vendredi 30 juillet 2010

Le 9rue grognard de fontenay s’est fait expulser

"Ce matin, sur les coups de 10h, une cinquantaine de flics a expulsé les habitants du 9, rue gronard de fontenay sous bois."

https://paris.indymedia.org/spip.php?article2520

jeudi 29 juillet 2010

Russie : violente manifestation contre l’abattage d’une forêt près de Moscou

"AFP / 29 juillet 2010 12h47

MOSCOU - Plusieurs centaines de jeunes gens ont jeté des pierres et des fumigènes contre une mairie de la région de Moscou mercredi soir pour protester contre l’abattage d’une forêt afin d’y construire une autoroute Moscou-St-Pétersbourg, ont rapporté jeudi les médias russes.

Des jeunes gens se réclamant de mouvements anarchistes et antifascistes, dont certains avaient le visage masqué, ont pris pour cible la mairie de Khimki et des coups de feu ont retenti, selon des images diffusées sur l’internet et reprises par la chaîne de télévision russe NTV.

Ils ont scandé des slogans contre l’abattage de la forêt de Khimki et écrit sur les murs du bâtiment : "Sauvons la forêt russe !"

Des manifestations d’une telle violence sont rares en Russie, où les forces de l’ordre interviennent en général très rapidement, même lors de rassemblements pacifiques.

"Plusieurs unités de police ont été dépêchées (mercredi) sur les lieux mais lorsqu’elles sont arrivées, il n’y avait plus personne", a déclaré un porte-parole des forces de l’ordre, Evgueni Guildeïev, à la radio Echo de Moscou.

Les manifestants étaient plus de 500 et la police a déclaré n’avoir réussi à interpeller aucun d’entre eux, selon le quotidien Kommersant.

Par contre, neuf militants du mouvement de riverains qui se bat depuis trois ans contre le tracé de cette autoroute, et a déclaré n’avoir aucun lien avec l’attaque contre la mairie de Khimki, ont été interpellés à la suite de cette action.

"Notre camp a été encerclé (...) et on nous a dit de quitter la forêt. Nous sommes sortis et les OMON (troupes anti-émeutes) nous ont embarqués", a déclaré l’organisatrice de ce mouvement, Evguenia Tchirikova, qui figure parmi les personnes interpellées et était toujours en garde à vue jeudi.

Les neuf militants, soupçonnés de refus d’obtempérer aux injonctions de la police et infraction à la législation sur les manifestations, devaient être présentés à un juge dans la journée, a indiqué M. Guildeïev.

Par ailleurs, le porte-parole de Vladimir Poutine, Dmitri Peskov, a indiqué à Kommersant que le chef du gouvernement "suivait l’évolution de la situation autour de l’abattage de la forêt de Khimki".

Courant juillet, le Mouvement pour la défense de la forêt de Khimki avait écrit au groupe de BTP français Vinci, lui demandant de renoncer à un contrat réalisé dans l’"illégalité". Vinci s’est retranché derrière les décisions des autorités russes."

http://cettesemaine.free.fr/spip/article.php3?id_article=3362

Nouveau site, le cri du dodo



"QU’EST-CE QUE LE CRI DU DODO ?



Le dodo [n.m] : Du latin Raphus cucullatus. Egalement surnommé « Dronte de Maurice » était une espèce de grand oiseau endémique de l’île Maurice. Apparenté aux pigeons et appartenant à la famille des Raphidés. Le dronte vivait dans les forêts ou les plaines. Il mesurait environ un mètre pour une masse d’une vingtaine de kilogrammes. Découvert en 1598, il était décrit comme lent, ne fuyant pas l’homme, gros et presque cubique.

Le cri du dodo est le cri d’un animal disparu. Un animal qui ne craignait pas la présence humaine. Qui est née avec des ailes et qui pourtant, était incapable de voler. C’est le cri enragé de la créature face à la barbarie régnante, témoin de l’esclavage. Le cri d’une créature qu’on croyait muette et qui s’enflamme, qu’on croyait disparue à jamais et qui surgit du néant pour rappeler « méfier vous de l’eau qui dort », méfiez vous du Dodo. Méfiez vous de celles et ceux qui ne parlent jamais. Méfiez du calme qui précède toujours la tempête. Méfiez vous des apparences. Ou bien cessez de vous méfier de tout, vous autres qu’on a éduqué dans la peur et la passivité. Vous aussi, qu’on a humilié, brimé, blâmé, récriminé, réprimandé, surveillé, insulté, corrigé, subordonné, contrôlé, tordu, cassé, frappé, enfermé, mâté, forcé, fouillé, tabassé, jugé, viré, expulsé, dépouillé, exterminé, chassé, suicidé, abattu, damné, dressé, ré-éduqué, torturé, déréglé, rendu fou, psychiatrisé, normalisé, hospitalisé de force, enrôlé, parqué, pourchassé, isolé, abandonné, infantilisé, méprisé, commandé, en un mot : gouverné.

Le Cri Du Dodo est un journal anarchiste apériodique, non-dogmatique, qui a pour simple vocation de publier des textes personnels, des analyses politiques, théoriques, critiques, et poétiques, des traductions, de brèves concernant l’actualité, le passé ou le futur des luttes en cours, des dessins, des images, des photos, des visuels avec un point de vue anarchiste -au sens large- afin de nourrir ces luttes contre toutes les dominations, contre le capitalisme, contre le salariat, contre l’enfermement, contre le sexisme et l’hétéro-patriarcat, contre l’écocide et la destruction de notre Terre, contre l’exploitation animale, et bien d’autres choses encore. Et pour l’auto-organisation des luttes, l’autonomie politique, la gratuité de la vie, vers l’émancipation et la libération totale.

Evidemment, le choix des textes et des publications implique une sorte de ligne éditoriale.

Mais celle ci se veut hétérodoxe. Si nous considérons qu’ils sont dignes d’intérêt et cohérent avec les principes et les luttes que nous défendons, et toutes proportions gardées, nous ne voyons pas de contradiction à publier à la fois des textes qui relèvent de l’anarchisme social, mais aussi de l’anarchisme dit « insurrectionnel », d’écrits individualistes ou plus généralement anti-autoritaires.

Nous rejetons cependant les textes, visuels ou production anti-anarchistes, contre l’auto-gestion, anti-communistes primaires, racistes, antisémites, sexistes, homophobes, lesbophobes, biphobes, et transphobes, conspirationnistes ou mystiques (« Métaphysique » mon cul !), crypto-fascistes, anti-écologistes, anti-vegans, ou simplement autoritaires parce que nous voulons la Révolution Sociale, et nous la voulons pleine et entière.

Si tu n’est ni flic, ni agent de la norme, ni patron, ni actionnaire, ni capitaliste, ni réformiste, ni stalinien, ni trotkyste, ni militaire, ni militariste, ni pacifiste, ni non-violent, ni propriétaire, ni rentier, ni patriarche, ni chef de famille, ni secrétaire général du parti, ni représentant, ni élu, ni électeur, tu peux nous écrire à l’adresse suivante :

le-cri-du-dodo@riseup.net

Le courrier des lectrice/lecteurs sera publié dans la limite de l’espace disponible. Nous tenterons également de vous répondre. Une version imprimée est à paraître.

Vive la Sociale ! Vive l’Anarchie !"

https://nantes.indymedia.org/article/21310

Journal Anarchiste En Ligne - http://lecridudodo.blogspot.com/

mercredi 28 juillet 2010

[Poitiers] Rassemblement de soutien

" Rassemblement de soutien aux inculpés du 21 Juin.

Lors du délibéré du 29 juillet, soit la justice désavoue enfin la police et prononce une relaxe des 6 inculpés. Soit elle les condamne – ou encore cherche à ménager la chèvre et le chou en mélangeant peines de prison ferme, de prison avec sursis, et relaxe –, et elle prend alors le risque de se décrédibiliser elle-même.
Rassemblement devant le palais de justice de Poitiers le 28 juillet à 18 h !
Soutien lors du délibéré, le 29 juillet à 14 h !

http://antirep86.free.fr/?p=802 "

http://nantes.indymedia.org/article/21272

Brice Hortefeux s'en prend à deux sites anti-police

"POLICE - Le ministre de l'Intérieur a annoncé ce lundi avoir déposé plainte contre deux sites Internet hostiles aux forces de l’ordre...

Brice Hortefeux ne supporte pas que l’on attaque ses bleus. En marge d’un déplacement au commissariat de Dammarie-les-Lys, le ministre de l’Intérieur a annoncé avoir engagé une action pour «injure et diffamation publiques contre la police» à l’encontre de deux sites Internet.

Il n’a pas voulu citer ces sites «pour ne pas leur faire de publicité» mais, selon une source proche du ministère de l'Intérieur, il s'agit de juralibertaire.over-blog.com et grenoble.indymedia.org.
La BAC traitée de «bande armée de criminels»

«Il y a des campagnes qui me choquent et que je ne laisserai pas passer», a-t-il expliqué. Selon lui, le contenu de ces sites «porte atteinte à l'honneur de la police». «Les policiers sont traités de troupes "d'assassins" et la BAC de "bande armée de criminels"», a-t-il précisé.

Sur le portail du premier de ces deux sites, apparemment proche du mouvement anarcho-autonome, on peut notamment lire: «La police travaille... à l'apartheid social.»
Deux entreprises dans le viseur

Brice Hortefeux a par ailleurs indiqué qu'il avait «saisi» les responsables de deux entreprises françaises, les poulets de Loué et une entreprise de rôtisserie, dont les campagnes de publicité jouent sur l'acceptation argotique du mot «poulet».

Ces campagnes de pub «n'ont pas forcément la volonté de blesser», a ajouté le ministre, «mais aussi anodine qu'elles soient, elles participent à une forme d'irrespect qui peut conduire à des dérives»."

Source

samedi 24 juillet 2010

Italie - Leonardo Landi condamné à 6 ans de prison

"Informa-azione, Gio, 22/07/2010

Hier 20 juillet s'est déroulée à Lucca la dernière audience du procès contre Leo.
Le parquet avait requis 6 ans pour vol aggravé de terrorisme, la cour n'a pas retenu cette dernière circonstance aggravante, mais a quand même confirmé la condamnation à 6 ans de réclusion.
Un long procès, une sentence déjà écrite, non seulement par les cinq minutes de chambre du conseil qui sont tout acquis aux juges pour décider, mais aussi par le climat répressif qui sévit particulièrement en Toscane depuis plusieurs années et pour la tendance plus générale qui voit le pouvoir s'imposer toujours plus dans la tentative d'éliminer tous les ennemis qui plus ou moins consciemment lui font obstacle.
Cela nous fout inévitablement en colère de savoir que Leo restera encore en taule, il n'est pas étonnant qu'ils aient voulu lui faire payer le fait d'être anarchiste, d'avoir toujours porté ses idées la tête haute, mené les luttes avec détermination, et mis en pratique son amour de la liberté.
Très souvent nous nous sommes trouvés à parler et à nous occuper de répression, même lorsque nous aurions préféré consacrer toutes les énergies aux luttes sans poursuivre les rythmes qui nous étaient imposés.
Ces années nous ont toutefois beaucoup fait réfléchir à quel point était et est fondamentale une solidarité active et concrète aux compagnons et compagnes, d'autant plus lorsqu'ils sont enfermé-es.
C'est à eux, en fait, qu'on fait payer le prix d'une guerre déclarée contre une réalité inacceptable.
Nous, à leurs côtés, continuons à préférer l'attaque contre l'ennemi aux lamentations sur ses saloperies. Nous préférons ne pas rester impuissants en face des obstacles que nous rencontrons sur notre parcours, mais chercher le moyen de les franchir.
La liberté ne se mendie pas, elle se conquiert !
Quand ils s'en prennent à l'un d'entre nous, ils s'en prennent à tous !
La colère ne s'apaise pas, les pensées et le coeur avec Leo.

Anarchiche e anarchici di via del cuore"

http://pagheretetutto.blogspot.com/2010/07/italie-leonardo-landi-condamne-6-ans-de.html

vendredi 23 juillet 2010

Quand Paris chasse les épaves de vélos, ces "déchets" d'un nouveau genre

"PARIS — Vendredi, 7H00, la chasse aux épaves de vélos et aux cadenas esseulés commence. Un "épaviste" de la préfecture de police et deux agents de la mairie de Paris, armés de pinces et d'une meuleuse, sillonnent les rues pour enlever ce qu'ils appellent très officiellement des "déchets".

Expérience inédite dans une grande ville, la mairie de Paris a créé en partenariat avec la Préfecture de Police (PP) les "tournées d'enlèvement d'épaves de vélo", qui ont commencé le 3 mai à raison de deux tournées par mois dans chaque arrondissement.

Vendredi, c'est au tour du Ve arrondissement d'être "nettoyé". L'épaviste, policier assermenté, est le seul à pouvoir décider si un vélo est une épave ou non. Il tient une tablette répertoriant le trajet qu'il fera avec les agents de la mairie chargés de découper puis d'emmener les cadenas et vélos à la déchetterie.

"Au fur et à mesure qu'on a vu se déployer dans Paris l'utilisation du vélo, il y a eu un revers de la médaille, on a vu se multiplier le nombre d'épaves de vélo sur les trottoirs et les parkings deux-roues, encombrant inutilement ces emplacements", explique à l'AFP François Dagnaud, adjoint PS chargé de la propreté et du traitement des déchets.

Rien qu'en deux mois, la mairie a récupéré 1.308 épaves de vélo sur 2.000 recensées dans la capitale, selon M. Dagnaud. Les scooters et mobylettes ne sont pas concernés, étant immatriculés.

Selon Dominique Ouazana, chef-adjointe à la "fonctionnelle" à la mairie (service chargé notamment des ramassages) "tant qu'il y aura des épaves nous poursuivrons ces tournées. La police juge que le réservoir est important, on a encore deux bonnes années pour tout ramasser dans Paris".

Mais comment caractériser une épave ? "Il y a trois conditions, résume M. Dagnaud, d'abord c'est un vélo qui n'est pas en état de rouler, qui n'est pas réparable et dont le propriétaire n'est pas identifiable". La PP assure que ces vélos sont abandonnés depuis de longs mois et que certains riverains s'en plaignent.

Rue des écoles (Ve), pendant que les agents, sous leurs uniformes verts bien reconnaissables, s'affairent à casser un cadenas accroché en solo sur une grille d'arbre, un passant dit "bravo, merci la police de les enlever".

Vers la place Monge, un jeune cadre dynamique regarde médusé la camionnette de la mairie remplie de cadavres de vélos : "mais c'est le vélo de ma femme là!". Il jure qu'étant enceinte, celle-ci n'a pas utilisé son vélo de tout l'hiver.

En ces temps d'abus constatés au plus haut niveau de l'Etat, "on vient nous harceler pour des vélos, c'est gonflé !", jure-t-il, avant de partir à grandes enjambées.

Quel que soit l'état du vélo, les agents de la ville sont obligés de couper le cadre pour que personne ne l'utilise ensuite. Christophe Lefebvre, l'un des deux agents, rappelle que les épaves "ne sont pas esthétiques et prennent de la place". Il a appris à "vraiment" reconnaître une épave quitte à laisser du "sursis" à certaines petites reines encore bien conservées même quand elles n'ont pas de roues ou des chaînes déglinguées.

Selon Pierre Toulouse, vice-président de l'association Mieux se Déplacer à Bicyclette" (MDB) qui milite depuis 1974 pour améliorer la circulation à vélo en Ile-de-France, ce nouveau système l'"inquiète".

"On n'a pas une position extrêmement forte encore mais nous voudrions que des autocollants avertissent systématiquement de l'enlèvement ou qu'après ils laissent une affichette, qu'on laisse une chance aux cyclistes !"."

AFP

jeudi 22 juillet 2010

Grenoble Récit des comparutions immédiates du 19/07

[article un peu agaçant dans les termes employés, mais intéressant tout de même]

"Récit des comparutions immédiates du 19/07

Lundi 19 juillet, 14h, c’est la séance des comparutions immédiates. Pour les nombreux-ses journalistes, venu-es en masse couvrir "l’événement", il s’agit des premières comparutions après les nuits "d’émeute" qu’a connues grenoble les jours précédents. On s’attend à des décisions fermes et tranchées de la part du jury.

Mais qui sont les personnes inculpées, et de quoi ?

Appelons les C., L., et D. Blacks et rebeus, ils habitent tous les 3 à Echirolles, et ont déjà connu des condamnations judiciaires étant mineurs. Ca commence mal pour la justice de classe...

De quoi son-ils accusés ? C’est pas très clair : de "tentative de vol", comme mentionné dans l’acte d’accusation, de "dégradation", comme mentionné dans le rapport de police, "d’intention de vol", comme dénoncé par une des avocat-es de la défense ?

Retour sur les faits : C., L., et D. se sont faits choper la nuit du vendredi 16 juillet, soir des "émeutes de la villeneuve". Non pour avoir participé à ces événements, ni même pour s’être trouvés sur place à ce moment là. Non, ils se sont fait chopper sur le parking d’un magasin, cours de la Libération. La police y avait été appelée parce que des individus auraient été en train de tenter de pénétrer dans le site. Sur place, effectivement, pas d’éclairage public, il fait noir. Le grillage qui entoure le parking est plié, proprement, à ses pieds, on trouve une pince monseigneur. Quand les flics arrivent, ils tombent sur C., L., et D. Pour eux, c’est clair : ils se sont introduits ici par effraction, dans le but de piller le magasin.

Oui, mais. Il n’existe aucune preuve que C., L. et D. aient utilisé la fameuse pince monseigneur, aucun relevé d’empreinte n’a été effectué. C’est le grillage d’enceinte qui a été dégradé, et non le rideau de fer du magasin (malgré des déclarations contradictoires des flics). Comment prouver "une intention" de commettre un délit ?

La version des inculpés ?

C. comparaît libre. Il a la chance d’être en contrat de professionnalisation, c’est-à-dire de se lever tous les jours à 4h30 pour aller mettre des marchandises en rayon chez carrefour. C’est ce qui lui a évité de se retrouver en préventive. Merci carrefour. Il déclare qu’il était en train de rentrer chez lui quand il a vu que ça commençait à s’agiter en ville. Pour éviter de se retrouver justement au mauvais endroit au mauvais moment, il s’est donc écarté du boulevard et s’est posé dans un endroit calme en attendant que ça se passe. Pas de bol.

L. et D., eux, sont "en recherche d’emploi". Ne bénéficiant pas de garanties de représentation, ils ont donc été placés en préventive. Ils reconnaissent avoir bien escaladé le grillage d’enceinte du parking, mais nient les autres faits. Et effectivement, quitte à escalader le grillage, on voit pas pourquoi ils se seraient fait chier à le découper à la pince monseigneur.

Bref, le dossier ne tient pas debout, et on l’a vu, les accusations ne sont pas claires.

C’est là qu’intervient le procureur. Pour lui, "les faits ne concernent pas directement les émeutes mais n’y sont pas étrangers". Premier rebondissement : on pensait juger un fait divers banal, nous voici dans un procès politique contre les émeutes du week-end. Les journalistes ne s’étaient donc pas trompé-es. La justification ? C., L. et D. "ont profité que les forces de police étaient mobilisées sur la villeneuve pour aller commettre un délit ailleurs". A se demander même s’ils n’ont pas organisé les émeutes pour faire diversion ?!! Il demande, pour C. et L., 6 mois de prison fermes. Quand à D., qu’il considère en état de récidive légale, il demande une peine plancher de 2 ans, assortie éventuellement d’un sursis d’un an. Trop généreux.

Stupéfaction dans les rangs de la défense : la récidive n’avait pas été invoquée dans l’acte d’accusation ! D. risque donc 2 ans de prison pour avoir escaladé un grillage !

Au tour des avocat-es de la défense de prendre la parole. La presse s’en va. Elle a eu ce qu’elle voulait. Les 3 avocat-es défendent chacun-e leur client, tout en insistant sur le vide du dossier général. Très bonne plaidoirie de l’avocat de D., qui semble même réveiller les juges. On reprend un peu espoir...

Après une courte pause, l’audience reprend pour l’annonce du verdict. Les journalistes sont revenu-es.

Au final, les 3 sont reconnus coupables (mais de quoi ?). D. et L. prennent 6 mois de sursis avec mise à l’épreuve. Ils sortiront donc libres avec obligation de travailler pendant 6 mois. Pour D., la récidive est reconnue. Mais, dans leur magnanimité, les juges n’ont pas appliqué la peine plancher : il n’écopera donc "que" de 6 mois de prison ferme, avec maintien en détention. La salle fond en larmes. 6 mois de taule pour un délit d’intention non prouvé, ça fait mal. Mais les juges n’ont pas l’air de s’en soucier. Les journalistes se régalent, assaillant l’avocat de questions.

Au final, les juges ont sûrement l’impression de s’être montrés cléments, n’ayant aucune conscience de ce qu’implique cette peine dans la vie de D. et ses proches. Ca laisse augurer la nature des procès à venir pour les personnes qui se sont faites choper pendant les "émeutes".

Face à la justice de classe, la solidarité est encore et toujours une arme !

Solidarité face à la répression,

Solidarité active avec les révolté-es de la Villeneuve et d’ailleurs !"

https://paris.indymedia.org/spip.php?article2419

300 oiseaux libérés en Italie

"Pendant la nuit du 29 au 30 juin nous nous sommes introduit dans un enclos, à peine plus grand que 2 mètres carrés, dans lequel des centaines de cailles [1] ont été confinés.
Dehors, ces animaux dociles mènent des vies solitaires, dans les clairières. La captivité les transforme en cibles faciles pour ceux qui veulent tirer et regarder des êtres sensibles mourir. Toute leurs vies ils n'auront vu la lumière du soleil que filtrée par un filet suffoquant.
300 d'entre eux ont finalement connu le ciel et ont senti le vent dans leurs plumes. Un vol de liberté les a accueillis dans leur nouvelle vie, où aucun être humain n'a droit de vie et de mort sur eux.

Tant qu'il y aura un animal emprisonné, personne ne sera libre"

[1] "quail" en anglais

http://www.directaction.info/news_july16_10.htm

Pleins d'autres infos sur le site, cette nouvelle parmi d'autre, mais elle n'est évidemment pas la seule.

Saint-Aignan (Loir-et-Cher) : premières interpellations, quatre personnes en garde à vue

"Quatre personnes en garde à vue après les violences à Saint-Aignan

France Info - 21 juillet 2010, 17:48

Quatre personnes ont été placées en garde à vue aujourd’hui à Blois. Elles sont suspectées d’avoir participé aux violences qui ont suivi la mort de Luigi, le gitan tué par un gendarme dans la nuit de vendredi à samedi. Le parquet de Blois a par ailleurs annoncé l’ouverture de deux informations judiciaires pour connaître les circonstances de la mort du jeune homme.

L’un est soupçonné d’avoir proféré des menaces de mort contre les gendarmes. Les trois autres d’avoir commis des dégradations dimanche dernier, lorsqu’une quarantaine de gens du voyage avaient voulu s’en prendre à la gendarmerie de Saint-Aignan, dans le Loir-et-Cher.

Les quatre hommes sont actuellement entendus par les enquêteurs à Blois. Et ils ne seront sans doute pas les seuls : les gendarmes indiquent avoir commencé à identifier et localiser les responsables présumés des violences. D’autres interpellations sont donc prévues.

"La conclusion doit se garder d’être hâtive"

Parallèlement, le parquet de Blois indique avoir ouvert deux informations judiciaires sur la mort de Luigi, qui a déclenché cette vague de représailles. La première information judiciaire, pour "violence ayant entraîné la mort sans intention de la donner", vise à comprendre dans quelles circonstances le gendarme a tué par balle le jeune homme, dans la nuit de vendredi à samedi. "Des investigations approfondies et des expertises précises sont nécessaires avant d’arriver à une conclusion - qui doit se garder d’être hâtive", a indiqué la procureure Dominique Puechmaille.

La seconde information judiciaire recouvre le périple du jeune gitan avant sa mort, "le vol en réunion" à l’origine de la mobilisation des gendarmes, son "refus d’obtempérer" et surtout la "tentative d’homicide volontaire sur trois gendarmes" lors de sa fuite. "Le véhicule a délibérément foncé sur les gendarmes qui ont dû s’écarter pour le laisser passer" a expliqué la magistrate.

Suite à ces incidents, Nicolas Sarkozy a annoncé l’organisation d’une réunion prochaine sur "les problèmes que posent les comportements de certains parmi les gens du voyage et les Roms". Plusieurs associations ont accusé le chef de l’Etat de "stigmatiser" la communauté du voyage."

http://cettesemaine.free.fr/spip/article.php3?id_article=3348

Belgique - Dix bus de De Lijn récouverts de graffiti

"TURNHOUT - Dix bus et une voiture de service de la société des transports en public flamande ont été récouverts de graffiti et de peinture, les auteur(s) ciblant les vitres de l’avant et les rétroviseurs. Le lendemain, les bus n’ont pas pu être utilisés ; les dégâts sont considérables.

[De Lijn collabore aussi à la chasse aux sans-papiers,ndlr.)

19.07.2010 traduit de www.nieuwsblad.be"

http://cettesemaine.free.fr/spip/article.php3?id_article=3345

Florence (Italie) - Il Trivio dei Tumultuosi

""Le silence des choses est celui
d'une poudrière qui n'attend que
d'être mise à feu"

Ce n'est pas un siège politique. Ce n'est pas un centre culturel.
Encore moins une galerie d'art ou une boutique.

C'est un endroit où peuvent se rencontrer des individus qui brûlent de la même passion et veulent affirmer une même exigence. Pour discuter et aiguiser leur connaissance. Pour faire de nouvelles découvertes et élargir leur univers mental. Et pour se révéler, à eux-mêmes et aux autres."

Il Trivio dei Tumultuosi
se trouve à Florence
entre le sacré et le profane
entre Santa Croce et Piazza des Ciompi
in BORGO ALLEGRI 10R
triviott@yahoo.com

O vous qui entrez
Abandonnez tout réalisme

http://guerrasociale.blogspot.com/2010/06/firenze-trivio-dei-tumultuosi.html"

http://pagheretetutto.blogspot.com/2010/07/florence-italie-il-trivio-dei.html

Lutte contre la machine à expulser : quand la crim’ traque les colleurs d’affiche

"Retour sur des arrestations à Paris.


Le 22 juin 2008, suite à la révolte déclenchée par la mort d’un des 280
sans-papiers qui y étaient enfermés, le centre de rétention de Vincennes
brûlait.
Onze personnes qui y étaient enfermées furent inculpées pour cette révolte
et cet incendie. Le 25 janvier 2010, leur procès débutait.
Pendant ce procès et les semaines qui l’ont précédé, diverses actions de
solidarité avec les inculpés de Vincennes et plus largement pour la
liberté de circulation et d’installation ont lieu partout en France et
au-delà : collages d’affiches, accrochage de banderolles, balades contre les
expulsions, tags,
occupations d’entreprises participant à la machine à expulser,
projections, débats, concerts, sabotages de banques et d’organismes
dénonçant les sans-papiers, rassemblements devant des centres de rétention
ou des palais de justice…


Le 15 février, quelques jours après la fin du procès, la brigade
criminelle perquisitionne et arrête sept personnes, les interrogeant sur
certaines de ses actions. Elles auraient soi-disant été filmées ou
photographiés (1) à proximité de distributeurs sabotés ou de lieux occupés
ou en train de coller des affiches ou de tenir une banderole lors de
balades contre la machine la machine à expulser. Une des interpellés l’a
sans doute été pour ses contacts téléphoniques. Elle diffuse des SMS pour
alerter des rafles à des dizaines de personnes.
Lors de cette première vague d’arrestations, il y a eu quatre mises en
examen : deux pour dégradation et deux pour dégradation et destruction.
Les quatre mis en examen sont placés sous contrôle judiciaire avec
interdiction de se rencontrer.
Le jeudi 28 mai, un camarade qui était recherché dans le cadre de cette
procédure est interpellé dans la rue. Interrogé sur les mêmes faits que
les autres, il est relâché au bout de 24 heures sans poursuite.
Le mardi 9 juin, cinq nouvelles perquisitions suivies d’interrogatoires,
toujours par la brigade criminelle. Cette fois-ci, il s’agit de deux
occupations qui ont eu lieu le 17 mars, jour du verdict du procès de
Vincennes. Parmi les personnes interpellées, certaines auraient été
filmées par les caméras de surveillance de la RATP dans le métro
Belleville 20 minutes après l’occupation d’agences Bouygues et SNCF
(http://paris.indymedia.org/spip.php?article155) situées à quelques
stations de là. Une autre aurait été suivie par la police et vue en train
d’acheter de la colle… Colle qui selon une analyse scientifique
correspondrait à celle utilisée pour les dégradations commises : des
affiches collées pendant des occupations ! Encore une autre est mise en
cause car ses empreintes digitales auraient été trouvées sur l’une des
dites affiches.
Ces deux dernières personnes sont mises en examen, les autres doivent être
convoquées avec le statut de témoin assisté(2).

Entre ses deux vagues d’arrestations, la brigade criminelle a profité de
plusieurs placements en garde-à-vue (lors d’une ouverture de squat, d’une
diffusion de tracts contre la Croix-Rouge
(http://grenoble.indymedia.org/2010-06-11-outils-contre-la-croix-rouge-pour)
pour interroger les gens sur des actions de solidarité avec les
sans-papiers ou contre les collaborateurs de la machine à expulser
(http://grenoble.indymedia.org/2009-11-20-Recension-de-vautours-qui-se-font).

Depuis quelques années, les services de police font un gros travail de
fichage des gens qui luttent contre les centres de rétention et les rafles
et contre la machine à expulser en général. Ce travail a notamment été
officialisé par la circulaire Dati
(http://www.syndicat-magistrature.org/IMG/pdf/dacg054.pdf)

La gestion des mouvements de population est l’une des priorités du
gouvernement. Il s’agit notamment de sélectionner au plus près la
main-d’œuvre nécessaire à l’économie, ceci dans un contexte général
d’aggravation des conditions de vie. Cette sélection impose le
renforcement de l’enfermement des personnes dites indésirables, des
contrôles aux frontières et des rafles, des visas au compte-goutte et
l'intensification de la lutte contre celles et ceux qui d'une manière ou
d'une autre vont à l'encontre de la mise sous contrôle des mouvements de
population.
Ainsi, à Paris, la semaine des arrestations du 9 juin, pas moins de 100
personnes ont été mises en garde-à-vue dans le cadre du mouvement des
sans-papiers : les travailleurs en grève qui occupaient le parvis de
Bastille et les militants du 9ème collectif qui occupaient l’office de la
francophonie.
L'an dernier, ce sont plusieurs personnes d'origine afghane qui ont passé
96h de garde à vue au prétexte qu'ils auraient fait partie d'un réseau
d'immigration clandestine en bande organisée. Ces personnes demandeuses
d'asile qui ont fait l'objet de dépêches victorieuses du ministère qui
annonçait « le démantèlement d'un réseau très structuré » étaient
simplement allées acheter des billets de train pour des amis récemment
arrivés d'Afghanistan...
Dans la même intention qui fait que les ministres de l’Intérieur de
l’Union Européenne multiplient les rencontres pour intensifier la lutte
contre une même menace « l’immigration clandestine et le terrorisme »
fabriquant ainsi un même ennemi, l’étranger, les luttes de solidarité avec
les sans-papiers tendent à se transformer en « associations de malfaiteurs
» ou « bandes organisées » qui feraient planer des menaces terroristes.

Qu'à cela ne tienne, que ce soit à l'occasion du futur procès en appel des
personnes inculpées pour l'incendie du centre de rétention de Vincennes ou
plus largement contre ceux qui enferment, exploitent, expulsent, ne
lâchons rien.... en tout cas pas notre seau de colle ni notre pinceau !

(1) par les multiples caméras de vidéosurveillance qu’il y a dans les
rues, les postes, les banques…
(http://www.paris-sans-videosurveillance.fr/spip.php?article170)

(2) statut qui permet à la justice de mettre en examen à tout moment et de
garder les gens dans la procédure. Donne droit à être assisté d’un avocat.


Liberté pour tous avec ou sans papiers

Fermeture des centres de rétention

Liberté de circulation et d’installation


Collectif de solidarité avec les inculpés de la révolte de Vincennes
Liberté-sans-retenue@riseup.net"

Mail.

Sassenage (Isère) - Tags en solidarité avec les émeutes de Grenoble

"Selon des brèves de l'AFP du 21 juillet, le préfet de l’Isère a porté plainte suite à des tags antiflics relevés sur les murs d’un bâtiment de la police municipale de Sassenage : «Un bon flic, c’est un flic mort», «Un flic = une balle», «Solidaire Villeneuve» ; ainsi que sur le mur d’une école de danse : «Nique le préfet, le maire et le commissaire». "

http://pagheretetutto.blogspot.com/2010/07/sassenage-isere-tags-en-solidarite-avec.html

mardi 20 juillet 2010

Guerre au Paradis N°1 à télécharger en PDF

"Comme promis, suite à l'épuisement de la version papier de ce numéro 1, voici venu le temps de mettre à disposition le journal en version électronique. Dans l'idéal, nous espérons qu'il sera imprimé ici et là par ceux et celles que ça intéresse ou qui possèdent un infokiosque, une bibliothèque ou une table de presse, car nous ne procèderons pas, a priori, à un nouveau tirage afin de nous concentrer (financièrement) à la sortie d'un nouveau numéro.

Le PDF est disponible grâce à la Base de Données Anarchistes, que nous remercions d'avoir accepté d'héberger le fichier dans sa Fanzinotheque, on pourra le télécharger ici (attention le fichier pèse environ 90 Mo).

A bientôt! "

http://guerreauparadis.blogspot.com/2010/07/guerre-au-paradis-n1-telecharger-en-pdf.html