samedi 28 janvier 2012

[Les belles chansons de MPP] Pekatralatak - Le dernier calmé

video

Tous les camés cannés depuis tant d'années
Ou du fond du puit pour des années calmés
Maqués à la came, perdus dans une cave
Ou mort d'OD à force de roder de maraves
En vie dans le manque et mort d'un manque d'envies
Allez un dernier shoot avant une prochain rixe
Et un prochain fixe pour les derniers doutes
Il atteint la veine sans peine entre deux croutes
Toujours la misère entre le manque et l'OD
Pompe dans le bras embrasse la mort en jouant aux dés

Pas de voyages pas d'extases pas de rêves pas de bonheur
En manque t'es tout blanc
Ou encore plus blanc tu t'es manqué
A quoi ça sert de se tuer pour ne pas crever ?

Fumier en col blanc le nez poudré de blanc
Camé à la monnaie depuis qu'il est enfant
Surplombe le puit où croupit toute la misère
Il sème la guerre à la petite cuillère
Pour que les peuples en larmes lui sniffent des armes
Celui du fond du puit payera cash son gramme
L'argent injecté remontera jusqu'à la tête
Des peuples en larmes qui ainsi paieront leur dette
Il vend et fait acheter la mort à crédit
Dans ses veines une pompe à fric lui shoote l'esprit

Plein de voyages plein d'extases plein de rêves plein de bonheur
A la banque argent blanchi
Ou le blanc sur ton nez poudré
A quoi ça sert de se tuer quand ils veulent te faire crever ?

Mais déjà à moitié canné le dernier camé
Ne veut pas s'fignoler son ultime fix isolé
Sept ans de malheurs pour une seringue brisée
Valent mieux que dix secondes d'une longue éternité
Alors plutôt que de planter sa dernière veine
Il fusilla pompe et envies malsaines
Le dernier camé de came ne crèvera pas
Le dernier shoot c'est le col blanc qui l'aura !
Plus de pompes mais un fusil à canon scié
C'est d'une balle en pleine tête qu'il sera fixé

Plus de voyage plus d'extase plus de rêve plus de bonheur
Les camés scotchés à la colle blanche
Un jour shooteront les cols blancs
A quoi ça sert de se tuer
Alors qu'il y a tant de gens à flinguer ?

Procès de 4 retenus accusés d'avoir provoqué un incendie au centre de rétention de Saint-Jacques-de-la-Lande

" Après une première révolte collective en octobre, voici le premier incendie du centre de rétention de Saint-Jacques (à proximité de Rennes). 4 personnes étaient accusées, cette fois-ci, d'avoir mis le feu à une chambre.

Un procureur, un avocat, trois juges, quatre prévenus, sept membres éminents de la PAF (en civil) et un dizaine de soutiens militants s'étaient donnés rendez-vous cet après-midi pour une audience de folie : était jugé le premier incendie au centre de rétention de Rennes, qui a eu lien vendredi soir vers 22h50. Deux retenus sont jugés pour avoir tenté de s'évader, en plus d'avoir participé à la mise en route de l'incendie.

L'avocat des commence par demander à voir le film de vidéo-surveillance, seul élément de preuve dans ce dossier. Le président indique que ça n'est pas possible, que la salle est trop petite et pas équipée. Il propose de renvoyer l'audience, mais les prévenus ne semblent pas spécialement d'accord (ils craignent d'être envoyés en prison d'ici là). Suspension, le temps de permettre à l'avocat de garder les prévenus.

Reprise de l'audience : on va statuer aujourd'hui, conformément à la volonté des prévenus. L'instruction permet de faire apparaître :
- L'ampleur des dégâts : 6 500 € (on serait presque déçus).
- Le ton méprisant du président lorsqu'il s'adresse aux prévenus.
- La méconnaissance du même président des conditions de vie en rétention. Il ignore l'existence des téléphones portables : « vous dites avoir reçu un appel vous annonçant le décès de votre mère, ce qui vous a mis hors de vous, comment expliquez-vous alors que vous ne soyez pas sortis de votre chambre entre 22h22 et 22h44, heure à laquelle vous partez en courant ? » Il ignore l'existence de machines à laver : « Et dans l'espace pour laver vos vêtements, y a-t-il une bassine pour cela ? » Il pense que les conditions y sont dignes d'un hôtel 4 étoiles : « Et dans les sanitaires, avec les lavabos et les douches, n'y a-t-il pas de verre, seau ou tout autre récipient permettant de transporter de l'eau ? »
- La faiblesse du dossier. « Alors là on vous voit sortir de la pièce à 22h44, puis on voit des fumées émanant de cette même pièce à 22h47. Comment expliquez-vous cela ? - ... ? - C'est étrange, tout de même, vous ne trouvez pas ? »
- L'improvisation totale dans laquelle s'est déroulée l'enquête. « - Qui a pu mettre le feu, selon vous ? - Je sais pas ce qui s'est passé, j'y étais pas. Quand j'ai quitté la chambre, 5-6 personnes jouaient aux cartes, j'ai rien vu. Et là, on est que nous 4, je comprends pas. » L'explication viendra plus tard : ayant tardé à démarrer l'enquête (garde à vue lancées lundi et mardi), plusieurs des protagonistes avaient été relâchés, transférés ailleurs ou expulsés. On a pas pris la peine d'aller les rechercher ou de recueillir leur avis sur cette histoire.
- Une seule certitude : c'est Mickey qui a foutu le feu à la chambre. Le rapport de la police scientifique indique (pour unique conclusion), que ce sont les pages d'un Mickey Magazine qui ont brûlé en premier...

Le réquisitoire du procureur lui permet d'avancer sa thèse : les retenus se seraient concertés pour mettre le feu et faire diversion, tandis que deux d'entre eux tenteraient de s'évader. Cette thèse s'appuie sur de hautes considérations : le feu, en plus d'être un manifeste "trouble à l'ordre public", c'est dangereux et ça peut blesser des gens. Il ne s'est bizarrement pas dit qu'une institution au sein de laquelle il y avait eu 3 tentatives de suicide et quelques bras cassés (dans des altercations avec la police) en quelques mois, pouvait aussi être dangereuse, et qu'on devrait peut-être songer à fermer ce genre de choses.

L'avocat insiste sur le vide du dossier : aucune preuve du fait que l'un ou l'autre des prévenus ait tenté d'allumer ou d'attiser l'incendie. Des pièces partiales (compte-rendu de la vidéo de surveillance fait par des policiers, et le parti-pris se sent dans les termes utilisés). Une enquête bâclée (la piste du mégot mal éteint n'a jamais été explorée). Concernant la tentative d'évasion (qui, pour être poursuivie aujourd'hui, est qualifiée de "tentative de soustraction à une mesure de reconduite"), elle ajoute que poursuite ne sert qu'à aider le procureur dans sa tentative de trouver un récit cohérent et accusateur contre les 4 prévenus.
L'affaire est mise en délibéré.

Un prévenu est condamné à 5 mois de prison ferme pour avoir alimenté l'incendie. Deux autres prévenus sont condamnés à 2 mois de prison ferme pour la tentative d'évasion. Ces trois retenus écopent, en plus, d'une peine d'interdiction de territoire français (donc dans tout l'espace Schengen) de 5 ans. Le dernier est relaxé.

Tous avec Mickey : feu aux CRA ! "

http://nantes.indymedia.org/article/25031

Programme de février du local Le Rémouleur

Programme de février du local Le Rémouleur

jeudi 26 janvier 2012

[Toulouse] « Soit ils sont coupables et on doit le savoir avec l’ADN… »

"Pour Catherine Grèze, l’eurodéputée Verte-EELV qui écrit au ministre sur la détention provisoire des inculpé-e-s de Toulouse, le prélèvement ADN prouve … la culpabilité… :

« Je ne me prononce pas sur le fait qu’ils soient coupables ou innocents.
Je dis simplement que les chets d’accusation qui sont dans l’ordonnance de placement et qui font état d’ »ultragauche », mais qu’est ce que cela signifie ? on n’a rien d’autres dans cette enquête à ce jour.
Donc soit ils sont coupables et on doit le savoir avec l’ADN, soit ils ne le sont pas et qu’est-ce qu’ils font en détention provisoire ?
»

Avec des « soutiens » pareils …
[extrait sonore d'une video de France 3 midi-pyrénées 21 janvier 2012]"

http://cestdejatoutdesuite.noblogs.org/2012/01/25/soit-ils-sont-coupables-et-on-doit-le-savoir-avec-ladn/

Une libération c’est bien ! Maintenant on attend les autres

"Une libération c’est bien ! Maintenant on attend les autres.

Après deux mois de détention une des quatre personnes écrouées dans l’affaire de Labège a été libérée vendredi. Cette libération, inattendue, prouve encore la vacuité des charges qui pèsent sur les personnes mise en cause dans cette affaire.

« Affaire » qui consiste en une action de protestation ayant visé la direction départementale de la protection judiciaire de la jeunesse à Labège, cette institution qui sert de justification éducative à l’enfermement des mineurs dès l’âge de 13 ans. Depuis l’ouverture de 7 de ces établissements en 2007, suicides, mutineries, automutilations n’ont cessé de rappeler qu’il s’agit avant tout d’une prison avec son cortège de vexations. En mai 2011 l’établissement pénitentiaire pour mineur de Lavaur avait été agité par une émeute promptement matée par une équipe régionale d’intervention et de sécurité. Le 15 novembre 2011, armes au poing et cagoulés, une centaine de pandores avaient fait irruption dans 7 domiciles à Toulouse et ce de manière simultanée. C’était l’aboutissement de 4 mois d’enquête où tous les moyens techniques avaient été mis en œuvre pour identifier les coupables. Très vite il devient évident que le dossier est plus que vide, l’essentiel tenant à une présomption de culpabilité. Les mis en cause sont contre l’enfermement des mineurs, voire même ils et elles chercheraient à faire en sorte que ce monde change de bases. La machine répressive est bien rodée, elle fonctionne au quotidien sur diverses cibles qui toutes ont en commun d’appartenir au prolétariat. La surpopulation carcérale, que la construction régulière de nouvelles places ne résout (et ne résoudra) jamais, et les récents meurtres policiers sont là pour le démontrer. Cette incarcération est un épisode de plus dans cette logique. La dégradation programmée des conditions sociales d’exploitation de notre force de travail ne va pas arranger nos affaires.

La solidarité qui s’est déployée depuis deux mois tant financière que politique, a permis dans un premier temps que la détention soit plus vivable et nous rend plus fortEs. Elle n’est sans doute pas pour rien dans cette première libération et elle doit perdurer jusqu’à la libération des trois autres et l’arrêt total des poursuites. Des procès sont à venir, en mai pour refus d’ADN et à une date indéterminé sur le fond. Ce sont 6 personnes qui se trouvent mise en cause dans le cadre d’une instruction, qui n’étant toujours pas close, pourrait impliquer d’autres personnes. La machine répressive n’est pas une fatalité, nous pouvons l’enrayer aussi souvent qu’elle nous attaque.

Leurs matraques ne nous ont toujours pas fait taire… Ni marcher d’un seul pas et ce n’est pas prêt d’arriver, con.

http://pourlaliberte.noblogs.org/

nonalepm@riseup

CAJ c/o Canal Sud 40 rue Alfred Dumeril 31400 Toulouse

chèque à l’ordre de Maria"

indy

lundi 23 janvier 2012

Sortie de Pas de sushi, l’Etat geiger n°2

"Sommaire :

Edito—Pas de Sushi, l’Etat geiger —p.2

Sur Fukushima :
• Le corium de Fukushima, description et données p.3
• Fission nucléaire à la centrale de Fukushima p.10
• Mortelle randonnée p.12
• La routine du désastre p.14

Le meilleur des mondes nucléaire :
• Le meilleurs des mondes nucléaire p.15

THT, Transports, camp de Valognes
• Rennes 20000 personnes contre le nucléaire p.16
• Sous les THT pique nique sous haute surveillance p.16
• Rennes : le bidon radioactif était bidon p.17
• Des trains radioactifs sur nos lignes p.18
• Quatre précisions sur l’appel à bloquer le « train train » nucléaire de Valognes p19
•Notes sur l’appel au camp de Valognes et ses suites p.20

Aux origines de la Hague :
• Aux origines de La Hague p.28

Réflexions :
• Comme dix-mille soleils p.31

Contre le TGV et son monde :
• Et si on prenait le temps p.35
• Lutte anti-TGV en Val de Suse p.38
• A sarà düra ! p.39

Vinci aménage, arrêtons le carnage ! p.43"

http://www.non-fides.fr/IMG/pdf/pas-de-sushi-2.pdf

Bonne et mauvaise nouvelle dans l’affaire du saccage de la PJJ de Labège

"Exceptionnellement encore, nous publions sur ce site des articles des médias. Voila ce qui arrive lorsque la communication publique autour d’une situation répressive frappant des camarades de lutte se cantonne à être inefficace [1], effrayée [2] et hésitante. On finit par apprendre les nouvelles, bonnes ou mauvaises à travers la presse policière et bourgeoise.

Un des quatre camarades incarcérés dans le cadre de l’affaire du saccage de la PJJ de Labège a été libéré il y a quelques jours. Nous ne savons pas si lien de cause à effet il y a, même si nous nous doutons bien que oui, et nous ne savons pas qui en porte la responsabilité, mais de bien sombres arcanes se révèlent au même moment que cette bonne nouvelle. Une députée européenne d’Europe-Ecologie-Les-Verts s’est lancée dans une campagne publicitaire en « soutien » aux camarades incarcérés sous la bannière de la liberté d’expression si chère à la bourgeoisie, avec le vocabulaire habituel de ce genre de crapules citoyennes : dérive, délit d’opinion, droits de l’homme, lettre au Garde des Sceaux etc. Elle n’oublie pas de condamner, « bien entendu », le saccage. On peut se questionner sur le moyen utilisé par cette eurodéputée pour accéder au dossier et pouvoir ainsi l’instrumentaliser pour sa carrière politique. Rappelons qu’un dossier n’est théoriquement accessible qu’à la justice et la police (qui en sont les auteurs) et aux inculpés et leurs avocats (tenus de respecter les choix de leurs clients).

Nous espérons donc, que l’affaire de Labège ne se dirige donc pas, comme s’en inquiètent avec raison les compagnons des Brèves du Désordre, vers un nouveau Tarnac. La balle est maintenant dans le camp des inculpés et de leurs proches soutiens de s’exprimer contre ces faux-amis politiciens, car qui ne dit mot consent, et parce que lorsque des défenseurs de l’existant se métamorphosent opportunément en défenseurs des révolutionnaires réprimés, l’expérience nous a toujours montré qu’il fallait vite couper la tête de l’anguille sous la roche.

Rappelons-nous que la solidarité révolutionnaire s’exprime d’abord contre l’existant et avec la lutte (individuelle ou collective) de ceux qui sont tombés qu’avec les cas individuels de chaque inculpés et en dépit de la question de leur innocence ou de leur culpabilité que nous laissons au pouvoir ; encore moins contre d’hypothétiques mesures d’« exception », car combattre l’exception c’est valider le reste du système judiciaire qui dans toute sa quotidienne banalité ne cessera jamais de broyer, tuer, mutiler et humilier au service de la société.

Solidarité donc avec tous ceux qui luttent contre la prison à l’intérieur et à l’extérieur, et mort au pouvoir !"

Suite : http://non-fides.fr/?Bonne-et-mauvaise-nouvelle-dans-l

dimanche 22 janvier 2012

Un inculpé de toulouse en liberté

"L’un des quatre inculpés de Toulouse a été libéré.

Plus d’infos bientôt."

http://pourlaliberte.noblogs.org/

jeudi 19 janvier 2012

Paris : Deux comparutions immédiates suite à la manif devant le centre de rétention

"Les 3 personnes mises en garde à vue suite à la manifestation du 14 janvier ont été remises en liberté [à l’issue des comparutions du lundi 16 janvier] Liberté sous contrôle judiciaire avec pointage au commissariat toutes les semaines et interdiction du 12e arrondissement.

Ils passeront en procès le 27 février. Le mineur passera devant le juge pour enfants."

de ci de là

Fleury-Mérogis : beau comme un atelier de prison à 400 000 euros qui flambe

"Un incendie à Fleury-Mérogis

AFP, 02/01/2012 à 12:52

Un incendie a détruit ce matin les ateliers d’un bâtiment de la maison d’arrêt de Fleury-Mérogis, dans l’Essonne, sans faire de blessés.

Selon les pompiers de l’Essonne, l’incendie a démarré vers 9 heures. Une source syndicale a précisé que le feu, éteint vers 11h30, a détruit les ateliers du bâtiment D5 de la prison. Environ 150 détenus y travaillaient au reconditionnement de bijoux fantaisie et ont été évacués. Un détenu et une surveillante ont été incommodés par les fumées et transportés vers l’hôpital.

L’origine du feu n’avait pas été déterminée lundi en fin de matinée. Le bâtiment D5 doit être rénové à partir du mois de février, dans le cadre d’un réaménagement de la maison d’arrêt.

L’incendie de l’atelier de la prison était d’origine criminelle

Le Parisien | Publié le 18.01.2012, 07h00

Les analyses ont parlé. L’incendie qui a ravagé un atelier situé dans le bâtiment D5 de la maison d’arrêt de Fleury, le 2 janvier, s’avère être d’origine criminelle. Des traces d’un produit accélérant les flammes ont été trouvées à l’endroit du départ du feu...

Retour sur l’incendie de l’atelier de la prison de Fleury Mérogis

Mag du 91, Mercredi, 18 Janvier 2012 10:00

Selon les analyses, l’incident serait bien d’origine criminelle. Des traces d’un produit enflammable ont été détectées sur place. Pour le moment en revanche, les enquêteurs n’ont pas de suspect, difficile en effet de savoir d’où vient la substance utilisée pour déclencher le feu. Pour la maison d’arrêt le préjudice est estimé à près de 400 000 euros."

http://cettesemaine.free.fr/spip/article.php3?id_article=4689

[Brochure] De l’esclavage au salariat, deux facettes d’une même exploitation

"Cette brochure est un recueil de textes divers qui analysent de manière critique le passage de l’esclavage à l’exploitation salariée. Ils tirent leurs réflexions de contextes différents, que ce soit la Russie en 1861 ou les Etats-Unis en 1988. Ils tentent de montrer que l’abolition de l’esclavage n’a pas été qu’une tentative humaniste mais a surtout été une manière de changer le mode d’exploitation de ceux qui devinrent de véritables esclaves salariés tout en présentant une soupape de sécurité en réponse à des troubles croissants."


http://infokiosques.net/spip.php?article885

[Affiche] Le Travail libère-t-il ?

"Le travail pénètre et détermine toute notre existence. Le temps coule impitoyablement à son rythme alors que nous faisons la navette entre d’identiques environnements déprimants à une allure toujours croissante. Le temps de travail… Le temps productif… Le temps libre… La moindre de nos activités tombe dans son contexte : on considère l’acquisition de la connaissance comme un investissement pour une carrière future, la joie est transformée en divertissement et se vautre dans une orgie de consommation, notre créativité est écrasée dans les limites étroites de la productivité, nos relations -même nos rencontres érotiques- parlent la langue de la performance et de la rentabilité… Notre perversion a atteint un tel point que nous recherchons n’importe quelle forme de travail, même volontairement, pour remplir notre vide existentiel, pour « faire quelque chose ».

Nous existons pour travailler, nous travaillons pour exister.

L’identification du travail avec l’activité humaine et la créativité, la domination complète de la doctrine du travail comme destin naturel des humains a pénétré notre conscience à une telle profondeur que le refus de cette condition forcée, de cette contrainte sociale, semble être devenu un sacrilège pour le concept même d’humanité.

Alors n’importe quel travail devient meilleur que pas de travail du tout. Ceci est le message répandu par les évangélistes de l’existant, sonnant les trompettes pour la course à la compétition toujours plus frénétique entre les exploités pour quelques miettes tombées de la table des patrons ; pour l’instrumentalisation et le nivelage complet des relations sociales en échange d’un peu de travail misérable dans les galères de la survie.

Ce ne sont pas, cependant, seulement les conditions générales de travail qui créent l’impasse. C’est le travail comme une totalité, comme un processus de commercialisation de l’activité humaine qui réduit les humains à des composants vivants d’une machine qui consomme des images et des produits. C’est le travail comme condition universelle dans laquelle les relations et la conscience sont formées, comme la colonne vertébrale qui maintient et reproduit cette société basée sur la hiérarchie, l’exploitation et l’oppression. Et en tant que tel, le travail doit être détruit.

Alors nous ne voulons pas simplement devenir des esclaves plus heureux ou de meilleurs managers de la misère. Nous voulons redonner son sens et son essence à l’activité humaine et à la créativité en agissant ensemble, conduits par la recherche de la joie de la vie à travers la connaissance, la conscience, la découverte, la camaraderie, la solidarité.

Pour la libération individuelle et collective …
Libérons-nous du travail

Liberté pour l’anarchiste Rami Syrianos
Solidarité avec le compagnon Kleomenis Savanidis

Collaboration solidaire Athènes/Thessalonique, 17/01/2012.

Affiche traduite par nos soins de l’anglais de Angry news from around the world
Note de Non Fides : L’anarchiste Rami Syrianos est actuellement emprisonné en attente de son procès pour l’expropriation de l’argent d’une entreprise étatique de vente aux enchères, ainsi que le compagnon Kleomenis Savvanidis, accusé dans la même affaire. Date du procès : 18 janvier 2012, Thessalonique"


http://www.non-fides.fr/?Le-Travail-libere-t-il

dimanche 15 janvier 2012

Abri de chasse démolis dans la forêt de Rambouillet

"Dans la nuit du 31/12/2011 au 01/01/2012, dans la forêt de Rambouillet près de Paris, les activistes français ont visité une partie de la forêt dédiée à la chasse.

Les chasseurs louent les sièges de chasses au propriétaire du terrain qui est grillagé pour empêcher les animaux de sortir. Nous avons coupé les barbelés pour permettre aux animaux de s’enfuir et détruit 4 sièges de chasse. L’un d’entre eux a été jeté dans la rivière en contrebas.

L’ALF français souhaite une joyeuse nouvelle année à tous les activistes à travers le monde, à tous nos prisonniers et surtout aux animaux.

En mémoire de Barry Horne

ALF Français"

http://www.directaction.info/news_jan07_12.htm

Histoire d’une ballade au CRA de Vincennes

"A 16h c’était l’heure du rendez-vous à la station RER de Joinville-le-Pont pour un départ en manif sur le CRA de Vincennes. A ce moment-là on est bien 80 au jugé. Quelques flics qui se répartissent entre 2-3 bagnoles et bavassent paisiblement en nous regardant. Pas de CRS en vue …

On démarre direction la D4 banderole en tête, vers le Centre de rétention. Au niveau de la route de la Pyramide, qui remonte vers l’hippodrome et le CRA, on rencontre notre premier camion de CRS qui se déploient vite fait bien fait, pensant qu’à cinq on peut bloquer une chaussée rien que par la dissuasion. Manque de bol, même scénario qu’il y a deux ans, on aime pas qu’on nous dise où ilo faut aller, on prend la tangente, on poursuit sur l’Avenue des Canadiens au pas de course, à grands renforts de slogans et les flics sont débordés, écartés, dépassés ; un cycliste frénétique fait des allers-retours le long de la manif tandis que trois de ses copains affolés courent vers l’avant pour rejoindre la bretelle qui mène sur l’autoroute, la même où la manif de 2008 avait fini en joyeux bordel entre les voitures stoppées sur l’autoroute.

Seulement cette fois-ci on remonte l’avenue de Gravelle qui longe le CRA, et on se retrouve rapidement refoulés par quatre cars de robocops qui vomissent leurs occupants ; Des grenades assourdissantes sont tirées pour nous signifier qu’on ira pas plus loin que le pont au-dessus de l’autoroute. Côté flics on a un cames-COP qui filme, le même qui a sûrement permis aux flics de profiler plus tard, devant le centre.

Quelques slogans pour se faire entendre des détenus (et se faire détester des flics à qui on le rend bien) plus tard, on repart dans l’autre sens, suivis par un cordon bleu nimbé d’un fumigène rose du plus bel effet sur fond de soleil déclinant.

Retour sur la Route de la Pyramide, direction l’Hippodrome et le CRA. A l’Hippodrome c’était jour de courses, les camions repartent avec leur chargements équestres et l’aristocratie hippique quitte les lieux en sens inverse de notre défilé qui a grossi les rangs avec ceux qui avaient raté le début et ont rallié le CRA. On doit pas être loin de la centaine.

Devant le CRA on aperçoit l’armada de gardes mobiles qui défend la forteresse derrière une double rangée de barrières. Les grilles de l’Hippodrome sont surveillées par les vigiles qui les ferment rapidement. Le chemin vers le CRA ressemblant à une fourmilière de flics, on se déplace vers le parking de l’Hippodrome en même temps que des gardes mobiles qui, ayant compris qu’on allait pas rester à crier sagement face à eux, commencent à courir entre les voitures pour verrouiller la Route de la Ferme en face de nous. Un face à face musclé s’engage, un garde mobile se prend un coup de savate sous la banderole, des coups de matraque fusent, des crachats, insultes et bousculades y répondre de notre côté, un caillou vole.

A 17h une poignée de gardes mobiles finissent de verrouiller la Route de la Ferme d’un côté tandis qu’un mouvement rapide s’engage pour s’extraire par l’autre côté où les bataillons du CRA se déploient à leur tour pour nous couper toute retraite. La manœuvre réussit pour une poignée qui s’échappe, les gazeuses rentrent en action, asphyxiant tout le monde : une centaine de manifestants reste coincée, encerclée par un nombre impressionnant de gardes mobiles (facilement 100 à 150). On continue les slogans un temps, on jauge la situation …

Finalement un groupe de civils entourant le chef des opérations commence à scruter les manifestants, très visiblement à la recherche d’individus ciblés d’après la vidéo tournée auparavant et des observations des flics durant la manif. Le manège dure un quart d’heure et c’est le même scénario qu’à Stalingrad lors du G8 : ils vont à la pêche en fonçant dans le tas avec quelques gardes mobiles, distribuant des petis coups de matraques et des coups de poings jusqu’à ce qu’ils aient attrapés ceux qu’ils ont ciblés. Le manège se répète un peu plus tard, un copain est attrapé par dessus le capot d’une voiture, tiré vers l’arrière et emporté. Il se débat, tentant de s’échapper vers le toit de la camionnette où ils essaient de l’embarquer. Le troisième coup, le copain est pas mal rudoyé à son tour. Apparemment ils ont ce qu’ils veulent : ils arrêtent leurs petites incursions.

Finalement un cordon bleu vient nous séparer en deux groupes, en coupant à la bousculade. Les slogans se poursuivent, on perd pas l’entrain même si l’ambiance est plus tendue. A 18h on nous embarque un par un dans les deux paniers à salade (la phrase du jour d’un des gardes mobiles : « voulez-vous bien me suivre ? »). Les bus démarrent vers 19h, au cours du trajet on refait la déco aux marqueurs.

Porte d’Aubervilliers, à 19h30, on commence à se demander où on va.

19h45 : on s’engage avec les bus dans une zone ferroviaire, au 2 rue de l’Évangile dans le 18ème arr., estampillée SNCF à l’entrée ; des véhicules de police garés le long d’entrepôts de fret, sur notre gauche et sur notre droite un bâtiment assez hallucinant, tout droit sorti de l’imaginaire carcéral : un long bâtiment de 100m de long surmonté, à 10m au-dessus, d’un large toit comme ceux qui abritent les quais de gare, le tout entouré d’une grille surmontée d’un barbelé en lames de rasoir. Dans la cour, une vingtaine de policiers arnachés de leurs tenues anti-émeutes attendent les bus et forment une haie d’honneur jusqu’à la porte du comico. Du second bus on voit les copains refuser tout d’abord de sortie puis sortie en chaîne au bout d’un certain temps (20h20 à peu près). Ils sont fouillés, interrogés chacun leur tour, un certain nombre de portables confisqués, puis les militants [Pas sûr que ce terme de limitant soit très approprié... DNMPP] parqués plus loin derrière des barrières. On apprend également que ceux qui avaient été extraits de la manif devant le CRA sont en garde à vue. Mais l’ambiance est toujours bonne, on rit, on plaisante, on scande, on tape sur les parois et on discute.

Notre tour arrive au bout d’un temps considérablement long où la température du bus s’est nettement accrue et rend l’air étouffant. Il est près de 21h quand on nous gare dans la cour pour suivre le même scénario que l’autre bus. A la sortie on nous demande nos noms et prénoms et si on est majeurs, sans vérification des pièces d’identité. Nous veau profilage d’un flic genre pète-sec qui s’énerve facilement. Visiblement ils recherchent celui qui a mis un coup de tatane au flic asiatique [Gné ? NDMPP] qui s’est aussi pris des crachats en pleine gueule. Un copain est emmené à part et prend un crachat dans la gueule (la loi du talion n’a pas été abrogée faut croire).

Finalement, vers 21h50 les flics ont l’air de se rendre compte que 5h ça commence à faire beaucoup pour un contrôle d’identité. Le reste du second groupe qui n’a pas encore été interrogé et fouillé rejoint les autres derrière les barrières. La cour résonne de nos « Libertés, Libertés, ... » [Sans "s" pour nous, merci NDMPP]. On nous fait mine de sortir enfin vers 22h15, en traversant à nouveau un long double rang de policiers armurés. Au passage le flic asiatique [Gné ? bis NDMPP] chope un copain et le tire en arrière pour lui mettre un bon coup de pied (toujours le talion). On rattrape vite le copain, on gueule, ça bouscule mais on sort en criant de plus belle, avec l’envie d’en découdre une nouvelle fois.

22h20 : on est tous dehors sauf nos trois amis en garde à vue et nos amis sans-papiers qui nous ont confirmé qu’ils nous entendaient de l’intérieur.

Une fin de journée qui nous fera pas passer l’envie de continuer à manifester et crier :

Pierre par pierre, mur par mur, nous détruirons toutes les prisons !! Feu, feu aux Centres de Rétention !"

Paris - Discussion autour de l’enfermement des mineurs et de ses différents acteurs

"20‎ ‏nouveaux‭ “‬Centres éducatifs Fermés‭”‬, 13200‎ ‏nouvelles places de prison, encadrement militaire des mineurs...


Que ce soit des effets d’annonce ou pas de la part de l’État,‭ ‬on voit bien que la tendance générale qui se dessine c’est‭ ‬ :‭ ‬Enfermer toujours plus et toujours plus jeune. A l’école déjà les moyens de contrôle sont là,‭ ‬sous prétexte d‭’“‬éducation‭”‬,‭ ‬pour nous dresser et nous habituer dès le plus jeune âge à se soumettre à l’autorité.‭ ‬Par la suite,‭ ‬il nous faut filer droit dans la rue,‭ ‬et,‭ ‬au taf,‭ ‬travailler sans broncher pour un pauvre salaire.‭ ‬Parmi ceux qui n’acceptent pas ces règles,‭ ‬certains se font attraper et risquent la prison.

Pour les plus jeunes d’entre nous,‭ ‬le juge pour enfant pourra sanctionner par le placement en établissement Pénitentiaire pour Mineurs,‭ ‬en Centre éducatif Fermé,‭ ‬en Centre éducatif Renforcé,‭ ‬ou encore en taule dans les Quartiers pour Mineurs...‭ ‬Les éducateurs de la Protection Judiciaire de la Jeunesse prennent le relais :‭ ‬ils collaborent avec l’Administration Pénitentiaire pour‭ “‬ré-éduquer‭” ‬et surveiller les jeunes récalcitrants,‭ ‬poussant certains d’eux jusqu’au suicide.

Pour autant,‭ ‬certains leur donnent des barreaux à retordre :‭ ‬mutinerie,‭ ‬révolte collective ou individuelle,‭ ‬évasion...‭ ‬Ainsi,‭ ‬par exemple en mai‭ ‬2011,‭ ‬une mutinerie éclate à l’EPM de Lavaur près de Toulouse.‭ ‬Des cellules sont saccagées et l’Administration Pénitentiaire envoie ses supers-matons‭ (‬les ERIS‭) ‬casser la révolte.

Dehors,‭ ‬en solidarité,‭ ‬des actions sont menées,‭ ‬notamment le‭ ‬5‭ ‬juillet où le siège de la PJJ près de Toulouse est redécoré rageusement.‭ ‬Quatre personnes arrêtées le‭ ‬15‭ ‬novembre sont actuellement en détention,‭ ‬et deux autres dans le collimateur de la justice.‭ ‬Toutes sont accusées d’en être les auteurs. [1]

Parce que nous sommes solidaires des inculpés de Toulouse et de ceux qui luttent contre tous les enfermements,‭ ‬nous proposons de nous retrouver pour discuter de l’enfermement des mineurs et de ses différents acteurs,‭ ‬et des manières de s’y opposer.
Discutons de l’enfermement des mineurs et de ses différents acteurs,‭ ‬et des manières de s’y opposer lundi‭ ‬30‭ ‬janvier‭ ‬2012‭ ‬à‭ ‬19h au CICP,‭ ‬21‭ ‬ter rue Voltaire Paris‭ ‬11è

Petite chronologie des actions de résistance à l’extérieur et à l’intérieur des murs...

Février‭ ‬2006‭ ‬ : ‬occupation du futur chantier de l’EPM d’Orvault,‭ ‬accompagnée d’une semaine d’actions,‭ ‬tractage massif,‭ ‬banderoles,‭ ‬affichages,‭ ‬bombages.‭ ‬Les locaux de la PJJ ont été plusieurs fois cadenassés et repeints.

25‎ ‏mars‭ ‬2006‭ ‬ :‭ ‬Carnaval à Lavaur un char anticarcéral,‭ ‬dégâts matériels sur le chantier de l’EPM en construction, prison symbolique brûlée en place publique

24‎ ‏mars‭ ‬2007‭ ‬ :‭ ‬rassemblement devant l’EPM de Porcheville

Fin mai‭ ‬2007‭ ‬ :‭ ‬à Porcheville,‭ ‬tags hostiles aux EPM notamment sur la mairie

15‎ ‏juin‭ ‬2007‭ ‬ :‭ ‬tags sur les écoles de Lavaur‭ « ‬écoles fermées,‭ ‬prison ouverte‭ » ‬et serrures des écoles bouchées trois jours après l’ouverture des EPM

5‎ ‏juillet‭ ‬2007‭ ‬ :‭ ‬deux engins incendiaires sont déposés sur le chantier de l’EPM de Chaucaunin dont l’un détruit partiellement la cabine d’une grue

Novembre‭ ‬2008‭ ‬ :‭ ‬entartage de la sous directrice de l’EPM de Lavaur alors qu’elle participait,‭ ‬à une table ronde dans le cadre à Toulouse,‭ ‬de la journée nationale prison.

5‎ ‏juillet‭ ‬2011‭ ‬ :‭ ‬tags à la direction régionale de la PJJ à Labège

‎… ‏et à l’intérieur des murs

18‎ ‏juin‭ ‬2007‭ ‬ :‭ ‬mutinerie à l’EPM de Meyzieu dès son ouverture

7‎ ‏et‭ ‬8‭ ‬juillet‭ ‬2007‭ ‬ :‭ ‬incidents à l’EPM de Lavaur

2‎ ‏mai‭ ‬2011‭ ‬ :‭ ‬tentative d’évasion à l’EPM de Marseille

7‎ ‏et‭ ‬8‭ ‬mai‭ ‬2011‭ ‬ :‭ ‬mutinerie à l’EPM de Lavaur ___"

indy

[Brochure] TOUS les programmes politiques

"A l’occasion des prochaines échéances électorales, voici présentées succinctement, les différentes positions de l’échiquier politique. Le PIF, le PAF, le POUF, le POF, le PROUT, le PEF rivalisent d’arguments. Quant au PUF (Parti unique français), il déclare simplement :

Pour :

Le développement

Le commerce

La police

Le gouvernement...

Votez !"

http://infokiosques.net/spip.php?article896

samedi 7 janvier 2012

La fin du transport en commun

"Nous voulons tous aller quelque part. Ce ne serait pas une exagération de prétendre que c’est dans la nature humaine même d’aller, de ne pas rester sur place, de partir à la découverte. Relativement incapable à complètement éradiquer cette pulsion, le pouvoir s’emploie plutôt à déterminer à l’avance la destination de nos routes, en délimitant bien les champs accueillants à la découverte des terrains prohibés. Aller découvrir le nouveau centre commercial, goûter un succédané de la nature dans un parc naturel, se jeter dans l’inconnu d’un nouveau emploi, faire la fête sur les endroits prédestinés à éviter tout joyeux et donc incontrôlable débordement… voilà les destinations offertes.

Mais la question ne concerne pas uniquement les destinations. La critique de ce monde fantomatique mis en scène par le pouvoir et la marchandise s’enraierait si elle ne capterait pas que c’est le chemin même qui conditionne la destination. Vivant dans un monde basé sur l’argent, la seule destination de nos errances ne peut être les temples où cet argent règne. Vivant dans un monde où le travail salarié détermine le rythme de la vie, le seul but devient évidemment l’usine, l’entreprise, l’atelier, le supermarché.

Si nous descendons du domaine de la critique de la logique du pouvoir et de la soumission pour nous plonger sur le concret, on se heurte à propos de cette question des chemins et des destinations, quasi directement sur l’existence des transports en commun, qui semblent devenus un des cibles préférés des enragés, évidemment chacun avec ses raisons et ses colères, partageables ou moins. On pourrait se limiter à une critique superficielle des transports en commun, oubliant qu’ils forment effectivement une des plus importantes artères de la ville. On pourrait se limiter à dénoncer les prix trop élevés pour un ticket ou un abonnement, l’augmentation des contrôles, l’installation des portiques transformant l’accès au métro en une séance de gymnastique, ou encore l’abondance de la vidéosurveillance, des agents de prévention,… Et tout ça, c’est absolument nécessaire et utile, mais en même temps, ça risque de nous amener, nous, les ennemis du pouvoir, sur les terrains glissants de la revendication d’un quelconque « droit à la mobilité », des « transports en commun gratuits » ou encore une « réduction de la répression des fraudeurs ». Ce sont des terrains glissants, car ils risquent d’omettre la question fondamentale : pourquoi y-a-t-il des transports en commun, quel but servent-ils ?

La grande majorité des usagers des transports en commun, l’utilisent pour se déplacer de la maison vers le travail, vers des institutions, vers des rendez-vous avec des bureaucrates, vers les lieux de consommation comme le supermarché, le stade ou le disco. Ceci donne une légère amorce afin de comprendre l’importance que le pouvoir octroie à un réseau de transports en commun qui fonctionnent décemment. Le déplacement, la circulation des personnes est fondamentale pour l’économie, pour l’existence du pouvoir. Les transports en commun sont une des réponses à cette nécessité économique de se déplacer, tout comme son organisation fait tout son possible pour offrir le chemin afin de déterminer la destination. Et ce déplacement doit évidemment se dérouler de la manière la plus efficace (certainement pas l’équivalent de la plus agréable) et la plus sûre (certainement pas l’équivalent de la plus fascinante). La mobilisation totale de la population au quotidien, nécessite des infrastructures adaptées. L’importance de ces infrastructures pour l’ordre social se reflète à l’envers quand elles sont paralysées (peu importe la cause) : retards, chaos, désordre, rupture avec la routine. On dirait du terrain fertile pour la liberté, pour autre chose que la reproduction quotidienne des rôles, du pouvoir, de l’économie.

Et jusque là, nous n’avons que touché les aspects concernant la logique de mobilisation économique derrière le transport de masse. Mais les transports en commun configurent profondément non seulement l’espace physique (tunnels, câbles électriques, signalisations, rails de trams, du bruit, uurroosters), mais peut-être encore plus l’espace mental : la ville devient la somme des arrêts de trams et de bus, le territoire se voit délimité par les arrêts desservis, tout le reste n’est que du passage, la plupart, d’ailleurs, passé, non par hasard, sous le sol. Le réseau des transports en commun, compris avec la militarisation que les transports en commun impliquent, peut être analysé comme une véritable toile qui couvre le tissu social, contribue à en déterminer les rapports, qui le contient, qui l’enferme. Dans la prison à ciel ouvert que le pouvoir est en train de construire, les transports en commun constituent les fils barbelés et les miradors empêchent toute évasion. Comme dans n’importe quelle prison ou camp, les enfermés sont registrés et fichés. Le gigantesque fichage, réalisé à travers les cartes à puces personnalisés, des mouvements de tous les usagers non-fraudeurs (et encore plus, vu la vidéosurveillance), n’est en effet qu’un des aspects de la prison sociale.

En même temps, les transports en commun ne sont pas une forteresse imprenable. Exactement parce que c’est un réseau qui s’étend partout, ils ne seront jamais à l’abri des gestes perturbateurs. Son omniprésence constitue en même temps sa vulnérabilité. Crever les pneus dans le dépôt des bus, sectionner les câbles le long des rails, détruire les signalisations qui mettent de l’ordre dans la circulation, ériger des obstacles sur les rails…, les possibilités pour des attaques simples et reproductibles sont infinies et surtout impossible à prévenir et à éviter pour les directeurs de la prison sociale. Chaque perturbation, peu importe son ampleur, a des effets immédiats sur la routine quotidienne, qui, clairement, est celle du travail, de l’économie, du pouvoir et du contrôle. Combattre pour garder les transports en commun accessibles à tous devient, dans cette optique, revendiquer une prison ouverte – exactement ce que le pouvoir est en train de construire. Il nous semble d’ailleurs assez non pertinent de prévoir si, dans le monde de nos rêves, dans un monde où l’argent sera détrôné et le pouvoir détruit, existeront encore ces transports en commun vu que sa logique actuelle est entièrement et exclusivement imprégné de l’économie qui nous voulons détruire et du contrôle social que nous voulons éradiquer. Aujourd’hui, il s’agit de concevoir ce que sont réellement les transports en commun : les artères du capitalisme, les barrières qui excluent tout ce qui sorte de la routine du travail et du pouvoir, les fils barbelés de la prison à ciel ouvert en construction. Et comme l’évasion d’une personne ne signifie pas encore la destruction de la prison (et dans une certaine mesure même pas la liberté, liberté qui, comme on le dit souvent, ne peut s’étendre à l’infini qu’à travers la liberté des autres), la question revient à attaquer les transports en commun dans le but de les perturber et de les détruire. Paralyser la circulation orchestrée et conditionnée revient à non moins que de se battre pour la liberté de tous."

http://journalhorsservice.blogspot.com/

http://journalhorsservice.blogspot.com/2012/01/telecharger-le-numero-24.html

jeudi 5 janvier 2012

A couteaux tirés avec l'existant, ses défenseurs et ses faux critiques

"L’insurrection est beaucoup plus qu’une « lutte armée », parce que l’affrontement généralisé fait en elle tout’un avec le bouleversement de l’ordre social. Le vieux monde est renversé dans la mesure où les exploités insurgés sont tous armés. Ce n’est qu’alors que les armes ne sont plus l’expression séparée de quelque avant-garde, le monopole des futurs patrons et bureaucrates, mais la condition concrète de la fête révolutionnaire, la possibilité collective d’élargir et défendre la transformation des rapports sociaux. En dehors de la rupture insurrectionnelle, la pratique subversive est encore moins une « lutte armée », à moins de vouloir restreindre l’immense champ de ses passions à certains instruments seulement. La question est de se contenter des rôles déjà fixés ou de rechercher la cohérence à partir du point le plus lointain : la vie.

Alors, on pourra réellement entrevoir dans la révolte diffuse, en contre-jour, une merveilleuse conjuration des egos pour créer une société sans chefs et sans dormeurs. Une société d’individus, libres et uniques."

http://acouteauxtires.noblogs.org/

mercredi 4 janvier 2012

Rassemblement centre de rétention de vincennes - 14 janvier 2012

"Rendez-vous pour un rassemblement devant le centre de rétention de Vincennes, samedi 14 janvier 2012 à 16h au RER Joinville-le-pont (RER A).

Le vendredi 13 janvier, les juges de la cour d’appel de Paris rendront leur décision concernant les 6 personnes sans-papiers inculpées ayant fait appel pour la révolte collective qui, en juin 2008, après la mort d’un retenu, embrasa le centre de rétention de Vincennes.

Quel que soit le verdict que la justice assénera aux 6 inculpés, nous continuerons à lutter parce que les personnes sans papiers continueront d’être pourchassées, enfermées et expulsées ; et la justice continuera de valider les reconduites à la frontière et l’enfermement pour des milliers d’autres personnes.

Depuis juin 2008, le centre de rétention de Vincennes a été reconstruit et de nouveaux centres ont vu le jour. Ces nouveaux centres sont construits sur un modèle carcéral, en général loin des centre-villes et des regards extérieurs. Le Mesnil-Amelot 3 par exemple, érigé au pied des pistes de l’aéroport de Roissy, avec ses petites unités isolées, ses caméras de surveillance, ses rangées de barbelés et de plantes à épines qui cachent les retenus et écorchent quiconque s’en approche trop.

Depuis juin 2008, la machine à expulser s’est perfectionnée notamment grâce à de nouvelles lois. Ainsi la loi Besson, entrée en vigueur l’été dernier remplit bien les objectifs clairement assignés à toutes les lois sur l’immigration : mettre davantage de pression sur les personnes sans papiers et les expulser plus facilement. Dans cette même logique, l’enfermement de celles et ceux à qui l’administration ne veut pas donner de titre de séjour est de plus en plus long et punitif. Depuis juillet dernier, la durée de rétention est passée de 32 à 45 jours. Elle était de 12 jours il y a 10 ans...

Dans ces centres où de plus en plus de gens sont enfermés de plus en plus longtemps, le maintien de l’ordre se fait comme dans toutes les prisons : à force de menaces et de répression et à grand renfort de tranquilisants et autres médicaments censés annihiler toute volonté de résistance ou de rébellion. Ainsi parmi celles et ceux qui sont enfermés dans l’attente d’une expulsion qui semble toujours plus inéluctable, beaucoup sont acculés, entre révolte et désespoir, à avaler des lames de rasoir, à se pendre ou à se taillader. D’autres fois, le même espoir d’échapper à l’expulsion pousse à refuser d’embarquer, à se cacher et à s’évader.

Si des révoltes, des résistances individuelles ou collectives ont régulièrement lieu dans les centres de rétention, elles sont la plupart du temps étouffées et réprimées avec peu de retentissement extérieur. Dehors, des solidarités de proximité perdurent, permettant à quelques personnes sans papiers de ne pas être expulsées ou de régulariser leur situation. Mais, des luttes plus larges pour la liberté de circulation, contre les frontières et leurs prisons peinent à s’exprimer.

Pourtant les frontières, les visas, les systèmes de surveillance et de contrôle continuent de prospérer et n’ont jamais autant tué. Ainsi, depuis le 14 janvier 2011, jour de la chute de Ben Ali en Tunisie, ce sont plus de 2000 personnes qui ont péri en franchissant la mer Méditerranée.

Nous ne voulons pas nous résigner aux contrôles d’identité, aux rafles, aux centres de rétention et aux expulsions. Aux côtés de tous les sans papiers qui se révoltent pour leur liberté, amplifions les mouvements qui existent à l’intérieur comme à l’extérieur, qui s’opposent aux arrestations, empêchent des expulsions, facilitent des évasions. Brisons l’isolement et propageons la lutte contre les frontières, l’enfermement et pour la liberté.

Rendez-vous pour un rassemblement devant le centre de rétention de Vincennes, samedi 14 janvier 2012 à 16h au RER Joinville-le-pont (RER A)."

indy

Melbourne : Attaques et vengeances contre les contrôleurs et flics du métro

"[Le 19 déc. 2011, un jeune homme qui fraudait dans le train a tenté d’échapper aux contrôleurs à la station North Melbourne. Il a essayé de s’enfuir en montant dans un train déjà en route mais n’a pas réussi... En tombant du train, il a été gravement blessé et aurait en partie perdu l’usage d’une main.
Le 21 décembre, une attaque a visé la gare où le fraudeur a été blessé (pour rappel, une autre attaque s’était déjà produite à Melbourne le 14 décembre, avant cette histoire). Vers 4h30, plusieurs vitres et composteurs ont été brisés, et des tags laissés pour expliquer l’action dans toute la station ("19/12/11 : Un homme est poussé sous un train par des contrôleurs... et des flics... pas d’excuse", "Metcops : vous avez du sang sur les mains", etc). Voir des images ici. Malheureusement, deux compagnons, Jessica Bigby et Jonathan Penman, sont arrêtés par la police et accusés d’avoir participé à cette action. Ils seront mis en examen et relâchés sous contrôle judiciaire le lendemain. La station de métro restera fermée tout le lendemain pour réparer les dégâts]

Le 24 décembre, une nouvelle action de solidarité a eu lieu à Melbourne :

Melbourne : Attaque contre l’agence de la Commonwealth Bank

Traduit de l’anglais de Disaccords, December 26, 2011

Aux premières heures du 24 décembre 2011, nous avons attaqué l’agence Commonwealth Bank de Mountain Gate avec des pierres, brisant quelques vitres. Ceci est une petite expression spontanée de solidarité nihiliste avec nos compagnons qui luttent contre l’Etat aussi bien en Australie qu’à travers le monde.

Nous souhaitons dédier cette action aux compagnons Jessica Bigby et Jonathan Penman, qui ont été arrêtés par les porcs et accusés de l’action de riposte contre la violence des contrôleurs-flics commise à la gare de North Melbourne, et aux compagnons qui ont échappé à l’arrestation et courent toujours. Bien que nous ne vous connaissions pas, votre action nous a remplis de joie, et la nouvelle des arrestations nous a mis en colère - nous voulons vous faire savoir que vous n’êtes pas seuls et que nous sommes d’accord avec votre communiqué selon lequel il est temps d’élargir la résistance ici à Melbourne !

Nous dédions aussi cette action à tous les groupes anarchistes et à tous les combattants anarchistes emprisonnés à travers le monde.

Détruisons le capital !
Détruisons les banques !
Détruisons l’Etat !

Pour la destruction totale de tout ce qui nous oppresse !

Insurgents Anonymous"

http://cettesemaine.free.fr/spip/article.php3?id_article=4642

mardi 3 janvier 2012

[Brochure] Saut dans l’inconnu

"Saut dans l’inconnu
Réflexions pour une offensive anarchiste au coeur de la pacification

Nous nous demandons ici à quoi pourrait bien ressembler une pratique anarchiste révolutionnaire dans les conditions sociales spécifiques de la Suisse. Il nous semble d’abord nécessaire de mettre de côté l’illusion qui ne sert que trop souvent à justifier notre propre résignation, l’illusion selon laquelle ici tout serait mille fois plus difficile qu’ailleurs, tout serait totalement pacifié, et que de toutes façons, personne ne s’intéresserait à nos idées. Ceci pour considérer ensuite les particularités locales qui nécessitent une démarche pas forcément plus difficile ou plus facile mais qui est simplement autre qu’ailleurs. C’est pour cela que nous ne nous intéressons pas aux idéologies révolutionnaires qui se plaquent comme une moule rigide sur une réalité dont elles restent toujours séparées de par leur nature. C’est aussi pour cela que nous ne pensons pas non plus que les expériences et les méthodes développées et pratiquées par des compagnons en d’autres lieux ou en d’autres temps puissent être simplement calquées. Nous voulons tirer notre inspiration de tout ce qui nous plaît, mais toujours dans le but de développer nos propres méthodes que nous considérons comme les plus adaptées à notre situation. Nous ne connaissons que trop bien la tendance de certaines personnes à répéter des fragments simplifiés des théories révolutionnaires anciennes, dont l’usure leur est cachée par le simple fait qu’ils n’essaient pas de les appliquer à quelque lutte effective. Celui qui souhaite véritablement changer en profondeur la réalité dans laquelle il vit ne se satisfera d’aucune illusion. Celui qui se passionne pour la subversion veut agir immédiatement. Alors, abandonnons tout modèle et étudions nos possibilités."


http://infokiosques.net/spip.php?article906

lundi 2 janvier 2012

Bruxelles - Syrian Airlines attaqué

"Le 28 décembre, les bureaux de Syrian Airlines (Bruxelles, Rue Royale) ont eu leurs vitres brisées.

Que vive le soulèvement en Syrie. Pour la liberté, passons à l'attaque de toute autorité."

http://bxl.indymedia.org/articles/3529

Actions anticarcérales du nouvel an [Mis à jour]

"Une liste non exhaustive de communiqués des diverses actions anticarcérales du dernier réveillon. Elle sera mise à jour au fur et à mesure que de nouveaux communiqués et traductions de communiqués apparaitront. Vous pouvez bien sûr aider en nous envoyant vos liens et vos traductions."

http://non-fides.fr/?Actions-anticarcerales-du-nouvel

Australie : Manifestation de solidarité devant le centre de rétention de Villawood

"Traduction d’un communiqué publié le 1er janvier 2012 sur
Indymedia-Australie:
http://indymedia.org.au/2012/01/01/new-years-eve-solidarity-demo-at-villawood-detention-centre

Manifestation de solidarité devant le centre de rétention de Villawood
Dimanche 1er janvier 2012 – Anonyme

A minuit, alors que 2011 se transformait en 2012, un groupe
d’anarchistes a tenu une petite manifestation bruyante devant le centre
de rétention pour immigré-e-s de Villawood, avec feux d’artifice,
tambours, chants, slogans et une banderole sur laquelle était écrit «
Plus d’otage aux mains de l’Etat – Feu aux prisons ». Les gens à
l’intérieur nous ont entendu et ont répondu par des gestes en criant «
Liberté » [Freedom]. Avoir pu communiquer avec des gens, au-delà de ces
frontières, même si ce n’était qu’un geste modeste, c’était pour nous
une belle manière de commencer cette nouvelle année.

Nous avons organisé cette petite manifestation pour montrer notre
solidarité avec les gens enfermés, qui ont résisté à leur emprisonnement
en défonçant leurs cages en 2011 de Christmas Island [autre centre de
rétention australien] à Villawood. Une année de plus en Australie, où la
ferveur nationaliste concernant la protection des frontières signifiait
des centaines de morts, de nombreuses personnes expulsées et des
milliers de personnes enfermées dans des centres de rétention.

Nous sommes aussi allé-e-s à Villawood avec l’idée de participer à la
tradition mondiale des manifs du Jour de l’An contre les prisons, en
solidarity avec quiconque résiste à l’intérieur et à l’extérieur de
toutes les cages.

La passion pour la liberté est plus forte que leurs prisons."

(mail)

Joyeux bordel et meilleurs feux !

"Ce soir du 31 décembre, quelques individus ont bombés de peinture les façades des prisons de Forest et Saint-Gilles.

Ce soir du 31 décembre, quelques individus ont bombés de peinture les façades des prisons de Forest et Saint-Gilles. Ils y ont écrit leur rage contre tout ce qui ressemble à une prison et leur solidarité avec les inculpés de Labège en France -accusés d'avoir attaqué une prison pour enfants à l'aide d'excréments. Ce 31 décembre 2011, à travers le monde, des dizaines de rassemblements et d'actions ont eu lieu contre les prisons et en solidarité avec les prisonniers.

Ni réveillon, ni maton n'arrêteront les rébellions !
Solidarité avec les inculpés de Labège et avec tous ceux qui résistent !
Liberté pour tous les prisonniers !

-A-"

Photos et source : http://bxl.indymedia.org/articles/3530

Pour celles et ceux dont la nouvelle année commence en taule.

" A Orvault, entre la zone commerciale, la zone pavillonaire et la 4 voies, un panneau "Zone d'activité" mène à une impasse. Au fond de celle-ci se cache l'établissement pénitentier pour mineurs flambant neuf, bagne pour enfants modernisé.

Dans la nuit du 31 decembre 2011, des feux d'artifice ont été lancés depuis l'arrière du batiment. Immédiatement, des cris venant de l'intérieur répondaient aux pétards et au gros son craché par nos enceintes.
Alors que la police était venue rétablir l'ordre, nous avons mis fin au spectacle son et lumières. Nous repartons tiraillés entre la joie suscitée par les cris et la tristesse de voir ce mur toujours debout.

A Nantes, comme ailleurs, des groupes s'organisent pour lutter contre la prison. A toulouse, suite à une action contre les locaux de la protection judiciaire de la jeunesse le 5 juillet, une vague de perquisitions a entrainée des arrestations. Six personnes font l'objet de poursuites judiciaires et quatre d'entre elles sont toujours en détention préventive.
Illes auront beau enfermer celles et ceux qui luttent, multiplier les constructions de murs ( prisons, centres de rétention pour étrangers, hopitaux psychiatriques...), resserer le quadrillage policier et juridique, illes ne nous soumettrons pas.
La peur de l'enfermement est nécessaire au maintien de l'ordre capitaliste, à la construction de citoyens dociles. Il y a les murs en béton armé, et dautres, invisibles, diffus, inculqués.

Feu à toutes les cages !
Face à cette société carcérale, vive les évasions, les mutineries, la révolte.
Dans, contre, en dehors des murs ; cette année pas de bonne résolutions, plutôt une bonne révolution. "

http://nantes.indymedia.org/article/24909

dimanche 1 janvier 2012

Trento (Italie) : attaque contre les locaux de la Ligue du Nord et d’Alleanza Nazionale

"Traduit de l’italien par nos soins d’un journal local, 23/12/11

Trento - Quelques minutes après 21h hier s’est produit le blitz : quasi simultanément, deux groupes de jeunes en capuche et armés de masses, bâtons et gazeuses au poivre ont lancé des oeufs de peinture rouge contre les locaux de la Ligue du Nord, via Torre Vanga, et d’Alleanza Nazionale, passage Zippel. "Racistes assassins" a été tagué sur les murs. Contre la Ligue du Nord, ils ont aussi brisé les vitres de l’entrée de l’immeuble, qui héberge aussi d’autres locaux et habitations. Puis la vingtaine d’individus cagoulés s’est enfuie...

Reproduit sur informa-azione, Mer, 28/12/2011 - 21:58"

http://cettesemaine.free.fr/spip/article.php3?id_article=4634