jeudi 9 juin 2011

[Montréal] Manifestation en guise de réponse aux meurtres policiers du 7 juin

"Manifestation antipolicière : l’unité antiémeute intervient au centre-ville

Une marche visant à dénoncer l’intervention policière qui a coûté la vie à un sans-abri et un simple passant, mardi, a rapidement dégénéré hier soir au centre-ville. L’unité antiémeute du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) est intervenue pour disperser une foule d’environ 300 personnes qui manifestaient dans une ambiance survoltée. Le SPVM rapporte plusieurs méfaits, dont le saccage de trois vitrines rue Sainte-Catherine.

La manifestation a débuté à 21 heures à la place Émilie-Gamelin, un parc fréquenté par de nombreux itinérants de la métropole. Quelques dizaines de manifestants étaient cagoulés ou avaient le visage masqué par un foulard. Selon la police de Montréal, des membres du Black Bloc faisaient partie des protestataires.

« Porcs-flics-assassins : solidarité contre la violence d’État », pouvait-on lire sur la banderole qui ouvrait la manifestation, donnant le ton à ce qui allait suivre.

Vers 22 heures, des casseurs ont fracassé les vitrines de la Rôtisserie St-Hubert, du café Républik et de la Lunetterie New Look, situés à l’angle de Saint-Urbain et Sainte-Catherine.

À ce moment, l’ambiance a vite dégénéré. « Moi je me pousse d’ici, a dit à La Presse une jeune manifestante. Je suis ici pour dénoncer la mort de deux innocents, pas pour casser des vitres avec des idiots. »

Dix minutes après que la première vitrine eut volé en éclats, des policiers antiémeute ont chargé dans la rue Saint-Urbain. En quelques secondes, la manifestation a été scindée en trois, puis les manifestants se sont tranquillement dispersés. Les policiers étaient toutefois très effacés au début de la marche. Seule une poignée de policiers à motocyclette étaient visibles en tête de la marche. Le SPVM aurait procédé ainsi pour éviter de jeter de l’huile sur le feu ou d’échauffer les esprits.

http://pix.toile-libre.org/upload/original/1307621732.jpg

Le SPVM a rapporté que des clous ont été répandus sur la chaussée à l’intersection des rues Sainte-Catherine et Saint-Denis. Des graffitis ont également été dessinés sur des stations de BIXI. Au moment de mettre sous presse, on ne signalait toutefois aucune arrestation.

Le groupe qui a organisé la manifestation n’a pas clairement été identifié.

Les personnes qui se sont déplacées ne venaient pas toutes dans le but de faire du vandalisme ou du brasse-camarade avec les policiers. Jean-Sébastien Barbeau était là avec sa fillette de 8 ans. Ce préposé aux bénéficiaires qui travaille aux urgences affirme qu’il doit souvent travailler avec une clientèle itinérante aux prises avec des troubles de santé mentale.

« J’ai été indigné toute la journée mardi, depuis que j’ai entendu la nouvelle, ça ne me quitte pas, a-t-il lancé en marchant. Je ne comprends pas comment ils (les policiers) ont pu se rendre à ce point-là, surtout alors qu’ils se trouvaient en supériorité numérique. »

Des itinérants ont aussi participé à la manifestation.

Leur presse (Daphné Cameron et Gabriel Béland, La Presse), 8 juin 2011."

Plus d'infos et photos : http://juralib.noblogs.org/2011/06/09/montreal-manifestation-en-guise-de-reponse-aux-meurtres-policiers-du-7-juin/




Un surveillant de prison blessé à la gorge

"AFP, 05/06/2011 | Mise à jour : 19:09

Un surveillant de la maison d’arrêt de Chambéry, âgé de 45 ans, a été blessé à la gorge samedi par un détenu de 16 ans qui s’était armé de son couteau de cantine, a-t-on appris aujourd’hui auprès du parquet et du syndicat FO. Le surveillant, qui a passé la nuit à l’hôpital et est ressorti ce matin, a eu 15 points de suture, dont deux profonds, selon FO, confirmant une information du Dauphiné libéré.

Le jeune détenu a pris le prétexte de vouloir balayer sa cellule pour que le surveillant ouvre la porte. Il s’est jeté sur lui lorsqu’il a tourné le dos, tandis que son voisin de cellule, un autre mineur, aidait à maîtriser l’agresseur.

Les couteaux de cantine des détenus, qu’ils gardent la plupart du temps en cellule où ils prennent leurs repas, ne sont pas tranchants. "Il y est allé fort et a semblé vraiment vouloir le tuer", a souligné Thierry Gidon, délégué régional FO pénitentiaire. Le jeune homme, arrivé la veille à la maison d’arrêt, a été placé en garde à vue hier soir. Celle-ci se poursuivait aujourd’hui, parallèlement à des investigations, a précisé le parquet.

Selon FO, ce mineur a été écroué pour avoir tué à coups de couteau le beau-père d’un ami, à Annemasse, dans la nuit de mercredi à jeudi. Durant sa garde à vue, il a contesté avoir eu la volonté de tuer et a expliqué avoir voulu défendre la mère de son ami à qui le beau-père s’en était pris. Jusqu’alors sans antécédents, il a été mis en examen vendredi soir pour "assassinat". Le responsable FO a déploré que le quartier des mineurs de la maison d’arrêt ait été "déjà surchargé avant son arrivée"."

Attaques solidaires en Finlande

"Ndt : Peu après que la presse ait parlée de ces actions, des islamistes les ont revendiqués, c’est pourquoi ce communiqué est sorti.

- Mardi 13 avril 2011 au soir, nous avons brulés cinq bennes à ordure dans la station ferroviaire de Pukinmäki à Helsinki et y avons laissés quelques tags pour des espaces libres.

- Les deux nuits suivantes, nous avons brulés d’autres bennes à plusieurs endroits de la ville de Vantaa.

- Mardi 19 avril, nous avons attaqués la police en déclenchant un incendie dans la rue, lorsque la police s’est rendue sur place, nous les avons accueillis avec des pierres et des bombes de peinture. La police répondit en attaquant le proche centre social Satama, qu’ils ont trouvés vide après un long siège et une entrée fracassante.

- Dans la nuit du 31 mai au 1er avril, dans le quartier de Pukinmäki à Helsinki, nous avons fermés la rue Kenttätie, très utilisée par la police, à l’aide d’une barricade de poubelles enflammée.

- Tôt dans la matinée du 3 juin, dans le quartier Pasila de Helsinki, nous avons placés une bombe sous une voiture de la compagnie de sécurité privée Turvatiimi. Bien que la bombe était entièrement fonctionnelle, nous avons finalement décidés de ne pas la faire exploser pour ne pas blesser de passants. Mais la bombe était placée bien visiblement sur le coté de la voiture, pour que tout le monde puisse quand même la voir.

- Tôt dans la matinée du 4 juin, nous avons attaqués deux stations essence à coup de cocktail molotov dans le quartier Tapaninvainio à Helsinki.

- Tôt dans la matinée du lundi 6 juin, nous avons lancés des alertes à la bombe dans les ambassades suivantes : Biélorussie, Russie, Espagne, Mexique, Chili, USA, Allemagne, Grèce, Italie.

Nous avons choisi ces pays à cause des luttes en cours. Nous voulions faire ressentir aux représentants de ces pays un peu de la peur à laquelle nos compagnons anarchistes font face dans leurs luttes quotidiennes contre la machine de violence de l’Etat.

Avec ces attaques, nous voulons montrer notre solidarité aux camarades du Centre Social Satama et leur lutte pour des espaces libres. Nous envoyons aussi nos salutations révolutionnaires aux migrants roumains d’Helsinki qui sont quotidiennement opprimés par l’appareillage de violence de l’Etat [1].

Avec ces attaques, nous exprimons aussi notre soutien à tous les prisonniers anarchistes, et souhaitons rappeler que la lutte continue en dépit des tentatives de répression de l’Etat.http://www.blogger.com/img/blank.gif
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L’heure du blabla est passée, vive l’anarchie !

Traduit de anarchistnews par nos soins. Communiqué original publié sur Takku.

Notes

[1] Ndt. un camp rom s’est installé en face du Centre Social Satama, provoquant des réactions de riverains et autres fafs"

http://non-fides.fr/?Attaques-solidaires-en-Finlande

samedi 4 juin 2011

Pratcoustal Réoccupé !

" Suite à l'expulsion...

Pratcoustal Réoccupé !

Suite à l'expulsion, RDV et manif aujourd'hui samedi 4 juin... et réoccupation ! Situation calme ce soir (samedi), mais demain, que nous réservent t'ils ? Appel à soutien,
on se tiens au courant... BIG UP ! VENEZ ! PRATCOUSTAL - ARPHY - AULAS - près de Le Vigan (Gard). "

http://nantes.indymedia.org/article/23855

Marseille - expulsion de la Chrysalide le 30 mai 2011

"D’après le site "1000 babords", le squat de la Chrysalide a été expulsé le 30 mai 2011 :

ALERTE 15h. Des policiers expulsent les occupants de la Chrysalide, 14 rue Bénédit, non loin du Palais Lonchamp (place Leverrier), où se sont réfugiés depuis quelques semaines des migrants tunisiens sans hébergement.

15h50. La police s’est enfermée dans le local et elle dit qu’elle va étudier au cas par cas les situations des migrants qui sont dedans.

16h. Une trentaine d’"observateurs" sont rassemblés devant la Chrysalide.

17h. Six camions de CRS ont arrêté tous les migrants tunisiens réfugiés à la Chrysalide qui sont emmenés en camions cellulaires probablement vers la PAF du Canet où un rassemblement a lieu.

18h15. TOUS LES SANS-PAPIERS VIENNENT D’ETRE LIBERÉS PAR LA PAF."

http://non-fides.fr/?+Marseille-expulsion-de-la+

Egypte : un poste de police incendié suite à une mort en garde à vue

"Un commissariat de la police égyptienne a été incendié vendredi dans le centre du Caire par des émeutiers qui protestaient contre la mort en garde à vue d'un chauffeur de minibus. Selon les manifestants, Mohamed Saïd, qui était âgé de 40 ans, est mort après avoir été arrêté lors d'un accrochage avec des policiers provoqué par un contrôle de permis de conduire. Les causes de son décès n'ont pas été établies avec certitude, mais sa famille a affirmé qu'il avait été torturé par des policiers.

Le rassemblement organisé autour du poste de police en présence de 200 personnes environ a dégénéré en émeute. La police a dû faire usage de gaz lacrymogènes et tirer des coups de feu en l'air pour disperser la foule. L'incendie a été maîtrisé. "

Europe 1

jeudi 2 juin 2011

Espagne : Por una anarquia total ya ! / Pour une anarchie totale maintenant !

"POR UNA ANARQUIA TOTAL YA Espagne : Pour une anarchie totale maintenant.

Ce texte provient de notre indignation de voir le mouvement « Démocratie Réelle Maintenant » se présenter lui-même comme une vraie révolution, alors que ce qu’il représente réellement ce qu’il défend est la continuation du système capitaliste raccommodé avec quelques réformes sans autres effets que de lui donner une légitimité. Les idées que reflètent le manifeste de ce mouvement sont des appels de politiciens, exigeants un système qui tourne à la perfection, pour une démocratie qui permet un désaccord canalisé et contrôlable, tant qu’il ne menace pas sa survie.

Nous n’approuvons pas la pétition du manifeste, depuis que c’est un discours vide, ambigu et qui dévalue la vraie révolution.

Nous ne nous reconnaissons pas nous-mêmes comme des citoyens, nous ne nous incluons pas dans le mouvement « Démocratie Réelle Maintenant » car nous sommes contre tout pouvoir, même celui qui émane du peuple. Nous sommes contre la social-démocratie, la représentation et le fait d’être des esclaves du système. Nous ne voulons pas d’un monde de consommation heureuse, d’usines et d’entreprises d’exploitation.

Nous demandons de respecter l’usage du mot « anti-système » ; l’appliquer à des politiciens et des banquiers est une incohérence car ils représentent l’essence du système actuel, ils le renforcent et le protègent. Dans une déclaration de M-15 ils disent que l’officier de police qui attaque est anti-système ; ce n’est rien de plus que de la chirurgie esthétique sur l’actuel fonctionnement du système, qui inclus le domaine de la violence à travers les forces de sécurité. Nous sommes fiers d’être anti-système, comme nous marchons dans la direction de la destruction de tout ce qui nous opprime, nous voulons un changement réel dans nos vies.

Nous rejetons l’arrogance avec laquelle ce mouvement se distingue lui-même des actions révolutionnaires violentes, promouvant la forme pacifique comme « le seul outil possible de changement social ». Nous comprenons que cette affirmation ne reconnaît pas les révolutions historiques telles que les actions violentes durant la révolution sociale dans la Seconde République et pendant la guerre civile dans ce pays [en Espagne]. Cela discrédite aussi les luttes de divers commandos et groupes autonomes des années 70, 80 et 90 (Mouvement Ibérique de Libération, Action Directe, et beaucoup d’autres), tout comme les actions violentes de résistance de certains mouvements ouvriers. Et pour mentionner d’autres luttes dans d’autres endroits, qui incluent aussi une réaction violente, nous nous souvenons de la révolution Sandiniste et des luttes armées de libération nationale telles que l’EZLN. Actuellement la lutte insurrectionnelle se répand à travers le globe sous la forme d’actions violentes et autonomes contre les structures et les symboles du capital et de l’autorité.

Le système n’est pas à réformer, il doit être détruit. Ils ne vont rien nous donner de ce que nous voulons et nous ne demanderons rien. Nous n’allons pas tomber dans des revendications à ceux que nous ne reconnaissons pas, nous décidons de les prendre de nous-même. Ce système est fait pour les banquiers, les politiciens, les travailleurs, les citoyens et leurs droits civils. Depuis, la pétition du manifeste appelle à un fonctionnement correct du système, de s’assurer du respect des droits civils, du progrès, du travail, de la consommation et du bonheur. Nous ne voulons pas d’un système du bien-être qui est continuellement contre la vie et la liberté. Nous ne voulons pas être des sujets pacifiques et passifs qui se conforment. Nous sommes contre la logique travail-consommation. Le travail salarié c’est l’esclavage, la prostitution de nos corps, de nos esprits et de notre énergie au service du capitalisme. Ainsi ils maintiennent les structures sur lesquelles tient l’état de domination : la masse des travailleurs-consommateurs est complice et est une part fondamentale du fonctionnement propre de ce système.

Une lutte ne trouve pas sa mesure dans la quantité de masse qui bouge et par son degré de spectacularité, mais plutôt dans son contenu, ses formes, sa cohérence et sa continuité. La révolution est au jour le jour, dans nos vies, dans ce que nous sommes.

Nous sommes outragés par votre outrage, qui réagit seulement défensivement pour des intérêts égoïstes et cherche des solutions confortables et superflues, qui ne cherche pas une révolution profonde et radicale (aller à la racine des problèmes) mais plus une amélioration des conditions d’exploitation à l’intérieur de ce modèle de faux bien-être.

Pour tout celà nous revendiquons et proposons :

_ - Aucune reconnaissance d’aucun système de gouvernement qui décide pour nous-mêmes à propos de nos vies, qu’il soit néo-libéral, démocratique, socialiste, communiste, populiste, fasciste, dictatorial, social-démocrate, etc.

_ - Aucune légitimation de l’autorité, dans chacune de ses formes, institutions et structures du pouvoir : famille patriarcale, armée, police, gouvernement, docteurs, hôpitaux, psychiatres, asiles, écoles, universités, genres, prisons (incluant celles pour mineurs, les centres de rétention, les zoo, etc.), commerces, religions...

_ - Abolition du travail salarié et de toute forme d’exploitation.

_ - Fin de la société carcérale, démolition des prisons et liberté pour tous les prisonniers.

_ - Fin du système de contrôle social, de la vidéo-surveillance, de la police et des citoyens-flics.

_ - Solidarité avec nos compagnons en lutte, persécutés, emprisonnés ou tués par les mains de ceux qui représentent le système d’extermination.

_ - Fin du système économique basé sur l’argent et sur les relations humaines capitalistes qu’il engendre tout autour de lui.

_ - Destruction du système industrio-technologique ; retour à une vie en équilibre et en respect envers la nature et les autres animaux, loin de la non-vie, l’encombrement et l’artificialité des villes.

_ - Fin des rôles sexuels que la société inculque, inversion des genres. Nous sommes des individus au-delà de nos appareils reproducteurs.

_ - Libération de la terre et des animaux. Fin de l’utilisation d’autres animaux comme des objets/produits pour la nourriture, l’habillement, la distraction, la compagnie, l’expérimentation...et de l’utilisation et de l’abus de la nature comme étant une ressource au service de besoins humains irréels et dévastateurs.

_ - Rupture de l’apathie générale et continuité des luttes individuelles et collectives, menées sincèrement et de façon cohérente.

Signé : quelques terroristes anti-système anti-sociaux violents.

Texte paru sur A Las Barricadas et sur Angry News From Around The World. Traduit de l’anglais."

Indy

Biélorussie : les anarchistes condamnés jusqu’à 8 ans pour plusieurs attaques

"HNS, jeudi 2 juin 2011

Le 27 Mai, le juge Zhanna Khvoynitskaya a condamné les anarchistes Ihar Alinevich, Mikalaj Dziadok, Aliaksandar Frantskievich, Maxim Vetkin and Yeveni SLivonchik. Les jeunes hommes sont accusés de multiples actions politiques, parmi lesquelles figure l’attaque de l’ambassade de Russie à Minsk en Août 2010.

Ihar Alinevich est accusé des atta­ques contre l’ambas­sade de Russie et la BelarusBank (« Destruction de bien privé avec pré­mé­di­ta­tion » arti­cle 218 para­gra­phe 3 du Code Pénal Biélorusse), une atta­que contre le centre de déten­tion pro­vi­soire de Minsk (même arti­cle), une atta­que contre un Casino et une mani­fes­ta­tion illé­gale au quar­tier géné­ral de l’armée (« Hooliganisme aggravé » arti­cle 339 para­gra­phe 2 du Code Pénal Biélorusse). Le pro­cu­reur deman­dait 9 ans en régime durci [1], il a finalement été condamné à 8 ans de régime durci.

Mikalaj Dziadok a été condamné pour les actions contre le Casino, le quartier géné­ral de l’armée et un syn­di­cat jaune [2] contrôlé par l’état, tout ça étant consi­déré comme « hoo­li­ga­nisme aggravé ». Le pro­cu­reur deman­dait une peine de 6 ans de régime durci, il a reçu 4 ans et demi de régime durci.

Aliaksandr Frantskievich a été condamné pour les actions contre le syndicat étatique, le quar­tier géné­ral de l’armée et un com­mis­sa­riat à Soligorsk, consi­dé­rées comme « hoo­li­ga­nisme aggravé » ainsi que la dégra­da­tion du site inter­net de la ville de Novopolotsk (« Sabotage électronique », « accès illé­gal à des infor­ma­tions électroniques », « Développement, usage ou dis­tri­bu­tion de logi­ciel mal­veillant » (arti­cle 349 para­gra­phe 2, arti­cle 351 para­gra­phe 2, arti­cle 354 du Code Pénal Biélorusse). Le pro­cu­reur deman­dait 5 ans de régime durci, il a fina­le­ment reçu 3 ans de régime durci. Des images du site piraté sont dis­po­ni­bles là : https://bela­rus.indy­me­dia.org/20141

Maxim Vetkin a été condamné pour les actions contre la BelarusBank et l’ambas­sade de Russie. Il a col­la­boré avec les enquê­teurs et a témoi­gné contre les autres. Il a reçu une peine de 4 ans dans une prison de « faible sécu­rité » selon la demande du pro­cu­reur. Il a été tem­po­rai­re­ment libéré.

Yevgeni Silivonchik a été condamné à 1 an et demi de prison de « faible sécu­rité » pour l’atta­que de Soligorsk. Il a, lui aussi, col­la­boré avec les enquê­teurs et a témoi­gné contre les autres inculpés.

Les inculpés devront verser 100 mil­lions de rou­bles bié­lo­rus­ses (envi­ron 14 000 euros) de dom­ma­ges et inté­rêts aux ins­ti­tu­tions concer­nées.

Alinevich, Dziadok et Frantskievich nient leur impli­ca­tion à l’excep­tion de l’action au quar­tier géné­ral de l’armée. Ils pen­sent faire appel, mais la cour d’appel pour­rait dis­tri­buer des peines encore plus sévè­res. La cour euro­péenne de Strasbourg n’est pas une option pour les Biélorusses, du fait que la Biélorussie est exclue du Conseil de l’Europe.

Valentina Alinevich, la mère d’Ihar, a déclaré « Hier, les enfants d’un autre étaient arrê­tés, et nous pen­sions que ce n’était pas notre pro­blème. Aujourd’hui, ils ont arrêté nos enfants. Demains, ils arrê­te­rons les enfants d’un autre. Prenez garde ! Ne lais­sez pas faire ! » Elle a aussi sou­li­gné le rôle de la Russie dans l’affaire d’Ihar : « La Russie a accepté l’enlè­ve­ment d’une per­sonne sur son ter­ri­toire. C’est une vio­la­tion scan­da­leuse des droits de l’Homme, qui c’est dérou­lée avec l’assen­ti­ment des auto­ri­tés russes. » Souvenez vous que le 28 novem­bre, Ihar Alinevich a été enlevé à Moscou par les agents d’une force spé­ciale non iden­ti­fiée et trans­féré illéga­le­ment (en pas­sant la fron­tière) au centre de déten­tion pro­vi­soire du KGB à Minsk.

Aliaksandr Dziadok, le père de Mikalaj et avocat expé­ri­menté, qui a aussi exercé comme juge, a fait la décla­ra­tion sui­vante à la presse : « Il y a eu beau­coup de vio­la­tions au cours de l’ins­truc­tion. Les chefs d’inculpa­tions ne sont pas prou­vés. La peine est injuste et illé­gale. Une cour objec­tive et res­pec­tueuse des lois aurait n’aurait pas retenu les char­ges contre les inculpés. » Aliaksandr Dziadok a com­paré l’affaire des anar­chis­tes avec l’affaire des inculpés du 19 décem­bre (la com­pa­ru­tion des mani­fes­tants contre la fal­si­fi­ca­tion des élections pré­si­den­tiel­les, qui avait lar­ge­ment attiré l’atten­tion inter­na­tio­nale).

Anarchist Black Cross Belarus consi­dère que les peines sont poli­ti­ques et que les char­ges ne sont pas prou­vées. Par ailleurs, toutes les actions pour les­quel­les les inculpés ont été condam­nés peu­vent être consi­dé­rées comme non vio­len­tes. Aucun être vivant n’a été blessé a la suite de ces actions. La plu­part des atta­ques étaient seu­le­ment sym­bo­li­que et les domma­ges maté­riels insi­gni­fiants.

Le compte rendu de chaque jour du juge­ment est dis­po­ni­ble sur Indymedia Belarus.

« Bravant la loi », un docu­men­taire vidéo a propos de l’enquête et du jugement des anar­chis­tes bié­lo­rus­ses est dis­po­ni­ble là : http://rutube.ru/tracks/4469719.html. Des ver­sions sous titrées en Français et en Anglais seront dis­po­ni­bles d’ici quel­ques jours.

Anarchist Black Cross Belarus

Source

P.-S.

Ajout de l’Anarchist Black Cross Moscou :

Le 18 mai, une autre « affaire des anarchistes » a pris fin en Biélorussie : Yawgen Vaskovich, Paval Syramalotaw, et Artsyom Prakapyenka ont été condamnés à chacun 7 ans de prison pour une action directe contre les locaux du KGB dans la ville de Bobruysk. Le problème dans cette affaire étant que bien que les médias décrivent ces trois personnes comme des anarchistes, aucun d’eux n’avait de connexion avec le mouvement anarchiste existant et les tentatives de rentrer en contact avec leur proches et il n’a pas été possible de leur apporter du soutien avant le jugement. Cependant, cela sûrement possible durant leur longue peine de prison. Notes

[1] « Régime durci » signifie des restrictions exceptionnelles en terme de visites, courrier, colis et autres « privilèges carcéraux ».

[2] Les syndicats jaunes rejettent la lutte de classe, s’opposent aux grèves et favorisent la collaboration entre le capital et les travailleurs."

Chili – Un compagnon anarchiste gravement blessé par l'explosion d'un engin explosif.

[traduction de l'italien d'un article publié sur informa-azione]

Chili – Un compagnon anarchiste gravement blessé par l'explosion d'un
engin explosif.

La nuit du 1 juin 2011 s'est produite l'explosion d'une bombe devant une
filiale de la banque Santander, en plein centre de Santiago du Chili.
L'explosion anticipée de l'engin a gravement blessé un des deux
compagnons qui étaient en train de la poser. L'anarchiste chilien
Luciano Pitronello Schuffeneger a été conduit à l'hopital d'urgence en
raison de graves blessures. Son état est assez grave : il a perdu les
deux mains, il a des blessures très graves au visage avec perte de la
vue, ainsi que des brûlures sur diverses parties du corps. Il est
actuellement en soins intensifs.
Les relevés de police signalent que la bombe consistait en un extincteur
d'un kilo, rempli avec de la poudre noire et activé par un mécanisme
d'horlogerie, relié à une mèche à combustion lente. Les policiers sont à
la recherche de l'autre compagnon, enfui après l'explosion, alors que
nous parvient la nouvelle d'une première perquisition dans un domicile.
Nous suivrons avec attention les développements de cette affaire.
Avec douleur et rage,
le 1er juin 2011.

mercredi 1 juin 2011

le propre du travail c’est d’être forcé...

"En se baladant à grenoble au cours du week end, on peut constater que les devantures de plusieurs agences d’intérim ont été copieusement recouvertes d’affiches contre le travail. Plus particulièrement l’agence crit située pres du lycée mounier, l’agence randstad dans le quartier de la capuche (boites d’intérim qui se font notoirement du blé sur le dos des sans papier-es), l’agence du trident dans le quartier saint bruno, l’agence synergie cours berriat et le pôle emploi près d’alsace lorraine. Celui ci avait déjà été recouvert de tags disant "je ne veux pas d’un monde où la garantie de ne pas mourir de faim s’échange avec le risque de mourir d’ennui", "plutôt chômeuse que contrôleuse", "mort au travail", "bim bam boum".

Ci dessous une partie du texte présent sur les affiches

Travaille, consomme, crève ! Trois mots qui résument à merveille le mal de notre société, mal que l’on nous appelle à glorifier. L’idéologie du travail a la dent longue, et nous appelle à « manager » notre vie selon la misère salariale vécue au quotidien. Vivre, avec pour espérance première de pouvoir rogner quelques os à la fin du mois, est devenu CAPITAL ! Au petit matin, lorsque le réveil vient nous arracher à nos rêves, l’argent est devenu la seule carotte pour justifier de s’envoler vers une nouvelles journée d’humiliation. Il faudrait se rendre productif pour le monde des affaires, et continuer à gérer notre petite vie selon la besogne qui nous a été attribuée. Elle nous permettra de nous sociabiliser, d’obtenir un prêt pour notre habitat, d’occuper nos journées, de tenir des discussions en famille. Choses qu’il paraitrait impossible de réaliser sans un boulot. Et peu importe qu’il soit abrutissant, humiliant, répétitif, inutile, injuste… tant que ça paye, c’est le principal. Travailler pour travailler, sans plus pouvoir percevoir le sens de son labeur, est devenu monnaie courante. La valeur travail opresse les travailleurs / travailleuses et celles et ceux qui ne travaillent pas, tant elle est devenue la norme à atteindre pour être reconnu-e au sein de la collectivité. En seront banni-es celles et ceux qui ne contribuent pas, les « profiteurs / profiteuses ». Et ce, même si le jeu est tronqué d’avance pour celles et ceux qui ont pioché les mauvaises cartes (raciales, sexuelles et autres…) leur fermant les portes du monde merveilleux de l’emploi. Il serait stupide de glorifier une époque passée où le travail aurait été soi disant plus plaisant. Mais force est de constater que les raisons qui nous poussent à nous mettre en activité ont perdu de leur intérêt dans cette société post industrielle. L’individu-e n’a même plus le mérite de pouvoir se réaliser dans ses œuvres, on lui demande simplement d’être rentable. Travailler plus pour consommer plus, consommer plus et donc travailler plus. Difficile de sortir du cercle. L’insoutenable est devenu tolérable à grand renfort de marchandises en abondance. On se ruine la vie à travailler plus car il faut se ruiner à consommer biens, loisirs, culture, vacances, bagnoles, objets multimédias et relations en tout genre. Et si par malheur nous ne nous conformons pas à l’univers salarial, le péril de la vie dans la rue nous menace. Ou encore le péril de la prison pour celles et ceux qui auraient l’audace de défier le monde marchand. Se crever au travail est encore le lot du plus grand nombre. Bien que les boulots les plus éreintants et les plus dégradants soient plus souvent confiés aux travailleurs et travailleuses étrangèr-es, avec ou sans papiers, ici ou ailleurs, nombreux sont celles et ceux qui s’atellent encore aux tâches les plus abjectes. Le progrès devait nous apporter du temps libre, il n’aura permis que l’extension de nouveaux marchés en repoussant toujours un peu plus loin les limites entre celles et ceux qui vivent dans l’aisance et celles et ceux qui ont les mains dans la merde. Et quand le travail ne tue pas de maux et de sueur, il tue d’ennui celles et ceux qui font semblant d’entrer dans le moule en attendant que la cloche sonne. Car au-delà de la souffrance physique, c’est l’être moral qui est le plus atteint. Celui que l’on dépossède chaque jour de ses rêves, de ses envies et de ses choix et qui mourra sans avoir gouté les saveurs de la vie et de l’épanouissement.

Pour toutes ses raisons, nous serons toujours contre le travail imposé par les dominant-es, le travail abrutissant, le travail des exclus, le travail aliénant, le travail de destruction de soi et des autres, le travail productiviste, le travail hiérarchisé… et nous ne cesserons de lutter pour une activité non marchande, épanouissante, utile au « bien commun » et non profitable aux quelques un-es qui tentent de se satisfaire au mépris de ce même « bien commun »."

http://grenoble.indymedia.org/2011-05-31-le-propre-du-travail-c-est-d-etre

Paris - Les Tunisiens de Lampedusa occupent les locaux de l’ex-RCD

Depuis environ 15h30 [mardi 31 mai 2011], une cinquante de Tunisiens occupent le 36, rue Botzaris à Paris. Cet immeuble, le prétendu « Centre Culturel Tunisien » servait de locaux à l’ancien parti de Ben Ali, le RCD.

De fait, ce bâtiment appartient à la Tunisie et possède donc un statut extra territorial. Une expulsion des occupants ne peut donc avoir lieu que sur ordre du nouveau gouvernement tunisien.

Actuellement, les flics sont là et les soutiens aussi. Et, comme d’habitude, les premiers empêchent les seconds de rentrer dans le bâtiment.

Besoin de monde sur place. 36, rue Botzaris, Paris 19e métro Buttes Chaumont

(mail)

Paris : un point suite à l’expulsion des harragas de la rue Bichat

"Paris : un point suite à l’expulsion des harragas de la rue Bichat

Pour le début voir ici.

Vendredi 27 mai, 17 camarades (8 harragas et 9 solidaires) ont donc été envoyés au comico rue Dallerey (11e). L’occupation du proprio, l’AFTAM (un gestionnaire de foyers) a permis que leur plainte déposée la veille pour "violation de domicile", "occupation illicite" et "dégradations" soit formellement retirée.

Convocations.Sur les 9 solidaires, 3 sont sortis de GAV en soirée, puis une un peu plus tard. Les autres sont sortiEs le lendemain samedi, sous X, c’est-à-dire sans avoir été identifiés du début à la fin. Ces derniers sont mêmes convoqués le 7 juillet au tribunal pour les refus de signalétique (photos, empreintes digitales et ADN). Est-ce que tous ces X s’y rendront est une autre histoire...
Quant aux quatre premiers (identifiés par les keufs), trois sont renvoyés devant la 10e chambre pour ces mêmes refus, et une dernière avec en plus : "dégradations volontaires" (l’effraction supposée ou les ravages des keufs pour entrer ?), plus une seconde dégradation (les flics l’accusent d’avoir voulu taillader la corde dont ils se sont servis pour entrer par une fenêtre latérale). Tout cela au tribunal le 1er juillet.

Rétention. Quant aux 8 harragas, le procureur a abandonné les poursuites initiales ("violation de domicile et occupation") pour orienter les poursuites sur l’infraction au séjour. Ils sont au CRA de Vincennes depuis samedi 28 mai.

Samedi 28 mai. Ce même jour s’est déroulée une manif de Barbès à République organisée par la gauche et ses satellites, où une chrono de la lutte a été diffée (voir ci-dessous) et un cortège autonome organisé avec les harragas. Le soir, un parloir sauvage bruyant s’est déroulé à Vincennes.

Dimanche 29 mai. Pendant que se déroulait un rassemblement solidaire à Couronnes vers 14h, d’autres camarades effectuaient des parloirs cette fois normés et très pointilleux au CRA.

Lundi 30 mai, c’était le tribunal du 35bis, soit un JLD qui décide d’annuler ou pas la procédure (de l’arrestation au CRA) qui les a conduit en centre de rétention. La juge Maistre, sous son air bonhomme et démocrate, n’a pas laissé tous les 8 harragas s’exprimer, et a surtout produit une grosse carotte. En effet, toute la procédure est bien sûr truffée de nullités, vu qu’il s’agit d’une procédure menée de bout en bout par la préfecture de police, sans s’embarrasser de détails juridiques. Ainsi, sur les 13 nullités soulevées par l’avocat (on dit des "moyens"), la juge n’en a retenu que quelques unes, et surtout, pas les mêmes pour chacun des 8 harragas, alors que le dossier est identique pour chacun (et rarement celles qui avaient déjà fait sortir du CRA une partie des harragas suite à l’expulsion de Bolivar : la préfecture est tenue spécifier qu’elle vient non seulement pour expulser le lieu, mais aussi pour vérifier la régularité du séjour des occupants, sinon c’est un prétexte fallacieux pour effectuer ce contrôle, même en ouvrant une procédure incidente par la suite ; plus le fait qu’on ne peut mettre un sans-pap en GAV uniquement pour l’infraction au séjour, et encore moins la reconduire... ils doivent d’après la loi aller au CRA direct...) !
Bref, la juge a formellement annulé la mise en rétention pour les 8, mais seuls 3 sont en réalité sortis, car le parquet a fait appel pour les 5 autres, grâce à la marge qu’elle lui a offert en n’annulant pas pour chacun au motif des irrégularités les plus lourdes du dossier.

Rendez-vous demain 1er juin à l’appel du 35bis 9h pour eux. La lutte continue...

Chronologie de la lutte des harragas tunisiens à Paris


Depuis un mois, de résistances à la police en mouvements d’occupations, les Harragas tunisiens luttent pour les papiers, la liberté, un lieu pour vivre et s’organiser.

Mars, avril et aujourd’hui encore : Arrivée et installation de Harragas tunisiens square du parc de la Porte de la Villette (Paris 19°).

En avril ont lieu des arrestations importantes dans le nord de Paris, puis lors des distributions de nourriture caritatives (Place Stalingrad). La police s’en prend aux campements des squares.

Le 29 avril, suite à des affrontements avec la police, une partie des Harragas trouve refuge à la CIP-IDF (Coordination des intermittents et précaires), quai de Charente (19°).

Le 1er mai, lors de la manifestation, des Harragas décident de former un cortège et prennent la tête de la manif.

Le soir même, ils décident avec des personnes solidaires de leur lutte d’occuper un bâtiment de la Mairie de Paris, rue Simon Bolivar (19°).

Le 4 mai, la Mairie demande l’expulsion du bâtiment, ce qui entraine une centaine de gardes à vue et plusieurs expulsions de Tunisiens en Italie.

Le 7 mai, des Harragas et soutiens décident d’occuper un gymnase de la Mairie de Paris, rue de la fontaine au roi (11°). A ce jour, il tient toujours. Plusieurs manifestations et rassemblements y ont eu lieu malgré les pressions policières.

Le 13 mai, une manifestation parcourt le quartier de Belleville avant de se rendre sur le parvis de l’Hôtel de Ville.

Le 16 mai, en parallèle à l’occupation du gymnase, plusieurs dizaines de Harragas décident avec des personnes solidaires d’occuper un foyer appartenant à l’AFTAM, un gestionnaire de foyers pour immigrés.

Le 21 mai, une manifestation est organisée à Porte de la Villette. Le cortège est arrêté par un important dispositif policier à 100 mètres du départ. Soixante-dix personnes sont arrêtées puis contrôlées au commissariat. Tous sortiront.

Le 22 mai, une trentaine de personnes perturbent un événement commercial pour la relance du tourisme en Tunisie devant l’Hôtel de Ville, "le village du jasmin".

Les propositions d’hébergement faites par la mairie lors des occupations du bâtiment Simon Bolivar ou du gymnase se sont révélées largement insuffisantes en nombre et ne répondent que très peu aux attentes des Harragas. La mairie inonde cependant les médias de ses « bonnes intentions » (déblocage de subventions à des associations humanitaires, ouverture de places d’hébergement). Selon elle, les Harragas sont manipulés par leurs soutiens, ce qui est une manière de ne pas les considérer comme les acteurs de leur lutte et ce qui est un prétexte pour se retirer des négociations.

Le 27 mai, le foyer se fait expulser et 17 personnes sont placées en garde à vue. Les personnes avec papiers sortent avec des convocations pour un procès le 1er juillet. Huit Harragas sont enfermés au centre de rétention de Vincennes.

Le 27 mai, le siège de l’AFTAM est occupé par une trentaine de personnes exigeant le retrait de la plainte pour « occupation illégale et dégradations ». La plainte est finalement retirée.

Le 28 mai, des Harragas tunisiens ainsi que des personnes solidaires forment un cortège dans la manifestation contre le racisme. Une banderole "Ni police, ni charité, un lieu pour s’organiser" rassemblera plus d’une centaine de personnes.

LA LUTTE CONTINUE AVEC OU SANS PAPIERS, LIBERTÉ POUR TOUS

Des camarades du Collectif des Tunisiens de Lampedusa à Paris"

http://cettesemaine.free.fr/spip/article.php3?id_article=4197

Belgique - Cinq voitures de matons incendiées devant la prison d’Ittre

"BRUXELLES Les gardiens ont arrêté le travail, hier, suite à l’incendie de voitures sur le parking de la prison. Dans la nuit de vendredi à samedi, peu après minuit, cinq voitures ont été découvertes en flammes sur le parking de la prison d’Ittre. Il s’agit d’un acte volontaire.

Rapidement prévenus, les pompiers de Tubize sont arrivés sur place vers 0 h 15. Les hommes du feu ont mis près de deux heures pour maitriser le sinistre. Le lieu de l’incendie a rapidement posé question. Vu l’heure tardive, les seules voitures présentes étaient celles de membres du personnel. Une enquête a été immédiatement ouverte.

“Dans un premier temps, les éléments pouvaient laisser penser à une origine accidentelle , précisait, hier après-midi, le procureur du roi de Nivelles, Jean-Claude Elslander. Un expert est néanmoins descendu sur place samedi matin et suite à ses constatations, nous nous orientons à présent vers la thèse criminelle.”

Il semblerait que le feu ait d’abord pris dans deux véhicules. À la connaissance du procureur du roi de Nivelles, aucun incident récent n’était à signaler au sein de la prison. Le personnel a toutefois rapidement réagi à ce qui s’apparenterait à un incendie volontaire.

Les agents ont décidé d’arrêter le travail samedi en début après-midi. Ce mouvement de grogne spontané a été décidé en front commun réunissant les trois syndicats représentés au sein de la prison. “Les agents pénitentiaires ont réagi de façon émotionnelle” , confiait, hier, Michel Jacobs, secrétaire fédéral CGSP. “Le climat, comme ailleurs, n’est pas toujours facile. Après une évasion vendredi à Lantin et cinq véhicules incendiés samedi à Ittre, les agents ont voulu s’exprimer dans ce contexte de cette manière. Le but n’était toutefois pas de s’inscrire dans la durée.”

L’enquête sur cet incendie a été confiée à la police judiciaire fédérale de Nivelles.

28/05/2011

http://www.dhnet.be/infos/faits-divers/article/355423/cinq-vehicules-de-gardiens-incendies-a-la-prison-d-ittre.html Vidéo sur http://www.rtl.be/info/votreregion/brabantwallon/798707/cinq-voitures-incendiees-a-la-prison-d-ittre"

http://cettesemaine.free.fr/spip/article.php3?id_article=4191

Barricades vs. blindés en Val de Susa

" Mardi 24 mai
L'alarme se déclenche dans la soirée : les blindés des forces de l'ordre sont sur la route qui arrive à Chiomonte (lieu-dit La Maddalena) en Val de Suse, cet endroit est sensé être le premier chantier du trajet définitif du TAV Lyon-Turin ; il fait partie du « corridor 5 »qui, venant de Kiev, mettrait Turin à une heure et trois quarts de Lyon.

Depuis 2005 et grâce à une mobilisation massive (et au manque de fonds!), les travaux sont en effet au point mort...mis à part quelques études préliminaires en 2010.
Mais aujourd'hui, on n'en est plus aux études préliminaires : les vrais travaux vont commencer et celui-là n'est que le premier chantier d'une série qui devrait se terminer (selon leurs propres prévision) en 2023, ravageant au passage toute la vallée et plus si affinités...les poussières d'amiante et d'uranium étant très volatiles.

Voici un résumé de la nuit.
La nuit à la Maddalena de Chiomonte a été très longue. La résistance populaire contre le TAV à bloqué la première tentative de lancer les chantiers pour la Turin-Lyon.
Un « presidio » (sorte de cabane, lieu phare de ce mouvement où l'on organise la lutte) est déjà en place depuis plus d'un an à cet endroit.
Des centaines d'opposants sillonnent la vallée éclairés par les lampes frontales et par la lune. Des dizaines d'arbres sont coupés et placés sur les différentes routes qui mènent au site ; des tranchées sont creusées au caterpillar , tout moyen et bon pour stopper l'avancée des blindés : arbres, rails de chemin de fer,
terre, pierres, etc
Les force de l'ordre traversent un tunnel sur l'autoroute et à leur sortie... il sont obligés d'y rentrer à nouveau, car les gens, placé sur le flanc de la montagne, leur lancent des centaines de pierres. Au bout d'une heure de cris, chants, slogans de revendication, ils sont obligés de faire demi-tour et de rentrer à la niche vers 4h du matin.
Pour cette nuit, ils n'ont pas réussi à passer. La résistance ne fait que commencer.
La liberté ne se demande pas, elle se prend. Venez nombreux, on a besoin de monde.

Cet été risque d'être très chaud."

http://nantes.indymedia.org/article/23801

[Cévennes] Expulsion Pratcoustals, rdv samedi...

"Mardi 31 mai Expulsion à Pratcoustals
Fini les vacances 3 étoiles en tout compris
Avis à défendre nos cartes postales
Rdv samedi 4 juin pour un apéro-pic-nic le matin au marché du Vigan..."

http://nantes.indymedia.org/article/23810