Bélarus, alors qu’un climat de tensions règne entre les deux pays, a indiqué un porte-parole de la représentation diplomatique russe.

"Pour l’instant nous ne faisons aucun commentaire sur cet incident. Nous menons une enquête", a déclaré le porte-parole. "Nous considérons cet incident comme un acte révoltant visant (...) à introduire dans les relations bilatérales des tensions et de la méfiance", a pour sa part réagi le ministère russe des Affaires étrangères dans un communiqué qui réclame une "enquête minutieuse". Selon un responsable de la police de Minsk, une voiture a brûlé après avoir été touchée par un projectile incendiaire.

"C’est avec inquiétude et indignation que nous avons appris qu’il y avait eu cet incident à l’ambassade de Russie", a souligné Andreï Savinykh, un porte-parole de la diplomatie du Bélarus. "C’est un acte criminel de vandalisme orientée contre les relations Russie-Bélarus", a-t-il ajouté, alors que les relations entre les deux pays sont tendues depuis plusieurs mois.

Des anarchistes derrière l’attaque contre l’ambassade russe

Courrier international, 03.09.2010

Un groupe d’anarchistes biélorusses dénommé "Amis de la liberté" a revendiqué l’attaque aux cocktails Molotov contre l’ambassade de Russie à Minsk, survenue dans la nuit du 30 août. "Nous exprimons par cette action notre colère et notre protestation contre les arrestations et les répressions des militants russes qui ont défendu la forêt de Khimki à Moscou" contre un projet de construction d’une autoroute, ont-ils expliqué dans une déclaration publiée sur le site Indymedia Belarus, une plate-forme d’informations de la gauche radicale."

http://cettesemaine.free.fr/spip/article.php3?id_article=3432

Tacoma (USA) - Des anarchistes attaquent deux banques

"social rupture

30/08/2010 - Le communiqué:

"Une banque a été attaquée et une autre sabotée à Tacoma, Etat de Washington.
L'une d'elle est la Wells Fargo, principal investisseur du Groupe GEO et du Northwest Detention Center, un camp pour immigrés qui trône confortablement près des apparts du bord de mer. L'inscription "Pas de prisons" accompagnée d'un A cerclé a été peinte sur la façade du bâtiment et trois vitrines brisées. Un DAB de la Bank of America a été bouché à la glue.
Bank of America est l'un des trois principaux conseillers financiers (avec Merrlin Lynch et Barclays Int.) du Groupe GEO Corp.

En solidarité avec tous les prisonniers, dans toutes les prisons, pour la destruction du monde-prison

Des anarchistes. "

http://pagheretetutto.blogspot.com/2010/09/tacoma-usa-des-anarchistes-attaquent.html

Villeparisis (Seine et Marne) : des policiers en civil agressés en terrasse

"Le Parisien | 04.09.2010, 07h00

Cinq fonctionnaires de la police aux frontières (PAF) ont été agressés jeudi à 21 h 30, place du marché à Villeparisis, alors qu’ils étaient en civil. Trois sont blessés. Ces policiers, qui travaillent à l’aéroport de Roissy, n’étaient pas en service. Ils prenaient un café en terrasse. Au cours de la conversation, ils ont évoqué leur vie professionnelle. Alors qu’ils allaient remonter dans leur voiture, deux jeunes les ont interpellés. « Vous êtes des flics, vous n’êtes pas chez vous ici », ont-ils hurlé.

Une quinzaine d’assaillants

Les policiers ont tenté de les calmer, mais l’un des agresseurs s’est mis à siffler. Une quinzaine d’autres jeunes sont alors arrivés et ont roué de coups les fonctionnaires. L’un d’entre eux a eu un poignet cassé et bénéficie d’un arrêt de travail de quarante-cinq jours, un autre a eu le nez cassé, un autre l’arcade sourcilière ouverte. Ils ont malgré tout pu appeler leurs collègues de Villeparisis. Lorsque ces derniers sont arrivés en renfort, les agresseurs se sont enfuis. Personne n’a été interpellé. L’enquête a été confiée à la sûreté départementale. « Il y en a vraiment ras-le-bol, la situation devient très grave », s’insurge Bruno Machet, le secrétaire général départemental de l’Unsa police. On se fait maintenant agresser en dehors de l’exercice de nos fonctions. L’Etat doit réagir. »"

http://cettesemaine.free.fr/spip/article.php3?id_article=3439

vendredi 3 septembre 2010

Sortie du n°3 de la revue "A corps perdu"

"Le numéro 3 de la revue anarchiste internationale "A corps perdu" est paru en septembre 2010. Il fait 96 pages brochées, coûte 3 euros l’un et 10 euros les cinq. On peut le commander (envoyer un chèque à l’ordre de "Ce") à cette adresse :

A corps perdu
21ter, rue Voltaire
75011 Paris


Voilà son sommaire :

Oui, mais...
* Au centre du volcan [nouvelle traduction] (p4)
* Le sol instable du néant (p13)

Dossier Insurrection

* En guise d’introduction (p18)
* Quatorze points sur l’insurrection (p23)
* La révolte incendiaire de novembre 2005 en France
et l’hypothèse insurrectionnelle (p36)
* La grèce rebelle : (p51)
Les sentiers de la révolte de décembre 2008 (p52)
Voyage au coeur d’une possibilité (p61)
* Bolivie & Argentine : soulèvements et contradictions populaires (p68)

Commentaires déplacés
* L’insurrection qui vient (p88)

NB : A Bruxelles, on peut la trouver au local Acrata (32 rue de la Grande Ile), à Paris à la Bibliothèque Libertad (19 rue Burnouf, 19e les mardis de 17 à 20h), à Zürich à la Bibliothek Benzino (Binz, Uetlibergstr. 111a) et à Berlin à la Buchladen Schwarze Risse (Gneisenaustr. 2a. 10961).

NB2 : on peut lire les précédents numéros en PDF et en plusieurs langues ici :
http://acorpsperdu.wikidot.com"

Chili : lettre de Rodolfo el Garza Retamales depuis la prison de haute securité

"Voici une lettre de Rodolfo Retamales, détenu en prison de haute sécurité (Carcel de Alta Seguridad) et incarcéré préventivement pour 180 jours, accusé d’association illégale et terroriste et arrêté, ainsi que 13 autres compagnons du Chili le 14 août par les diverses polices anti-terroristes (GOPE, LABOCAR, Inteligencia de Carabineros) dans le cadre de l’affaire dite des « caso bombas » menée par le procureur Alejandro Peña qui centralise les enquêtes sur les attaques anarchistes. « caso bombas » (littéralement « l’affaire des bombes ») est l’appellation médiatico-policière pour une série d’attaques à la bombe contre des banques, les bureaux de compagnies internationales, des ambassades, des églises et des commissariats, la plupart situés à Santiago. Le seul accident mortel fut la mort d’un anarchiste, Mauricio Morales, tué par sa bombe qu’il transportait à vélo. Retamales a été présenté dans les médias chiliens comme le « leader » de l’« organisation ».

Le 14 août, à 6h40, ma maison a été perquisitionnée par les flics du Dipolcar et du Gope, à la recherche de preuves et m’accusant d’être le leader d’une association terroriste illicite, le mandat fut signé par le procureur dans le cadre de l’enquête dite « caso bombas » .

Avec le passage des heures et après avoir été tabassé par la police du Dipolcar et par l’officier Segis Sostomo du RP 3239 du 30ème commissariat de police, j’ai appris que même la maison de mes parents avait été soumise à des perquisitions, aussi bien que trois centres sociaux et 12 maisons de compagnons dans différentes municipalités entre Santiago et Valparaiso, 14 arrestations, tous accusés de faire partie d’une cellule anarchiste avec deux leaders, deux personnes chargées du financement et dix membres opérationnels, tout cela dans l’imagination sinistre du procureur Peña. Avant même la formalisation des charges, nous les hommes avons été transférés à la prison de haute sécurité (C.A.S.) et les femmes au Centro de Orientation Femenina, tous placé à l’isolement.

Mardi 17 août, une audition a eu lieu pour formaliser la situation, c’est là que nous avons pu entendre les preuves contre nous : les écoutes téléphoniques, des photos, des vidéos, des vêtements examinés et une surprise. Il apparu qu’il s’agissait du personnage connu sous le nom d’El Grillo, qui a collaboré et s’est offert à l’accusation comme témoin, pointant le doigt dans ses confessions sur quelques personnes - qui ont été arrêtées - et qui selon lui, sont responsables d’un certain nombre d’actes de sabotage.

Pour ceux qui ne connaissent pas, ce personnage a été arrêté le 31 décembre 2008 pour avoir essayé d’assassiner sa femme, Candelaria, aujourd’hui accusée d’association terroriste illicite. Au moment de l’arrestation, Fuentes, alias El Grillo [le cricket], a dit au procureur Armendariz, qu’il avait, avec Candelaria et trois autres personnes, fabriqué et placé des bombes et qu’il savait qui étaient les responsables des actes de sabotage, dans une tentative évidente de nettoyer son image et de se faire passer pour un acteur important de la lutte sociale.

Lors de l’audition, les heures ont passé, quinze au total, et nous avons appris une quantité énorme des faux arguments de l’accusation, qui se contredisent eux-mêmes, provoquant un sourire des geôliers eux-mêmes tout au long du spectacle médiatique. Malgré la somme substantielle d’arguments présentés par les avocats de la défense, qui ont discrédité les preuves de l’accusation en démontrant les incohérences, la pression du Gouvernement par le Ministère de l’Intérieur pouvait être ressentie.

Au final, huit des quatorze restent en prison. Le pouvoir a joué toutes ses cartes et son sinistre avocat-star ne pouvait être vu sous une mauvaise lumière devant le public.

Maintenant, de nouveau, je me retrouve allant le long de ces couloirs pleins des jeunes qui remplissent les murs des prisons chiliennes, parce que c’est pour eux qu’elles ont été construites, pour accommoder et dissimuler l’injustice sociale, la pauvreté et l’inégalité de ce système où les riches deviennent plus riches et où les pauvres doivent se contenter des miettes que les patrons leur accordent.

En écoutant la radio à laquelle je participe, je remercie et apprécie le soutien qu’ils m’ont apporté depuis le premier jour de mon arrestation. Vous serez sous le feu, d’ici, toute ma solidarité et ma force. Un baiser à chacun d’entre vous... à tous les programmes que nous entendons, aux gens glorieux de La Victoria et leurs voisins, un baiser à mon fils et à ceux qui ont montré de la solidarité avec affection.

Rodolfo el Garza Retamales"

http://cettesemaine.free.fr/spip/article.php3?id_article=3428

Gênes (Italie) : engin incendiaire solidaire contre un poste de police

"D’un mail anonyme :

"Le 14 août à Gênes, a été placé et allumé un bidon avec 3 litres d’essence et mèche sur le toit d’un poste mobile de police garé dans le port, zone d’embarquement Traghetti, en solidarité avec les prisonniers qui luttent à Marassi [nom de la prison de Gênes, Ndt] et dans toutes les autres prisons"

Traduit de l’italien, de informa-azione, Mer, 01/09/2010 - 21:59"

http://cettesemaine.free.fr/spip/article.php3?id_article=3429

mercredi 1 septembre 2010

Chanson yiddish

video

50 000 visons libérés en Grèce

"26.08.2010 – Heliodendro, Kastoria (Grèce)

Une des plus grandes fermes de visons a été frappée dans notre première nuit d’action. Toutes les cages emprisonnant les animaux dans les 37 hangars de la ferme ont été ouvertes et les machines sabotées.

Afin que les animaux puissent s’échapper le grillage a été coupé et les deux barrières ouvertes en brisant les verrous (en utilisant les outils du fermier).

Deux heures et demi de travail et nous avons pu nous enfuir, aux côtés de milliers de visons (selon les médias, 50.000 ont été libérées).

27.08.2010 – Kaloneri, Siatista (Grèce)

Une autre ferme de visons a été notre cible pour la seconde nuit d’action, cette fois près de la ville de Kaloneri, une route où l’on peut facilement voir 10 fermes. 8 hangars pleins d’animaux ont vu leurs cages ouvertes en seulement dix minutes.

Avant de partir, nous avons ouvert une barrière afin de permettre aux animaux de courir vers la liberté (selon les médias, 2.000 visons ont été libérés).

Dans les deux cas, nous vérifié avec précaution les fermes pour savoir comment organiser une action rapide et plus sûre.

Avec ces actions nous avons décidé de frapper l’industrie de la fourrure et particulièrement les dégoûtantes « villes à fourrure » de Siatista et Kastoria, infesté par des centaines de magasins de fourrures.

Libérer des animaux des cages est une manière de mettre nos idées en pratique.

Sans distinguer les espèces, la race, le genre ou les préférences sexuelles, nous nous opposons à l’oppression, l’exploitation et l’emprisonnement que cette civilisation a créé pour tout être vivant.

Dans ces jours désespérés, nous tendrons toujours vers la liberté. Mange vegan sur les barricades !

A.L.F."

http://laterredabord.fr/?p=6308

Gennevilliers : trois policiers victimes d'un guet-apens

"Trois policiers ont été agressés par une trentaine de personnes qui les ont attaqués avec des pierres dans la nuit de mardi à mercredi, cité du Luth à Gennevilliers (Hauts-de-Seine). L'un des fonctionnaires a été assez sérieusement blessé. «C'est clairement un guet-apens», a déclaré Brice Hortefeux, le ministre de l'Intérieur, qui a fait le déplacement mercredi après-midi au commissariat de Colombes, où sont affectés ces policiers.


Selon Laurent Arnaudas, le secrétaire départemental du SGP 92, ce guet-apens pourrait avoir un lien avec une interpellation survenue dans l'après-midi précédant l'agression. Vers 17 heures, une patrouille à pied avait déjà été agressée. D'après les témoignages, un jeune en moto leur aurait foncé dessus. Le jeune a finalement chuté avant d'être rattrapé et interpellé. Aussitôt une trentaine de personnes avaient pris à partie les fonctionnaires qui ont dû faire usage d'une grenade lacrymogène pour les disperser.

«Une cinquantaine de pavés autour du véhicule»

Selon les premiers éléments, les trois policiers, membres du commissariat de Colombes (Hauts-de-Seine), ont été pris à partie en début de nuit aux abords de la cité du Luth, alors qu'ils intervenaient sur un feu de véhicule situé sur un chantier. Alors que deux des trois fonctionnaires étaient partis en direction de l'incendie, le troisième, resté dans le véhicule, a été violemment agressé par une trentaine de personnes munies de pierres et de pavés.

«Les deux autres policiers sont aussitôt revenus en renfort, mais ils ont été victimes eux aussi de jets de projectiles», a raconté une source policière, en précisant que les agresseurs avaient réussi à prendre la fuite. Touché au visage et victime de multiples contusions, le policier blessé dans le véhicule a été transporté à l'hôpital. Il a pu ressortir en fin de matinée ce mercredi. «On a retrouvé une cinquantaine de pavés autour du véhicule, qui a été complètement détruit», a ajouté cette source.

Dans la foulée, deux jeunes ont été interpellés à proximité en possession d'un bidon pouvant contenir de l'essence. Ils ont été placés en garde à vue. L'enquête a été confiée à la brigade de sûreté urbaine de Gennevilliers.

Extension des peines-planchers aux auteurs de violences aggravées

«C'est totalement inadmissible», a réagi Brice Hortefeux, confirmant ce qu'avait annoncé le président de la République le 30 juillet à Grenoble après des tirs à balles réelles contre des policiers. Le président avait déclaré : «Dès le 7 septembre prochain, les peines plancher seront désormais étendues à toutes les formes de violences aggravées c'est-à-dire notamment les violences sur des personnes dépositaires d'une autorité publique». Il avait aussi demandé «l'instauration d'une peine de prison incompressible de 30 ans» pour les assassins de policiers ou de gendarmes, ce qu'a également confirmé le ministre de l'Intérieur à Colombes.

Le ministre qu'elle serait proposée lundi et mardi prochains, par le biais d'amendements, lors de l'examen de la loi d'orientation et de programmation de la performance de la sécurité intérieure (Loppsi 2)."

Source

Gradisca d’Isonzo (Gorizia, Italie) : et une nouvelle évasion collective !

"Salutations au Préfet

Le nouveau préfet de Gorizia, qui a pris ses fonctions avant-hier, avait déclaré vouloir visiter rapidement le CIE (centre d’identification et d’expulsion) de Gradisca. Pour « me rendre compte personnellement de la situation » avait-il expliqué aux journalistes. La visite promise, le Préfet ne l’a pas encore effectuée, mais probablement qu’en 2 jours il a déjà compris que le centre sera l’un de ses principaux casse-têtes.
Rien que hier soir, les retenus sont montés à 30 sur le toit et 13 d’entre eux, du toit, ont tenté le bond vers la liberté. Selon certaines agences de presse, le feu aurait également été mis à des matelas..

Des 13 qui ont tenté l’évasion, 5 ont été repris, certains immédiatement aux alentours et un, selon la version donnée par la préfecture dans les heures qui ont suivi, près de la gare qui est juste de l’autre côté du fleuve Isonzo. 8, en revanche, se sont évanouis dans la nature.
De leur côté, les policiers de garde au centre ont également voulu montrer au préfet de quel bois ils étaient faits, non pas en sautant vers la liberté, évidemment, mais en massacrant de coups un des retenus qui avait essayé de s’évader.

Traduit de l’italien, de macerie @ Agosto 28, 2010"

http://cettesemaine.free.fr/spip/article.php3?id_article=3423

Dijon : incendie d’un camion de l’AP en juin dernier

"Fin juin, un des fourgons de l’AP (Administration Pénitenciaire) de la maison d’arrêt de Dijon a été cramé. (parking de l’AP, visible des cellules). Contre toutes les formes de surveillance et de contrôle, à l’intérieur (taules, hôpitaux psychiatriques...) et à l’extérieur de ces murs créés pour isoler et broyer des vies. (contrôles judiciaires, bracelets électroniques, semi-liberté ou peines avec sursis),

Et contre cette prison-ci en particulier, tout en sachant très bien que ce n’est qu’une petite vengeance, un début. A l’attaque de ce monde qui voudrait nous voir détruites ou à genoux. Pas de justice pas de paix !

des insoumises"

https://paris.indymedia.org/spip.php?article2851

Grèce : cinq voitures incendiées à Thessalonique

"AFP, 14:08 30/08/2010

Cinq voitures portant des plaques diplomatiques ont été incendiées à Thessalonique au cours du dernier week-end, a annoncé lundi la police grecque.

Des inconnus ont incendié deux voitures de la Banque de commerce et de développement de la mer Noire et trois véhicules appartenant aux consulats de Géorgie, d’Ukraine et des Pays-Bas.

Aucune victime n’est à déplorer, les attentats n’ont pas été revendiqués.

Les incendies de voitures portant des plaques diplomatiques sont fréquents en Grèce, ils sont souvent commis par des anarchistes."

http://cettesemaine.free.fr/spip/article.php3?id_article=3418

Solidarité avec les compagnons poursuivis par l'État chilien

"Depuis 2006 l'offensive anti-autoritaire a inclus dans ses méthodes l'attaque à l'engin explosif contre des édifices et des symboles du pouvoir. L'État et la presse l'ont baptisé «Caso Bombas».

Ne trouvant pas de responsables ils ont initié une persécution médiatique et politique contre des compagnons et des espaces qui diffusent publiquement des idées de liberté. Ils veulent les isoler et les fustiger pour faire peur à tous les exploités, avec pour but l'anéantissement de toute idée contraire à l'autorité. La presse a grossièrement préparé le scénario répressif, et le nouveau procureur Alejandro Peña a inventé l'existence d'une organisation illégale avec des chefs et des soldats, chose inexistante entre ceux qui haïssent tout type d'autorité et de hiérarchie.

Au cours de l'opération Salamandre, le 14 août, 17 lieux ont été perquisitionnés, parmi lesquels 3 espaces occupés, et 14 personnes arrêtées, accusées d'association illégale et terroriste et pour certaines d'entre elles, pose d'engins explosifs, risquant des peines allant jusqu'à vingt années de prison.

L'autorité qui poursuit nos compagnons est la même qui impose des conditions de vie misérables, qui réprime et assassine dans les territoires mapuche et partout dans le monde; et qui aujourd'hui veut modifier la loi anti-terroriste créée sous Pinochet pour que toute forme de protestation sociale soit brutalement punie. Son agitation répressive ne nous affaiblit pas, mais nous ne pouvons pas non plus rester paralysés: LA SOLIDARITE PEUT SE MANIFESTER SOUS UNE MULTITUDE DE FORMES, critiquer et désobéir à tout ce qui provient de l'autorité, informer et faire de l'agitation sur la situation des inculpés, mais avant tout, multiplier les expressions de conflit avec l'ordre social des puissants et propager par le fait les idées de liberté contre toute forme d'autorité.


Aiguisons la solidarité et la complicité comme arme
Contre la répression des puissants
Tant que la misère existe il y aura de la révolte
"