dimanche 10 juillet 2011

Pour en finir avec l'énergie

"L’énergie, terme autrefois réservé aux scientifiques, est désormais l’un des plus vulgarisés au monde. Mais, avec la banalisation, le sens originel a disparu, au point que l’énergie sert au quotidien à désigner les choses les plus diverses et les plus antagoniques : de la vitalité déployée par tel ou tel individu à la puissance accumulée par les redoutables instruments de la société contemporaine, sans compter l’utilisation teintée de mysticisme dans laquelle elle est quelque peu synonyme d’esprit du monde. En démocratie, les citoyens sont bien entendu « libres » de dire n’importe quoi, d’instrumentaliser le langage, en particulier le langage de la science de l’énergie. Mais ce qui me gêne ici, ce n’est pas tant le terme que ce qu’il recouvre : l’acceptation de l’activité domesticatrice du capital."




Pour toute correspondance
par mail :
petervener@free.fr

http://non-fides.fr/?Pour-en-finir-avec-l-energie

jeudi 7 juillet 2011

Petit mouvement à la prison angevine et feu d'artifice solidaire

"Dimanche 26 juin dans l'après midi 54 détenus ont refusés de regagner leurs cellules après la promenade.

Vers 20H les ERIS sont intervenus (dans le calme selon les journaux). Les eris se sont les brigades d'intervention, composés de matons masqués, qui se chargent de mater les révoltes dans les taules.
Les détenus réclamés une baisse des prix des cantines, plus de 3 douches par semaine, ainsi que d'avoir accés plus facilement aux activités sportives et culturelles.
Si la direction a accepté d'élargir l'offre des cantines, elle dit ne rien pouvoir faire pour les autres réclamations, par contre punir ça elle peut. Le directeur fait comparaître actuellement 37 des détenus qui ont protestés devant le conseil de discipline, "ils doivent répondre de leur comportement, ils ont occasioné un trouble" (lu dans la presse locale). Pour l'instant selon un des avocats il n'y aurait "que" des peines de mitard avec sursis.
Les échos de cette révolte collective sont parvenus à sortir des murs. Hier soir (6juillet) un feu d'artifice a été tiré du côté de l'aile ouest au cri de "solidarité" et "nique la taule". "

http://nantes.indymedia.org/article/24034

La gazette buissonnière n°2 vient de paraitre !

"Voici le deuxième numero de la gazette buissonniere !

8 pages fraîchement parues parsemées de tâches d’encre et des dessins...

à lire en ligne

à télécharger


Au sommaire




- La domination adulte - critique d’un pouvoir incontesté
- L’éducation à la désobéissance
- L’école est finie
- Âgisme
- La domination adulte en question
- Histoire d’école
- Encore heureux qu’on va vers l’été
- Dernières brochures parues


Edito

Cette gazette se veut un support d’informations et de questionnements autour de la critique de l’âgisme, des catégories enfant / adulte ainsi que des théories et des pratiques qui s’y réfèrent.

Cette gazette est aussi un moyen de se rencontrer, de mettre en commun nos problématiques et désirs de transformations .

Nous souhaitons qu’elle puisse permettre de faire entendre différentes voix, Donc si ces textes vous interpellent, vous inspirent ou vous intriguent n’hésitezpas à nous faire signe...

Participez à la prochaine gazette !



Vous pouvez y contribuer en envoyant textes ou images à :

enfance-buissonniere at poivron.org

Cette gazette paraîtra chaque fois que nécessaire et que possible, sans garantie de régularité. Si vous souhaitez être tenu.e.s au courant des prochaines parutions d’enfance buissonnière il existe une liste de diffusion

et bien sûr ce site incontournable et foisonnant : enfance-buissonniere.poivron.org
"

http://grenoble.indymedia.org/2011-07-07-La-gazette-buissonniere-no2-vient

Giulianova (Teramo, Italie) - Un local du Parti Démocrate (PD) attaqué en solidarité avec les No-TAV

""La nuit du 27 au 28 juin, le local du PD [gauche] à Giulianova (TE) a été dégradé en solidarité avec les No TAV. Sur la plaque du parti, sur les murs et sur le portail, peinture et tags No Tav. La porte de verre a été brisée à coups de pierres".

Traduit de l’italien de informa-azione, Gio, 30/06/2011 - 23:20"

http://cettesemaine.free.fr/spip/article.php3?id_article=4262

[Paris] Repas de soutien au bulletin Lucioles vendredi 08

"Repas de soutien à Lucioles Bulletin anarchiste du Nord-Est Parisien

Pour aider à financer les prochains numéros.

Seront en libre-service tous les numéros du bulletin, et notamment le dernier (n°3).

Vendredi 8 juillet à partir de 19h
à la Rôtisserie
4 rue Sainte Marthe
Metro Belleville
Liens:: http://luciolesdanslanuit.blogspot.com/

PDF ici "

mercredi 6 juillet 2011

Toulouse: un commando contre l’incarcération des mineurs vandalise la PJJ

"Un commando d’une dizaine de personnes masquées a vandalisé mardi la direction interrégionale de la protection judiciaire de la jeunesse (PJJ), à Labège, en banlieue toulousaine, pour manifester contre l’incarcération des mineurs, a déclaré le procureur sur place.
L’intrusion, qui s’est déroulée vers 11h15 et n’a duré que cinq minutes, avait d’abord été dénoncée par le syndicat CGT de la PJJ dans un communiqué annonçant qu’il allait porter plainte contre les intrus.

Ceux-ci ont au passage aspergé de gaz lacrymogène un salarié qui voulait s’interposer et qui a dû être brièvement soigné à l’hôpital, a indiqué le procureur de la République Michel Valet, lors d’un point de presse improvisé.
Cette action a eu lieu alors que le Parlement s’apprête à adopter une refonte de l’ordonnance de 1945 sur la justice des mineurs, qui comprend notamment la création d’un tribunal correctionnel pour les récidivistes de plus de 16 ans, pour des délits passibles de plus de trois ans de prison.
Tandis que les gendarmes, assistés de la police scientifique, menaient déjà l’enquête pour identifier les membres du commando, tous les représentants de l’Etat -préfet, directeur national de la PJJ, procureur de la République- se succédaient mardi après-midi à Labège.
« C’est un lieu un peu sacré. Il est très important de réagir. Nous avons une volonté très forte de retrouver les auteurs de ce geste inacceptable », a déclaré M. Valet.
Selon les témoignages rapportés par le procureur, « une dizaine de personnes cagoulées, gantées, ont fait irruption par plusieurs entrées dans les locaux du pôle territorial de formation de la PJJ et de la direction interrégionale. Ils ont déversé un liquide à forte odeur ammoniaquée, renversé des meubles, usé de gaz lacrymogène ».
« Ils étaient très organisés, tous en noir, et n’ont pas dit un mot. Ils sont repartis aussi vite. C’étaient plutôt de jeunes majeurs que des adolescents », a rapporté Jean-Philippe Balocco, DRH de cette unité de 40 salariés, qui n’accueille aucun jeune.
Pour Patrick Autié, directeur de cet établissement, « cela fait penser à une action politique, pas aux mineurs dont on s’occupe ».
Sans donner de précisions sur les premiers éléments de l’enquête, M. Valet a indiqué que les assaillants avaient laissé des inscriptions et des tracts parfois injurieux « contre l’incarcération des mineurs ». Il s’est refusé à en donner le libellé, car ils sont saisis par la police scientifique.
Selon la porte-parole de la CGT, Emmanuelle Tarissan, on pouvait lire notamment « nique la justice,… porcs ». La CGT fait état d’inscriptions hostiles aux établissements pour mineurs (EPM), les rapprochant de tags récents sur les murs d’un de ces EPM à Orvault (Loire-Atlantique).
Le procureur, comme la syndicaliste, ont fait état du « traumatisme » du personnel.
Les EPM ont été secoués par une série d’incidents au cours des dernières semaines, notamment à Lavaur (Tarn), provoquant plusieurs mouvements de protestation des surveillants et des éducateurs, qui se plaignent de la pénibilité de leur travail.
Les EPM, ouverts en 2007-2008, ont une capacité de 60 détenus de 13 à 18 ans chacun. Censés oeuvrer à la réinsertion de mineurs condamnés ou prévenus, ils se distinguent par le fort encadrement des détenus, entourés de dizaines de surveillants, d’agents de la PJJ et d’enseignants.

Leur presse – Le Parisien (avec AFP), 05/07/2011"

Plus d'articles par là : http://lechatnoiremeutier.wordpress.com/2011/07/06/anti-carceral-attaque-des-locaux-de-la-pjj-a-labege-05072011/

9 traductions anars du CATS

"Salut,

Le Collectif Anarchiste de Traduction et de Scannerisation (CATS) de Caen vous annonce aujourd’hui la mise en ligne de 9 nouvelles traductions, librement téléchargables sur notre site à l’adresse suivante suivante http://ablogm.com/cats/ :

- L’anarchisme en Pologne (1903-1981) : Un court texte (en attendant la traduction d’un autre plus étoffé) d’introduction au mouvement anarchiste en Pologne.
- L’anarchisme au Chili : Un bon texte sur l’histoire agitée de l’anarchisme au Chili jusqu’à la fin des années 1960.
- L’anarchisme au Salvador : Texte sur l’anarchisme salvadorien des origines jusqu’à la fin des années 2000.
- La dictature de Gomez et la lutte clandestine des travailleurs vénézueliens : Un texte sur les débuts du mouvement ouvrier vénézuelien (et sur les influences anarchistes en son sein) et sa résistance sous la longue dictature (entre 1908 et 1935 : 27 ans !) de Juan Vincente Gomez.
- Les exécutions deTrofimovsky, Panteleev et Gneuchev : Trotski impose la discipline dans l’Armée Rouge : Un retour, à travers quelques exemples parlants, sur le sanglant processus de "disciplinarisation" de l’Armée Rouge par Trotski, processus qui laissa des traces et pesa dans la liquidation politique ultérieure de Trotski.
- Soviets et Comités d’Usines pendant la révolution russe : Peter Rachleff retrace ici l’histoire de deux types d’organisations mises en place par les travailleurs/euses russes – les soviets (connus) et les comités d’usines (beaucoup plus méconnus et proches de la base) – jusqu’à leur reprise en main et/ou leur éradication par les bolcheviks peu après la révolution d’Octobre.
- 1943-1945 : les partisans anarchistes dans la résistance italienne : Texte, accompagné d’un article introductif, sur la participation anarchiste à la résistance italienne lors de la seconde Guerre Mondiale.
- Luttes des travailleurs/euses et contre-offensive capitaliste pendant la période nationale-socialiste : Un texte sur les méthodes de division et de répression militarisée utilisées par le nazisme pour contrôler les travailleurs/euses étrangerEs forcéEs de travailler dans le IIIème Reich et tenter de briser leurs résistances.
- La politique dans les rues - Hambourg 1932-1933 : Une étude locale sur les moyens utilisés par les nazis et leurs SA pour briser les résistances dans les quartiers ouvriers d’Hambourg et d’Altona. Intéressant à lire à l’heure où des groupes fascistes tentent occasionnellement en France d’ouvrir des locaux et de mener des incursions dans des zones populaires dans une logique de prise de contrôle territorial.

Le CATS suspend ses publications pour la durée de l’été. Elles reprendront dans le courant du mois de septembre.

Vu la quantité de textes (en anglais et en espagnol) qu’il nous semblerait intéressant de traduire et le fait qu’un certain nombre de sympathisantEs et militantEs libertaires disposent de temps durant l’été, le CATS lance un appel ponctuel aux bonnes volontés afin qu’elles se mettent en relation avec lui pour prendre en charge certaines traductions. On peut nous contacter à l’adresse mail suivante : catscaen(a)voila.fr

Merci de faire tourner l’information et de faire connaître notre site et les modestes ressources qu’il contient. Salutations anarchistes."

indy

mardi 5 juillet 2011

Programme de juillet-août 2011 au local Le Rémouleur (Bagnolet)

"Le Rémouleur
106 rue Victor Hugo
93170 Bagnolet
(M° Robespierre ou M° Gallieni)
leremouleur ((A)) riseup . net
S’inscrire à la lettre d’info du local : https://lists.riseup.net/www/subscribe/leremouleur/

Exceptionnellement, cet été, le local ne sera ouvert que les samedis de 12h à 17h (sauf le 6 Août : fermé !]

samedi 9 juillet à 19 heures
Mouvement No-TAV dans le Val de Susa (Italie)
Projection d’un documentaire collectif suivie d’une discussion avec des camarades italiens
Depuis la moitié des années 1990, toute la vallée de Susa (Piémont) s’oppose à la construction d’une ligne de train à grande vitesse (TAV) qui doit relier Lyon à Turin... Au moyen de manifestations, de blocages de chantiers, de sabotages d’engins, ce sont des milliers de personnes qui s’opposent aussi bien à la destruction de la vallée qu’au projet capitaliste qui est derrière...

mardi 12 juillet à 19 heures
Boxcar Bertha
Film de Martin Scorsese, 1972, 1H32 d’après l’oeuvre de Ben L. Reitman « Sisters of the Road »
Pendant la Grande Dépression dans l’Arkansas, Bertha Thompson, une jeune fille assiste à la mort accidentelle de son père, provoquée par un employeur tyrannique. Seule, sans toit ni travail, elle se retrouve sur les routes et utilise les wagons des trains de marchandise pour se déplacer (d’où son futur surnom de “Boxcar Bertha”, Fourgon à bestiaux). Elle fait la connaissance de Bill Shelly, un syndicaliste qui va lui transmettre sa révolte. Tous deux deviennent des pilleurs de trains confirmés.

dimanche 24 juillet à 18 heures
retour sur Gênes 2001
Projection du film « Détour » (55 min) sur les émeutes à Gênes en juillet 2001 durant le sommet du G8.
Lors du sommet du G8 de juillet 2001 à Gênes, des grandes manifestations tournent à l’émeute et à l’affrontement avec les forces de l’ordre pendant trois jours. Dans la dynamique de ce qu’on appelait alors le mouvement anti-capitaliste ou anti-mon-dialisation, le contre-sommet de Gênes est celui où la conflictualité s’est exprimée avec le plus de violence. Le bilan est lourd : un mort, des centaines de blessés des deux côtés, des dizaines de banques et de magasins pillés et dévastés, des centaines d’arrestations et des procès qui s’éternisent jusqu’à aujourd’hui.
10 ans après, que reste-t-il de ces journées et de cette dynamique des contre-sommets ? Le film restitue une partie de l’ambiance de Gênes en juillet 2001 et a surtout le mérite de montrer différentes pratiques offensives qui ont traversé ces journées : affrontements massifs avec les forces de l’ordre, pillages, attaque de la prison de Gênes...

mardi 16 août à 19 heures
Level Five
Film de Chris Marker, 1996, 1H46
Dans la pièce d’un appartement, transformée en studio, une femme, Laura, et un ordinateur. Laura s’adresse à un interlocuteur invisible qui est peut-être l’homme qu’elle aime et qui est disparu. De lui, elle a hérité cette tâche : terminer l’écriture d’un jeu vidéo consacré à la bataille d’Okinawa, à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Cette île du Japon connut des suicides collectifs en masse à l’annonce de la défaite. Contrairement aux autres jeux de stratégie, il est impossible d’inverser le cours de l’Histoire. En rencontrant par l’intermédiaire d’un mystérieux réseau des informateurs et même des témoins de la bataille, Laura accumule les pièces de la tragédie, jusqu’au moment où elles commencent à interférer avec sa propre vie.

vendredi 26 août à 19 heures
Reprise (1ère Partie)
Documentaire d’Hervé le Roux autour du film “La reprise du travail aux usines Wonder” (1h40)

lundi 29 août à 19 heures
Reprise (2ème Partie)
Documentaire d’Hervé le Roux autour du film “La reprise du travail aux usines Wonder” (1h40)
L ‘image d’une femme qui crie. « Non, j’entrerais pas, j’mettrai pas les pieds dans cette taule. »
« Le film a été tourné par des étudiants de l’IDHEC le 10 juin 1968, à Saint-Ouen. On y voit des ouvrières qui reprennent le travail après trois semaines de grève. Et cette femme. Qui reste là. Et qui crie. Les années ont passé. L’usine est fermée. Mais je n’arrive pas à oublier le visage de cette femme. J’ai décidé de la retrouver. Parce qu’elle n’a eu droit qu’à une prise. Et que je lui en dois une deuxième. »
(Hervé le Roux)"

http://infokiosques.net/spip.php?article873

lundi 4 juillet 2011

Avignon - Compte rendu du rassemblement et de l’audience du 27 juin

"Ce lundi (27 juin), G. devait être jugé par le tribunal correctionnel d’Avignon pour « vol de matériel sur un chantier » et pour avoir refusé de se soumettre aux « relevés signalétiques » (empreintes digitales et photos anthropométriques).

Une trentaine de joyeux trublions étaient venus soutenir l’accusé mais sont restés bloqués sur le trottoir du tribunal par un cordon de bleus. Après plusieurs vaines tentatives pour tout de même tenter d’entrer, et ne pas rester les bras croisés en risquant une insolation, ces derniers auront occupé la matinée en criant des slogans contre les flics et la justice, distribuant des tracts sur le boulevard en bloquant quelque peu la circulation dans un concert de klaxons. Cela leur aura tout de même coûté une bonne rasade de lacrymos dans la gueule...

A l’intérieur, l’affaire fut vite expédiée. Après délibération, le juge requiert 200 heures de Travail d’Intérêt Général pour le vol et 200 d’amende pour le refus donner les signalétiques."

http://non-fides.fr/?+Avignon-Compte-rendu-du+

Le commissariat de Champigny-sur-Marne (94) de nouveau attaqué

"Le commissariat de Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne) a été de nouveau visé par une attaque dans la nuit de dimanche à lundi après avoir été la cible de plusieurs jeunes samedi, a-t-on appris auprès de la préfecture, confirmant une information de BFM TV.

Aux alentours de 1h30, quatre engins incendiaires ont été lancés en direction du parking du commissariat de la ville dont certaines cités sont des points chauds du trafic de cannabis.
L'attaque n'a fait aucun blessé mais a «légèrement endommagé» un véhicule administratif, d'après la même source. Les fauteurs de trouble ont réussi à prendre la fuite sans être interpellés.

Samedi soir, ce commissariat a été l'objet d'une première attaque qui a conduit à l'interpellation de neuf personnes et sur laquelle les versions diffèrent.

«On fera tout pour cela cesse» dit la préfecture

D'après une source policière, l'offensive aurait été menée par une vingtaine de jeunes armés de mortiers (gros pétards), de barres de fer et différents projectiles, qui entendaient protester contre le déploiement récent d'une des brigades spécialisées de terrain (BST) qui ont succédé en août 2010 aux unités territoriales de quartier (Uteq).

La préfecture, elle, parlait à propos des incidents de samedi d'une «simple provocation de gamins» munis de feux d'artifice et de pétards et assure que tout lien avec la BST reste «entièrement» à établir. «On peut en revanche penser qu'il pourrait y avoir un lien entre les interpellations et l'attaque de dimanche soir», a dit un porte-parole de la préfecture du Val-de-Marne qui a ajouté que ces incidents n'étaient pas traités de manière «anodine».

«On fera tout ce qu'il faut pour que cela cesse», a ajouté cette source."

LeParisien + afp

dimanche 3 juillet 2011

Réflexions intempestives après les tambourinades

"Bonjour,

Les acteurs du mouvement des indignés d’Espagne considèrent leur mouvement comme étant une révolution pacifique.

Les révolutions politiques sont celles qui changent les régimes politiques. Les révolutions sociales sont celles qui transforment les structures sociales.

Mais si nous analysons les revendications qui sont portées par le mouvement, elles se résument à demander une réforme électorale, le maintient des services publics, une pénalisation contre la corruption et un contrôle de l’escroquerie financière. Ces mesures impliquent plus de pouvoir étatique et un plus grand développement économique (plus de capitalisme).

Ce sont des propositions de réformes et non une révolution. Ce sont des propositions qui s’intègrent dans le Système et qui ne cherchent pas à subvertir l’ordre établi et ne désirent pas changer de système.

On cherche plutôt à ouvrir des voies vers la collaboration institutionnalisée, à partager les conséquences de la crise économique avec la classe dominante d’une manière équilibrée. On en appelle à un simple civisme.

On ne cherche pas à remettre en question la condition du salarié, celle d’électeur, d’automobiliste et d’endetté. On ne cherche pas à remettre en question l’existence du capitalisme, de la banque, du travail aliéné, de la société de consommation, de la logique de croissance, de l’État. On ne cherche pas à décoloniser la vie quotidienne, à critiquer le modèle urbain ou élaborer un modèle alternatif en harmonie avec le territoire. On ne cherche pas à remettre en question le Travail et la Marchandise.

On ne cherche pas à changer le monde, ni à abolir le système, mais seulement « réaliser la démocratie ». On veut dialoguer et participer.

Et très souvent sont considérés comme l’ennemi non pas le Système, mais plutôt les « anti-système » qui pourraient s’infiltrer où avec lesquels on pourrait les confondre.

Ces revendications pourraient très bien être portées par un programme politique que des Montbourg, Royal, Mélanchon, Hulot ou Joly pourraient très bien défendre.

Vous trouverez ci-dessous la traduction d’un texte qui ne partage pas du tout l’enthousiasme que l’on a souvent pu entendre et lire ici et là sur ce mouvement.


Réflexions intempestives après les tambourinades

Lorsque les excès de la domination génèrent des protestations dont la réalité est certifiée par les médias, il en résulte une illusion de conscience, un réveil apparent qui semble annoncer la réapparition de la question sociale et le retour du sujet destiné à devenir l’acteur du nouveau changement historique. Cependant, après avoir constaté le caractère banal et frivole des revendications principales et avoir entendu les grossières répétitions des idéologies progressistes, nos doutes s’évanouissent face à ce qui est réellement advenu durant cette contestation tolérée, qui n’est rien d’autre que la dépouille du sujet. La question sociale n’est jamais envisagée en profondeur, alors que tous les cadavres enfermés dans les placards des idéologies sortent en promenade. Malgré la part de vérité qu’elle peut contenir, une contestation qui flotte dans des eaux stagnantes, polluées des restes décomposés d’autres pseudo-troubles antérieurs n’est pas le lieu le plus propice à la reformulation d’un projet de changement réel. Bien que cette contestation se soit dotée de mécanismes horizontaux de prise de décisions, bien qu’elle se soit constituée en assemblée, ceux qui y prennent la parole sont en majorité des imposteurs ou des apprentis imposteurs. La raison se sent impuissante devant la vague de lieux communs ressortis des poubelles de l’Histoire : non seulement la domination capitaliste – le système – n’a pas reculé d’un iota mais mieux, en manipulant ses victimes, elle a créé une fausse opposition civile pour dissiper les feux de la révolte. Il ne pouvait en être autrement. La classe ouvrière a été irrémédiablement battue il y a trente ans, laissant seulement des ruines – que le syndicalisme minoritaire ne réussit pas et ne réussira jamais à faire revivre – coexistant avec un ghetto de jeunes militants et de réfractaires, réduit et partiellement paralysé. Rien d’utile avec quoi recommencer ce que Hegel appelait « le rude travail de l’intelligence » afin d’éclairer les nouvelles générations, qui, lorsqu’elles essaieront de saisir le concept, n’attraperont que sa parodie.

Dans toutes les nouvelles protestations spectaculaires, deux traits communs sont toujours présents : d’abord, une grande quantité d’amis suspects qui, à travers les médias officiels, vantent, réargumentent et justifient une protestation proprement vidée de sa substance, et qui élaguent avec fermeté ses pousses radicales ; ensuite une volonté obsessionnelle de ne pas se trouver d’ennemis, ni dans les forces de l’ordre, ni dans les partis, ni dans l’État, ni même dans l’économie, puisque toutes les propositions, de quelque importance qu’elles soient et aussi étranges soient-elles, s’intègrent dans le système (que le système décide de les incorporer est un autre affaire). De là le pacifisme maladif, son revers ludico-festif, l’ambiguïté face aux élections et la préférence pour des mesures qui impliquent plus de pouvoir étatique ou un plus grand développement économique (plus de capitalisme) : autant de traits qui déterminent une idéologie spécifique, le citoyennisme, reflet exact d’une manière de penser dans le vide qui s’enracine sans problèmes dans le terrain fertile de la contestation futile. Une chose au moins doit être claire : la protestation citoyenniste ne remet pas en question le système, ne cherche pas à subvertir l’ordre établi ni ne désire en mettre un autre à sa place. Ce qu’elle veut, c’est participer, elle ne revendique donc aucune manière de vivre (et de produire) radicalement opposée à celle existante. Son programme, dans le cas où elle en établirait un, n’irait pas au-delà des réformes destinées à ouvrir des voies à la collaboration institutionnalisée et à partager les conséquences de la crise économique avec la classe dominante mais d’une manière plus équilibrée. C’est un simple appel au civisme adressé à la domination. Il n’est pas question de vouloir changer la condition de salarié, d’électeur, d’automobiliste et d’endetté, mais de la préserver – si cela est possible – avec un emploi stable, des réformes électorales, des mesures de surveillance des banques et un salaire suffisant. La condition prolétaire subsiste, mais dissimulée sous une condition supposée citoyenne. Le combat pour son abolition n’est plus un conflit acharné entre classes pour le contrôle et la gestion des moyens de production et de l’espace social comme il le fut par le passé, mais l’exercice tranquille d’un droit politique dans le cadre d’un État accessible et neutre.

La « citoyenneté » existe-t-elle réellement ? Est-elle une nouvelle classe » ? Ce sont des questions auxquelles nous devrions répondre en ayant présente à l’esprit une vérité indubitable : ni le prolétariat industriel résiduel, ni son héritier contemporain, la masse salariée, ne sont intrinsèquement révolutionnaires, que ce soit objectivement ou subjectivement. La force productive principale est la connaissance, non le travail manuel ; par ailleurs, du côté du sujet, les luttes simplement revendicatives ne détruisent pas le capitalisme, mais elles le modernisent grâce à la bureaucratie du travail qu’elles ont générée. L’appareil syndical et politique dissout la conscience de classe et facilite l’intégration et la soumission. De plus, la croissance de la production est fondamentalement destructive, si bien que le travailleur ne peut se soustraire aux conséquences de son propre travail et encore moins vouloir l’autogérer. Liée à une étape de développement capitaliste déjà terminée, la classe ouvrière a cessé de jouer un rôle historique. Ses succédanés actuels ne peuvent pas en jouer un autre sans condamner la fonction qu’ils exercent dans le système et sans affirmer la nécessité de s’en séparer, mais cela est impossible sans conscience et sans morale. La fin du prolétariat en tant que classe laisse à l’abandon le terrain de la lutte sociale, sans sujet, à la merci des classes moyennes que le système lui-même fragmente, disperse et exclut comme il le fait avec les classes laborieuses, où ce n’est pas l’ancienne théorie révolutionnaire du prolétariat qui fleurit à nouveau, mais plutôt l’idéologie citoyenniste moderne, brandie comme arme antiradicale et outil de cooptation pour tous les petits partis, groupuscules, réseaux et listes électorales qui abondent dans les manifestations de la postmodernité, en les infiltrant, en les banalisant et en les corrompant. De la même façon que cela s’est produit lorsque la lutte des classes existait, le gauchisme contribue à la modernisation syndicale et politique du capitalisme, à cela près qu’il le faisait alors au nom du prolétariat et qu’il le fait aujourd’hui au nom d’un principe totalement abstrait, la « citoyenneté ». Le recours à la citoyenneté, c’est-à-dire à tous les habitants soumis à l’État, est purement rhétorique, comme autrefois le recours au « peuple ». La citoyenneté n’existe pas : c’est une entité irréelle qu’on trouve dans la mentalité progressiste et qui sert de sujet postiche, de référent pour tout. Malgré son inexistence, on la trouve partout : du discours du pouvoir elle est passée dans le langage militant de la rue. Elle est d’une grande utilité pour ceux qui, comme les gauchistes, s’efforcent de devenir visibles et influents dans les manifestations générationnelles en les infestant d’une idéologie populiste, d’un sectarisme manipulateur et d’un ouvriérisme résigné, afin que les radicaux présents fassent comme eux ou se dégoûtent et se retirent. Elle n’y parvient pas du premier coup, si bien que le système impulse son élan grâce à ses importants moyens virtuels, lançant d’obscurs appels et déchaînant des processus autoréprimés, qui, offrant aux participants quelques jours ou quelques semaines de gloire publique tolérée, leur donnent la sensation d’être pour un temps les maîtres de la danse, comme à Tahrir ou encore comme à la Sorbonne en 68. L’opération peut échapper à leur contrôle, mais qui peut craindre le système des conduites dérivées de l’« éducation à la citoyenneté » encouragée dans les manifestations, qui se propage comme une nouvelle mode dans la jeunesse "sans futur" des classes moyennes et ses alliés circonstanciels ? Comment avoir peur de l’hédonisme des nouvelles beuveries géantes, de la non-violence fanatique, de la gesticulation enthousiaste, du consensus mutilateur, de la joyeuse casserolade, de la communication par Twitter... ? Ces comportements sont présentés comme des pratiques innovantes de la liberté, même si ce type de liberté abonde dans les sociétés d’esclaves et n’est guère utile dans les assauts contre les palais d’Hiver. Mais qui veut, et, pis encore, qui peut assaillir aujourd’hui un centre de pouvoir ? L’unique chose que demandent les manifestations est le dialogue et la participation.

Nous sommes plongés dans un processus très dur d’adaptation à la crise mené à son terme par l’État selon les lignes directrices qu’indiquent « les marchés », un ajustement violent qui laisse des victimes partout : les travailleurs, les retraités, les fonctionnaires, les employés du secteur public, les immigrants et... la jeunesse déclassée. Si la majorité de la population a encore un présent à peu près assuré, il est certain que les jeunes – dont près de la moitié sont au chômage – ont un avenir hypothéqué : c’est pourquoi ils protestent, mais non pas contre le système qui les a marginalisés, mais contre ceux qu’ils considèrent comme responsables, les politiciens qui gouvernent, les syndicalistes qui se taisent et les banquiers qui spéculent. Ils en veulent d’autres. Les manifestations marquent le début d’une période confuse où un tiers de la société civile va se mobiliser d’une manière ou d’une autre en marge des institutions, mais non pas contre celles-ci. Cette partie de la jeunesse se sent mal représentée dans une démocratie qui « ne l’est pas », puisqu’elle n’y participe pas : c’est pourquoi elle espère la réformer. Elle ne veut pas détruire le pouvoir séparé, mais plutôt séparer les pouvoirs constitués. Pour la classe moyenne précarisée qui s’approprie le concept bourgeois de démocratie, Montesquieu n’est pas mort, mais il conviendrait de rappeler que Franco ne l’est pas non plus, que la démocratie qui fut « si difficile à obtenir » et qu’elle revendique provient d’un pacte de reconversion de l’appareil politico-répressif de la dictature, consolidée à partir des égouts secrets et des cloaques de l’État.

Les manifestations se déroulent dans un milieu considéré comme quasi naturel par ceux qui y participent : le milieu urbain. Cependant, il s’agit d’un espace créé et organisé par le capital, le plus approprié pour accommoder et développer son monde. Les métropoles et les conurbations sont les éléments fondamentaux de l’espace de la marchandise, une scène neutralisée et formatée qui fonctionne comme une usine, où la communication directe, et par conséquent la conscience et la révolte, sont presque impossibles. Toute révolte véritable se doit de lutter pour libérer l’espace des signes du pouvoir et l’ouvrir à la rencontre au profit de la décolonisation de la vie quotidienne ; elle doit être une révolte contre la société urbaine. La question sociale est essentiellement une question urbaine, de sorte que le rejet du capitalisme implique celui de la conurbation, son contenant adéquat. Le point d’inflexion dans le conditionnement consumériste et politique peut se produire dans ces dortoirs formatés que l’on appelle des quartiers, si les assemblées qui réussissent à se former durant les crises deviennent des contre-institutions à partir desquelles on puisse critiquer le modèle urbain métropolitain et élaborer un modèle alternatif en harmonie avec le territoire. Dans les assemblées de quartier représentatives peut émerger un sujet autonome, une nouvelle classe qui résiste à la problématique citoyenniste provenant des places centrales en projetant et en déployant la question urbaine (autonomie du quartier, autogestion logistique, contact réel avec la campagne, occupation d’espaces publics, récupération du savoir artisan, anti-consommation, lutte contre les plans urbains et les infrastructures, etc.). Rien de cela ne peut être déduit des manifestations, qui semblent se trouver à l’aise en respirant l’air pollué de l’atmosphère urbaine, qu’elles ont transformée en agora citoyenne, lieu dans lequel les inconsistances citoyennistes ont carte blanche. Il en va ainsi parce que la mentalité de la classe moyenne dirige la mobilisation et que l’initiative appartient à ses représentants. C’est pourquoi la crise sociale ne se manifeste que comme crise politique, comme crise du système politique, comme moment politique des recettes citoyennistes.

Le citoyennisme est l’idéologie la mieux adaptée aux conurbations, puisqu’il n’a pas réellement besoin d’un espace public pour se reproduire, mais de quelque chose qui lui ressemble, une espèce d’espace formel et symbolique dans lequel représenter un débat apparent. Pour qu’un débat réel puisse avoir lieu, il est nécessaire qu’il y ait un public réel, une communauté de lutte. Mais une communauté de ce genre – un sujet collectif – est tout l’opposé d’une assemblée citoyenne, un agglomérat volatil d’individualités mutilées qui imite les gestes du débat direct sans conclure pour autant dans la direction requise, puisqu’elle évite soigneusement le risque en fuyant le combat. Ses batailles ne sont que des bruits et son héroïsme n’est que son costume de scène. Une communauté de lutte – une force sociale historique – peut se former seulement à partir d’une volonté consciente de séparation, d’un effort de désertion issu d’une opposition résolue au système capitaliste ou, ce qui est la même chose, de la mise en question profonde du mode de vie industriel, c’est-à-dire de la rupture avec la société urbaine. Chômage des jeunes ou réduction budgétaire, le point de départ n’a pas d’importance si les esprits s’échauffent et conduisent au même point ; le plus important est d’acquérir l’autonomie suffisante pour s’écarter des lignes établies en allant au fond de la question – la liberté – sans médiateurs « responsables » ni tuteurs vigilants. Et cela ne s’obtient qu’en marquant clairement ses distances avec le camp de la domination et en s’engageant dans une lutte longue et ardue contre celui-ci.

Miquel Amorós 14-06-2011"

Version pour imprimer : http://grenoble.indymedia.org/IMG/pdf/Reflexions_intempestives.pdf

http://grenoble.indymedia.org/2011-07-03-Reflexions-intempestives-apres-les

samedi 2 juillet 2011

Bordeaux - Concert antinational à la B.A.S.E. le 13 Juillet



Dernier concert avant départ forcé !! On commence les concerts à 20H pétantes...

http://indybordeaux.org/article/concert-antinational-%C3%A0-la-base-le-13-juillet

Le local des verts de Grenoble, redécoré par les "no TAV"

"Depuis pas mal de temps déjà, le rideau de fer du local des Verts de Grenoble (rue Marx Dormoy) était orné d’un tag rageur : "crève Minatec et les partis collabos". [1]

Ces derniers jours, les rideaux avaient été entièrement repeints, probablement en prévision du meeting national d’Europe Ecologie - Les verts qui doit se tenir ce jeudi 30 juin à Grenoble. Il n’aura pas fallu longtemps pour que leur local soit de nouveau la cible d’une attaque.

En passant tôt ce matin dans la rue, on pouvait lire sur les rideaux de fer : "Crève le TAV et les partis collabos", "Lyon Turin = désastre durable", "Crève le Tav et la technopole", ainsi que plusieurs "no tav" sur les murs.

Les verts se sont empressés de remonter les rideaux afin que les tag ne soient pas trop visibles. Alors que la lutte contre le TAV fait rage à deux heures trente de Grenoble, et qu’ils sont en pleine période pré-électorale, les verts chercheraient-ils à faire oublier que le projet de TAV qu’ils soutiennent depuis des années suscite une farouche opposition de l’autre côté de la frontière ?

Les éco-tech grenoblois se réfugient derrière le prétexte de la diminution du traffic autoroutier pour justifier la construction de la ligne ferroviaire Lyon-Turin, et éviter de parler de ce qui constitue le véritable enjeu de ce projet : l’accélération des échanges économiques en Europe, avec son lot de désastres environnementaux, sociaux, et humains. (destruction de la vallée de Suse, développement du Sillon Alpin, transformation de nos villes en technopoles...)

Ni nanos, ni tav, ni autres projets de destruction durable.

[1] Sur l’absence d’opposition des verts à Minatec, voire ici"

http://grenoble.indymedia.org/2011-06-30-Le-local-des-verts-de-Grenoble

Strasbourg Action de solidarité avec le peuple insurgé en Grèce

"Strasbourg Action de solidarité avec le peuple insurgé en Grèce

Il y a les Indignés, il y a aussi les Insurgés

Nous revendiquons l’action sur le Consulat de Grèce de Strasbourg à l’avenue des Vosges, que nous avons recouvert de jets de peinture rouge, comme le sang que fait couler la répression d’État contre le peuple insurgé en Grèce à qui nous réaffirmons notre solidarité totale, immédiate et inconditionnelle. Une centaine de petits tracts-communiqués ont été laissés sur place avec le texte suivant :

Solidarité avec les peuples insurgés et tous les révoltés

En Grèce comme ailleurs, la terreur d’État répressive va de pair avec les attaques prédatrices du Capital. Aux chômage, précarité, misère, survie quotidienne, le peuple grec répond par auto-réduction, mouvement « ne pas payer », occupations de bâtiments publics, affrontements, grèves sauvages, assemblées populaires, auto-organisation solidaire.

La révolte sociale, populaire et généralisée a débouché ce juin 2011 sur des occupations de préfectures et de mairies, tandis que la police du pouvoir a procédé à rafles, arrestations, agressions, lynchages, répression sanglante en coordination avec des milices fascistes.

Cette révolte est aussi la nôtre.

Résistance contre ce système de mort et en ruines qui veut nous entraîner dans sa chute.

Ici comme partout, Que crèvent tous les pouvoirs, Que vive l’insurrection

Groupe Mary Read – 1er juillet 2011."

indy

vendredi 1 juillet 2011

Bruges - Rassemblement de solidarité devant la prison

"Dimanche matin, une trentaine de personnes, proches, amis et compagnons de Nordine Benallal, ont tenu un rassemblement devant la prison de Bruges pour exprimer leur solidarité avec celui-ci et pour dénoncer l’existence des modules d'isolement.

Après la lecture de quelques communiqués par les sœurs de Nordine, une banderole disant "Brisons l'isolement. Pour un monde sans prison" a été déployé, des slogans gueulés,...

26/03/2011 "

http://suieetcendres.blogspot.com/2011/06/bruges-rassemblement-de-solidarite.html