dimanche 29 août 2010

samedi 28 août 2010

Retour sur la récente flambée sécuritaire, réactionnaire et raciste à Belleville

"Le 20 juin 2010, avait lieu dans le quartier de Belleville (Nord-Est de Paris) une manifestation pour la « sécurité », organisée par diverses associations censées représenter la « communauté asiatique » pour demander aux autorités le renforcement d’un arsenal répressif qui nous pourrit déjà la vie (plus de flics, de caméras, de sanctions etc.). Durant cette manifestation, des échauffourées ont éclaté dans le quartier entre des centaines de manifestants contre la police, accusée de mal faire son travail, puis après le départ programmé de celle-ci, contre quelques gamins isolés et identifiés par la vindicte populaire comme des « voleurs » à punir par des critères tels que la tenue vestimentaire et la couleur de peau.

Les quelques textes recueillis ici sont des analyses de la situation dans le quartier, sur fond de tensions communautaires, ainsi que des tracts et affiches diffusés et collées aux alentours par quelques anarchistes antagonistes. En réaction à ces évènements d’abord, mais aussi dans l’espoir d’ouvrir de nouvelles perspectives pour la guerre sociale ici comme ailleurs, pour que la haine se retourne contre ceux qui nous dominent au quotidien, qu’il s’agisse des flics et des patrons ou de tout autre représentant officiel ou informel de l’autorité capitaliste, étatique, communautaire, religieuse et patriarcale ; qu’elle ne serve plus à nourrir les intérêts des ennemis de la liberté pour tous par le biais de la guerre entre exploités.

Sommaire
- Réflexions à chaud sur les émeutes réactionnaires de Belleville (texte publié le soir du 20 juin 2010, quelques heures après la fin de l’émeute, sur le site "Base de Données Anarchistes")
- A Belleville comme ailleurs... (texte trouvé en juin 2010 sous forme de tract et d’affiche sur les murs et dans les rues de Belleville)
- Non, vraiment, t’aimes ton quartier ? (tract trouvé dans les rues de Belleville à Paris, juillet 2010)
- Aprés la vague... (texte d’analyse sur la situation à Belleville, son histoire, et retour sur les événements récents ainsi que sur l’agitation anarchiste autour de ceux-ci)
- Au hasard des promenades murales (photographies de quelques inscriptions murales apparues depuis le 20 Juin)
- Qui sommes-nous ?"

http://infokiosques.net/spip.php?article799

http://retourabelleville.blogspot.com/

vendredi 27 août 2010

Procès du 25 août à Paris : annulation de la procédure

" Présumé anarchiste, jugé pour une lacrymo

Identifié comme anarchiste à cause de ses vêtements noirs, un homme a été placé en garde à vue puis jugé parce qu’il transportait une bombe lacrymogène. Le tribunal a annulé toute la procédure, entachée d’irrégularités.


Place de la République à Paris, le 29 mai. À 15 heures, une manifestation contre les expulsions de sans-papiers est prévue, à l’initiative du réseau associatif No border, pour la liberté de circulation. Non déclaré, le rassemblement est considéré par la police comme une action «de la mouvance anarchiste» et particulièrement surveillé.

Une heure avant la manif, cinq personnes (trois femmes et deux hommes) «dont l’apparence et le comportement laissent supposer un groupe à risque de la mouvance anarchiste», selon le procès-verbal, discutent sur la place.

Soudain, les gendarmes mobiles les encerclent et contrôlent leur identité. Dans un sac, les agents trouvent une bombe lacrymo de 50 mL, de la taille d’un flacon de parfum, des tracts et des autocollants «Non aux expulsions». Le propriétaire du sac, un serveur de bar de 37 ans au casier judiciaire vierge, passe sept heures en garde à vue. Motif : attroupement armé.

«Contrôle au faciès politique»
Son procès s’ouvre le 25 août devant la 16e chambre correctionnelle à Paris. Le tribunal l’accuse donc «d’attroupement armé», mais aussi de «refus de prélèvement biologique», puisque l’homme accepte de donner sa carte d’identité et ses empreintes, mais pas son ADN.

L’avocate de l’homme, réservée mais sûre de son fait, demande l’annulation de la procédure : les gendarmes auraient procédé à un «contrôle au faciès politique», basé sur un style vestimentaire. «En quoi être habillé en noir laisse présager d’un trouble à l’ordre public ?», interroge-t-elle.

Elle soulève d’autres étrangetés : habilitées à une simple palpation de sécurité, les forces de l’ordre ont ouvert le sac de l’homme, ce qui s’apparente à une perquisition. C’est comme ça qu’ont été découverts la lacrymo et les tracts. La police réclame ensuite un prélèvement ADN, ce qui n’est pas autorisé pour le délit d’attroupement. Conclusion : selon l’avocate, le PV est «infondé en droit».

Les bombes lacrymogène sont en vente libre

Question de la présidente : «Est-ce que vous trouvez opportun d’avoir une bombe lacrymogène sur vous alors que vous vous rendez à une manifestation ?» Réponse de l’accusé : «Je l’ai toujours sur moi, en cas d’agression. C’est en vente libre. Quand je l’ai achetée en armurerie, on ne m’a pas précisé que je ne devais pas la prendre à certains moments. Je ne considérais pas ça comme une arme mais comme un outil de défense.»

Le procureur, ensommeillé et moustachu, oublie la procédure et défend la police. «Ils ont eu raison de les contrôler, puisqu’ils trouvent des tracts.» Il demande 500 euros d’amende. Trois heures plus tard, la présidente prononce le jugement, annulation de la procédure. Et s’adresse au prévenu : «Vous pouvez partir.»

Les Inrocks, 26 août 2010. "

http://juralibertaire.over-blog.com/article-proces-du-25-aout-a-paris-annulation-de-la-procedure-56028612.html

Toronto (Canada) : 303 accusés dans le box pour les affrontements du G20 de juin

"Comparutions massives à Toronto

Radio Canada, mardi 24 août 2010 à 4 h 50

(Toronto) Les comparutions des 303 personnes, dont une centaine de Québécois, accusées dans la foulée du sommet du G20, en juin dernier, se sont amorcées lundi devant un tribunal de Toronto.

Tous étaient appelés à comparaître le même jour, mais le tribunal a renvoyé plusieurs des accusés chez eux, certains des dossiers de preuves n’étant pas prêts. L’audition de leur cause a été reportée à l’automne.

Plusieurs des Québécois arrêtés le 27 juin dans un gymnase de l’Université de Toronto où ils dormaient devront revenir en cour le 14 octobre. Plusieurs d’entre eux disaient avoir l’impression d’avoir fait le voyage à Toronto pour rien.

Accusé de complot en vue de se livrer à des voies de fait, d’obstruction aux forces de l’ordre et de voies de fait contre des policiers, le Montréalais Jaggi Singh devra de son côté se représenter en cours à la fin du mois de septembre.

Son avocat, Peter Rosenthal, a également demandé une révision des conditions de libérations conditionnelles de son client. Il affirme que l’interdiction imposée à son client de participer à toute manifestation limite sa capacité de travailler en tant qu’organisateur communautaire à Montréal

Le procureur a par ailleurs demandé à certains accusés de s’engager à ne pas troubler l’ordre public pour un an. D’autres cas se sont réglés grâce aux programmes de déjudiciarisation, qui permettent de faire des travaux communautaires ou des dons de charité plutôt que de passer par le processus judiciaire. Ces processus ne nécessitent pas un aveu de culpabilité.

Dans certains cas, la Couronne a tout bonnement décidé de ne pas aller de l’avant avec les poursuites judiciaires. Les deux photographes du National Post accusés d’entrave au travail d’un policier et de regroupement illégal, font partie de ceux qui ont vu les accusations déposées contre eux retirées.

Certains ont affirmé que des dizaines de poursuites avaient été abandonnées, mais un porte-parole du Bureau du procureur général a indiqué que ces données ne seraient pas disponibles avant mardi.

Le « chaos », dit l’un des avocats de la défense

Trois salles d’audience avaient été réservées pour accueillir les accusés, qui ont défilé jusqu’à 15 h. Il s’agissait d’une des comparutions de masse les plus importantes de l’histoire de Toronto. Les couloirs du tribunal ne peuvent accueillir que 176 personnes, et certains des accusés n’ont pu pénétrer dans la salle où leur audience était prévue que lorsque leur cause était sur le point d’être entendue.

Me Rosenthal a déploré le « chaos » que ces très nombreuses comparutions avaient engendré. Le Bureau du procureur général a affirmé qu’il était plus simple de traiter tous les dossier le même jour.

Le procureur de la Couronne, Vincent Paris, a précisé que la plupart des accusés comparaissaient pour la première fois, mis à part leur audience sur la libération sous caution. Certains accusés, toujours détenus, ont comparu par vidéo, et d’autres en personne. Certains étaient accompagnés de leur famille, de leurs amis et de leurs avocats.

Les accusations vont de trouble de la paix à complot pour agression, en passant par entrave au travail des policiers.

Plusieurs des accusés qui comparaissaient lundi affirment n’avoir rien à se reprocher et qualifient d’injustifiées les accusations qui pèsent contre eux.

Les autorités ont indiqué que la majorité des prévenus défilant au tribunal avaient été arrêtés le 26 juin, lors d’une manifestation parc Queen’s Park North, près du parlement ontarien. Ce parc avait été désigné comme étant la zone de manifestation officielle par les autorités.

Manifestation en marge des comparutions

À l’extérieur du tribunal, des manifestants ont appelé à l’abandon de toutes les accusations.

Lors d’une conférence de presse organisée en matinée devant le palais de justice, le Réseau de mobilisation communautaire de Toronto a accusé la police d’avoir effectué des arrestations arbitraires durant le G20.

« Nous insistons sur le fait que les procédures pénales en cours sont coûteuses, inutiles et imparfaites et nous demandons l’abandon immédiat des accusations », a déclaré la militante Jessica Denyer.

Nous assistons à la criminalisation de la dissidence. Les vrais crimes ont été commis à l’intérieur des barrières.
- Maryam Adrangi, porte-parole du Réseau de mobilisation communautaire de Toronto

Un groupe de militants a par ailleurs organisé une collecte de fonds pour aider les accusés à payer leurs frais juridiques.

Une intervention critiquée

L’intervention des forces de l’ordre durant le sommet a fait l’objet de vives critiques. Les tribunaux auront à traiter d’autres affaires en lien avec le G20.

Sherry Good, une femme qui affirme avoir été arrêtée et détenue lors du sommet du G20, a notamment intenté un recours collectif de 45 millions de dollars contre la police de Toronto et le procureur général du Canada, au nom de 800 personnes qui, comme elle, affirment avoir été interpellées sans motif valable lors de l’événement.

Le premier ministre de l’Ontario, Dalton McGuinty, a fait un mea culpa et a reconnu que son gouvernement aurait dû clarifier plus rapidement les informations sur les pouvoirs accordés aux policiers lors du sommet. Plusieurs organismes et partis politiques ont réclamé une enquête publique sur le travail des policiers.

Du côté des commerçants victimes de vandalisme, le gouvernement fédéral a récemment annoncé qu’il élargissait la portée de son programme de compensation à ceux qui se trouvaient à l’extérieur du périmètre de sécurité.

Au moins cinq voitures de police ont été incendiées, et des vitrines, fracassées, lors des manifestations de juin dernier au centre-ville de Toronto. Il y a eu plus de 1000 arrestations."

http://cettesemaine.free.fr/spip/article.php3?id_article=3409

Crema (Italie) - Attaque contre la Lega Nord, sabotage d'un DAB

"Crema - La nuit dernière, le siège de la Lega Nord , rue Tensini, a été l'objet d'un énième acte de vandalisme, sous la forme de jet de peinture sur la porte et d'écrits injurieux.

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Dans la nuit de lundi à mardi des inconnus ont saboté un DAB en utilisant de l'huile de vidange; selon les enquêteurs l'attaque contre le siège de la Lega Nord, le sabotage du distributeur bancaire et les inscriptions trouvées dans les rues de la ville contre Cossiga (homme d'Etat italien, mort il y a 15 jours), mènent à une piste unique, étant donné le A cerclé laissé comme signature des actions. Le siège de la Lega ne connaît pas la paix, comme le montre la récente tentative d'incendie. Police et carabiniers enquêtent.

Informa-azione (de la presse locale), Gio' 26/08/2010 "

http://pagheretetutto.blogspot.com/2010/08/crema-italie-attaque-contre-la-lega.html

Jura Suisse : le chef de service des expulsions frappé par un sans-papiers

"Un chef de service jurassien a été agressé mardi dans son bureau par un clandestin renvoyé.

Le Matin, 25 août 2010, 20h50

Les deux policiers chargés de l’escorte n’ont rien pu faire : en apprenant son renvoi pour le soir même, un ressortissant serbe a violemment frappé le chef du Service jurassien de la population, Jean-Marie Chèvre. Blessé au visage et aux doigts, ce fonctionnaire de 62 ans n’a pas pris un jour de récupération : il participait hier à la sortie des chefs de service, avec les ministres.

Coup de pied et coup de poing

« Cet incident ne m’affecte pas : ce sont les risques du métier », rapporte Jean-Marie Chèvre, convaincu de pouvoir surmonter cette « petite épreuve ». Coup de pied à la tempe, coup de poing à la mâchoire : l’agression relatée par le Quotidien jurassien était pourtant violente, mardi matin à Delémont.

Les deux policiers qui sont allés chercher le clandestin chez lui au petit matin l’ont ensuite conduit dans le bureau du chef du Service jurassien de la population à Delémont, selon la procédure habituelle. Privé de son statut de requérant depuis qu’il a quitté sa famille pour séjourner en France, ce Serbe savait depuis trois semaines qu’un avion le conduirait à Belgrade, puisque le Tribunal cantonal avait rejeté son recours. Mais, le moment venu, ce mardi à 7 h 30 du matin, il s’est énervé.

« Il s’est levé en faisant mine de partir, et je n’ai rien vu venir », témoigne Jean-Marie Chèvre. Le coup de pied à la tempe, il l’a reçu alors qu’il était assis. Le chef de service a encore souffert quand le forcené s’est agrippé à ses cheveux, pendant que les policiers tentaient de l’extraire du bureau. Dans la mêlée, il s’est tordu un doigt. Des renforts sont intervenus pour conduire le récalcitrant à l’aéroport de Zurich.

Sueurs froides en juillet

Jean-Marie Chèvre exerce-t-il un métier dangereux ? « Non, l’immense majorité des étrangers acceptent leur renvoi et on parvient généralement à calmer ceux qui réagissent mal », dit-il. Il a pourtant déjà eu des sueurs froides le 20 juillet dernier, lorsqu’un requérant irakien a saisi les ciseaux posés sur son bureau, soit pour l’agresser, soit pour se mutiler. Les policiers l’en ont empêché, mais la scène a traumatisé la secrétaire du chef de service.

Après l’incident de mardi, la sécurité sera renforcée."

http://cettesemaine.free.fr/spip/article.php3?id_article=3405

Cette compagnie aérienne qui collabore aux dernières expulsions de Roms

"Cette compagnie aérienne qui collabore aux dernières expulsions de Roms

19 août 2010 : 86 Roms (61 de Lyon-St Exupéry et 25 de Paris-Roissy) sont expulsés en deux vols sur la compagnie low-cost roumaine Blue Air vers Bucarest (Roumanie). Comme les autres vols prévus pour expulser officiellement 850 Roms avant septembre, ils ont été affrétés par l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII).
Il s’agit du 25e charter d’expulsés Roms depuis le début 2010 (8313 personnes dont 1.291 l’ont été officiellement "de manière contrainte"), tandis qu’en 2009 selon le ministère, 10.000 Roms ont été reconduits en Roumanie ou en Bulgarie à bord de 44 vols, dont environ 30% de retours forcés.

20 août : 124 Roms sont expulsés de Paris-Roissy vers Timisoara (Roumanie) sur un nouveau vol charter de Blue Air.

26 août : deux nouveaux vols sont prévus ce jour de Paris (158 personnes) et Lyon (125 personnes)... Le ministère précise que 681 ressortissants roumains et bulgares ont été expulsés entre le 28 juillet et le 25 août. Il y a eu 132 départs forcés et 549 "volontaires".

Deux nouveaux vols sont programmés les 14 et 30 septembre.

Note : Blue Air est une compagnie aérienne roumaine charter créée en décembre 2004 et présente dans beaucoup de pays (ici à Paris-Beauvais et Nice). On remarquera que pour faciliter le travail des flics, ses charters d’expulsés de Roms sont partis de l’aéroport de Roissy alors que sa base pour tout un chacun est à Beauvais... Son président est Gheorghe Răcaru.
Agence : 1, Boulevard Pershing, 75017 Paris. 01 45 74 69 83 ; 961 49 65 03

Rappelons aussi que le plus grand expulseur reste Air France, et que c’est l’entreprise Carlson Wagonlit Travel (CWT) qui réserve depuis des années pour le compte du ministère les places d’avion pour les expulsés et leur escorte (et l’hôtel à l’arrivée pour l’escorte). On trouve ses agences dans tous les départements."

http://cettesemaine.free.fr/spip/article.php3?id_article=3412

jeudi 26 août 2010

Lettre de Rodolfo el Garza Retamales depuis la prison de haute securité

"Voici une lettre de Rodolfo Retamales, détenu en prison de haute sécurité (Carcel de Alta Seguridad) et incarcéré préventivement pour 180 jours, accusé d’association illégale et terroriste et arrêté, ainsi que 13 autres compagnons du Chili le 14 aout par les diverses polices anti-terroristes (GOPE, LABOCAR, Inteligencia de Carabineros) dans le cadre de l’affaire dite des « caso bombas » menée par le procureur Alejandro Peña qui centralise les enquêtes sur les attaques anarchistes. « caso bombas » (literallement « l’affaire des bombes ») est l’appellation mediatico-policière pour une série d’attaques à la bombe contre des banques, les bureaux de compagnies internationales, des ambassades, des églises et des commissariats, la plupart situés à Santiago. Le seul accident mortel fut la mort d’un anarchiste, Mauricio Morales, tué par sa bombe qu’il transportait à vélo. Retamales a été présenté dans les médias chiliens comme le « leader » de l’« organisation ».
Pour rappel, là et là.

Le 14 août, à 6h40, ma maison a été perquisitionnée par les flics du Dipolcar et du Gope, à la recherche de preuves et m’accusant d’être le leader d’une association terroriste illicite, le mandat fut signé par le procureur dans le cadre de l’enquête dite « caso bombas » .

Avec le passage des heures et après avoir été tabassé par la police du Dipolcar et par l’officier Segis Sostomo du RP 3239 du 30ème commissariat de police, j’ai appris que même la maison de mes parents avait été soumise à des perquisitions, aussi bien que trois centres sociaux et 12 maisons de compagnons dans différentes municipalités entre Santiago et Valparaiso, 14 arrestations, tous accusés de faire partie d’une cellule anarchiste avec deux leaders, deux personnes chargées du financement et dix membres opérationnels, tout cela dans l’imagination sinistre du procureur Peña. Avant même la formalisation des charges, nous les hommes avons été transférés à la prison de haute sécurité (C.A.S.) et les femmes au Centro de Orientation Femenina, tous placé à l’isolement.

Mardi 17 août, une audition a eu lieu pour formaliser la situation, c’est là que nous avons pu entendre les preuves contre nous : les écoutes téléphoniques, des photos, des vidéos, des vêtements examinés et une surprise.
Il apparu qu’il s’agissait du personnage connu sous le nom d’El Grillo, qui a collaboré et s’est offert à l’accusation comme témoin, pointant le doigt dans ses confessions sur quelques personnes - qui ont été arrêtées - et qui selon lui, sont responsables d’un certain nombre d’actes de sabotage.

Pour ceux qui ne connaissent pas, ce personnage a été arrêté le 31 décembre 2008 pour avoir essayé d’assassiner sa femme, Candelaria, aujourd’hui accusée d’association terroriste illicite. Au moment de l’arrestation, Fuentes, alias El Grillo [le cricket], a dit au procureur Armendariz, qu’il avait, avec Candelaria et trois autres personnes, fabriqué et placé des bombes et qu’il savait qui étaient les responsables des actes de sabotage, dans une tentative évidente de nettoyer son image et de se faire passer pour un acteur important de la lutte sociale.

Lors de l’audition, les heures ont passé, quinze au total, et nous avons appris une quantité énorme des faux arguments de l’accusation, qui se contredisent eux-mêmes, provoquant un sourire des geôliers eux-mêmes tout au long du spectacle médiatique. Malgré la somme substantielle d’arguments présentés par les avocats de la défense, qui ont discrédité les preuves de l’accusation en démontrant les incohérences, la pression du Gouvernement par le Ministère de l’Intérieur pouvait être ressentie.

Au final, huit des quatorze restent en prison. Le pouvoir a joué toutes ses cartes et son sinistre avocat-star ne pouvait être vu sous une mauvaise lumière devant le public.

Maintenant, de nouveau, je me retrouve allant le long de ces couloirs pleins des jeunes qui remplissent les murs des prisons chiliennes, parce que c’est pour eux qu’elles ont été construites, pour accommoder et dissimuler l’injustice sociale, la pauvreté et l’inégalité de ce système où les riches deviennent plus riches et où les pauvres doivent se contenter des miettes que les patrons leur accordent.

En écoutant la radio à laquelle je participe, je remercie et apprécie le soutien qu’ils m’ont apporté depuis le premier jour de mon arrestation. Vous serez sous le feu, d’ici, toute ma solidarité et ma force. Un baiser à chacun d’entre vous... à tous les programmes que nous entendons, aux gens glorieux de La Victoria et leurs voisins, un baiser à mon fils et à ceux qui ont montré de la solidarité avec affection.

Rodolfo el Garza Retamales.
Lettre traduite par nos soins."

http://www.non-fides.fr/?Lettre-de-Rodolfo-el-Garza

Vive la solidarité avec Tonino!"

"En passant devant le siège de la SCORE SVBM à Fontenay sous bois (94) (http://grenoble.indymedia.org/2009-11-20-Recension-de-v...-font), nous n’avons pas pu nous empêcher de repeindre la façade avec quelques mots et de briser quelques carreaux. La SCORE SVBM est une société présidé par Bertrand Dellea et dirigé par Michel Portal, qui a eu l’honneur de se voir confiée la reconstruction du centre de rétention de Vincennes, qui fut détruit par les flammes d’une révolte en Juin 2008.(www.non-fides.fr/?Incendie-de-Vincennes-le-verdict)

« La Score construit des camps pour immigrés »

Cet acte se veut un geste de solidarité avec les révoltes dans les centres de rétentions, dans les prisons, ainsi que pour Tonino emprisonné à Poggioreale (Naples) depuis la fin du mois de Juillet. (toninolibero.org)

« La solidarité est une arme. Nos armes n’ont pas de frontières ! Liberté pour toutEs ! Liberté pour Tonino ! »

Tonino a été arrêté le 26/07/2010 Par la digos de Naples. Il est accusé de complicité de crime suite à des affrontements avec des fascistes durant la manifestation du 1er Mai. Les groupes de fascistes sont encore une fois, les instruments au service du pouvoir.

« Contre tous les fascismes. Brisons les prisons ! »

L’antifascisme qui s’oppose aux fascistes au nom de la démocratie n’est qu’un leurre. Il est vide de sens s’il n’est pas une attaque contre toutes formes d’oppressions, d’autorités et s’il n’est pas une critique radicale de la démocratie. Régime qui, sous le masque de la liberté d’expression, cultive l’exploitation, l’enfermement, l’uniformisation et prive les individus de la possibilité d’être libres et autonomes.
Aujourd’hui en France, on veut faire construire une trentaine de nouvelles prisons. Les lieux d’enferment cristallisent l’essence fasciste des régimes démocratiques.

Nous avons voulu exprimer notre solidarité à un compagnon enfermé en nous attaquant à un constructeur de prisons. Et ainsi, agir en solidarité avec les révoltes dans les taules.

Liberté pour Tonino !

Liberté pour toutEs !"

http://nantes.indymedia.org/article/21466

mardi 24 août 2010

Tours : L’évadé de la maison d’arrêt toujours en cavale…

" En écartant les barreaux de sa cellule, un jeune homme de 17 ans avait réussi, le 24 juillet, à s’enfuir de la maison d’arrêt de Tours. Il est toujours recherché.


Plusieurs véhicules de police fonçant à toute allure vers Tours-Nord : il y a quelques jours, les forces de l’ordre se sont mobilisées dans l’espoir de mettre la main sur un jeune évadé d’à peine dix-sept ans.


L’histoire de cette cavale est plutôt rocambolesque. Malgré son jeune âge, le garçon est soupçonné d’être l’auteur de plusieurs vols de voiture au domicile du propriétaire (home-jacking).


Arrêté une première fois, il avait écopé de six mois de prison dont trois avec sursis et mise à l’épreuve. Sa peine avait cependant été aménagée et il avait été transféré dans un centre éducatif fermé au Vigeant (Vienne). Le jeune homme avait alors fugué en s’échappant de la voiture de son éducateur au moment du transfert.


Début juillet, l’adolescent était repris par la police, à l’issue d’une course-poursuite mouvementée. Il circulait à bord d’une voiture volée dans le Maine-et-Loire.


Le véhicule avait été repéré rue des Tanneurs et avait pris la fuite. Feux grillés, rues à contresens, le jeune conducteur — qui n’a évidemment pas le permis — avait pris tous les risques. Le jeune homme avait ensuite fui à pied mais il avait finalement été rattrapé.


Il avait cette fois été incarcéré à la maison d’arrêt où il devait attendre sa comparution devant le juge des enfants prévue début août.



Une évasion spectaculaire


L’adolescent ne s’est pourtant pas résigné. Le samedi 24 juillet dernier, il a trouvé le moyen de se faufiler par un espace de vingt centimètres, en écartant les barreaux de sa cellule. Il est vrai que le jeune homme est de faible corpulence (55 kg) mais cela n’enlève rien à l’exploit. D’autant plus qu’il a dû ensuite sauter entre les deux murs d’enceinte, se cacher derrière un sapin et attendre que la porte de la maison d’arrêt ne s’ouvre pour quitter l’établissement sans être vu. Il a apparemment profité du passage d’un camion administratif pour prendre la poudre d’escampette.


Une évasion spectaculaire qui montre que le jeune homme est particulièrement déterminé. Depuis, les policiers ont cru détecter sa présence à plusieurs reprises, notamment à Tours-Nord. Mais à ce jour, le fugitif court toujours…


La Nouvelle République du Centre-Ouest, 22 août 2010. "

http://juralibertaire.over-blog.com/article-tours-vive-la-cavale-55816736.html

Pavillon Noir => Fini

"Un nombre relativement important de CRS, BAC, RG... sont venus ce matin vers 6 heure et des cacahuètes pour expulser le pavillon noir, 4 personnes ont été emmenées au poste pour une audition concernant une autre affaire."

Plus d'infos http://nantes.indymedia.org/article/21457

lundi 23 août 2010

Barcelone - Visite nocturne à l'exposition de l'architecture pénitenciaire au collège des architectes

"Cette nuit, vendredi 20 aout, nous nous sommes rendus au collège des architectes, en plein centre de Barcelone, et à cinquante mètres du commissariat situé rue Laietana, en nous jouant du contrôle, prêts à saboter un lieu qui avec la propagande carcérale ("comme elles sont belles"), cherche à normaliser la souffrance et la condition d'enfermé à laquelle veut nous soumettre le capitalisme.
Nous espérons les avoir fait chier un peu, avec la condamnation des portes, les inscriptions et les bombes de peinture, salissant ainsi la façade progressiste.
Nous dédions ce geste de sabotage à tous les prisonniers et en particulier aux compagnons-nes combattifs du Chili, qui vivent aujourd'hui les conséquences de la dernière vague répressive.

Vivent ceux qui luttent!
A bas la société carcérale et ses architectes!
LIBERACIÓN TOTAL !

Quelques-uns"

http://pagheretetutto.blogspot.com/2010/08/barcelone-visite-nocturne-lexposition.html

Au 104, c'est un membre du FN qui s'occupe de la sécurité

"Comme dans le nouveau lieu culturel parisien, les sociétés de sécurité entretiennent souvent des liens étroits avec l'extrême droite.

Sous la verrière du 104, à Paris (Gaël Chardon/Flickr)

Le 104, lieu parisien phare de la politique culturelle de Bertrand Delanoë, vient d'allouer un budget de 800 000 euros annuels à une entreprise de sécurité privée, dont le dirigeant, Axel Loustau, est membre du Front national. L'affaire a provoqué une polémique.

Axel Loustau est un ancien membre du Groupe union défense (GUD), une organisation d'extrême droite connue pour ses méthodes violentes. Beaucoup des signataires du manifeste de l'organisation, « Les Rats maudits », sont toujours copains et détiennent ou travaillent pour des entreprises de sécurité.

Candidat aux législatives en 1997 pour le Front national dans les Hauts-de-Seine, Axel Loustau a encore fait parler de lui cette année en crachant et en proférant des menaces sur des journalistes du Monde lors d'une manifestation ultra-nationaliste le 9 mai 2010.

Les Verts au conseil de Paris ont affiché leur réprobation lorsque sa société, Vendôme Sécurité, a remporté l'appel d'offre du 104 le 29 juin.

Le 22 juillet, le collectif de « mal-logés en colère » est venu au 104 protester contre la décision.
« Mon casier est vierge, je ne vois pas où est le problème »

Axel Loustau, contacté par Rue89, désamorce tout de suite la polémique :

« Mon casier est vierge, je ne vois pas où est le problème. Tout le monde a le droit d'avoir des opinions. Cette campagne de discrimination me dépasse. Il y a eu un appel d'offres, on avait la meilleure proposition. Le reste, c'est de la littérature. »

En effet, sur les sept sociétés s'étant portées candidates, la commission d'appel d'offres a donné la meilleure note à Vendôme Sécurité. La société, basée dans le XVIe arrondissement de Paris et employant 150 personnes, surveille également les locaux d'Europe 1.

En 2009, Le Canard enchaîné décrivait le personnel de l'entreprise, « une trentaine de crânes rasés », alors chargés de la sécurité d'un colloque à l'Ecole militaire où était présent Nicolas Sarkozy.

Axel Loustau dément : « Nous ne sommes pas une boîte de gros bras, il s'agissait d'un sous-traitant kabyle. »

Xavier Renou, auteur de « La Privatisation de la violence », un ouvrage qui
traite notamment des liens entre l'extrême droite et la sécurité privée, explique :

« Il existe une proximité idéologique peu surprenante entre les deux milieux, une logique d'ordre et de mercenariat. Cela remonte aux années 70, lorsque la sécurité s'est professionnalisée au moment où le FN montait en puissance. »

Une descente musclée dans une laiterie occupée par des grévistes

Justement, le père d'Axel Loustau, Fernand, ancien actionnaire de « National
Hebdo », a créé la société de gardiennage Normandy SA en 1977. En 1982, elle se fait connaître lors d'une descente musclée à la laiterie Claudel d'Isigny, alors occupée par les grévistes. Fernand Loustau écopera de trois mois de prison avec sursis.

Après sa mort en 1993, c'est son son fils Philippe qui a repris le flambeau. Certains salariés passés de Normandy SA à Vendôme Sécurité n'hésitent pas à afficher leurs tatouages néo-nazis sur Internet.

Autre société qui a fait parler d'elle : Ambassy Sécurité, qui n'existe plus aujourd'hui, était gérée par Gilles Sereau, connu depuis 1977 pour ses activités d'extrême droite. Il fonde également avec Gilles Soulas la maison d'édition SEDE et la librairie de propagande néonazie l'Æncre.

Le rapport de la commission d'enquête chargé de la dissolution du Département protection sécurité (DPS), le service d'ordre controversé du FN, évoque clairement les liens avec Ambassy Sécurité :

« Ambassy a fourni des hommes de main, mercenaires ou militants du GUD, au DPS en période électorale. »

« Briser des grèves, faire de la provoc en banlieue »

Il existe deux sortes de militants au GUD, explique Xavier Renou :

* Ceux qui ont réussi à monter des sociétés de mercenariat, mais aussi de
communication, de gestion de patrimoine douteuses, ou qui deviennent cadres de partis politiques

* Les « gros bras », moins éduqués, qui sont employés dans ces sociétés

Il poursuit :

« Ces milices ne font pas que de la sécurité, elles ont souvent servi à faire de l'espionnage, à briser des grèves, ou à faire de la provocation en banlieue pour l'instrumentaliser politiquement. »

Difficiles à tracer, ces entreprises, souvent de petite taille, se font et se défont. La dégringolade du FN a fait perdre leur ancrage à de nombreuses sociétés mais leurs racines politiques perdurent, comme pour Vendôme Sécurité, la société d'Axel Loustau.

Photo : sous la verrière du 104, à Paris (Gaël Chardon/Flickr)"

Source

Chili : neufs compagnons toujours détenus, six autres sous contrôle judiciaire, des bombes retrouvées selon les flics

"August 20th, 2010 , Act For Freedom Now.

SANTIAGO – Aucun blessé jeudi lorsqu'une bombe artisanale a été enlevée d'un garage souterrain situé sous un supermarché de la capitale chilienne, selon la police. Trois autres bombes ont été trouvées et désamorcées, selon un rapport établi par les Carabineros, la police nationale militarisée du Chili.
Sur place, des tracts ont été laissés, faisant référence aux accusations du procureur spécial Alejandro Peña contre 15 anarchistes accusés d'avoir réalisé un nombre élevé d'explosions durant les dernières années.
Un tribunal de Santiago a ordonné mardi dernier que huit des quinze suspects restent détenus en attente d'un procès.
Six autres accusés sont remis en liberté sous contrôle judiciaire, avec interdiction de quitter le territoire, de se rencontrer mutuellement, de visiter les détenus, obligation de signer une fois par semaine, et interdiction de se rendre dans les centres sociaux occupés perquisitionnés durant les arrestations.
Le 15ème suspect, Gustavo Fuentes Aliaga, est déjà en prison, également soupçonné d'autres délits.
Le tribunal a donné 180 jours (six mois) au procureur pour compléter l'enquête portant sur les 23 attaques explosives contenues dans l'acte d'accusation.
Les attaques visaient des banques, les bureaux de compagnies internationales, des ambassades, des églises et des commissariats, la plupart situés à Santiago. Le seul accident mortel fut la mort d'un anarchiste, Mauricio Morales, tué par sa bombe qu'il transportait à vélo.

**

La situation des compagnons:

Rodolfo Retamales: Détenu C.A.S., prison préventive pour 180 jours, accusé d'association illégale.

Pablo Morales: Détenu en C.A.S., prison préventive pour 180 jours, accusé d'association illégale.

Felipe Guerra: Détenu en C.A.S., prison préventive pour 180 jours.

Carlos Riveros: En “liberté", sous contrôle judiciaire.

Vinicio Aguilera: Détenu en C.A.S. Prison préventive pour 180 jours.

Mónica Caballeros: Détenue en C.O.F. Prison préventive pour 180 jours .

Andrea Urzúa: Détenue en C.O.F. (lieu de détention pour femmes). Prison préventive pour 180 jours.

Camilo Pérez: En “liberté", sous contrôle judiciaire.

Cristián Cancino: En “liberté", sous contrôle judiciaire.

Diego Morales: En “liberté”, sous contrôle judiciaire.

Francisco Solar: Détenu en C.A.S., en détention préventive pour 180 jours.

Omar Hermosilla: Détenu en C.A.S., en détention préventive pour 180 jours, accusé d'association illégale.

Candelaria Cortez: En “liberté” mais sous contrôle judiciaire.

Iván Goldenberg: En “liberté” mais sous contrôle judiciaire.

C.O.F.: Centro de Orientación Femenina
C.A.S.: Carcel de Alta Seguridad (prison de haute sécurité)
. "

"Argentine - Agitation solidaire avec les compagnons chiliens

Jeudi 19 août, plusieurs compagnons anarchistes et anti-autoritaires se sont réunis près du consulat du Chili à Buenos Aires en solidarité avec les compagnons arrêtés samedi 14, en exigeant leur libération immédiate. La rue a été bloquée pendant près d'une demie heure, les manifestants ont tagué des inscriptions et collé des affiches, des communiqués ont été lus au mégaphone (concernant aussi la grève de la faim des prisonniers mapuches), un grand nombre de tracts a été diffusé. Finalement nous sommes partis sans aucun problème.
Ce n'est qu'un petit geste (mais certainement pas le seul) pour les frères et soeurs frappés aujourd'hui par l'ennemi dans la région dominée par l'Etat chilien.

Liberté pour les compagnons détenus par l'Etat chilien !
Pour la destruction totale de l'autorité!
Pour l'anarchie !

**

Cordoba – Action en solidarité avec les anarchistes/anti-autoritaires du Chili

Vendredi 20 août, vers midi dans la ville de Cordoba, une douzaine d'anarchistes a décidé de se solidariser avec les compagnons et compagnes arrêté(e)s ces derniers jours à Santiago et Valparaiso (accusés d'Association illégale terroriste et pose d'engins explosifs) et avec les prisonniers Mapuche en grève de la faim depuis plus de quarante jours. Notre action s'est donc déroulée devant le consulat du Chili, rue Buenos Aires, à quelques mètres du palais gouvernemental, laissant des inscriptions, lançant des bombes de peintures, jetant des tracts et posant quatre bombes assourdissantes.

Pour cette action 5 compagnon-nes ont été arrêté-es et transférés au 4ème commissariat, accusés de dégradations et blessures.

Les réactions solidaires ne se sont pas fait attendre. Cent autres personnes et plusieurs organisations sont venues apporter leur soutien, jusqu'à la libération des compagnons, après 15 heures de blocage de rue et d'agitation permanente.

Ni les constructions de la justice, ni les perquisitions, ni la détention ne pourront arrêter la révolte !

Solidarité active partout !

La lutte contre la domination n'a pas de frontières !

Source Culmine "

Vu sur Pagherete Tutto

samedi 21 août 2010

Détruis ce qui te détruit

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Après l’expulsion, des lutins démurent la ferme du Bersac

"mercredi 11 août 2010
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Après l’expulsion, des lutins démurent la ferme du Bersac

Ayant assisté ce vendredi 6 août, avec consternation, à l’expulsion et au murage de la ferme du Bersac par une centaine de policiers piloté par l’ADSEA, nous autres créatures des forêts avoisinantes avons décidé d’y donner quelques coups de masses et d’égayer les piêtres parpaings gris de slogans rageurs.

Nous avons souhaité par cet acte laisser la porte de nouveau ouverte pour des réoccupations futures, pour le retour des résidants qui l’habitaient depuis de nombreuses années. Face aux logiques manageuriales, nous continuerons à porter des coups pour des lieux de vie petits et partout, et pour une autonomie possible des personnes dites "handicapées".

Leurs parpaings resteront toujours à la merci de nos burins."



https://paris.indymedia.org/spip.php?article2641

"Faut niker het systeem" : le Palais de Justice de Bruxelles taggé

"La police de la zone de Bruxelles-Ixelles a interpellé dans la nuit de jeudi à vendredi l’auteur présumé d’un tag sur une façade du Palais de Justice de Bruxelles, place Poelaert, a indiqué vendredi le parquet de Bruxelles. Le suspect a été relaxé après audition mais devra payer la facture de nettoyage. Sur le mur du palais, le tagueur a écrit : «Faut niker het systeem» (sic).

Vers 2h40 du matin vendredi, un témoin a signalé les faits à une patrouille qui se trouvait rue de la Régence. Alors que les agents de police recherchaient l’auteur du tag, ceux-ci ont retrouvé sur leur chemin des bonbonnes de peintures neuves et entamées. À la vue des policiers, un jeune homme de 20 ans a pris la fuite. Interpellé, il a avoué les faits, de même que deux autres tags commis rue Dieudonné Lefèvre à Laeken.

(RTL Info), 20 août 2010."

http://juralibertaire.over-blog.com/article-faut-niker-het-systeem-le-palais-de-justice-de-bruxelles-tagge-55756975.html

Pour une autre éducation

Un site qui a l'air sympa :

Pour une autre éducation

"Réflexions pour d'autres formes de transmission du savoir, sans soumission et sans hiérarchies"

Avec toutes les réserves qu'on peut avoir, notamment autour de la notion d' "école", les liens vers des officines à la con (resf, cnt...), mais l'envie semble intéressante.

Marseille : des enfants saccagent une école maternelle

"Huit jeunes de 6 à 14 ans ont été identifiés comme les auteurs de multiples dégradations dans un établissement marseillais.

Le Parisien | 21.08.2010, 07h00

Les élèves d’une école maternelle du XIVe arrondissement de Marseille (Bouches-du-Rhône) risquent de ne pas reconnaître leur établissement à la rentrée... Le personnel du groupe scolaire de la Maison-Blanche n’a pu que constater les dégâts à son arrivée, mercredi matin : fils du téléphone et de l’alarme arrachés, peinture répandue sur les murs, bureaux renversés, savon liquide étalé sur le sol...
Au total, trente salles de ce groupe scolaire ont été largement vandalisées.
Rapidement identifiés, les huit auteurs de ces dégradations, âgés de 6 ans à 14 ans, ont été entendus par les policiers de la sécurité publique de la cité phocéenne. Rendus à leurs parents, trois d’entre eux, âgés de 10 ans, 12 ans et 14 ans, devront se présenter, à la rentrée, devant un juge des enfants. Les plus jeunes font l’objet d’un suivi socio-éducatif.

Tout commence mardi, vers 19 heures. Un groupe de jeunes brise une fenêtre de l’école de la Maison-Blanche avant de pénétrer dans l’établissement. Les vandales se dispersent ensuite rapidement dans les locaux. « Ils se sont emparés de tout ce qui leur tombait sous la main, confie une source proche de l’enquête. Tout y est passé. Ils sont quand même restés près de trois heures dans l’école, à tout saccager. »
Très déterminé, le groupe détériore tout sur son passage. Salle après salle, les malappris saisissent les fournitures scolaires avant de les répandre sur le sol. « Ils ont déversé des pots de peinture en poudre partout, vidé du savon sur les sols, renversé des bureaux dans toutes les salles et volé quelques fournitures scolaires, ajoute la même source. En arrivant le lendemain matin, la directrice de l’école s’est blessée légèrement en glissant sur le sol savonné. »
Cette dernière porte plainte aussitôt. Saisis de l’enquête, les policiers de la sécurité publique retrouvent rapidement la piste des auteurs de ces dégradations, grâce... à leurs traces de pas. « Ils ont marché dans la peinture à de multiples reprises avant de prendre la fuite, indique un proche de l’affaire. Il n’y avait plus qu’à les suivre aux empreintes... » Très vite, les enquêteurs remontent jusqu’à une cité HLM, située à proximité de l’école vandalisée.
Un jeune garçon de 8 ans est identifié avant de passer aux aveux. « Il a reconnu avoir participé à cette razzia dans l’école en compagnie de sept autres complices, poursuit la même source. Ces derniers ont été convoqués avec leurs parents. »
Entendus, les jeunes et les adolescents ont tous reconnu leur participation. « Ils ont expliqué avoir succombé à un phénomène de groupe, relate un enquêteur. Ils n’ont pas exprimé d’animosité particulière à l’égard de cette école. Tout cela est un peu irrationnel dans leur tête. Leurs parents étaient assez gênés. Le préjudice n’a pas été chiffré avec précision, mais il s’annonce assez important au vu des dégâts. »"

http://cettesemaine.free.fr/spip/article.php3?id_article=3399

vendredi 20 août 2010

Grimbergen - Il incendie sa cellule en institution psychiatrique

"L'incendie a réduit sa chambre en cendres et la fumée a causé de nombreux dégâts dans le département où il séjournait

GRIMBERGEN Le parquet de Bruxelles a demandé le placement en détention de l'homme qui a bouté le feu samedi à l'hôpital psychiatrique Sint-Alexius à Grimbergen. Agé d'environ soixante ans, il réside depuis plusieurs dizaines d'années en milieu psychiatrique, indique dimanche le parquet de Bruxelles.

L'incendie a réduit sa chambre en cendres et la fumée a causé de nombreux dégâts dans le département où il séjournait. Le patient est victime de problèmes psychiatriques depuis les années soixante, indique le parquet.

Il était pris en charge volontairement par l'hôpital Sint-Alexius depuis plusieurs semaines. Samedi soir, il a mis le feu à trois endroits de sa chambre à l'aide d'un bidon de white spirit.

Le département au sein duquel il séjournait a dû être évacué et plusieurs patients ayant inhalé de la fumée ont été emmenés à l'hôpital pour y recevoir des soins. L'incendie a finalement été limité à la chambre de l'incendiaire.

L'homme a expliqué durant son interrogatoire qu'il avait annoncé son geste, rapporte le parquet. Il a indiqué que son séjour à l'hôpital ne lui convenait pas. Le parquet a désigné un juge d'instruction et demande son placement en détention.

1/08/2010
http://www.dhnet.be/regions/bruxelles/article/319986/l-incendiaire-de-l-hopital-sint-alexius-en-detention.html "

http://suieetcendres.blogspot.com/2010/08/grimbergen-il-incendie-sa-cellule-en.html

Inno individualista

video

Violences à Saint-Aignan: 4 mois de prison pour Daniel Duquenet

"Le Parisien 13.08.2010

Daniel Duquenet, frère de Miguel, le conducteur qui accompagnait Luigi, le gitan tué par balle par un gendarme dans le Loir-et-Cher le 17 juillet, a été condamné jeudi à quatre mois de prison pour son implication dans les dégradations commises à Saint-Aignan.

Le parquet avait réclamé 18 mois d'emprisonnement, considérant que c'est «un meneur qui doit assumer sa part de responsabilité».

Daniel Duquenet a reconnu avoir été présent à Saint-Aignan et raconté que la délégation de gens du voyage ne voulait pas créer d'incidents, juste demander des explications. Mais les choses ont dégénéré parce que le dialogue n'a pas pu s'établir. Il a indiqué ne pas avoir commis de dégradations, seulement avoir achevé de couper un arbre avec une tronçonneuse trouvée au pied.

Le parquet de Blois a ouvert deux enquêtes judiciaires parallèles sur le décès du jeune homme de 22 ans, tué par un gendarme à un contrôle routier dans le Loir-et-Cher, dans la nuit du 16 au 17 juillet, et sur les risques encourus par les gendarmes avant les tirs. Ces derniers assurent que le véhicule a refusé de s'arrêter et leur a foncé dessus par deux fois, ce qui a poussé l'un d'eux à ouvrir le feu.

Le décès de Luigi a suscité la colère de la communauté gitane installée depuis des décennies dans le Loir-et-Cher.

Le dimanche 18 juillet, des hommes armés de haches, certains cagoulés, ont attaqué la gendarmerie de Saint-Aignan et saccagé les arbres du village.

Le tribunal de Blois a déjà condamné deux hommes pour ces dégradations, l'un à 10 mois de prison ferme, l'autre à 4 mois avec sursis. Un mineur de 17 ans a été mis en examen et laissé en liberté sous contrôle judiciaire pour les mêmes faits, tandis qu'un autre prévenu a été relaxé. "

http://pagheretetutto.blogspot.com/2010/08/violences-saint-aignan-4-mois-de-prison.html

Libertad a lxs 14A

Sur ce blog sont recensés textes et infos sur les arrestations de 14 compagnons chiliens accusés d’ "association illégale terroriste".

http://libertadalos14a.blogspot.com/

"La nature humaine, c’est le fascisme"

"[Texte paru dans "Le Cri Du Dodo", Journal anarchiste en ligne]

Une perspective anti-autoritaire de la vie sociale.

Qu’est-ce que la nature humaine ? Un réceptacle. Une sorte de jarre, dans laquelle on fait sa « cuisine », à laquelle on intègre les éléments qui nous semblent les plus appropriés. On ne peut clairement pas en cerner une définition universelle et hétérogène. On peut tout au mieux définir quelques notions. Si on veut savoir ce qui serait intrinsèquement « humain », on va alors s’aventurer sur l’idée avec des postures de philosophe. Mais qu’est-ce que c’est que la « nature humaine » ? Historiquement, presque toute tentative « d’objectivation » du concept de nature humaine a aboutit à une définition excluante : « les civilisés » d’un coté, et les « barbares » (qui n’auraient pas pleinement réalisés leur « nature ») de l’autre. Les surhommes à une époque, et ses inévitables sous-hommes (sans compter les femmes, évidemment). Les bons citoyens, et les réfractaires à l’intégration. Les citoyens tout court, et les autres.

Dans le langage dominant, on fait même souvent incantation de la figure de « l’Autre » (qui est par définition, dans la philosophie bourgeoise, tout ce qui n’est pas "blanc, masculin, hétérosexuel, dominant"), devant attiser tantôt la compassion (« les exclus »), tantôt la convoitise (« les classes moyennes »), et tantôt la crainte (« les jeunes », « les immigrés »), voir carrément la terreur (« les casseurs », « les terroristes »).

Ces définitions ont, d’une certaine manière, et avec des terminologies très variées -entant que dispositifs linguistiques- (on le sait, le langage structure le pouvoir) justifié et permit des régimes de ségrégation, colonialistes, ou purement fascistes, voir plusieurs de ces choses à la fois. Combien de génocides ou de massacres perpétrés au nom des Lois ou des Forces de la Nature ? On pourrait écrire des livres et remplir des bibliothèques d’exemples historiques attestant de cette curiosité épistémologique qui réside dans l’impossibilité d’établir une définition unique de la nature humaine, et des atrocités que chaque « définition définitive » a permit de justifier. Des « indiens d’Amérique » qu’on accusa d’être « sans âmes » au juifs de l’Allemagne (et du reste de l’Europe) sous domination nazie, accusés d’être responsables de tout les maux. En définitive, c’est le vieux principe de la stratégie militaire qui opère ici : lorsqu’on convoite ce que d’autres ont, on les transforme en ennemis. Ou plus simplement : lorsqu’on convoite le pouvoir, on désigne des bouc-émissaires, ou au moins des éléments pathogènes. « Responsables », consciemment ou non, du « malaise social ». On renforce l’idée d’une « unité nationale » ou « sociale » qui en définitive n’existe que comme raison d’Etat.

A chaque époque, à chaque société, à chaque pays, à chaque culture, à chaque idéologie -qui ne sont jamais que la société, le pays, la culture, et l’idéologie des classes dominantes d’une époque- : une nature humaine. Une « identité » humaine, voir « nationale ». Dans le même ordre d’idée, toutes les impasses de l’ethnologie nous orienteront encore sur la difficulté de définir au juste ce qu’est une « ethnie ». Et celles de l’anthropologie sur ce qu’est un humain. Cette diversité des conceptions démontre la difficulté de concevoir une nature humaine in abstracto.

En conséquence, on peut affirmer que chaque circonscription de « l’inné humain » contient en germe son fascisme, ou au moins son schéma d’apartheid.

Pire : Non seulement chacune de ces conceptions, que tel ou tel pouvoir fait sienne, est excluante, mais en plus on cherchera à légitimer (du point de vue moral), voir légiférer (du point du vue social) les comportements humains selon cette idée de nature. Non pas critiquer chaque action en fonction du bien individuel et du bien commun, ou par opposition de ce qui leurs est réellement nuisible (la violence structurelle, toutes les formes de domination et d’exploitation) mais de ce qui est (ou non) productif, de ce qui favorise (ou non) le bien des segments dominants de la société.

Toutes les actions ou comportements qui iront à l’encontre de la logique productive et des intérêts qu’elle sert seront réprimées entant que « déviance à la nature ».

De l’homosexualité (et sa fantasmatique « généralisation ») qui s’opposerait à la pérennité de l’espèce humaine, jusqu’à la grève (et sa probable généralisation) qui menacerait jusqu’à la survie de l’économie capitaliste (qui aurait des fondements tout « naturels »). Du refus individuel de l’escroquerie que constitue la famille traditionnelle (comme opposition à la cellule de base de « reproduction ») jusqu’au révoltes contre la présence policière et ses violences quotidiennes : révoltes qui seraient forcément absurdes car « nulle société ne peut exister sans sanctions ». Et il va s’en dire que l’Etat même trouverait ses fondements dans les racines les plus profondes de « la Nature ».

Pourtant rien n’est moins sur. Le sillon tracé par les conceptions modernes de la nature humaine procède d’un travail de normalisation qui tend à évoluer vers l’atomisation totale des sociétés (ou de ce qu’il en reste). Il ne s’agit pas de décrire un « âge d’or » où la société aurait existé pleinement, ou de manière parfaite, mais de mettre en exergue le fait que l’Etat tend à remplacer ou au moins détruire toute existence sociale qui n’est pas lui. La prétendue « crise du lien social » est en réalité l’effroi qui se dessine partout où on réalise qu’il n’existe plus. Si il fallait encore une preuve à la déstructuration des sociétés où règnent les conditions modernes de production, le fantasme d’un lien social généreux et soudé chez la figure familière et pourtant si « exotique » de l’ étranger devrait suffire. En France, on ira par exemple jusqu’à polir le stéréotype de l’hospitalité des Ch’tis pour continuer d’occulter le fait qu’il n’existe plus aucune hospitalité (à quelques exceptions près) dans les grandes métropoles, et même ailleurs, à cette seule fin de maintenir la myopie sociale jusqu’à l’absurde. A travers de concepts « dent creuse » tel que celui de "solidarité nationale", la nécessité de faire encore croire au « partage » devant l’évidence de sa négation générale, se fait encore ici sentir. Ou encore, la circonspection et la prudence des sociologues modernes vis à vis du terme même de « société » pour parler de ce qu’ils sont censés connaître le mieux, devrait achever de nous convaincre.

Dans son acceptation de ce qu’est un être humain, l’Etat, ce « monstre froid » -ou plus généralement le pouvoir- tend à rappeler que sans lui, plus rien n’est humain. Dans sa rhétorique glacée, qui ne dit à ce propos rien d’autre que « Peut il y avoir une société sans Etat, ou une humanité sans société ? » chacun est invité au silence. La « nature humaine », dans son acceptation contemporaine, pourrait être vue comme la version civile du paradigme biblique de la bonne et de la mauvaise conscience. Des anges et des démons. Des conseils divins et des tentations sataniques. Aujourd’hui, on dirait « les bonnes et les mauvaises intentions ». Ou encore « les hauts et les bas instincts ». Mais ces dichotomies sont généralement aussi factices qu’elles sont acceptées. Elles restent des mystifications au service des dominants.

Florilège :

- « La violence est à proscrire... mais pas si ce sont les bonnes personnes (avec un uniforme) qui l’emploient ».

- « La torture et la peine de mort ne devraient pas exister... hormis pour les terroristes et les pédophiles ».

- « Tout enfermement forcé est traumatisant et destructeur... mais la prison permet de rééduquer les criminels ».

- « Frapper sur sa femme ou sa copine, c’est vraiment dégueulasse, sexiste, patriarcal... sauf quand elle l’a bien cherché ».

- « Je n’aime pas le travail, et je n’aime pas mon patron... mais comment ferai-je sans lui ? ».

- « Tout le monde devrait pouvoir aller où il veut... sauf ceux et celles qui n’ont pas de papiers d’identité ».

Autant d’antinomies, d’inconséquences dans un certain imaginaire commun, qui devrait nous éclairer sur l’absurdité régnante des conventions sociales de l’époque. Reste que de « l’humain », il ne reste pas grand chose lorsque, quand réduit à cette seule ambiguïté, on ne peut que constater que plus personne ne sait vraiment qui définit au juste cet « ordre de l’univers, et ces lois qui semblent gouverner le monde », et pourquoi. L’impression qu’on a été lésé dès le départ, que le jeu est faussé. Qu’on avait pas toutes les cartes en main. Que tout est à refaire.

Quand en ces temps de nihilisme achevé, on demande d’une part aux actionnaires d’être « raisonnables », aux patrons d’être « respectueux », aux banques de faire « bon usage de l’argent publique », aux religieux de « recréer du lien social » -quand la société réelle s’est faite contre les religions- et d’autre part à des sans-papiers de « regagner leur pays », à des grévistes d’être « responsables » ou à la population -qui a toutes les raisons de la haïr- de « rétablir le dialogue » avec la police : On se fait une étrange idée de l’humain. Mais il faut de tout pour défaire un monde.

Okapi, pour Le Cri Du Dodo."

https://paris.indymedia.org/spip.php?article2686

Vidéosurveillance à Paris : attribution du marché public

"Vidéosurveillance à Paris : attribution du marché public

Le marché public de la vidéosurveillance à paris a été attribué le 8 juillet 2010.

Les bénéficiaires sont :
- INEO (groupe GDF SUEZ)
- CITELUM (groupe VEOLIA)


Le montant est de : 154 766 936 € TTC.

A ce montant, il faut rajouter les montants des marchés complémentaires précédents.

http://www.paris-sans-videosurveillance.fr/spip.php?article212

Le coût total est donc de : 155 980 602 € TTC.

Est-ce le coût définitif ? Non. Tout au long de la concession portant sur 16 ans et demi, nous devrons surveiller les avenants à ce partenariat. Nul doute que ce montant d’argent public dilapidé va augmenter.

Au final, chacune des 1305 caméras installées à Paris coutera au minimum 119 525 € aux parisiens.

Chaque année, ce sont 9 453 369 € qui vont disparaitre en fumée.

Documents joints :
- Avis d’attribution de marché (PDF – 13.8 k

http://www.paris-sans-videosurveillance.fr/IMG/pdf/Avis_attribution_marche_principal_videosurveillance.pdf"

https://paris.indymedia.org/spip.php?article2722

Prison ferme après la fronde anti-keufs aux Tarterêts

"18.08.2010

Les sanctions ne se seront pas fait attendre, après les incidents qui ont opposé des policiers à des jeunes, la semaine dernière à Corbeil-Essonnes. Karim, 20 ans, a été reconnu coupable d’avoir frappé un policier et de lui avoir arraché son casque.

Il écope d’un an de prison dont 7 mois ferme. Mehdi, 18 ans, est condamné à 3 mois ferme pour des injures et des doigts d’honneur à l’encontre des forces de l’ordre.

«Ils voulaient nous massacrer»

Mercredi soir, le tribunal correctionnel d’Evry a condamné ces deux hommes à la suite des violentes échauffourées ayant jeunes et forces de l’ordre jeudi dernier, dans la cité sensible des Tarterêts. Cinq fonctionnaires avaient été blessés. L’un d’eux avait eu le doigt cassé par un coup de marteau. «Ils voulaient en découdre, ils voulaient nous massacrer», a rapporté ce policier, au bord des larmes, devant le tribunal.

Après ces émeutes, deux autres jeunes, dont l’auteur présumé du coup de marteau, ont également été interpellés. Mineurs, ils étaient présentés mercredi soir au juge des enfants en vue d’une mise en examen.

De lourdes peines selon la défense

L'un des deux avocats de la défense, Me Laurent Caruso, a fait état d'un «climat anormalement tendu» et d'une «décision mi-figue mi-raisin» : «J'ai déjà vu des sanctions bien moindres sur ce type de faits».

Le directeur départemental de la sécurité publique, Jean-Claude Borel-Garin, a souligné qu'il ne s'attendait pas à des peines plus lourdes. «En 36 ans, c'est la deuxième fois que je vois un policier aussi meurtri par une agression», a-t-il encore commenté.

leparisien.fr "

http://pagheretetutto.blogspot.com/2010/08/prison-ferme-apres-la-fronde-anti-keufs.html

Paris : trois policiers blessés à coups de barres de fer

"AFP, 19 août 2010

Trois policiers ont été blessés lundi lors d’une interpellation, à Paris (XIXe), a-t-on appris mercredi de source policière et auprès d’un syndicat de police qui a dénoncé une « lâche agression ».

Dans un communiqué, Alliance (second syndicat de gardiens de la paix) a déclaré mercredi que, « après les policiers agressés à Corbeil-Essonnes », ce « sont les policiers de Paris intra muros » qui ont été « victimes d’agressions à coups de barre de fer ».

Lundi, en fin d’après-midi, selon lui, dans le XIXe arrondissement de Paris, « une vingtaine d’individus virulents, dont deux armés de barres de fer, ont tenté d’empêcher l’interpellation d’un individu détenteur de produits stupéfiants ».

Les policiers ont « reçu de multiples coups au visage et aux mains » et l’un, blessé notamment au visage, a obtenu une incapacité totale de travail (ITT) de trois jours.

Ces faits ont été confirmés de source policière qui a précisé qu’un auteur présumé des coups a été interpellé depuis et placé en garde à vue.

Alliance, dans son communiqué, « dénonce une nouvelle fois avec vigueur ces lâches agressions, de plus en plus violentes, qui se multiplient jour après jour ». « Les pouvoirs publics et les élus (...) doivent (en) prendre conscience pour y apporter des solutions radicales », ajoute-t-il.

Quatre jeunes hommes ont été interpellés lundi aux Tarterêts à Corbeil-Essonnes (Essonne) puis déférés mercredi matin devant la justice pour leur implication présumée dans des violences contre des policiers."

http://cettesemaine.free.fr/spip/article.php3?id_article=3397

A Bordeaux, la colère des gens du voyage

"AFP, 16/08/2010 | Mise à jour : 08:06

Expulsées d’un terrain des Pyrénées-Atlantiques, 140 familles ont voulu investir un lieu de force. Stoppées par les autorités, elles ont bloqué plusieurs heures un pont de la rocade bordelaise. Le tout dans un climat tendu avec les forces de l’ordre.

L’impasse. Après avoir manifesté leur mécontentement dimanche à Bordeaux en perturbant la circulation, des gens du voyage expulsés d’un terrain d’Anglet (Pyrénées-Atlantiques) par décision de justice ont campé sur leurs positions dans la soirée. Alors que l’accès à un terrain de repli qu’elles voulaient occuper leur a été interdit par la mairie de Bordeaux, quelque 140 familles ont refusé de s’installer sur un parking qui leur était réservé par les autorités, déplorant que celui-ci n’avait ni l’eau, ni l’électricité. Elles ont préféré stationner pour la nuit dans les axes qui y menaient.

Sûr de son fait, le président de l’Association de la vie du voyage (ADVV), James Dubois, a assuré qu’il déposerait lundi un référé-liberté devant le tribunal administratif. « On va aller porter plainte contre la mairie de Bordeaux qui n’a pas d’aire de grand passage », a-t-il expliqué à l’AFP.

Cette première action d’envergure depuis les mesures prises par le gouvernement visant Roms et gens du voyage avait donné lieu vers 17h30 à de brèves échauffourées avec les forces de l’ordre. Une cinquantaine de gens du voyage, faisant partie d’un convoi de 250 véhicules et caravanes arrivés du pont d’Aquitaine dont ils interdisaient l’accès depuis la mi-journée, ont vidé une benne remplie de grosses pierres puis l’ont déplacée pour pouvoir pénétrer sur le terrain du parc des sports, près de la zone commerciale de Bordeaux-Lac. Mais un cordon de CRS a donné lieu à des bousculades. Quelques jets de pierre ont alors visé les CRS qui ont riposté par de brefs jets de gaz lacrymogènes.

« On veut taper un coup de poing sur la table »

Après un retour au calme, des jeunes femmes ont brandi une banderole de l’ADVV avec les inscriptions « Liberté, égalité, fraternité ». « Ils nous ont proposé un parking pas sécurisé pour nos enfants. On veut taper un coup de poing sur la table. Sarkozy fait des amalgames, a fulminé James Dubois. Il est en train de nous monter les uns contre les autres, notre pays, c’est la France. ».

La mairie de Bordeaux avait refusé aux gens du voyage l’accès au parc des sports recouvert de pelouses. Ces derniers s’étaient vu proposer une solution alternative, le parking du parc des expositions situé à proximité. Une médiation a duré une bonne partie de l’après-midi sur le pont d’Aquitaine entre le sous-préfet et les manifestants, en vain. « Ça fait 15 jours qu’on appelle la ville de Bordeaux pour avoir un emplacement, on arrive ici et ils nous refusent un emplacement décent », tonnait dimanche soir Jean Avrillas, porte-parole du groupe des gens du voyage.

Le barrage sur l’imposant pont d’Aquitaine, qui enjambe la Garonne, avait créé dimanche après-midi un bouchon de 5 km en direction de Paris, et de 2 km en direction de Bordeaux sur l’A630. Le pont avait été fermé à la mi-journée et des déviations avaient été mises en place. Une cinquantaine de gens du voyage avaient à nouveau bloqué le pont d’Aquitaine entre 18h30 à 20h00, occasionnant de nouvelles perturbations.

Brèves échauffourées entre gens du voyage et CRS à Bordeaux

Le Parsien, 15.08.2010, 19h10

De brèves échauffourées ont opposé des gens du voyage, qui ont voulu pénétrer de force sur un terrain pour y stationner, et des CRS dimanche en fin d’après-midi à Bordeaux.

Une cinquantaine de gens du voyage, arrivés en convoi avec plus de 250 véhicules et caravanes depuis le pont d’Aquitaine (A630), qu’ils bloquaient depuis la mi-journée, ont vidé une benne remplie de grosses pierres puis l’ont déplacée pour pouvoir pénétrer sur le terrain du parc des sports, près de Bordeaux-Lac.

Cinq véhicules ont pu passer avant que les CRS ne forment un cordon pour empêcher les autres de suivre, donnant lieu à quelques bousculades. Quelques jets de pierre ont visé les CRS qui ont porté deux coups de matraque sur un camion.

Après un retour au calme, des jeunes femmes ont brandi des banderoles de l’Association de la vie du voyage (ADVD) avec les inscriptions « Liberté, égalité, fraternité ». « Ils nous ont proposé un parking pas sécurisé pour nos enfants, on veut juste un terrain plus tranquille. On veut taper un coup de poing sur la table. Sarkozy fait des amalgames », a estimé James Dubois, président de l’ADVD. « Il est en train de nous monter les uns contre les autres, notre pays, c’est la France », a-t-il poursuivi.

« On est des gens pacifiques »

Ces gens du voyage, avaient jusqu’à ce lundi matin pour évacuer un camp situé à Anglet (Pyrénées-Atlantiques) sur décision de justice. Ils comptaient alors s’implanter sur le terrain du parc des sports, près de Bordeaux-Lac mais ils n’ont pas eu d’autorisation municipale pour s’installer. En échange la mairie leur a proposés une solution alternative à proximité sur le parking du parc des expositions cependant les gens du voyage l’ont refusée.

« Je veux éviter les débordements », a déclaré à l’adresse des policiers Jean Avrillas, responsable des gens du voyage. « On est des gens pacifiques », a lancé un autre.

« Le responsable des gens du voyage a opposé un refus catégorique » au parking, selon la préfecture. Une médiation sans succès a duré une bonne partie de l’après-midi sur le pont d’Aquitaine entre le sous-préfet du bassin d’Arcachon, Pascal Gaucci, et les manifestants. « Il y a une volonté de passer en force en mettant en danger les forces de police », a-t-il expliqué.

« Ca fait 15 jours qu’on appelle la ville de Bordeaux pour avoir un emplacement, on arrive ici et ils nous refusent un emplacement décent », a remarqué Jean Avrillas, responsable des gens du voyage.

5 kilomètres de bouchons

Le blocage du pont d’Aquitaine a créé un bouchon de 5 km en direction de Paris, et 2 km en direction de Bordeaux sur l’A630 en cette journée classée orange par Bison Futé en raison du chassé-croisé des vacances. Le pont a été fermé à la mi-journée et des déviations ont été mises en place pour désengorger le trafic et rétablir la circulation sur les routes de l’agglomération bordelaise"

http://cettesemaine.free.fr/spip/article.php3?id_article=3393

Guerre

"A vrai dire, puisque les démocraties occidentales envoient des milliers d’hommes – en uniformes verts et lourdement armés – dans tous les coins du monde, nous pourrions aussi considérer l’immigration à l’envers. Ils y vont pour « maintenir la paix » et « réaliser des missions humanitaires ». Accompagnés d’une armée charitable d’uniformes blancs, comme la Croix-Rouge, qui se chargent partout de la gestion des misérables camps de réfugiés, la Démocratie envoie ses fils et vend des quantités énormes d’armes à d’autres Etats, dictatoriaux ou pas.

En nous en tenant aux chiffres officiels, nous constatons qu’il n’y a jamais eu dans l’histoire autant d’hommes impliqués dans des conflits armés. Cette mobilisation générale ne se retrouve pas uniquement dans des contrées arides et lointaines comme l’Irak. Elle ne prend pas seulement la forme d’armées et de spécialistes qui sont envoyés là-bas, mais on la retrouve aussi dans l’exil de millions de gens, dont une partie arrive jusqu’en Europe. Il est alors clair qu’il existe aussi quelque chose comme un front intérieur dans l’enceinte même des pays démocratiques.

Le nombre de pauvres augmente, des pauvres d’ici et de là-bas. Et le plus grand progrès n’est peut-être pas tellement toute cette nouvelle technologie, mais l’approfondissement du fossé entre les riches et les pauvres. Pendant des années, l’Etat a cherché à éteindre les luttes sociales qui s’opposaient à lui en octroyant toutes sortes d’« acquis sociaux » (les retraites, la sécurité sociale, les allocations, les conventions collectives de travail). Il achetait ainsi la paix. Il proclamait qu’il y aurait une place pour chacun et chacune sous le soleil, même pour celles et ceux qui se sont toujours retrouvés au plus bas de l’échelle sociale. Aujourd’hui, il est chaque jour un peu plus clair que cette Bonne Nouvelle est une illusion – et, sans trop d’opposition, l’Etat est en train de réduire son arsenal de dispositifs sociaux.

En échange, l’heure est maintenant aux investissements dans ce front intérieur, avec une prolifération de services de sécurité (privés ou non), de vidéo-surveillance et de contrôle technologique. Toujours plus de prisons, de centres fermés et d’autres types d’établissements voués à l’enfermement sont construits (rien que pour la Belgique plus de 12 nouveaux chantiers sont déjà prévus). Et même s’il est en partie vrai que la rage des opprimés s’exprime plus souvent et de manière plus brutale (pensons aux émeutes dans les quartiers ou au nombre croissant de gens qui, pour pouvoir survivre, braquent des banques ou qui vont chercher l’argent là où il y en a), ces mesures pour une « guerre intérieure » sont surtout de type préventives. L’Etat est conscient que la tempête sociale pourrait se déclencher et souffler dans une direction qui menacerait sa survie. Il s’y prépare… et, entretemps, il fomente toutes les formes de guerres entre pauvres : le racisme qui monte les uns contre les autres ; les religions qui font que les gens sont prêts à se massacrer entre eux ; la compétitivité qui transforme nos vies entières en une immense course au coude à coude. Désespérés dans un monde qui les a aliénés de leurs propres sentiments et désirs, toujours plus de pauvres se laissent enrégimenter et deviennent des hommes en guerre, haineux, totalitaires et capables de n’importe quelle forme de violence. La guerre rabaisse les humains aux rangs de troupes, leurs propres volontés et individualités sont écrasées et par la même le sont aussi toutes les possibilités de solidarité, de liberté.

Face à la guerre que l’Etat mène et intensifie contre tous les pauvres, il ne reste que deux issues. Soit la guerre de tous contre tous, qui arrangerait peut-être bien les capitalistes et leur projet de compétition effrénée. Soit une lutte intense et téméraire visant à détruire les causes de la misère et de l’exploitation dans ce monde ; une lutte contre l’Etat, les rapports capitalistes et toutes les formes d’autorité qui étouffent la liberté. Une lutte hasardeuse qui en finit avec les fausses séparations entre les humains – comme le racisme et le nationalisme – et qui pourrait ainsi ouvrir le chemin pour, avec nos rêves, se reconnaître en tant que frères et sœurs.

Extrait de L’ouragan, parution à numéro unique contre les centres fermés et contre toutes les prisons, avec ou sans murs. Belgique.
On pourra lire la suite dans le PDF."

http://www.non-fides.fr/?Guerre

Réflexions sur l’individualisme

"Ne pouvons-nous, individus, remplacer l’État par nos libres associations ? A la loi générale, collective, ne pouvons-nous substituer nos conventions mutuelles, révocables dès qu’elles sont une entrave à notre bien-être ? Avons-nous besoin des patries parcellaires qu’ont faites nos maîtres, alors que nous en avons une plus vaste : la Terre ? Et ainsi de suite. Autant de questions que le libre examen de l’individualiste résout justement à l’avantage de l’individu. Sans doute, ceux qui vivent du mensonge, qui règnent par l’hypocrisie, les maîtres et leur domesticité de prêtres et de politiciens, peuvent être d’un avis différent parce que leur petit, très petit intérêt les y invite.

Ce texte de Manuel Devaldès (1875 - 1956) fut publié en Janvier 1936 dans le N° 157 de La Brochure Mensuelle."


(Clique pour télécharger)

http://ravage-editions.blogspot.com/2010/08/reflexions-sur-lindividualisme.html

Procès le 25 aout à Paris

" Ce 25 aout à 13h30 à la 16e chambre du TGI de Paris s’ouvre un procès contre un militant accusé de port d’arme et de refus de prélèvement d’adn.


Rappel des faits : le 29 mai dernier lors d’un rassemblement "NO BORDER" contre la machine à expulser et pour la liberté de circulation des militants ont été arrêtés place de la république ; l’un d’eux a donc été placé en GAV au motif d’une possession de lacrymo dans son sac ; seulement voila face à quinze cars de flics il n’y avait que cinq personnes qui visiblement représentaient un risque de trouble à l’ordre public.... Le procès verbal indique en plus que l’accusé appartient à "un groupe à risque de la mouvance contestataire anarchiste"...

Encore une fois les amalgames reviennent au galop et l’intimidation est une nouvelle fois utilisée pour criminaliser ceux qui refusent les rafles et les déportations organisées par l’état et ses complices.

LIBERTÉ DE CIRCULATION ! "

http://nantes.indymedia.org/article/21407

Chili : grosse opération anti-"terroriste" contre le mouvement anarchiste

"Samedi matin 14 août 2010, s’est déchaînée une grosse opération des services anti-"terroristes" (GOPE, LABOCAR, Inteligencia de Carabineros) contre le mouvement anarchiste et anti-autoritaire. Cela faisaient des mois que les médias et les politiciens de droite comme de gauche battaient le rappel contre le mouvement.

Officiellement, cette longue série de perquisitions et arrestations menées par le procureur spécial Alejandro Peña (qui centralise les enquêtes sur les attaques anarchistes) visait les auteurs présumés de 23 de ces attaques incendiaires et explosives revendiquées à Santiago ces derniers mois ("Caso Bombas" comme pouvoir et médias nomment cette enquête). Lors de la conférence de presse qui a suivi, le procureur a avancé comme "preuves" déterminante d’imaginaires traces de TNT sur les mains et vêtements (ils sont forts dans les labos chiliens !) de trois des quatorze arrêtés, ce qui impliquerait six d’entre eux dans les attaques.

Les deux premières perquisitions à Santiago se sont déroulées au squat La Crota (situé Santa Isabel #380), où 6 personnes ont été arrêtées. Ce fut aussi le tour en même temps du Centre social occupé Sacco y Vanzetti (situé Santo Domingo #2423).

A la même heure ont été perquisitionnés deux appartements à Cerro La Virgen (Valparaíso), mais aussi le Centre social Jonny Cariqueo de Pudahuel (El Cobre #8793), en banlieue de Santiago.

Parmi les arrêtés, outre plusieurs compagnons anarchistes bien connus, on retrouve plusieurs ex-Lautaristas (du groupe de lutte armée post-mao Mapu Lautaro, dissous dans les années 90). Les 14 arrêtés ont été transférés pour la plupart au 33e commissariat de Ñuñoa avant d’être conduits devant la 11e Juzgado de Garantía de Santiago. Les accusations vont d’association terroriste ("Asociación ilícita terrorista") à attaques explosives ("Colocación de Artefacto explosivo").

Cette opération très démocratique [1], est un coup spectaculaire orchestré contre une partie du mouvement anarchiste à grand renforts de médias, comme on l’a déjà vu dans d’autres pays ces dernières années (Grèce, Italie, Espagne). Mais qui y-a-t-il d’incroyable, pourtant, que face à une multiplication d’attaques en tous genre et dans un contexte chilien de guerre sociale intense, l’Etat, cherchant des coupables, va comme d’habitude les chercher chez les parties du mouvement les plus visibles (squats et ex-de la lutte armée) et surtout les plus déterminées et cohérentes dans leurs idées ?

C’est maintenant aussi à la solidarité de briser leur isolement provisoire, et de démontrer que la lutte continue avec feu, joie et explosions... de rage.
Aucunes perquisitions ni arrestations n’arrêteront la guerre sociale !


Les arrêtés seraient :

- Pablo Morales Furiman : Ex lautarista. Arrêté au squat La Crota.
- Rodolfo Retamales Leiva : Ex lautarista.
- Omar Hermosilla Marín
- Andrea Urzúa Cid : Suspectée en 2008 d’avoir voulu faire entrer de la TNT dans la prison de haute sécurité, où se trouvaient incarcérés les ex-lautaristas Marcelo Villarroel et Freddy Fuentevilla (en préventive, accusés du braquage de la Banco Security en 2007, où un flic a trouvé la mort).
- Felipe Guerra Guajardo
- Cristian Cancino Carrasco
- Carlos Riveros Luttgue
- Camilo Pérez Tamayo
- Iván Goldenberg González : Arrêté à Valparaíso. Les flics affirment que le flingue que portait Mauricio Morales (jeune anarchiste qui a sauté avec sa bombe en 2007, voir Peste noire), était à Iván.
- Candelaria Cortés-Monroy Infante
- Francisco Solar Domínguez
- Mónica Caballero Sepúlveda

Deux autres n’ont pas encore été identifiés."

Plus d'infos et photos : http://www.non-fides.fr/?Chili-grosse-operation-anti

mercredi 4 août 2010

Violences à Grenoble : interpellations avant la visite du ministre

"La police a procédé à au moins six arrestations ce matin à l'aube dans le quartier de la Villeneuve à la veille d'une visite d'Hortefeux.



Une vaste opération de police s'est déroulée ce matin à Grenoble, dans le quartier de la Villeneuve. Des dizaines de membres des forces d'intervention du GIPN et du Raid et une cinquantaine de CRS ont été mobilisés afin de procéder à l'interpellation d'au moins six suspects. Cet important déploiement de moyens intervient alors que Brice Hortefeux doit effectuer une visite en Isère demain.

Cette opération fait suite aux violences urbaines qui ont enflammé ce quartier de Grenoble et elle s'est déroulée dans le cadre de l'information judiciaire sur le braquage du casino d'Uriage. L'un des auteurs présumés avait été tué au cours d'une fusillade avec la police, plusieurs nuits de violences avaient alors suivi. Un auteur présumé est toujours en fuite.

Ce matin, les opérations ont été menées simultanément dans le calme en plusieurs lieux de la Villeneuve. Une trentaine de voitures aux vitres teintées emportant les policiers avait quitté l'hôtel de police de Grenoble vers 6 heures, revenant une heure plus tard avec les interpellés.

Hortefeux est attendu à Grenoble jeudi afin de "faire le point de la situation" avec nouveau préfet de l'Isère, l'ancien policier Eric Le Douaron. En visite à Grenoble vendredi, Nicolas Sarkozy avait affirmé que les résultats de l'enquête sur les menaces contre des policiers de la Brigade anti-criminalité (BAC) de Grenoble "ne vont pas tarder". "

Source

lundi 2 août 2010

Ouvriers du textile au Bangladesh : deuxième jour de violents affrontements

"31/07/2010 - 12:11

Bangladesh : Manifestations d’ouvriers

Au moins cent personnes ont été blessées samedi au Bangladesh lors de violentes manifestations d’ouvriers de la confection qui réclament des augmentations salariales, ont rapporté la police et des témoins. Le gouvernement a presque doublé cette semaine le salaire minimum mensuel, le portant de 1.662 taka à 3.000 taka (33 euros) mais les ouvriers réclament 5.000 taka. La police a fait usage de gaz lacrymogène, de balles en caoutchouc et de matraques pour disperser les manifestants qui bloquaient deux autoroutes de la banlieue de la capitale Dacca. "Plusieurs policiers ont également été blessés lors de heurts avec les ouvriers, en tentant protéger leurs véhicules", a rapporté un journaliste sur place. La plupart des usines bangladaises étaient fermées après les manifestations de vendredi. Des ouvriers mécontents avaient brûlé des pneus, avaient fait irruption dans des bâtiments et mis le feu à des meubles dans le centre de la capitale.

Ouvriers du textile au Bangladesh : deuxième jour de violents affrontements

(AFP) - 31 juillet 2010

DACCA - La police a tiré des balles de caoutchouc samedi pour disperser des ouvriers du textile au Bangladesh au deuxième jour d’un mouvement entamé à Dacca pour réclamer de meilleurs salaires et qui s’étend, a indiqué la police.

A Ashulia, au nord de Dacca, des combats de rues ont opposé des ouvriers du textile en colère à des forces de police anti-émeutes, alors que les syndicats du secteur ont rejeté l’offre du gouvernement de relèvement des salaires, la qualifiant "de bas de façon insultante".

"Plus de 20.000 ouvriers ont quitté leur travail et nombre d’entre eux ont affronté la police à coups de pierres. Nous avons tiré des balles en caoutchouc et des gaz lacrymogènes pour les disperser," a dit à l’AFP un responsable de la police Nasir Ahmed.

Les manifestants ont également brûlé des pneus, bloqué la route une importante route reliant Dacca au nord du pays, s’en sont pris à des usines et ont contraint des policiers à reculer, a rapporté un correspondant de l’AFP.

Les propriétaires d’usines ont répondu à la violence en décidant de fermer leurs portes, a ajouté Nasir Ahmed, expliquant que la violence était quelque peu retombée mais que la situation était toujours tendue.

Au moins 10.000 ouvriers ont bloqué une route au sud de Dacca à Narayanganj, selon un responsable de la police.

De violentes manifestations d’ouvriers du textile ont éclaté vendredi dans la capitale du Bangladesh après l’annonce de hausses salariales jugées décevantes.

Un comité d’urgence sur les salaires constitué de fonctionnaires du gouvernement, d’industriels et de syndicalistes avait annoncé que le salaire minimum mensuel allait passer de 1.662 taka (23 dollars, un plus bas mondial)) à 3.000 taka (43 dollars) à partir du 1er novembre.

Les syndicats réclament 5.000 taka pour faire face notamment aux augmentations de prix de l’alimentation.

Selon la représentante du Forum des ouvriers du textile, qui a rejeté la hausse salariale, les ouvriers pourraient appeler à une grève nationale jusqu’à ce que le gouvernement accède à leur demande.

Les usines fabriquent notamment des vêtements pour des chaînes occidentales comme Wal-Mart, H and M, Zara, Marks et Spencer et Carrefour.

Le secteur au Bangladesh emploie 3,5 millions de personnes.

En juin, les exportations ont battu un record en atteignant 1,72 milliard de dollars, soit la meilleure performance réalisée en quarante ans."

http://cettesemaine.free.fr/spip/article.php3?id_article=3368

Bari (Italie) : émeute et évasion au centre de rétention

"« Une cinquantaine de sans-papiers ont tenté de s’évader cette nuit du centre de rétention (CIE) "San Paolo" de Bari. Une tentative qui a immédiatement porté à l’intervention des forces de l’ordre et des militaires du Bataillon "San Marco".

Affrontement inévitable

Selon les premières reconstitutions, les révoltés, après avoir défoncé les portes d’entrée des trois secteurs contenant les modules d’hébergement, sont parvenus à l’extérieur de la cour en empoignant des barres de métal arrachées au grillage extérieur de la structure. En a découlé un affrontement avec plusieurs unités de la police, des carabiniers mais aussi des militaires du Bataillon "San Marco".

L’intervention de tous ces hommes en service dans le centre, immédiatement épaulés par des renforts (carabiniers et Guardia di Finanza) arrivés de l’extérieur a permis de contenir la tentative d’évasion. 6 maghrébins sont tout de même parvenus à s’enfuir après avoir escaladé les grillages de protection du centre.

Une trentaine d’autres sans-papiers sont par contre montés sur le toit, lançant des objets contondants, des morceaux de métal et des bouteilles pleines sur les forces de l’ordre.
Au cours des affrontements, 11 militaires du régiment "San Marco" et 2 carabiniers ont été blessés, avec des ITT entre trois et quinze jours. De plus, 6 immigrés ont été blessés lors de leur tentative d’évasion et en escaladant de l’enceinte, haute de cinq mètres : l’un avec un traumatisme crânien, et les cinq autres avec entre cinq et trente-cinq jours d’ITT.

Suite aux affrontements, 18 sans-papiers du centre de rétention ont été incarcérés, accusés de destruction, pillage suivi d’incendie, rébellion, violence et blessures. »

Traduit de l’italien d’après un journal local, publié sur macerie @ Luglio 30, 2010"

http://cettesemaine.free.fr/spip/article.php3?id_article=3367