"Dans la nuit du 31/12/2011 au 01/01/2012, dans la forêt de Rambouillet près de Paris, les activistes français ont visité une partie de la forêt dédiée à la chasse.
Les chasseurs louent les sièges de chasses au propriétaire du terrain qui est grillagé pour empêcher les animaux de sortir. Nous avons coupé les barbelés pour permettre aux animaux de s’enfuir et détruit 4 sièges de chasse. L’un d’entre eux a été jeté dans la rivière en contrebas.
L’ALF français souhaite une joyeuse nouvelle année à tous les activistes à travers le monde, à tous nos prisonniers et surtout aux animaux.
En mémoire de Barry Horne
ALF Français"
http://www.directaction.info/news_jan07_12.htm
dimanche 15 janvier 2012
Histoire d’une ballade au CRA de Vincennes
"A 16h c’était l’heure du rendez-vous à la station RER de Joinville-le-Pont pour un départ en manif sur le CRA de Vincennes. A ce moment-là on est bien 80 au jugé. Quelques flics qui se répartissent entre 2-3 bagnoles et bavassent paisiblement en nous regardant. Pas de CRS en vue …
On démarre direction la D4 banderole en tête, vers le Centre de rétention. Au niveau de la route de la Pyramide, qui remonte vers l’hippodrome et le CRA, on rencontre notre premier camion de CRS qui se déploient vite fait bien fait, pensant qu’à cinq on peut bloquer une chaussée rien que par la dissuasion. Manque de bol, même scénario qu’il y a deux ans, on aime pas qu’on nous dise où ilo faut aller, on prend la tangente, on poursuit sur l’Avenue des Canadiens au pas de course, à grands renforts de slogans et les flics sont débordés, écartés, dépassés ; un cycliste frénétique fait des allers-retours le long de la manif tandis que trois de ses copains affolés courent vers l’avant pour rejoindre la bretelle qui mène sur l’autoroute, la même où la manif de 2008 avait fini en joyeux bordel entre les voitures stoppées sur l’autoroute.
Seulement cette fois-ci on remonte l’avenue de Gravelle qui longe le CRA, et on se retrouve rapidement refoulés par quatre cars de robocops qui vomissent leurs occupants ; Des grenades assourdissantes sont tirées pour nous signifier qu’on ira pas plus loin que le pont au-dessus de l’autoroute. Côté flics on a un cames-COP qui filme, le même qui a sûrement permis aux flics de profiler plus tard, devant le centre.
Quelques slogans pour se faire entendre des détenus (et se faire détester des flics à qui on le rend bien) plus tard, on repart dans l’autre sens, suivis par un cordon bleu nimbé d’un fumigène rose du plus bel effet sur fond de soleil déclinant.
Retour sur la Route de la Pyramide, direction l’Hippodrome et le CRA. A l’Hippodrome c’était jour de courses, les camions repartent avec leur chargements équestres et l’aristocratie hippique quitte les lieux en sens inverse de notre défilé qui a grossi les rangs avec ceux qui avaient raté le début et ont rallié le CRA. On doit pas être loin de la centaine.
Devant le CRA on aperçoit l’armada de gardes mobiles qui défend la forteresse derrière une double rangée de barrières. Les grilles de l’Hippodrome sont surveillées par les vigiles qui les ferment rapidement. Le chemin vers le CRA ressemblant à une fourmilière de flics, on se déplace vers le parking de l’Hippodrome en même temps que des gardes mobiles qui, ayant compris qu’on allait pas rester à crier sagement face à eux, commencent à courir entre les voitures pour verrouiller la Route de la Ferme en face de nous. Un face à face musclé s’engage, un garde mobile se prend un coup de savate sous la banderole, des coups de matraque fusent, des crachats, insultes et bousculades y répondre de notre côté, un caillou vole.
A 17h une poignée de gardes mobiles finissent de verrouiller la Route de la Ferme d’un côté tandis qu’un mouvement rapide s’engage pour s’extraire par l’autre côté où les bataillons du CRA se déploient à leur tour pour nous couper toute retraite. La manœuvre réussit pour une poignée qui s’échappe, les gazeuses rentrent en action, asphyxiant tout le monde : une centaine de manifestants reste coincée, encerclée par un nombre impressionnant de gardes mobiles (facilement 100 à 150). On continue les slogans un temps, on jauge la situation …
Finalement un groupe de civils entourant le chef des opérations commence à scruter les manifestants, très visiblement à la recherche d’individus ciblés d’après la vidéo tournée auparavant et des observations des flics durant la manif. Le manège dure un quart d’heure et c’est le même scénario qu’à Stalingrad lors du G8 : ils vont à la pêche en fonçant dans le tas avec quelques gardes mobiles, distribuant des petis coups de matraques et des coups de poings jusqu’à ce qu’ils aient attrapés ceux qu’ils ont ciblés. Le manège se répète un peu plus tard, un copain est attrapé par dessus le capot d’une voiture, tiré vers l’arrière et emporté. Il se débat, tentant de s’échapper vers le toit de la camionnette où ils essaient de l’embarquer. Le troisième coup, le copain est pas mal rudoyé à son tour. Apparemment ils ont ce qu’ils veulent : ils arrêtent leurs petites incursions.
Finalement un cordon bleu vient nous séparer en deux groupes, en coupant à la bousculade. Les slogans se poursuivent, on perd pas l’entrain même si l’ambiance est plus tendue. A 18h on nous embarque un par un dans les deux paniers à salade (la phrase du jour d’un des gardes mobiles : « voulez-vous bien me suivre ? »). Les bus démarrent vers 19h, au cours du trajet on refait la déco aux marqueurs.
Porte d’Aubervilliers, à 19h30, on commence à se demander où on va.
19h45 : on s’engage avec les bus dans une zone ferroviaire, au 2 rue de l’Évangile dans le 18ème arr., estampillée SNCF à l’entrée ; des véhicules de police garés le long d’entrepôts de fret, sur notre gauche et sur notre droite un bâtiment assez hallucinant, tout droit sorti de l’imaginaire carcéral : un long bâtiment de 100m de long surmonté, à 10m au-dessus, d’un large toit comme ceux qui abritent les quais de gare, le tout entouré d’une grille surmontée d’un barbelé en lames de rasoir. Dans la cour, une vingtaine de policiers arnachés de leurs tenues anti-émeutes attendent les bus et forment une haie d’honneur jusqu’à la porte du comico. Du second bus on voit les copains refuser tout d’abord de sortie puis sortie en chaîne au bout d’un certain temps (20h20 à peu près). Ils sont fouillés, interrogés chacun leur tour, un certain nombre de portables confisqués, puis les militants [Pas sûr que ce terme de limitant soit très approprié... DNMPP] parqués plus loin derrière des barrières. On apprend également que ceux qui avaient été extraits de la manif devant le CRA sont en garde à vue. Mais l’ambiance est toujours bonne, on rit, on plaisante, on scande, on tape sur les parois et on discute.
Notre tour arrive au bout d’un temps considérablement long où la température du bus s’est nettement accrue et rend l’air étouffant. Il est près de 21h quand on nous gare dans la cour pour suivre le même scénario que l’autre bus. A la sortie on nous demande nos noms et prénoms et si on est majeurs, sans vérification des pièces d’identité. Nous veau profilage d’un flic genre pète-sec qui s’énerve facilement. Visiblement ils recherchent celui qui a mis un coup de tatane au flic asiatique [Gné ? NDMPP] qui s’est aussi pris des crachats en pleine gueule. Un copain est emmené à part et prend un crachat dans la gueule (la loi du talion n’a pas été abrogée faut croire).
Finalement, vers 21h50 les flics ont l’air de se rendre compte que 5h ça commence à faire beaucoup pour un contrôle d’identité. Le reste du second groupe qui n’a pas encore été interrogé et fouillé rejoint les autres derrière les barrières. La cour résonne de nos « Libertés, Libertés, ... » [Sans "s" pour nous, merci NDMPP]. On nous fait mine de sortir enfin vers 22h15, en traversant à nouveau un long double rang de policiers armurés. Au passage le flic asiatique [Gné ? bis NDMPP] chope un copain et le tire en arrière pour lui mettre un bon coup de pied (toujours le talion). On rattrape vite le copain, on gueule, ça bouscule mais on sort en criant de plus belle, avec l’envie d’en découdre une nouvelle fois.
22h20 : on est tous dehors sauf nos trois amis en garde à vue et nos amis sans-papiers qui nous ont confirmé qu’ils nous entendaient de l’intérieur.
Une fin de journée qui nous fera pas passer l’envie de continuer à manifester et crier :
Pierre par pierre, mur par mur, nous détruirons toutes les prisons !! Feu, feu aux Centres de Rétention !"
On démarre direction la D4 banderole en tête, vers le Centre de rétention. Au niveau de la route de la Pyramide, qui remonte vers l’hippodrome et le CRA, on rencontre notre premier camion de CRS qui se déploient vite fait bien fait, pensant qu’à cinq on peut bloquer une chaussée rien que par la dissuasion. Manque de bol, même scénario qu’il y a deux ans, on aime pas qu’on nous dise où ilo faut aller, on prend la tangente, on poursuit sur l’Avenue des Canadiens au pas de course, à grands renforts de slogans et les flics sont débordés, écartés, dépassés ; un cycliste frénétique fait des allers-retours le long de la manif tandis que trois de ses copains affolés courent vers l’avant pour rejoindre la bretelle qui mène sur l’autoroute, la même où la manif de 2008 avait fini en joyeux bordel entre les voitures stoppées sur l’autoroute.
Seulement cette fois-ci on remonte l’avenue de Gravelle qui longe le CRA, et on se retrouve rapidement refoulés par quatre cars de robocops qui vomissent leurs occupants ; Des grenades assourdissantes sont tirées pour nous signifier qu’on ira pas plus loin que le pont au-dessus de l’autoroute. Côté flics on a un cames-COP qui filme, le même qui a sûrement permis aux flics de profiler plus tard, devant le centre.
Quelques slogans pour se faire entendre des détenus (et se faire détester des flics à qui on le rend bien) plus tard, on repart dans l’autre sens, suivis par un cordon bleu nimbé d’un fumigène rose du plus bel effet sur fond de soleil déclinant.
Retour sur la Route de la Pyramide, direction l’Hippodrome et le CRA. A l’Hippodrome c’était jour de courses, les camions repartent avec leur chargements équestres et l’aristocratie hippique quitte les lieux en sens inverse de notre défilé qui a grossi les rangs avec ceux qui avaient raté le début et ont rallié le CRA. On doit pas être loin de la centaine.
Devant le CRA on aperçoit l’armada de gardes mobiles qui défend la forteresse derrière une double rangée de barrières. Les grilles de l’Hippodrome sont surveillées par les vigiles qui les ferment rapidement. Le chemin vers le CRA ressemblant à une fourmilière de flics, on se déplace vers le parking de l’Hippodrome en même temps que des gardes mobiles qui, ayant compris qu’on allait pas rester à crier sagement face à eux, commencent à courir entre les voitures pour verrouiller la Route de la Ferme en face de nous. Un face à face musclé s’engage, un garde mobile se prend un coup de savate sous la banderole, des coups de matraque fusent, des crachats, insultes et bousculades y répondre de notre côté, un caillou vole.
A 17h une poignée de gardes mobiles finissent de verrouiller la Route de la Ferme d’un côté tandis qu’un mouvement rapide s’engage pour s’extraire par l’autre côté où les bataillons du CRA se déploient à leur tour pour nous couper toute retraite. La manœuvre réussit pour une poignée qui s’échappe, les gazeuses rentrent en action, asphyxiant tout le monde : une centaine de manifestants reste coincée, encerclée par un nombre impressionnant de gardes mobiles (facilement 100 à 150). On continue les slogans un temps, on jauge la situation …
Finalement un groupe de civils entourant le chef des opérations commence à scruter les manifestants, très visiblement à la recherche d’individus ciblés d’après la vidéo tournée auparavant et des observations des flics durant la manif. Le manège dure un quart d’heure et c’est le même scénario qu’à Stalingrad lors du G8 : ils vont à la pêche en fonçant dans le tas avec quelques gardes mobiles, distribuant des petis coups de matraques et des coups de poings jusqu’à ce qu’ils aient attrapés ceux qu’ils ont ciblés. Le manège se répète un peu plus tard, un copain est attrapé par dessus le capot d’une voiture, tiré vers l’arrière et emporté. Il se débat, tentant de s’échapper vers le toit de la camionnette où ils essaient de l’embarquer. Le troisième coup, le copain est pas mal rudoyé à son tour. Apparemment ils ont ce qu’ils veulent : ils arrêtent leurs petites incursions.
Finalement un cordon bleu vient nous séparer en deux groupes, en coupant à la bousculade. Les slogans se poursuivent, on perd pas l’entrain même si l’ambiance est plus tendue. A 18h on nous embarque un par un dans les deux paniers à salade (la phrase du jour d’un des gardes mobiles : « voulez-vous bien me suivre ? »). Les bus démarrent vers 19h, au cours du trajet on refait la déco aux marqueurs.
Porte d’Aubervilliers, à 19h30, on commence à se demander où on va.
19h45 : on s’engage avec les bus dans une zone ferroviaire, au 2 rue de l’Évangile dans le 18ème arr., estampillée SNCF à l’entrée ; des véhicules de police garés le long d’entrepôts de fret, sur notre gauche et sur notre droite un bâtiment assez hallucinant, tout droit sorti de l’imaginaire carcéral : un long bâtiment de 100m de long surmonté, à 10m au-dessus, d’un large toit comme ceux qui abritent les quais de gare, le tout entouré d’une grille surmontée d’un barbelé en lames de rasoir. Dans la cour, une vingtaine de policiers arnachés de leurs tenues anti-émeutes attendent les bus et forment une haie d’honneur jusqu’à la porte du comico. Du second bus on voit les copains refuser tout d’abord de sortie puis sortie en chaîne au bout d’un certain temps (20h20 à peu près). Ils sont fouillés, interrogés chacun leur tour, un certain nombre de portables confisqués, puis les militants [Pas sûr que ce terme de limitant soit très approprié... DNMPP] parqués plus loin derrière des barrières. On apprend également que ceux qui avaient été extraits de la manif devant le CRA sont en garde à vue. Mais l’ambiance est toujours bonne, on rit, on plaisante, on scande, on tape sur les parois et on discute.
Notre tour arrive au bout d’un temps considérablement long où la température du bus s’est nettement accrue et rend l’air étouffant. Il est près de 21h quand on nous gare dans la cour pour suivre le même scénario que l’autre bus. A la sortie on nous demande nos noms et prénoms et si on est majeurs, sans vérification des pièces d’identité. Nous veau profilage d’un flic genre pète-sec qui s’énerve facilement. Visiblement ils recherchent celui qui a mis un coup de tatane au flic asiatique [Gné ? NDMPP] qui s’est aussi pris des crachats en pleine gueule. Un copain est emmené à part et prend un crachat dans la gueule (la loi du talion n’a pas été abrogée faut croire).
Finalement, vers 21h50 les flics ont l’air de se rendre compte que 5h ça commence à faire beaucoup pour un contrôle d’identité. Le reste du second groupe qui n’a pas encore été interrogé et fouillé rejoint les autres derrière les barrières. La cour résonne de nos « Libertés, Libertés, ... » [Sans "s" pour nous, merci NDMPP]. On nous fait mine de sortir enfin vers 22h15, en traversant à nouveau un long double rang de policiers armurés. Au passage le flic asiatique [Gné ? bis NDMPP] chope un copain et le tire en arrière pour lui mettre un bon coup de pied (toujours le talion). On rattrape vite le copain, on gueule, ça bouscule mais on sort en criant de plus belle, avec l’envie d’en découdre une nouvelle fois.
22h20 : on est tous dehors sauf nos trois amis en garde à vue et nos amis sans-papiers qui nous ont confirmé qu’ils nous entendaient de l’intérieur.
Une fin de journée qui nous fera pas passer l’envie de continuer à manifester et crier :
Pierre par pierre, mur par mur, nous détruirons toutes les prisons !! Feu, feu aux Centres de Rétention !"
Paris - Discussion autour de l’enfermement des mineurs et de ses différents acteurs
"20 nouveaux “Centres éducatifs Fermés”, 13200 nouvelles places de prison, encadrement militaire des mineurs...
Que ce soit des effets d’annonce ou pas de la part de l’État, on voit bien que la tendance générale qui se dessine c’est : Enfermer toujours plus et toujours plus jeune. A l’école déjà les moyens de contrôle sont là, sous prétexte d’“éducation”, pour nous dresser et nous habituer dès le plus jeune âge à se soumettre à l’autorité. Par la suite, il nous faut filer droit dans la rue, et, au taf, travailler sans broncher pour un pauvre salaire. Parmi ceux qui n’acceptent pas ces règles, certains se font attraper et risquent la prison.
Pour les plus jeunes d’entre nous, le juge pour enfant pourra sanctionner par le placement en établissement Pénitentiaire pour Mineurs, en Centre éducatif Fermé, en Centre éducatif Renforcé, ou encore en taule dans les Quartiers pour Mineurs... Les éducateurs de la Protection Judiciaire de la Jeunesse prennent le relais : ils collaborent avec l’Administration Pénitentiaire pour “ré-éduquer” et surveiller les jeunes récalcitrants, poussant certains d’eux jusqu’au suicide.
Pour autant, certains leur donnent des barreaux à retordre : mutinerie, révolte collective ou individuelle, évasion... Ainsi, par exemple en mai 2011, une mutinerie éclate à l’EPM de Lavaur près de Toulouse. Des cellules sont saccagées et l’Administration Pénitentiaire envoie ses supers-matons (les ERIS) casser la révolte.
Dehors, en solidarité, des actions sont menées, notamment le 5 juillet où le siège de la PJJ près de Toulouse est redécoré rageusement. Quatre personnes arrêtées le 15 novembre sont actuellement en détention, et deux autres dans le collimateur de la justice. Toutes sont accusées d’en être les auteurs. [1]
Parce que nous sommes solidaires des inculpés de Toulouse et de ceux qui luttent contre tous les enfermements, nous proposons de nous retrouver pour discuter de l’enfermement des mineurs et de ses différents acteurs, et des manières de s’y opposer.
Discutons de l’enfermement des mineurs et de ses différents acteurs, et des manières de s’y opposer lundi 30 janvier 2012 à 19h au CICP, 21 ter rue Voltaire Paris 11è
Petite chronologie des actions de résistance à l’extérieur et à l’intérieur des murs...
Février 2006 : occupation du futur chantier de l’EPM d’Orvault, accompagnée d’une semaine d’actions, tractage massif, banderoles, affichages, bombages. Les locaux de la PJJ ont été plusieurs fois cadenassés et repeints.
25 mars 2006 : Carnaval à Lavaur un char anticarcéral, dégâts matériels sur le chantier de l’EPM en construction, prison symbolique brûlée en place publique
24 mars 2007 : rassemblement devant l’EPM de Porcheville
Fin mai 2007 : à Porcheville, tags hostiles aux EPM notamment sur la mairie
15 juin 2007 : tags sur les écoles de Lavaur « écoles fermées, prison ouverte » et serrures des écoles bouchées trois jours après l’ouverture des EPM
5 juillet 2007 : deux engins incendiaires sont déposés sur le chantier de l’EPM de Chaucaunin dont l’un détruit partiellement la cabine d’une grue
Novembre 2008 : entartage de la sous directrice de l’EPM de Lavaur alors qu’elle participait, à une table ronde dans le cadre à Toulouse, de la journée nationale prison.
5 juillet 2011 : tags à la direction régionale de la PJJ à Labège
… et à l’intérieur des murs
18 juin 2007 : mutinerie à l’EPM de Meyzieu dès son ouverture
7 et 8 juillet 2007 : incidents à l’EPM de Lavaur
2 mai 2011 : tentative d’évasion à l’EPM de Marseille
7 et 8 mai 2011 : mutinerie à l’EPM de Lavaur ___"
indy
Que ce soit des effets d’annonce ou pas de la part de l’État, on voit bien que la tendance générale qui se dessine c’est : Enfermer toujours plus et toujours plus jeune. A l’école déjà les moyens de contrôle sont là, sous prétexte d’“éducation”, pour nous dresser et nous habituer dès le plus jeune âge à se soumettre à l’autorité. Par la suite, il nous faut filer droit dans la rue, et, au taf, travailler sans broncher pour un pauvre salaire. Parmi ceux qui n’acceptent pas ces règles, certains se font attraper et risquent la prison.
Pour les plus jeunes d’entre nous, le juge pour enfant pourra sanctionner par le placement en établissement Pénitentiaire pour Mineurs, en Centre éducatif Fermé, en Centre éducatif Renforcé, ou encore en taule dans les Quartiers pour Mineurs... Les éducateurs de la Protection Judiciaire de la Jeunesse prennent le relais : ils collaborent avec l’Administration Pénitentiaire pour “ré-éduquer” et surveiller les jeunes récalcitrants, poussant certains d’eux jusqu’au suicide.
Pour autant, certains leur donnent des barreaux à retordre : mutinerie, révolte collective ou individuelle, évasion... Ainsi, par exemple en mai 2011, une mutinerie éclate à l’EPM de Lavaur près de Toulouse. Des cellules sont saccagées et l’Administration Pénitentiaire envoie ses supers-matons (les ERIS) casser la révolte.
Dehors, en solidarité, des actions sont menées, notamment le 5 juillet où le siège de la PJJ près de Toulouse est redécoré rageusement. Quatre personnes arrêtées le 15 novembre sont actuellement en détention, et deux autres dans le collimateur de la justice. Toutes sont accusées d’en être les auteurs. [1]
Parce que nous sommes solidaires des inculpés de Toulouse et de ceux qui luttent contre tous les enfermements, nous proposons de nous retrouver pour discuter de l’enfermement des mineurs et de ses différents acteurs, et des manières de s’y opposer.
Discutons de l’enfermement des mineurs et de ses différents acteurs, et des manières de s’y opposer lundi 30 janvier 2012 à 19h au CICP, 21 ter rue Voltaire Paris 11è
Petite chronologie des actions de résistance à l’extérieur et à l’intérieur des murs...
Février 2006 : occupation du futur chantier de l’EPM d’Orvault, accompagnée d’une semaine d’actions, tractage massif, banderoles, affichages, bombages. Les locaux de la PJJ ont été plusieurs fois cadenassés et repeints.
25 mars 2006 : Carnaval à Lavaur un char anticarcéral, dégâts matériels sur le chantier de l’EPM en construction, prison symbolique brûlée en place publique
24 mars 2007 : rassemblement devant l’EPM de Porcheville
Fin mai 2007 : à Porcheville, tags hostiles aux EPM notamment sur la mairie
15 juin 2007 : tags sur les écoles de Lavaur « écoles fermées, prison ouverte » et serrures des écoles bouchées trois jours après l’ouverture des EPM
5 juillet 2007 : deux engins incendiaires sont déposés sur le chantier de l’EPM de Chaucaunin dont l’un détruit partiellement la cabine d’une grue
Novembre 2008 : entartage de la sous directrice de l’EPM de Lavaur alors qu’elle participait, à une table ronde dans le cadre à Toulouse, de la journée nationale prison.
5 juillet 2011 : tags à la direction régionale de la PJJ à Labège
… et à l’intérieur des murs
18 juin 2007 : mutinerie à l’EPM de Meyzieu dès son ouverture
7 et 8 juillet 2007 : incidents à l’EPM de Lavaur
2 mai 2011 : tentative d’évasion à l’EPM de Marseille
7 et 8 mai 2011 : mutinerie à l’EPM de Lavaur ___"
indy
[Brochure] TOUS les programmes politiques
"A l’occasion des prochaines échéances électorales, voici présentées succinctement, les différentes positions de l’échiquier politique. Le PIF, le PAF, le POUF, le POF, le PROUT, le PEF rivalisent d’arguments. Quant au PUF (Parti unique français), il déclare simplement :
Pour :
Le développement
Le commerce
La police
Le gouvernement...
Votez !"
http://infokiosques.net/spip.php?article896
Pour :
Le développement
Le commerce
La police
Le gouvernement...
Votez !"
http://infokiosques.net/spip.php?article896
samedi 7 janvier 2012
La fin du transport en commun
"Nous voulons tous aller quelque part. Ce ne serait pas une exagération de prétendre que c’est dans la nature humaine même d’aller, de ne pas rester sur place, de partir à la découverte. Relativement incapable à complètement éradiquer cette pulsion, le pouvoir s’emploie plutôt à déterminer à l’avance la destination de nos routes, en délimitant bien les champs accueillants à la découverte des terrains prohibés. Aller découvrir le nouveau centre commercial, goûter un succédané de la nature dans un parc naturel, se jeter dans l’inconnu d’un nouveau emploi, faire la fête sur les endroits prédestinés à éviter tout joyeux et donc incontrôlable débordement… voilà les destinations offertes.
Mais la question ne concerne pas uniquement les destinations. La critique de ce monde fantomatique mis en scène par le pouvoir et la marchandise s’enraierait si elle ne capterait pas que c’est le chemin même qui conditionne la destination. Vivant dans un monde basé sur l’argent, la seule destination de nos errances ne peut être les temples où cet argent règne. Vivant dans un monde où le travail salarié détermine le rythme de la vie, le seul but devient évidemment l’usine, l’entreprise, l’atelier, le supermarché.
Si nous descendons du domaine de la critique de la logique du pouvoir et de la soumission pour nous plonger sur le concret, on se heurte à propos de cette question des chemins et des destinations, quasi directement sur l’existence des transports en commun, qui semblent devenus un des cibles préférés des enragés, évidemment chacun avec ses raisons et ses colères, partageables ou moins. On pourrait se limiter à une critique superficielle des transports en commun, oubliant qu’ils forment effectivement une des plus importantes artères de la ville. On pourrait se limiter à dénoncer les prix trop élevés pour un ticket ou un abonnement, l’augmentation des contrôles, l’installation des portiques transformant l’accès au métro en une séance de gymnastique, ou encore l’abondance de la vidéosurveillance, des agents de prévention,… Et tout ça, c’est absolument nécessaire et utile, mais en même temps, ça risque de nous amener, nous, les ennemis du pouvoir, sur les terrains glissants de la revendication d’un quelconque « droit à la mobilité », des « transports en commun gratuits » ou encore une « réduction de la répression des fraudeurs ». Ce sont des terrains glissants, car ils risquent d’omettre la question fondamentale : pourquoi y-a-t-il des transports en commun, quel but servent-ils ?
La grande majorité des usagers des transports en commun, l’utilisent pour se déplacer de la maison vers le travail, vers des institutions, vers des rendez-vous avec des bureaucrates, vers les lieux de consommation comme le supermarché, le stade ou le disco. Ceci donne une légère amorce afin de comprendre l’importance que le pouvoir octroie à un réseau de transports en commun qui fonctionnent décemment. Le déplacement, la circulation des personnes est fondamentale pour l’économie, pour l’existence du pouvoir. Les transports en commun sont une des réponses à cette nécessité économique de se déplacer, tout comme son organisation fait tout son possible pour offrir le chemin afin de déterminer la destination. Et ce déplacement doit évidemment se dérouler de la manière la plus efficace (certainement pas l’équivalent de la plus agréable) et la plus sûre (certainement pas l’équivalent de la plus fascinante). La mobilisation totale de la population au quotidien, nécessite des infrastructures adaptées. L’importance de ces infrastructures pour l’ordre social se reflète à l’envers quand elles sont paralysées (peu importe la cause) : retards, chaos, désordre, rupture avec la routine. On dirait du terrain fertile pour la liberté, pour autre chose que la reproduction quotidienne des rôles, du pouvoir, de l’économie.
Et jusque là, nous n’avons que touché les aspects concernant la logique de mobilisation économique derrière le transport de masse. Mais les transports en commun configurent profondément non seulement l’espace physique (tunnels, câbles électriques, signalisations, rails de trams, du bruit, uurroosters), mais peut-être encore plus l’espace mental : la ville devient la somme des arrêts de trams et de bus, le territoire se voit délimité par les arrêts desservis, tout le reste n’est que du passage, la plupart, d’ailleurs, passé, non par hasard, sous le sol. Le réseau des transports en commun, compris avec la militarisation que les transports en commun impliquent, peut être analysé comme une véritable toile qui couvre le tissu social, contribue à en déterminer les rapports, qui le contient, qui l’enferme. Dans la prison à ciel ouvert que le pouvoir est en train de construire, les transports en commun constituent les fils barbelés et les miradors empêchent toute évasion. Comme dans n’importe quelle prison ou camp, les enfermés sont registrés et fichés. Le gigantesque fichage, réalisé à travers les cartes à puces personnalisés, des mouvements de tous les usagers non-fraudeurs (et encore plus, vu la vidéosurveillance), n’est en effet qu’un des aspects de la prison sociale.
En même temps, les transports en commun ne sont pas une forteresse imprenable. Exactement parce que c’est un réseau qui s’étend partout, ils ne seront jamais à l’abri des gestes perturbateurs. Son omniprésence constitue en même temps sa vulnérabilité. Crever les pneus dans le dépôt des bus, sectionner les câbles le long des rails, détruire les signalisations qui mettent de l’ordre dans la circulation, ériger des obstacles sur les rails…, les possibilités pour des attaques simples et reproductibles sont infinies et surtout impossible à prévenir et à éviter pour les directeurs de la prison sociale. Chaque perturbation, peu importe son ampleur, a des effets immédiats sur la routine quotidienne, qui, clairement, est celle du travail, de l’économie, du pouvoir et du contrôle. Combattre pour garder les transports en commun accessibles à tous devient, dans cette optique, revendiquer une prison ouverte – exactement ce que le pouvoir est en train de construire. Il nous semble d’ailleurs assez non pertinent de prévoir si, dans le monde de nos rêves, dans un monde où l’argent sera détrôné et le pouvoir détruit, existeront encore ces transports en commun vu que sa logique actuelle est entièrement et exclusivement imprégné de l’économie qui nous voulons détruire et du contrôle social que nous voulons éradiquer. Aujourd’hui, il s’agit de concevoir ce que sont réellement les transports en commun : les artères du capitalisme, les barrières qui excluent tout ce qui sorte de la routine du travail et du pouvoir, les fils barbelés de la prison à ciel ouvert en construction. Et comme l’évasion d’une personne ne signifie pas encore la destruction de la prison (et dans une certaine mesure même pas la liberté, liberté qui, comme on le dit souvent, ne peut s’étendre à l’infini qu’à travers la liberté des autres), la question revient à attaquer les transports en commun dans le but de les perturber et de les détruire. Paralyser la circulation orchestrée et conditionnée revient à non moins que de se battre pour la liberté de tous."
http://journalhorsservice.blogspot.com/
http://journalhorsservice.blogspot.com/2012/01/telecharger-le-numero-24.html
Mais la question ne concerne pas uniquement les destinations. La critique de ce monde fantomatique mis en scène par le pouvoir et la marchandise s’enraierait si elle ne capterait pas que c’est le chemin même qui conditionne la destination. Vivant dans un monde basé sur l’argent, la seule destination de nos errances ne peut être les temples où cet argent règne. Vivant dans un monde où le travail salarié détermine le rythme de la vie, le seul but devient évidemment l’usine, l’entreprise, l’atelier, le supermarché.
Si nous descendons du domaine de la critique de la logique du pouvoir et de la soumission pour nous plonger sur le concret, on se heurte à propos de cette question des chemins et des destinations, quasi directement sur l’existence des transports en commun, qui semblent devenus un des cibles préférés des enragés, évidemment chacun avec ses raisons et ses colères, partageables ou moins. On pourrait se limiter à une critique superficielle des transports en commun, oubliant qu’ils forment effectivement une des plus importantes artères de la ville. On pourrait se limiter à dénoncer les prix trop élevés pour un ticket ou un abonnement, l’augmentation des contrôles, l’installation des portiques transformant l’accès au métro en une séance de gymnastique, ou encore l’abondance de la vidéosurveillance, des agents de prévention,… Et tout ça, c’est absolument nécessaire et utile, mais en même temps, ça risque de nous amener, nous, les ennemis du pouvoir, sur les terrains glissants de la revendication d’un quelconque « droit à la mobilité », des « transports en commun gratuits » ou encore une « réduction de la répression des fraudeurs ». Ce sont des terrains glissants, car ils risquent d’omettre la question fondamentale : pourquoi y-a-t-il des transports en commun, quel but servent-ils ?
La grande majorité des usagers des transports en commun, l’utilisent pour se déplacer de la maison vers le travail, vers des institutions, vers des rendez-vous avec des bureaucrates, vers les lieux de consommation comme le supermarché, le stade ou le disco. Ceci donne une légère amorce afin de comprendre l’importance que le pouvoir octroie à un réseau de transports en commun qui fonctionnent décemment. Le déplacement, la circulation des personnes est fondamentale pour l’économie, pour l’existence du pouvoir. Les transports en commun sont une des réponses à cette nécessité économique de se déplacer, tout comme son organisation fait tout son possible pour offrir le chemin afin de déterminer la destination. Et ce déplacement doit évidemment se dérouler de la manière la plus efficace (certainement pas l’équivalent de la plus agréable) et la plus sûre (certainement pas l’équivalent de la plus fascinante). La mobilisation totale de la population au quotidien, nécessite des infrastructures adaptées. L’importance de ces infrastructures pour l’ordre social se reflète à l’envers quand elles sont paralysées (peu importe la cause) : retards, chaos, désordre, rupture avec la routine. On dirait du terrain fertile pour la liberté, pour autre chose que la reproduction quotidienne des rôles, du pouvoir, de l’économie.
Et jusque là, nous n’avons que touché les aspects concernant la logique de mobilisation économique derrière le transport de masse. Mais les transports en commun configurent profondément non seulement l’espace physique (tunnels, câbles électriques, signalisations, rails de trams, du bruit, uurroosters), mais peut-être encore plus l’espace mental : la ville devient la somme des arrêts de trams et de bus, le territoire se voit délimité par les arrêts desservis, tout le reste n’est que du passage, la plupart, d’ailleurs, passé, non par hasard, sous le sol. Le réseau des transports en commun, compris avec la militarisation que les transports en commun impliquent, peut être analysé comme une véritable toile qui couvre le tissu social, contribue à en déterminer les rapports, qui le contient, qui l’enferme. Dans la prison à ciel ouvert que le pouvoir est en train de construire, les transports en commun constituent les fils barbelés et les miradors empêchent toute évasion. Comme dans n’importe quelle prison ou camp, les enfermés sont registrés et fichés. Le gigantesque fichage, réalisé à travers les cartes à puces personnalisés, des mouvements de tous les usagers non-fraudeurs (et encore plus, vu la vidéosurveillance), n’est en effet qu’un des aspects de la prison sociale.
En même temps, les transports en commun ne sont pas une forteresse imprenable. Exactement parce que c’est un réseau qui s’étend partout, ils ne seront jamais à l’abri des gestes perturbateurs. Son omniprésence constitue en même temps sa vulnérabilité. Crever les pneus dans le dépôt des bus, sectionner les câbles le long des rails, détruire les signalisations qui mettent de l’ordre dans la circulation, ériger des obstacles sur les rails…, les possibilités pour des attaques simples et reproductibles sont infinies et surtout impossible à prévenir et à éviter pour les directeurs de la prison sociale. Chaque perturbation, peu importe son ampleur, a des effets immédiats sur la routine quotidienne, qui, clairement, est celle du travail, de l’économie, du pouvoir et du contrôle. Combattre pour garder les transports en commun accessibles à tous devient, dans cette optique, revendiquer une prison ouverte – exactement ce que le pouvoir est en train de construire. Il nous semble d’ailleurs assez non pertinent de prévoir si, dans le monde de nos rêves, dans un monde où l’argent sera détrôné et le pouvoir détruit, existeront encore ces transports en commun vu que sa logique actuelle est entièrement et exclusivement imprégné de l’économie qui nous voulons détruire et du contrôle social que nous voulons éradiquer. Aujourd’hui, il s’agit de concevoir ce que sont réellement les transports en commun : les artères du capitalisme, les barrières qui excluent tout ce qui sorte de la routine du travail et du pouvoir, les fils barbelés de la prison à ciel ouvert en construction. Et comme l’évasion d’une personne ne signifie pas encore la destruction de la prison (et dans une certaine mesure même pas la liberté, liberté qui, comme on le dit souvent, ne peut s’étendre à l’infini qu’à travers la liberté des autres), la question revient à attaquer les transports en commun dans le but de les perturber et de les détruire. Paralyser la circulation orchestrée et conditionnée revient à non moins que de se battre pour la liberté de tous."
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jeudi 5 janvier 2012
A couteaux tirés avec l'existant, ses défenseurs et ses faux critiques
"L’insurrection est beaucoup plus qu’une « lutte armée », parce que l’affrontement généralisé fait en elle tout’un avec le bouleversement de l’ordre social. Le vieux monde est renversé dans la mesure où les exploités insurgés sont tous armés. Ce n’est qu’alors que les armes ne sont plus l’expression séparée de quelque avant-garde, le monopole des futurs patrons et bureaucrates, mais la condition concrète de la fête révolutionnaire, la possibilité collective d’élargir et défendre la transformation des rapports sociaux. En dehors de la rupture insurrectionnelle, la pratique subversive est encore moins une « lutte armée », à moins de vouloir restreindre l’immense champ de ses passions à certains instruments seulement. La question est de se contenter des rôles déjà fixés ou de rechercher la cohérence à partir du point le plus lointain : la vie.
Alors, on pourra réellement entrevoir dans la révolte diffuse, en contre-jour, une merveilleuse conjuration des egos pour créer une société sans chefs et sans dormeurs. Une société d’individus, libres et uniques."
http://acouteauxtires.noblogs.org/
Alors, on pourra réellement entrevoir dans la révolte diffuse, en contre-jour, une merveilleuse conjuration des egos pour créer une société sans chefs et sans dormeurs. Une société d’individus, libres et uniques."
http://acouteauxtires.noblogs.org/
mercredi 4 janvier 2012
Rassemblement centre de rétention de vincennes - 14 janvier 2012
"Rendez-vous pour un rassemblement devant le centre de rétention de Vincennes, samedi 14 janvier 2012 à 16h au RER Joinville-le-pont (RER A).
Le vendredi 13 janvier, les juges de la cour d’appel de Paris rendront leur décision concernant les 6 personnes sans-papiers inculpées ayant fait appel pour la révolte collective qui, en juin 2008, après la mort d’un retenu, embrasa le centre de rétention de Vincennes.
Quel que soit le verdict que la justice assénera aux 6 inculpés, nous continuerons à lutter parce que les personnes sans papiers continueront d’être pourchassées, enfermées et expulsées ; et la justice continuera de valider les reconduites à la frontière et l’enfermement pour des milliers d’autres personnes.
Depuis juin 2008, le centre de rétention de Vincennes a été reconstruit et de nouveaux centres ont vu le jour. Ces nouveaux centres sont construits sur un modèle carcéral, en général loin des centre-villes et des regards extérieurs. Le Mesnil-Amelot 3 par exemple, érigé au pied des pistes de l’aéroport de Roissy, avec ses petites unités isolées, ses caméras de surveillance, ses rangées de barbelés et de plantes à épines qui cachent les retenus et écorchent quiconque s’en approche trop.
Depuis juin 2008, la machine à expulser s’est perfectionnée notamment grâce à de nouvelles lois. Ainsi la loi Besson, entrée en vigueur l’été dernier remplit bien les objectifs clairement assignés à toutes les lois sur l’immigration : mettre davantage de pression sur les personnes sans papiers et les expulser plus facilement. Dans cette même logique, l’enfermement de celles et ceux à qui l’administration ne veut pas donner de titre de séjour est de plus en plus long et punitif. Depuis juillet dernier, la durée de rétention est passée de 32 à 45 jours. Elle était de 12 jours il y a 10 ans...
Dans ces centres où de plus en plus de gens sont enfermés de plus en plus longtemps, le maintien de l’ordre se fait comme dans toutes les prisons : à force de menaces et de répression et à grand renfort de tranquilisants et autres médicaments censés annihiler toute volonté de résistance ou de rébellion. Ainsi parmi celles et ceux qui sont enfermés dans l’attente d’une expulsion qui semble toujours plus inéluctable, beaucoup sont acculés, entre révolte et désespoir, à avaler des lames de rasoir, à se pendre ou à se taillader. D’autres fois, le même espoir d’échapper à l’expulsion pousse à refuser d’embarquer, à se cacher et à s’évader.
Si des révoltes, des résistances individuelles ou collectives ont régulièrement lieu dans les centres de rétention, elles sont la plupart du temps étouffées et réprimées avec peu de retentissement extérieur. Dehors, des solidarités de proximité perdurent, permettant à quelques personnes sans papiers de ne pas être expulsées ou de régulariser leur situation. Mais, des luttes plus larges pour la liberté de circulation, contre les frontières et leurs prisons peinent à s’exprimer.
Pourtant les frontières, les visas, les systèmes de surveillance et de contrôle continuent de prospérer et n’ont jamais autant tué. Ainsi, depuis le 14 janvier 2011, jour de la chute de Ben Ali en Tunisie, ce sont plus de 2000 personnes qui ont péri en franchissant la mer Méditerranée.
Nous ne voulons pas nous résigner aux contrôles d’identité, aux rafles, aux centres de rétention et aux expulsions. Aux côtés de tous les sans papiers qui se révoltent pour leur liberté, amplifions les mouvements qui existent à l’intérieur comme à l’extérieur, qui s’opposent aux arrestations, empêchent des expulsions, facilitent des évasions. Brisons l’isolement et propageons la lutte contre les frontières, l’enfermement et pour la liberté.
Rendez-vous pour un rassemblement devant le centre de rétention de Vincennes, samedi 14 janvier 2012 à 16h au RER Joinville-le-pont (RER A)."
indy
Le vendredi 13 janvier, les juges de la cour d’appel de Paris rendront leur décision concernant les 6 personnes sans-papiers inculpées ayant fait appel pour la révolte collective qui, en juin 2008, après la mort d’un retenu, embrasa le centre de rétention de Vincennes.
Quel que soit le verdict que la justice assénera aux 6 inculpés, nous continuerons à lutter parce que les personnes sans papiers continueront d’être pourchassées, enfermées et expulsées ; et la justice continuera de valider les reconduites à la frontière et l’enfermement pour des milliers d’autres personnes.
Depuis juin 2008, le centre de rétention de Vincennes a été reconstruit et de nouveaux centres ont vu le jour. Ces nouveaux centres sont construits sur un modèle carcéral, en général loin des centre-villes et des regards extérieurs. Le Mesnil-Amelot 3 par exemple, érigé au pied des pistes de l’aéroport de Roissy, avec ses petites unités isolées, ses caméras de surveillance, ses rangées de barbelés et de plantes à épines qui cachent les retenus et écorchent quiconque s’en approche trop.
Depuis juin 2008, la machine à expulser s’est perfectionnée notamment grâce à de nouvelles lois. Ainsi la loi Besson, entrée en vigueur l’été dernier remplit bien les objectifs clairement assignés à toutes les lois sur l’immigration : mettre davantage de pression sur les personnes sans papiers et les expulser plus facilement. Dans cette même logique, l’enfermement de celles et ceux à qui l’administration ne veut pas donner de titre de séjour est de plus en plus long et punitif. Depuis juillet dernier, la durée de rétention est passée de 32 à 45 jours. Elle était de 12 jours il y a 10 ans...
Dans ces centres où de plus en plus de gens sont enfermés de plus en plus longtemps, le maintien de l’ordre se fait comme dans toutes les prisons : à force de menaces et de répression et à grand renfort de tranquilisants et autres médicaments censés annihiler toute volonté de résistance ou de rébellion. Ainsi parmi celles et ceux qui sont enfermés dans l’attente d’une expulsion qui semble toujours plus inéluctable, beaucoup sont acculés, entre révolte et désespoir, à avaler des lames de rasoir, à se pendre ou à se taillader. D’autres fois, le même espoir d’échapper à l’expulsion pousse à refuser d’embarquer, à se cacher et à s’évader.
Si des révoltes, des résistances individuelles ou collectives ont régulièrement lieu dans les centres de rétention, elles sont la plupart du temps étouffées et réprimées avec peu de retentissement extérieur. Dehors, des solidarités de proximité perdurent, permettant à quelques personnes sans papiers de ne pas être expulsées ou de régulariser leur situation. Mais, des luttes plus larges pour la liberté de circulation, contre les frontières et leurs prisons peinent à s’exprimer.
Pourtant les frontières, les visas, les systèmes de surveillance et de contrôle continuent de prospérer et n’ont jamais autant tué. Ainsi, depuis le 14 janvier 2011, jour de la chute de Ben Ali en Tunisie, ce sont plus de 2000 personnes qui ont péri en franchissant la mer Méditerranée.
Nous ne voulons pas nous résigner aux contrôles d’identité, aux rafles, aux centres de rétention et aux expulsions. Aux côtés de tous les sans papiers qui se révoltent pour leur liberté, amplifions les mouvements qui existent à l’intérieur comme à l’extérieur, qui s’opposent aux arrestations, empêchent des expulsions, facilitent des évasions. Brisons l’isolement et propageons la lutte contre les frontières, l’enfermement et pour la liberté.
Rendez-vous pour un rassemblement devant le centre de rétention de Vincennes, samedi 14 janvier 2012 à 16h au RER Joinville-le-pont (RER A)."
indy
Melbourne : Attaques et vengeances contre les contrôleurs et flics du métro
"[Le 19 déc. 2011, un jeune homme qui fraudait dans le train a tenté d’échapper aux contrôleurs à la station North Melbourne. Il a essayé de s’enfuir en montant dans un train déjà en route mais n’a pas réussi... En tombant du train, il a été gravement blessé et aurait en partie perdu l’usage d’une main.
Le 21 décembre, une attaque a visé la gare où le fraudeur a été blessé (pour rappel, une autre attaque s’était déjà produite à Melbourne le 14 décembre, avant cette histoire). Vers 4h30, plusieurs vitres et composteurs ont été brisés, et des tags laissés pour expliquer l’action dans toute la station ("19/12/11 : Un homme est poussé sous un train par des contrôleurs... et des flics... pas d’excuse", "Metcops : vous avez du sang sur les mains", etc). Voir des images ici. Malheureusement, deux compagnons, Jessica Bigby et Jonathan Penman, sont arrêtés par la police et accusés d’avoir participé à cette action. Ils seront mis en examen et relâchés sous contrôle judiciaire le lendemain. La station de métro restera fermée tout le lendemain pour réparer les dégâts]
Le 24 décembre, une nouvelle action de solidarité a eu lieu à Melbourne :
Melbourne : Attaque contre l’agence de la Commonwealth Bank
Traduit de l’anglais de Disaccords, December 26, 2011
Aux premières heures du 24 décembre 2011, nous avons attaqué l’agence Commonwealth Bank de Mountain Gate avec des pierres, brisant quelques vitres. Ceci est une petite expression spontanée de solidarité nihiliste avec nos compagnons qui luttent contre l’Etat aussi bien en Australie qu’à travers le monde.
Nous souhaitons dédier cette action aux compagnons Jessica Bigby et Jonathan Penman, qui ont été arrêtés par les porcs et accusés de l’action de riposte contre la violence des contrôleurs-flics commise à la gare de North Melbourne, et aux compagnons qui ont échappé à l’arrestation et courent toujours. Bien que nous ne vous connaissions pas, votre action nous a remplis de joie, et la nouvelle des arrestations nous a mis en colère - nous voulons vous faire savoir que vous n’êtes pas seuls et que nous sommes d’accord avec votre communiqué selon lequel il est temps d’élargir la résistance ici à Melbourne !
Nous dédions aussi cette action à tous les groupes anarchistes et à tous les combattants anarchistes emprisonnés à travers le monde.
Détruisons le capital !
Détruisons les banques !
Détruisons l’Etat !
Pour la destruction totale de tout ce qui nous oppresse !
Insurgents Anonymous"
http://cettesemaine.free.fr/spip/article.php3?id_article=4642
Le 21 décembre, une attaque a visé la gare où le fraudeur a été blessé (pour rappel, une autre attaque s’était déjà produite à Melbourne le 14 décembre, avant cette histoire). Vers 4h30, plusieurs vitres et composteurs ont été brisés, et des tags laissés pour expliquer l’action dans toute la station ("19/12/11 : Un homme est poussé sous un train par des contrôleurs... et des flics... pas d’excuse", "Metcops : vous avez du sang sur les mains", etc). Voir des images ici. Malheureusement, deux compagnons, Jessica Bigby et Jonathan Penman, sont arrêtés par la police et accusés d’avoir participé à cette action. Ils seront mis en examen et relâchés sous contrôle judiciaire le lendemain. La station de métro restera fermée tout le lendemain pour réparer les dégâts]
Le 24 décembre, une nouvelle action de solidarité a eu lieu à Melbourne :
Melbourne : Attaque contre l’agence de la Commonwealth Bank
Traduit de l’anglais de Disaccords, December 26, 2011
Aux premières heures du 24 décembre 2011, nous avons attaqué l’agence Commonwealth Bank de Mountain Gate avec des pierres, brisant quelques vitres. Ceci est une petite expression spontanée de solidarité nihiliste avec nos compagnons qui luttent contre l’Etat aussi bien en Australie qu’à travers le monde.
Nous souhaitons dédier cette action aux compagnons Jessica Bigby et Jonathan Penman, qui ont été arrêtés par les porcs et accusés de l’action de riposte contre la violence des contrôleurs-flics commise à la gare de North Melbourne, et aux compagnons qui ont échappé à l’arrestation et courent toujours. Bien que nous ne vous connaissions pas, votre action nous a remplis de joie, et la nouvelle des arrestations nous a mis en colère - nous voulons vous faire savoir que vous n’êtes pas seuls et que nous sommes d’accord avec votre communiqué selon lequel il est temps d’élargir la résistance ici à Melbourne !
Nous dédions aussi cette action à tous les groupes anarchistes et à tous les combattants anarchistes emprisonnés à travers le monde.
Détruisons le capital !
Détruisons les banques !
Détruisons l’Etat !
Pour la destruction totale de tout ce qui nous oppresse !
Insurgents Anonymous"
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mardi 3 janvier 2012
[Brochure] Saut dans l’inconnu
"Saut dans l’inconnu
Réflexions pour une offensive anarchiste au coeur de la pacification
Nous nous demandons ici à quoi pourrait bien ressembler une pratique anarchiste révolutionnaire dans les conditions sociales spécifiques de la Suisse. Il nous semble d’abord nécessaire de mettre de côté l’illusion qui ne sert que trop souvent à justifier notre propre résignation, l’illusion selon laquelle ici tout serait mille fois plus difficile qu’ailleurs, tout serait totalement pacifié, et que de toutes façons, personne ne s’intéresserait à nos idées. Ceci pour considérer ensuite les particularités locales qui nécessitent une démarche pas forcément plus difficile ou plus facile mais qui est simplement autre qu’ailleurs. C’est pour cela que nous ne nous intéressons pas aux idéologies révolutionnaires qui se plaquent comme une moule rigide sur une réalité dont elles restent toujours séparées de par leur nature. C’est aussi pour cela que nous ne pensons pas non plus que les expériences et les méthodes développées et pratiquées par des compagnons en d’autres lieux ou en d’autres temps puissent être simplement calquées. Nous voulons tirer notre inspiration de tout ce qui nous plaît, mais toujours dans le but de développer nos propres méthodes que nous considérons comme les plus adaptées à notre situation. Nous ne connaissons que trop bien la tendance de certaines personnes à répéter des fragments simplifiés des théories révolutionnaires anciennes, dont l’usure leur est cachée par le simple fait qu’ils n’essaient pas de les appliquer à quelque lutte effective. Celui qui souhaite véritablement changer en profondeur la réalité dans laquelle il vit ne se satisfera d’aucune illusion. Celui qui se passionne pour la subversion veut agir immédiatement. Alors, abandonnons tout modèle et étudions nos possibilités."

http://infokiosques.net/spip.php?article906
Réflexions pour une offensive anarchiste au coeur de la pacification
Nous nous demandons ici à quoi pourrait bien ressembler une pratique anarchiste révolutionnaire dans les conditions sociales spécifiques de la Suisse. Il nous semble d’abord nécessaire de mettre de côté l’illusion qui ne sert que trop souvent à justifier notre propre résignation, l’illusion selon laquelle ici tout serait mille fois plus difficile qu’ailleurs, tout serait totalement pacifié, et que de toutes façons, personne ne s’intéresserait à nos idées. Ceci pour considérer ensuite les particularités locales qui nécessitent une démarche pas forcément plus difficile ou plus facile mais qui est simplement autre qu’ailleurs. C’est pour cela que nous ne nous intéressons pas aux idéologies révolutionnaires qui se plaquent comme une moule rigide sur une réalité dont elles restent toujours séparées de par leur nature. C’est aussi pour cela que nous ne pensons pas non plus que les expériences et les méthodes développées et pratiquées par des compagnons en d’autres lieux ou en d’autres temps puissent être simplement calquées. Nous voulons tirer notre inspiration de tout ce qui nous plaît, mais toujours dans le but de développer nos propres méthodes que nous considérons comme les plus adaptées à notre situation. Nous ne connaissons que trop bien la tendance de certaines personnes à répéter des fragments simplifiés des théories révolutionnaires anciennes, dont l’usure leur est cachée par le simple fait qu’ils n’essaient pas de les appliquer à quelque lutte effective. Celui qui souhaite véritablement changer en profondeur la réalité dans laquelle il vit ne se satisfera d’aucune illusion. Celui qui se passionne pour la subversion veut agir immédiatement. Alors, abandonnons tout modèle et étudions nos possibilités."

http://infokiosques.net/spip.php?article906
lundi 2 janvier 2012
Bruxelles - Syrian Airlines attaqué
"Le 28 décembre, les bureaux de Syrian Airlines (Bruxelles, Rue Royale) ont eu leurs vitres brisées.
Que vive le soulèvement en Syrie. Pour la liberté, passons à l'attaque de toute autorité."
http://bxl.indymedia.org/articles/3529
Que vive le soulèvement en Syrie. Pour la liberté, passons à l'attaque de toute autorité."
http://bxl.indymedia.org/articles/3529
Actions anticarcérales du nouvel an [Mis à jour]
"Une liste non exhaustive de communiqués des diverses actions anticarcérales du dernier réveillon. Elle sera mise à jour au fur et à mesure que de nouveaux communiqués et traductions de communiqués apparaitront. Vous pouvez bien sûr aider en nous envoyant vos liens et vos traductions."
http://non-fides.fr/?Actions-anticarcerales-du-nouvel
http://non-fides.fr/?Actions-anticarcerales-du-nouvel
Australie : Manifestation de solidarité devant le centre de rétention de Villawood
"Traduction d’un communiqué publié le 1er janvier 2012 sur
Indymedia-Australie:
http://indymedia.org.au/2012/01/01/new-years-eve-solidarity-demo-at-villawood-detention-centre
Manifestation de solidarité devant le centre de rétention de Villawood
Dimanche 1er janvier 2012 – Anonyme
A minuit, alors que 2011 se transformait en 2012, un groupe
d’anarchistes a tenu une petite manifestation bruyante devant le centre
de rétention pour immigré-e-s de Villawood, avec feux d’artifice,
tambours, chants, slogans et une banderole sur laquelle était écrit «
Plus d’otage aux mains de l’Etat – Feu aux prisons ». Les gens à
l’intérieur nous ont entendu et ont répondu par des gestes en criant «
Liberté » [Freedom]. Avoir pu communiquer avec des gens, au-delà de ces
frontières, même si ce n’était qu’un geste modeste, c’était pour nous
une belle manière de commencer cette nouvelle année.
Nous avons organisé cette petite manifestation pour montrer notre
solidarité avec les gens enfermés, qui ont résisté à leur emprisonnement
en défonçant leurs cages en 2011 de Christmas Island [autre centre de
rétention australien] à Villawood. Une année de plus en Australie, où la
ferveur nationaliste concernant la protection des frontières signifiait
des centaines de morts, de nombreuses personnes expulsées et des
milliers de personnes enfermées dans des centres de rétention.
Nous sommes aussi allé-e-s à Villawood avec l’idée de participer à la
tradition mondiale des manifs du Jour de l’An contre les prisons, en
solidarity avec quiconque résiste à l’intérieur et à l’extérieur de
toutes les cages.
La passion pour la liberté est plus forte que leurs prisons."
(mail)
Indymedia-Australie:
http://indymedia.org.au/2012/01/01/new-years-eve-solidarity-demo-at-villawood-detention-centre
Manifestation de solidarité devant le centre de rétention de Villawood
Dimanche 1er janvier 2012 – Anonyme
A minuit, alors que 2011 se transformait en 2012, un groupe
d’anarchistes a tenu une petite manifestation bruyante devant le centre
de rétention pour immigré-e-s de Villawood, avec feux d’artifice,
tambours, chants, slogans et une banderole sur laquelle était écrit «
Plus d’otage aux mains de l’Etat – Feu aux prisons ». Les gens à
l’intérieur nous ont entendu et ont répondu par des gestes en criant «
Liberté » [Freedom]. Avoir pu communiquer avec des gens, au-delà de ces
frontières, même si ce n’était qu’un geste modeste, c’était pour nous
une belle manière de commencer cette nouvelle année.
Nous avons organisé cette petite manifestation pour montrer notre
solidarité avec les gens enfermés, qui ont résisté à leur emprisonnement
en défonçant leurs cages en 2011 de Christmas Island [autre centre de
rétention australien] à Villawood. Une année de plus en Australie, où la
ferveur nationaliste concernant la protection des frontières signifiait
des centaines de morts, de nombreuses personnes expulsées et des
milliers de personnes enfermées dans des centres de rétention.
Nous sommes aussi allé-e-s à Villawood avec l’idée de participer à la
tradition mondiale des manifs du Jour de l’An contre les prisons, en
solidarity avec quiconque résiste à l’intérieur et à l’extérieur de
toutes les cages.
La passion pour la liberté est plus forte que leurs prisons."
(mail)
Joyeux bordel et meilleurs feux !
"Ce soir du 31 décembre, quelques individus ont bombés de peinture les façades des prisons de Forest et Saint-Gilles.
Ce soir du 31 décembre, quelques individus ont bombés de peinture les façades des prisons de Forest et Saint-Gilles. Ils y ont écrit leur rage contre tout ce qui ressemble à une prison et leur solidarité avec les inculpés de Labège en France -accusés d'avoir attaqué une prison pour enfants à l'aide d'excréments. Ce 31 décembre 2011, à travers le monde, des dizaines de rassemblements et d'actions ont eu lieu contre les prisons et en solidarité avec les prisonniers.
Ni réveillon, ni maton n'arrêteront les rébellions !
Solidarité avec les inculpés de Labège et avec tous ceux qui résistent !
Liberté pour tous les prisonniers !
-A-"
Photos et source : http://bxl.indymedia.org/articles/3530
Ce soir du 31 décembre, quelques individus ont bombés de peinture les façades des prisons de Forest et Saint-Gilles. Ils y ont écrit leur rage contre tout ce qui ressemble à une prison et leur solidarité avec les inculpés de Labège en France -accusés d'avoir attaqué une prison pour enfants à l'aide d'excréments. Ce 31 décembre 2011, à travers le monde, des dizaines de rassemblements et d'actions ont eu lieu contre les prisons et en solidarité avec les prisonniers.
Ni réveillon, ni maton n'arrêteront les rébellions !
Solidarité avec les inculpés de Labège et avec tous ceux qui résistent !
Liberté pour tous les prisonniers !
-A-"
Photos et source : http://bxl.indymedia.org/articles/3530
Pour celles et ceux dont la nouvelle année commence en taule.
" A Orvault, entre la zone commerciale, la zone pavillonaire et la 4 voies, un panneau "Zone d'activité" mène à une impasse. Au fond de celle-ci se cache l'établissement pénitentier pour mineurs flambant neuf, bagne pour enfants modernisé.
Dans la nuit du 31 decembre 2011, des feux d'artifice ont été lancés depuis l'arrière du batiment. Immédiatement, des cris venant de l'intérieur répondaient aux pétards et au gros son craché par nos enceintes.
Alors que la police était venue rétablir l'ordre, nous avons mis fin au spectacle son et lumières. Nous repartons tiraillés entre la joie suscitée par les cris et la tristesse de voir ce mur toujours debout.
A Nantes, comme ailleurs, des groupes s'organisent pour lutter contre la prison. A toulouse, suite à une action contre les locaux de la protection judiciaire de la jeunesse le 5 juillet, une vague de perquisitions a entrainée des arrestations. Six personnes font l'objet de poursuites judiciaires et quatre d'entre elles sont toujours en détention préventive.
Illes auront beau enfermer celles et ceux qui luttent, multiplier les constructions de murs ( prisons, centres de rétention pour étrangers, hopitaux psychiatriques...), resserer le quadrillage policier et juridique, illes ne nous soumettrons pas.
La peur de l'enfermement est nécessaire au maintien de l'ordre capitaliste, à la construction de citoyens dociles. Il y a les murs en béton armé, et dautres, invisibles, diffus, inculqués.
Feu à toutes les cages !
Face à cette société carcérale, vive les évasions, les mutineries, la révolte.
Dans, contre, en dehors des murs ; cette année pas de bonne résolutions, plutôt une bonne révolution. "
http://nantes.indymedia.org/article/24909
Dans la nuit du 31 decembre 2011, des feux d'artifice ont été lancés depuis l'arrière du batiment. Immédiatement, des cris venant de l'intérieur répondaient aux pétards et au gros son craché par nos enceintes.
Alors que la police était venue rétablir l'ordre, nous avons mis fin au spectacle son et lumières. Nous repartons tiraillés entre la joie suscitée par les cris et la tristesse de voir ce mur toujours debout.
A Nantes, comme ailleurs, des groupes s'organisent pour lutter contre la prison. A toulouse, suite à une action contre les locaux de la protection judiciaire de la jeunesse le 5 juillet, une vague de perquisitions a entrainée des arrestations. Six personnes font l'objet de poursuites judiciaires et quatre d'entre elles sont toujours en détention préventive.
Illes auront beau enfermer celles et ceux qui luttent, multiplier les constructions de murs ( prisons, centres de rétention pour étrangers, hopitaux psychiatriques...), resserer le quadrillage policier et juridique, illes ne nous soumettrons pas.
La peur de l'enfermement est nécessaire au maintien de l'ordre capitaliste, à la construction de citoyens dociles. Il y a les murs en béton armé, et dautres, invisibles, diffus, inculqués.
Feu à toutes les cages !
Face à cette société carcérale, vive les évasions, les mutineries, la révolte.
Dans, contre, en dehors des murs ; cette année pas de bonne résolutions, plutôt une bonne révolution. "
http://nantes.indymedia.org/article/24909
dimanche 1 janvier 2012
Trento (Italie) : attaque contre les locaux de la Ligue du Nord et d’Alleanza Nazionale
"Traduit de l’italien par nos soins d’un journal local, 23/12/11
Trento - Quelques minutes après 21h hier s’est produit le blitz : quasi simultanément, deux groupes de jeunes en capuche et armés de masses, bâtons et gazeuses au poivre ont lancé des oeufs de peinture rouge contre les locaux de la Ligue du Nord, via Torre Vanga, et d’Alleanza Nazionale, passage Zippel. "Racistes assassins" a été tagué sur les murs. Contre la Ligue du Nord, ils ont aussi brisé les vitres de l’entrée de l’immeuble, qui héberge aussi d’autres locaux et habitations. Puis la vingtaine d’individus cagoulés s’est enfuie...
Reproduit sur informa-azione, Mer, 28/12/2011 - 21:58"
http://cettesemaine.free.fr/spip/article.php3?id_article=4634
Trento - Quelques minutes après 21h hier s’est produit le blitz : quasi simultanément, deux groupes de jeunes en capuche et armés de masses, bâtons et gazeuses au poivre ont lancé des oeufs de peinture rouge contre les locaux de la Ligue du Nord, via Torre Vanga, et d’Alleanza Nazionale, passage Zippel. "Racistes assassins" a été tagué sur les murs. Contre la Ligue du Nord, ils ont aussi brisé les vitres de l’entrée de l’immeuble, qui héberge aussi d’autres locaux et habitations. Puis la vingtaine d’individus cagoulés s’est enfuie...
Reproduit sur informa-azione, Mer, 28/12/2011 - 21:58"
http://cettesemaine.free.fr/spip/article.php3?id_article=4634
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