dimanche 29 août 2010

samedi 28 août 2010

Retour sur la récente flambée sécuritaire, réactionnaire et raciste à Belleville

"Le 20 juin 2010, avait lieu dans le quartier de Belleville (Nord-Est de Paris) une manifestation pour la « sécurité », organisée par diverses associations censées représenter la « communauté asiatique » pour demander aux autorités le renforcement d’un arsenal répressif qui nous pourrit déjà la vie (plus de flics, de caméras, de sanctions etc.). Durant cette manifestation, des échauffourées ont éclaté dans le quartier entre des centaines de manifestants contre la police, accusée de mal faire son travail, puis après le départ programmé de celle-ci, contre quelques gamins isolés et identifiés par la vindicte populaire comme des « voleurs » à punir par des critères tels que la tenue vestimentaire et la couleur de peau.

Les quelques textes recueillis ici sont des analyses de la situation dans le quartier, sur fond de tensions communautaires, ainsi que des tracts et affiches diffusés et collées aux alentours par quelques anarchistes antagonistes. En réaction à ces évènements d’abord, mais aussi dans l’espoir d’ouvrir de nouvelles perspectives pour la guerre sociale ici comme ailleurs, pour que la haine se retourne contre ceux qui nous dominent au quotidien, qu’il s’agisse des flics et des patrons ou de tout autre représentant officiel ou informel de l’autorité capitaliste, étatique, communautaire, religieuse et patriarcale ; qu’elle ne serve plus à nourrir les intérêts des ennemis de la liberté pour tous par le biais de la guerre entre exploités.

Sommaire
- Réflexions à chaud sur les émeutes réactionnaires de Belleville (texte publié le soir du 20 juin 2010, quelques heures après la fin de l’émeute, sur le site "Base de Données Anarchistes")
- A Belleville comme ailleurs... (texte trouvé en juin 2010 sous forme de tract et d’affiche sur les murs et dans les rues de Belleville)
- Non, vraiment, t’aimes ton quartier ? (tract trouvé dans les rues de Belleville à Paris, juillet 2010)
- Aprés la vague... (texte d’analyse sur la situation à Belleville, son histoire, et retour sur les événements récents ainsi que sur l’agitation anarchiste autour de ceux-ci)
- Au hasard des promenades murales (photographies de quelques inscriptions murales apparues depuis le 20 Juin)
- Qui sommes-nous ?"

http://infokiosques.net/spip.php?article799

http://retourabelleville.blogspot.com/

vendredi 27 août 2010

Procès du 25 août à Paris : annulation de la procédure

" Présumé anarchiste, jugé pour une lacrymo

Identifié comme anarchiste à cause de ses vêtements noirs, un homme a été placé en garde à vue puis jugé parce qu’il transportait une bombe lacrymogène. Le tribunal a annulé toute la procédure, entachée d’irrégularités.


Place de la République à Paris, le 29 mai. À 15 heures, une manifestation contre les expulsions de sans-papiers est prévue, à l’initiative du réseau associatif No border, pour la liberté de circulation. Non déclaré, le rassemblement est considéré par la police comme une action «de la mouvance anarchiste» et particulièrement surveillé.

Une heure avant la manif, cinq personnes (trois femmes et deux hommes) «dont l’apparence et le comportement laissent supposer un groupe à risque de la mouvance anarchiste», selon le procès-verbal, discutent sur la place.

Soudain, les gendarmes mobiles les encerclent et contrôlent leur identité. Dans un sac, les agents trouvent une bombe lacrymo de 50 mL, de la taille d’un flacon de parfum, des tracts et des autocollants «Non aux expulsions». Le propriétaire du sac, un serveur de bar de 37 ans au casier judiciaire vierge, passe sept heures en garde à vue. Motif : attroupement armé.

«Contrôle au faciès politique»
Son procès s’ouvre le 25 août devant la 16e chambre correctionnelle à Paris. Le tribunal l’accuse donc «d’attroupement armé», mais aussi de «refus de prélèvement biologique», puisque l’homme accepte de donner sa carte d’identité et ses empreintes, mais pas son ADN.

L’avocate de l’homme, réservée mais sûre de son fait, demande l’annulation de la procédure : les gendarmes auraient procédé à un «contrôle au faciès politique», basé sur un style vestimentaire. «En quoi être habillé en noir laisse présager d’un trouble à l’ordre public ?», interroge-t-elle.

Elle soulève d’autres étrangetés : habilitées à une simple palpation de sécurité, les forces de l’ordre ont ouvert le sac de l’homme, ce qui s’apparente à une perquisition. C’est comme ça qu’ont été découverts la lacrymo et les tracts. La police réclame ensuite un prélèvement ADN, ce qui n’est pas autorisé pour le délit d’attroupement. Conclusion : selon l’avocate, le PV est «infondé en droit».

Les bombes lacrymogène sont en vente libre

Question de la présidente : «Est-ce que vous trouvez opportun d’avoir une bombe lacrymogène sur vous alors que vous vous rendez à une manifestation ?» Réponse de l’accusé : «Je l’ai toujours sur moi, en cas d’agression. C’est en vente libre. Quand je l’ai achetée en armurerie, on ne m’a pas précisé que je ne devais pas la prendre à certains moments. Je ne considérais pas ça comme une arme mais comme un outil de défense.»

Le procureur, ensommeillé et moustachu, oublie la procédure et défend la police. «Ils ont eu raison de les contrôler, puisqu’ils trouvent des tracts.» Il demande 500 euros d’amende. Trois heures plus tard, la présidente prononce le jugement, annulation de la procédure. Et s’adresse au prévenu : «Vous pouvez partir.»

Les Inrocks, 26 août 2010. "

http://juralibertaire.over-blog.com/article-proces-du-25-aout-a-paris-annulation-de-la-procedure-56028612.html

Toronto (Canada) : 303 accusés dans le box pour les affrontements du G20 de juin

"Comparutions massives à Toronto

Radio Canada, mardi 24 août 2010 à 4 h 50

(Toronto) Les comparutions des 303 personnes, dont une centaine de Québécois, accusées dans la foulée du sommet du G20, en juin dernier, se sont amorcées lundi devant un tribunal de Toronto.

Tous étaient appelés à comparaître le même jour, mais le tribunal a renvoyé plusieurs des accusés chez eux, certains des dossiers de preuves n’étant pas prêts. L’audition de leur cause a été reportée à l’automne.

Plusieurs des Québécois arrêtés le 27 juin dans un gymnase de l’Université de Toronto où ils dormaient devront revenir en cour le 14 octobre. Plusieurs d’entre eux disaient avoir l’impression d’avoir fait le voyage à Toronto pour rien.

Accusé de complot en vue de se livrer à des voies de fait, d’obstruction aux forces de l’ordre et de voies de fait contre des policiers, le Montréalais Jaggi Singh devra de son côté se représenter en cours à la fin du mois de septembre.

Son avocat, Peter Rosenthal, a également demandé une révision des conditions de libérations conditionnelles de son client. Il affirme que l’interdiction imposée à son client de participer à toute manifestation limite sa capacité de travailler en tant qu’organisateur communautaire à Montréal

Le procureur a par ailleurs demandé à certains accusés de s’engager à ne pas troubler l’ordre public pour un an. D’autres cas se sont réglés grâce aux programmes de déjudiciarisation, qui permettent de faire des travaux communautaires ou des dons de charité plutôt que de passer par le processus judiciaire. Ces processus ne nécessitent pas un aveu de culpabilité.

Dans certains cas, la Couronne a tout bonnement décidé de ne pas aller de l’avant avec les poursuites judiciaires. Les deux photographes du National Post accusés d’entrave au travail d’un policier et de regroupement illégal, font partie de ceux qui ont vu les accusations déposées contre eux retirées.

Certains ont affirmé que des dizaines de poursuites avaient été abandonnées, mais un porte-parole du Bureau du procureur général a indiqué que ces données ne seraient pas disponibles avant mardi.

Le « chaos », dit l’un des avocats de la défense

Trois salles d’audience avaient été réservées pour accueillir les accusés, qui ont défilé jusqu’à 15 h. Il s’agissait d’une des comparutions de masse les plus importantes de l’histoire de Toronto. Les couloirs du tribunal ne peuvent accueillir que 176 personnes, et certains des accusés n’ont pu pénétrer dans la salle où leur audience était prévue que lorsque leur cause était sur le point d’être entendue.

Me Rosenthal a déploré le « chaos » que ces très nombreuses comparutions avaient engendré. Le Bureau du procureur général a affirmé qu’il était plus simple de traiter tous les dossier le même jour.

Le procureur de la Couronne, Vincent Paris, a précisé que la plupart des accusés comparaissaient pour la première fois, mis à part leur audience sur la libération sous caution. Certains accusés, toujours détenus, ont comparu par vidéo, et d’autres en personne. Certains étaient accompagnés de leur famille, de leurs amis et de leurs avocats.

Les accusations vont de trouble de la paix à complot pour agression, en passant par entrave au travail des policiers.

Plusieurs des accusés qui comparaissaient lundi affirment n’avoir rien à se reprocher et qualifient d’injustifiées les accusations qui pèsent contre eux.

Les autorités ont indiqué que la majorité des prévenus défilant au tribunal avaient été arrêtés le 26 juin, lors d’une manifestation parc Queen’s Park North, près du parlement ontarien. Ce parc avait été désigné comme étant la zone de manifestation officielle par les autorités.

Manifestation en marge des comparutions

À l’extérieur du tribunal, des manifestants ont appelé à l’abandon de toutes les accusations.

Lors d’une conférence de presse organisée en matinée devant le palais de justice, le Réseau de mobilisation communautaire de Toronto a accusé la police d’avoir effectué des arrestations arbitraires durant le G20.

« Nous insistons sur le fait que les procédures pénales en cours sont coûteuses, inutiles et imparfaites et nous demandons l’abandon immédiat des accusations », a déclaré la militante Jessica Denyer.

Nous assistons à la criminalisation de la dissidence. Les vrais crimes ont été commis à l’intérieur des barrières.
- Maryam Adrangi, porte-parole du Réseau de mobilisation communautaire de Toronto

Un groupe de militants a par ailleurs organisé une collecte de fonds pour aider les accusés à payer leurs frais juridiques.

Une intervention critiquée

L’intervention des forces de l’ordre durant le sommet a fait l’objet de vives critiques. Les tribunaux auront à traiter d’autres affaires en lien avec le G20.

Sherry Good, une femme qui affirme avoir été arrêtée et détenue lors du sommet du G20, a notamment intenté un recours collectif de 45 millions de dollars contre la police de Toronto et le procureur général du Canada, au nom de 800 personnes qui, comme elle, affirment avoir été interpellées sans motif valable lors de l’événement.

Le premier ministre de l’Ontario, Dalton McGuinty, a fait un mea culpa et a reconnu que son gouvernement aurait dû clarifier plus rapidement les informations sur les pouvoirs accordés aux policiers lors du sommet. Plusieurs organismes et partis politiques ont réclamé une enquête publique sur le travail des policiers.

Du côté des commerçants victimes de vandalisme, le gouvernement fédéral a récemment annoncé qu’il élargissait la portée de son programme de compensation à ceux qui se trouvaient à l’extérieur du périmètre de sécurité.

Au moins cinq voitures de police ont été incendiées, et des vitrines, fracassées, lors des manifestations de juin dernier au centre-ville de Toronto. Il y a eu plus de 1000 arrestations."

http://cettesemaine.free.fr/spip/article.php3?id_article=3409

Crema (Italie) - Attaque contre la Lega Nord, sabotage d'un DAB

"Crema - La nuit dernière, le siège de la Lega Nord , rue Tensini, a été l'objet d'un énième acte de vandalisme, sous la forme de jet de peinture sur la porte et d'écrits injurieux.

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Dans la nuit de lundi à mardi des inconnus ont saboté un DAB en utilisant de l'huile de vidange; selon les enquêteurs l'attaque contre le siège de la Lega Nord, le sabotage du distributeur bancaire et les inscriptions trouvées dans les rues de la ville contre Cossiga (homme d'Etat italien, mort il y a 15 jours), mènent à une piste unique, étant donné le A cerclé laissé comme signature des actions. Le siège de la Lega ne connaît pas la paix, comme le montre la récente tentative d'incendie. Police et carabiniers enquêtent.

Informa-azione (de la presse locale), Gio' 26/08/2010 "

http://pagheretetutto.blogspot.com/2010/08/crema-italie-attaque-contre-la-lega.html

Jura Suisse : le chef de service des expulsions frappé par un sans-papiers

"Un chef de service jurassien a été agressé mardi dans son bureau par un clandestin renvoyé.

Le Matin, 25 août 2010, 20h50

Les deux policiers chargés de l’escorte n’ont rien pu faire : en apprenant son renvoi pour le soir même, un ressortissant serbe a violemment frappé le chef du Service jurassien de la population, Jean-Marie Chèvre. Blessé au visage et aux doigts, ce fonctionnaire de 62 ans n’a pas pris un jour de récupération : il participait hier à la sortie des chefs de service, avec les ministres.

Coup de pied et coup de poing

« Cet incident ne m’affecte pas : ce sont les risques du métier », rapporte Jean-Marie Chèvre, convaincu de pouvoir surmonter cette « petite épreuve ». Coup de pied à la tempe, coup de poing à la mâchoire : l’agression relatée par le Quotidien jurassien était pourtant violente, mardi matin à Delémont.

Les deux policiers qui sont allés chercher le clandestin chez lui au petit matin l’ont ensuite conduit dans le bureau du chef du Service jurassien de la population à Delémont, selon la procédure habituelle. Privé de son statut de requérant depuis qu’il a quitté sa famille pour séjourner en France, ce Serbe savait depuis trois semaines qu’un avion le conduirait à Belgrade, puisque le Tribunal cantonal avait rejeté son recours. Mais, le moment venu, ce mardi à 7 h 30 du matin, il s’est énervé.

« Il s’est levé en faisant mine de partir, et je n’ai rien vu venir », témoigne Jean-Marie Chèvre. Le coup de pied à la tempe, il l’a reçu alors qu’il était assis. Le chef de service a encore souffert quand le forcené s’est agrippé à ses cheveux, pendant que les policiers tentaient de l’extraire du bureau. Dans la mêlée, il s’est tordu un doigt. Des renforts sont intervenus pour conduire le récalcitrant à l’aéroport de Zurich.

Sueurs froides en juillet

Jean-Marie Chèvre exerce-t-il un métier dangereux ? « Non, l’immense majorité des étrangers acceptent leur renvoi et on parvient généralement à calmer ceux qui réagissent mal », dit-il. Il a pourtant déjà eu des sueurs froides le 20 juillet dernier, lorsqu’un requérant irakien a saisi les ciseaux posés sur son bureau, soit pour l’agresser, soit pour se mutiler. Les policiers l’en ont empêché, mais la scène a traumatisé la secrétaire du chef de service.

Après l’incident de mardi, la sécurité sera renforcée."

http://cettesemaine.free.fr/spip/article.php3?id_article=3405

Cette compagnie aérienne qui collabore aux dernières expulsions de Roms

"Cette compagnie aérienne qui collabore aux dernières expulsions de Roms

19 août 2010 : 86 Roms (61 de Lyon-St Exupéry et 25 de Paris-Roissy) sont expulsés en deux vols sur la compagnie low-cost roumaine Blue Air vers Bucarest (Roumanie). Comme les autres vols prévus pour expulser officiellement 850 Roms avant septembre, ils ont été affrétés par l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII).
Il s’agit du 25e charter d’expulsés Roms depuis le début 2010 (8313 personnes dont 1.291 l’ont été officiellement "de manière contrainte"), tandis qu’en 2009 selon le ministère, 10.000 Roms ont été reconduits en Roumanie ou en Bulgarie à bord de 44 vols, dont environ 30% de retours forcés.

20 août : 124 Roms sont expulsés de Paris-Roissy vers Timisoara (Roumanie) sur un nouveau vol charter de Blue Air.

26 août : deux nouveaux vols sont prévus ce jour de Paris (158 personnes) et Lyon (125 personnes)... Le ministère précise que 681 ressortissants roumains et bulgares ont été expulsés entre le 28 juillet et le 25 août. Il y a eu 132 départs forcés et 549 "volontaires".

Deux nouveaux vols sont programmés les 14 et 30 septembre.

Note : Blue Air est une compagnie aérienne roumaine charter créée en décembre 2004 et présente dans beaucoup de pays (ici à Paris-Beauvais et Nice). On remarquera que pour faciliter le travail des flics, ses charters d’expulsés de Roms sont partis de l’aéroport de Roissy alors que sa base pour tout un chacun est à Beauvais... Son président est Gheorghe Răcaru.
Agence : 1, Boulevard Pershing, 75017 Paris. 01 45 74 69 83 ; 961 49 65 03

Rappelons aussi que le plus grand expulseur reste Air France, et que c’est l’entreprise Carlson Wagonlit Travel (CWT) qui réserve depuis des années pour le compte du ministère les places d’avion pour les expulsés et leur escorte (et l’hôtel à l’arrivée pour l’escorte). On trouve ses agences dans tous les départements."

http://cettesemaine.free.fr/spip/article.php3?id_article=3412

jeudi 26 août 2010

Lettre de Rodolfo el Garza Retamales depuis la prison de haute securité

"Voici une lettre de Rodolfo Retamales, détenu en prison de haute sécurité (Carcel de Alta Seguridad) et incarcéré préventivement pour 180 jours, accusé d’association illégale et terroriste et arrêté, ainsi que 13 autres compagnons du Chili le 14 aout par les diverses polices anti-terroristes (GOPE, LABOCAR, Inteligencia de Carabineros) dans le cadre de l’affaire dite des « caso bombas » menée par le procureur Alejandro Peña qui centralise les enquêtes sur les attaques anarchistes. « caso bombas » (literallement « l’affaire des bombes ») est l’appellation mediatico-policière pour une série d’attaques à la bombe contre des banques, les bureaux de compagnies internationales, des ambassades, des églises et des commissariats, la plupart situés à Santiago. Le seul accident mortel fut la mort d’un anarchiste, Mauricio Morales, tué par sa bombe qu’il transportait à vélo. Retamales a été présenté dans les médias chiliens comme le « leader » de l’« organisation ».
Pour rappel, là et là.

Le 14 août, à 6h40, ma maison a été perquisitionnée par les flics du Dipolcar et du Gope, à la recherche de preuves et m’accusant d’être le leader d’une association terroriste illicite, le mandat fut signé par le procureur dans le cadre de l’enquête dite « caso bombas » .

Avec le passage des heures et après avoir été tabassé par la police du Dipolcar et par l’officier Segis Sostomo du RP 3239 du 30ème commissariat de police, j’ai appris que même la maison de mes parents avait été soumise à des perquisitions, aussi bien que trois centres sociaux et 12 maisons de compagnons dans différentes municipalités entre Santiago et Valparaiso, 14 arrestations, tous accusés de faire partie d’une cellule anarchiste avec deux leaders, deux personnes chargées du financement et dix membres opérationnels, tout cela dans l’imagination sinistre du procureur Peña. Avant même la formalisation des charges, nous les hommes avons été transférés à la prison de haute sécurité (C.A.S.) et les femmes au Centro de Orientation Femenina, tous placé à l’isolement.

Mardi 17 août, une audition a eu lieu pour formaliser la situation, c’est là que nous avons pu entendre les preuves contre nous : les écoutes téléphoniques, des photos, des vidéos, des vêtements examinés et une surprise.
Il apparu qu’il s’agissait du personnage connu sous le nom d’El Grillo, qui a collaboré et s’est offert à l’accusation comme témoin, pointant le doigt dans ses confessions sur quelques personnes - qui ont été arrêtées - et qui selon lui, sont responsables d’un certain nombre d’actes de sabotage.

Pour ceux qui ne connaissent pas, ce personnage a été arrêté le 31 décembre 2008 pour avoir essayé d’assassiner sa femme, Candelaria, aujourd’hui accusée d’association terroriste illicite. Au moment de l’arrestation, Fuentes, alias El Grillo [le cricket], a dit au procureur Armendariz, qu’il avait, avec Candelaria et trois autres personnes, fabriqué et placé des bombes et qu’il savait qui étaient les responsables des actes de sabotage, dans une tentative évidente de nettoyer son image et de se faire passer pour un acteur important de la lutte sociale.

Lors de l’audition, les heures ont passé, quinze au total, et nous avons appris une quantité énorme des faux arguments de l’accusation, qui se contredisent eux-mêmes, provoquant un sourire des geôliers eux-mêmes tout au long du spectacle médiatique. Malgré la somme substantielle d’arguments présentés par les avocats de la défense, qui ont discrédité les preuves de l’accusation en démontrant les incohérences, la pression du Gouvernement par le Ministère de l’Intérieur pouvait être ressentie.

Au final, huit des quatorze restent en prison. Le pouvoir a joué toutes ses cartes et son sinistre avocat-star ne pouvait être vu sous une mauvaise lumière devant le public.

Maintenant, de nouveau, je me retrouve allant le long de ces couloirs pleins des jeunes qui remplissent les murs des prisons chiliennes, parce que c’est pour eux qu’elles ont été construites, pour accommoder et dissimuler l’injustice sociale, la pauvreté et l’inégalité de ce système où les riches deviennent plus riches et où les pauvres doivent se contenter des miettes que les patrons leur accordent.

En écoutant la radio à laquelle je participe, je remercie et apprécie le soutien qu’ils m’ont apporté depuis le premier jour de mon arrestation. Vous serez sous le feu, d’ici, toute ma solidarité et ma force. Un baiser à chacun d’entre vous... à tous les programmes que nous entendons, aux gens glorieux de La Victoria et leurs voisins, un baiser à mon fils et à ceux qui ont montré de la solidarité avec affection.

Rodolfo el Garza Retamales.
Lettre traduite par nos soins."

http://www.non-fides.fr/?Lettre-de-Rodolfo-el-Garza

Vive la solidarité avec Tonino!"

"En passant devant le siège de la SCORE SVBM à Fontenay sous bois (94) (http://grenoble.indymedia.org/2009-11-20-Recension-de-v...-font), nous n’avons pas pu nous empêcher de repeindre la façade avec quelques mots et de briser quelques carreaux. La SCORE SVBM est une société présidé par Bertrand Dellea et dirigé par Michel Portal, qui a eu l’honneur de se voir confiée la reconstruction du centre de rétention de Vincennes, qui fut détruit par les flammes d’une révolte en Juin 2008.(www.non-fides.fr/?Incendie-de-Vincennes-le-verdict)

« La Score construit des camps pour immigrés »

Cet acte se veut un geste de solidarité avec les révoltes dans les centres de rétentions, dans les prisons, ainsi que pour Tonino emprisonné à Poggioreale (Naples) depuis la fin du mois de Juillet. (toninolibero.org)

« La solidarité est une arme. Nos armes n’ont pas de frontières ! Liberté pour toutEs ! Liberté pour Tonino ! »

Tonino a été arrêté le 26/07/2010 Par la digos de Naples. Il est accusé de complicité de crime suite à des affrontements avec des fascistes durant la manifestation du 1er Mai. Les groupes de fascistes sont encore une fois, les instruments au service du pouvoir.

« Contre tous les fascismes. Brisons les prisons ! »

L’antifascisme qui s’oppose aux fascistes au nom de la démocratie n’est qu’un leurre. Il est vide de sens s’il n’est pas une attaque contre toutes formes d’oppressions, d’autorités et s’il n’est pas une critique radicale de la démocratie. Régime qui, sous le masque de la liberté d’expression, cultive l’exploitation, l’enfermement, l’uniformisation et prive les individus de la possibilité d’être libres et autonomes.
Aujourd’hui en France, on veut faire construire une trentaine de nouvelles prisons. Les lieux d’enferment cristallisent l’essence fasciste des régimes démocratiques.

Nous avons voulu exprimer notre solidarité à un compagnon enfermé en nous attaquant à un constructeur de prisons. Et ainsi, agir en solidarité avec les révoltes dans les taules.

Liberté pour Tonino !

Liberté pour toutEs !"

http://nantes.indymedia.org/article/21466

mardi 24 août 2010

Tours : L’évadé de la maison d’arrêt toujours en cavale…

" En écartant les barreaux de sa cellule, un jeune homme de 17 ans avait réussi, le 24 juillet, à s’enfuir de la maison d’arrêt de Tours. Il est toujours recherché.


Plusieurs véhicules de police fonçant à toute allure vers Tours-Nord : il y a quelques jours, les forces de l’ordre se sont mobilisées dans l’espoir de mettre la main sur un jeune évadé d’à peine dix-sept ans.


L’histoire de cette cavale est plutôt rocambolesque. Malgré son jeune âge, le garçon est soupçonné d’être l’auteur de plusieurs vols de voiture au domicile du propriétaire (home-jacking).


Arrêté une première fois, il avait écopé de six mois de prison dont trois avec sursis et mise à l’épreuve. Sa peine avait cependant été aménagée et il avait été transféré dans un centre éducatif fermé au Vigeant (Vienne). Le jeune homme avait alors fugué en s’échappant de la voiture de son éducateur au moment du transfert.


Début juillet, l’adolescent était repris par la police, à l’issue d’une course-poursuite mouvementée. Il circulait à bord d’une voiture volée dans le Maine-et-Loire.


Le véhicule avait été repéré rue des Tanneurs et avait pris la fuite. Feux grillés, rues à contresens, le jeune conducteur — qui n’a évidemment pas le permis — avait pris tous les risques. Le jeune homme avait ensuite fui à pied mais il avait finalement été rattrapé.


Il avait cette fois été incarcéré à la maison d’arrêt où il devait attendre sa comparution devant le juge des enfants prévue début août.



Une évasion spectaculaire


L’adolescent ne s’est pourtant pas résigné. Le samedi 24 juillet dernier, il a trouvé le moyen de se faufiler par un espace de vingt centimètres, en écartant les barreaux de sa cellule. Il est vrai que le jeune homme est de faible corpulence (55 kg) mais cela n’enlève rien à l’exploit. D’autant plus qu’il a dû ensuite sauter entre les deux murs d’enceinte, se cacher derrière un sapin et attendre que la porte de la maison d’arrêt ne s’ouvre pour quitter l’établissement sans être vu. Il a apparemment profité du passage d’un camion administratif pour prendre la poudre d’escampette.


Une évasion spectaculaire qui montre que le jeune homme est particulièrement déterminé. Depuis, les policiers ont cru détecter sa présence à plusieurs reprises, notamment à Tours-Nord. Mais à ce jour, le fugitif court toujours…


La Nouvelle République du Centre-Ouest, 22 août 2010. "

http://juralibertaire.over-blog.com/article-tours-vive-la-cavale-55816736.html

Pavillon Noir => Fini

"Un nombre relativement important de CRS, BAC, RG... sont venus ce matin vers 6 heure et des cacahuètes pour expulser le pavillon noir, 4 personnes ont été emmenées au poste pour une audition concernant une autre affaire."

Plus d'infos http://nantes.indymedia.org/article/21457

lundi 23 août 2010

Barcelone - Visite nocturne à l'exposition de l'architecture pénitenciaire au collège des architectes

"Cette nuit, vendredi 20 aout, nous nous sommes rendus au collège des architectes, en plein centre de Barcelone, et à cinquante mètres du commissariat situé rue Laietana, en nous jouant du contrôle, prêts à saboter un lieu qui avec la propagande carcérale ("comme elles sont belles"), cherche à normaliser la souffrance et la condition d'enfermé à laquelle veut nous soumettre le capitalisme.
Nous espérons les avoir fait chier un peu, avec la condamnation des portes, les inscriptions et les bombes de peinture, salissant ainsi la façade progressiste.
Nous dédions ce geste de sabotage à tous les prisonniers et en particulier aux compagnons-nes combattifs du Chili, qui vivent aujourd'hui les conséquences de la dernière vague répressive.

Vivent ceux qui luttent!
A bas la société carcérale et ses architectes!
LIBERACIÓN TOTAL !

Quelques-uns"

http://pagheretetutto.blogspot.com/2010/08/barcelone-visite-nocturne-lexposition.html

Au 104, c'est un membre du FN qui s'occupe de la sécurité

"Comme dans le nouveau lieu culturel parisien, les sociétés de sécurité entretiennent souvent des liens étroits avec l'extrême droite.

Sous la verrière du 104, à Paris (Gaël Chardon/Flickr)

Le 104, lieu parisien phare de la politique culturelle de Bertrand Delanoë, vient d'allouer un budget de 800 000 euros annuels à une entreprise de sécurité privée, dont le dirigeant, Axel Loustau, est membre du Front national. L'affaire a provoqué une polémique.

Axel Loustau est un ancien membre du Groupe union défense (GUD), une organisation d'extrême droite connue pour ses méthodes violentes. Beaucoup des signataires du manifeste de l'organisation, « Les Rats maudits », sont toujours copains et détiennent ou travaillent pour des entreprises de sécurité.

Candidat aux législatives en 1997 pour le Front national dans les Hauts-de-Seine, Axel Loustau a encore fait parler de lui cette année en crachant et en proférant des menaces sur des journalistes du Monde lors d'une manifestation ultra-nationaliste le 9 mai 2010.

Les Verts au conseil de Paris ont affiché leur réprobation lorsque sa société, Vendôme Sécurité, a remporté l'appel d'offre du 104 le 29 juin.

Le 22 juillet, le collectif de « mal-logés en colère » est venu au 104 protester contre la décision.
« Mon casier est vierge, je ne vois pas où est le problème »

Axel Loustau, contacté par Rue89, désamorce tout de suite la polémique :

« Mon casier est vierge, je ne vois pas où est le problème. Tout le monde a le droit d'avoir des opinions. Cette campagne de discrimination me dépasse. Il y a eu un appel d'offres, on avait la meilleure proposition. Le reste, c'est de la littérature. »

En effet, sur les sept sociétés s'étant portées candidates, la commission d'appel d'offres a donné la meilleure note à Vendôme Sécurité. La société, basée dans le XVIe arrondissement de Paris et employant 150 personnes, surveille également les locaux d'Europe 1.

En 2009, Le Canard enchaîné décrivait le personnel de l'entreprise, « une trentaine de crânes rasés », alors chargés de la sécurité d'un colloque à l'Ecole militaire où était présent Nicolas Sarkozy.

Axel Loustau dément : « Nous ne sommes pas une boîte de gros bras, il s'agissait d'un sous-traitant kabyle. »

Xavier Renou, auteur de « La Privatisation de la violence », un ouvrage qui
traite notamment des liens entre l'extrême droite et la sécurité privée, explique :

« Il existe une proximité idéologique peu surprenante entre les deux milieux, une logique d'ordre et de mercenariat. Cela remonte aux années 70, lorsque la sécurité s'est professionnalisée au moment où le FN montait en puissance. »

Une descente musclée dans une laiterie occupée par des grévistes

Justement, le père d'Axel Loustau, Fernand, ancien actionnaire de « National
Hebdo », a créé la société de gardiennage Normandy SA en 1977. En 1982, elle se fait connaître lors d'une descente musclée à la laiterie Claudel d'Isigny, alors occupée par les grévistes. Fernand Loustau écopera de trois mois de prison avec sursis.

Après sa mort en 1993, c'est son son fils Philippe qui a repris le flambeau. Certains salariés passés de Normandy SA à Vendôme Sécurité n'hésitent pas à afficher leurs tatouages néo-nazis sur Internet.

Autre société qui a fait parler d'elle : Ambassy Sécurité, qui n'existe plus aujourd'hui, était gérée par Gilles Sereau, connu depuis 1977 pour ses activités d'extrême droite. Il fonde également avec Gilles Soulas la maison d'édition SEDE et la librairie de propagande néonazie l'Æncre.

Le rapport de la commission d'enquête chargé de la dissolution du Département protection sécurité (DPS), le service d'ordre controversé du FN, évoque clairement les liens avec Ambassy Sécurité :

« Ambassy a fourni des hommes de main, mercenaires ou militants du GUD, au DPS en période électorale. »

« Briser des grèves, faire de la provoc en banlieue »

Il existe deux sortes de militants au GUD, explique Xavier Renou :

* Ceux qui ont réussi à monter des sociétés de mercenariat, mais aussi de
communication, de gestion de patrimoine douteuses, ou qui deviennent cadres de partis politiques

* Les « gros bras », moins éduqués, qui sont employés dans ces sociétés

Il poursuit :

« Ces milices ne font pas que de la sécurité, elles ont souvent servi à faire de l'espionnage, à briser des grèves, ou à faire de la provocation en banlieue pour l'instrumentaliser politiquement. »

Difficiles à tracer, ces entreprises, souvent de petite taille, se font et se défont. La dégringolade du FN a fait perdre leur ancrage à de nombreuses sociétés mais leurs racines politiques perdurent, comme pour Vendôme Sécurité, la société d'Axel Loustau.

Photo : sous la verrière du 104, à Paris (Gaël Chardon/Flickr)"

Source

Chili : neufs compagnons toujours détenus, six autres sous contrôle judiciaire, des bombes retrouvées selon les flics

"August 20th, 2010 , Act For Freedom Now.

SANTIAGO – Aucun blessé jeudi lorsqu'une bombe artisanale a été enlevée d'un garage souterrain situé sous un supermarché de la capitale chilienne, selon la police. Trois autres bombes ont été trouvées et désamorcées, selon un rapport établi par les Carabineros, la police nationale militarisée du Chili.
Sur place, des tracts ont été laissés, faisant référence aux accusations du procureur spécial Alejandro Peña contre 15 anarchistes accusés d'avoir réalisé un nombre élevé d'explosions durant les dernières années.
Un tribunal de Santiago a ordonné mardi dernier que huit des quinze suspects restent détenus en attente d'un procès.
Six autres accusés sont remis en liberté sous contrôle judiciaire, avec interdiction de quitter le territoire, de se rencontrer mutuellement, de visiter les détenus, obligation de signer une fois par semaine, et interdiction de se rendre dans les centres sociaux occupés perquisitionnés durant les arrestations.
Le 15ème suspect, Gustavo Fuentes Aliaga, est déjà en prison, également soupçonné d'autres délits.
Le tribunal a donné 180 jours (six mois) au procureur pour compléter l'enquête portant sur les 23 attaques explosives contenues dans l'acte d'accusation.
Les attaques visaient des banques, les bureaux de compagnies internationales, des ambassades, des églises et des commissariats, la plupart situés à Santiago. Le seul accident mortel fut la mort d'un anarchiste, Mauricio Morales, tué par sa bombe qu'il transportait à vélo.

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La situation des compagnons:

Rodolfo Retamales: Détenu C.A.S., prison préventive pour 180 jours, accusé d'association illégale.

Pablo Morales: Détenu en C.A.S., prison préventive pour 180 jours, accusé d'association illégale.

Felipe Guerra: Détenu en C.A.S., prison préventive pour 180 jours.

Carlos Riveros: En “liberté", sous contrôle judiciaire.

Vinicio Aguilera: Détenu en C.A.S. Prison préventive pour 180 jours.

Mónica Caballeros: Détenue en C.O.F. Prison préventive pour 180 jours .

Andrea Urzúa: Détenue en C.O.F. (lieu de détention pour femmes). Prison préventive pour 180 jours.

Camilo Pérez: En “liberté", sous contrôle judiciaire.

Cristián Cancino: En “liberté", sous contrôle judiciaire.

Diego Morales: En “liberté”, sous contrôle judiciaire.

Francisco Solar: Détenu en C.A.S., en détention préventive pour 180 jours.

Omar Hermosilla: Détenu en C.A.S., en détention préventive pour 180 jours, accusé d'association illégale.

Candelaria Cortez: En “liberté” mais sous contrôle judiciaire.

Iván Goldenberg: En “liberté” mais sous contrôle judiciaire.

C.O.F.: Centro de Orientación Femenina
C.A.S.: Carcel de Alta Seguridad (prison de haute sécurité)
. "

"Argentine - Agitation solidaire avec les compagnons chiliens

Jeudi 19 août, plusieurs compagnons anarchistes et anti-autoritaires se sont réunis près du consulat du Chili à Buenos Aires en solidarité avec les compagnons arrêtés samedi 14, en exigeant leur libération immédiate. La rue a été bloquée pendant près d'une demie heure, les manifestants ont tagué des inscriptions et collé des affiches, des communiqués ont été lus au mégaphone (concernant aussi la grève de la faim des prisonniers mapuches), un grand nombre de tracts a été diffusé. Finalement nous sommes partis sans aucun problème.
Ce n'est qu'un petit geste (mais certainement pas le seul) pour les frères et soeurs frappés aujourd'hui par l'ennemi dans la région dominée par l'Etat chilien.

Liberté pour les compagnons détenus par l'Etat chilien !
Pour la destruction totale de l'autorité!
Pour l'anarchie !

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Cordoba – Action en solidarité avec les anarchistes/anti-autoritaires du Chili

Vendredi 20 août, vers midi dans la ville de Cordoba, une douzaine d'anarchistes a décidé de se solidariser avec les compagnons et compagnes arrêté(e)s ces derniers jours à Santiago et Valparaiso (accusés d'Association illégale terroriste et pose d'engins explosifs) et avec les prisonniers Mapuche en grève de la faim depuis plus de quarante jours. Notre action s'est donc déroulée devant le consulat du Chili, rue Buenos Aires, à quelques mètres du palais gouvernemental, laissant des inscriptions, lançant des bombes de peintures, jetant des tracts et posant quatre bombes assourdissantes.

Pour cette action 5 compagnon-nes ont été arrêté-es et transférés au 4ème commissariat, accusés de dégradations et blessures.

Les réactions solidaires ne se sont pas fait attendre. Cent autres personnes et plusieurs organisations sont venues apporter leur soutien, jusqu'à la libération des compagnons, après 15 heures de blocage de rue et d'agitation permanente.

Ni les constructions de la justice, ni les perquisitions, ni la détention ne pourront arrêter la révolte !

Solidarité active partout !

La lutte contre la domination n'a pas de frontières !

Source Culmine "

Vu sur Pagherete Tutto

samedi 21 août 2010