lundi 4 octobre 2010

Un grain de sable dans l’engrenage

"Hier, samedi 2 octobre 2010, 3 personnes ont perturbé la journée de recrutement organisée par la police de Bruxelles. Cette réunion publique d’information avait lieu à la "maison communale d’Ixelles", attenante au commissariat de la place F. Cocq.

A l’issue de l’exposé du dispositif de recrutement, les 3 activistes ont profité du temps imparti aux questions pour intervenir. Ils ont alors témoigné des maltraitances survenues cette semaine lors d’arrestations. Un des militant s’étant notamment plaint d’un abus subi dans ce même commissariat trois jours auparavant.

Il s’était vu confisquer illégalement sa carte d’identité et tout son argent. Par ailleurs, le discours des activistes insistait sur les traitements dégradants et humiliants infligés aux femmes. Ainsi, certaines ont dû se déshabiller devant des policiers masculins et attendre en sous-vêtement dans une cellule. Les policiers présents se sont empressés d’intimider les 3 perturbateurs, leur demandant de cesser de parler.

Puis, à 15 heures, ceux-ci ont été appréhendés pour motif de "trouble à l’ordre public" et placé en état d’arrestation administrative pendant 8 à 10 heures. Il est regrettable que l’enregistrement de cette intervention ait été effacé par les policiers lors de la détention."

https://paris.indymedia.org/spip.php?article3220

17 octobre Cicp concert de soutien au camarades anarchistes grecs en prison

"17/10 - CICP - SOUTIEN AU CAMARADES ANARS GRECS EN PRISON

COLLECTIF CONTRE CULTURE

DIMANCHE 17 OCTOBRE 2010 - 17 A 22H

SOIREE DE SOLIDARITE AVEC LES ANARCHISTES EN PRISON SUITE AUX DIFFERENTES LUTTES ET GREVES DES ANNEES PASSEES...

infos, tables de presse et musiques avec :

JEUNES SEIGNEURS (street punk hardcore - Brest la Rouge)

2 autres groupes en programmation.

CICP 21 TER RUE VOLTAIRE 75011 PARIS - METRO NATION/ALEXANDRE DUMAS"

https://paris.indymedia.org/spip.php?article3219

Vous paierez tout, vous paierez cher

Retour sur l'arrestation du 1er octobre et le choc qui en est resté

Un témoignage assez poignant de Bruxelles... Rage et courage à tous les compagnons matraqués et poursuivis par ces crevures ! Ni justice, ni paix, que la guerre sociale ravage ce monde de merde !

"Je ne sais pas si celui qui est roué de coups par la police perd sa « dignité humaine ». Mais ce dont je suis certain c'est qu'avec le premier coup qui s'abat sur lui, il est dépossédé de ce que nous appellerons provisoirement la confiance dans le monde. Confiance dans le monde. Beaucoup de choses la constituent : par exemple la foi en une causalité à toute épreuve, foi irrationnelle, impossible à justifier logiquement, ou encore la conviction également aveugle de la validité de la conclusion inductive. Un autre élément plus important dans cette confiance -et seul pertinent ici- est la certitude que l'autre va me ménager en fonction de contrats sociaux écrits ou non-écrits, plus exactement qu'il va respecter mon existence physique et dès lors métaphysique. Les frontières de mon corps sont les frontières de mon Moi. La surface de ma peau m'isole du monde étranger : au niveau de cette surface j'ai le droit, si l'on veut que j'aie confiance, de n'avoir à sentir que ce que je veux sentir. »



Jean Améry, résistant et juif, analysait ainsi la violence qu'il avait subi de la part de la Gestapo belge en 1943 dans son livre « Par delà le crime et le châtiment ».



Dans la semaine du 27 septembre au 3 octobre 2010, plusieurs centaines de personnes ont été arrêtées tout à fait arbitrairement dans les rues de Bruxelles à l'occasion d'un campement de protestation contre les politiques migratoires et le régime de contrôle et de répression qui les accompagne.



Toléré par les autorités, ce type de rassemblement ne peut se faire qu'en faisant un certain nombre de compromis avec les forces de police (obtention d'un terrain, parcours de manifestation, contacts quotidiens avec la préfecture...). C'est un fait que nous déplorons, mais que nous acceptons pour avoir la possibilité de sensibiliser un minimum la population à nos inquiétudes et nos analyses du monde existant. Mais par ces compromis, nous savons qu'il nous est impossible de combattre effectivement le régime en place, étant donné qu'aucune action directe ne saurait souffrir d'une négociation avec l'ennemi : on ne combat pas un pouvoir avec son autorisation. La manifestation « familiale » et festive du samedi est donc la seule forme de « contestation » réellement autorisée – et non réprimée - par le pouvoir, bien que cela s'apparente davantage à un carnaval qu'à un acte de révolte. Il est difficile de croire à la portée révolutionnaire de ces représentations médiatiques et spectaculaires.



Devant la violence quotidienne et le racisme décomplexé du système actuel, face au saccage des structures sociales, l'exploitation et la destruction des vies qu'il implique, nous sommes pourtant nombreux à vouloir nous opposer sans attendre que le pouvoir nous y autorise. Ces campements sont donc l'occasion de mener des actions, symboliques ou non, contre les acteurs de notre oppression, en ciblant des institutions, entreprises et organisations non gouvernementales qui participent à la gestion du contrôle que nous subissons continuellement et de façon chaque jour plus inquiétante. Il s'agit pour nous d'exprimer notre opposition de façon radicale. Et on ne saurait parler de violence, puisqu'aucune personne physique n'est jamais prise pour cibles dans nos actions, sauf si elle s'oppose elle-même avec violence à ce que nous entreprenons (policiers). Qu'on se le dise une fois pour toute : nous croyons au sabotage, mais rejetons comme tout-un-chacun la violence physique. Contrairement aux communistes autoritaires, nous désaprouvons toute forme de justice populaire visant à punir collectivement nos détracteurs et opposants. Nous n'avons et ne voulons exercer aucun pouvoir ni aucune autorité, car nous sommes contre toute forme de hiérarchie.



Ceci étant dit, en dehors de toute considération idéologique, je souhaiterais aborder de façon plus personnelle ce qui s'est produit à Bruxelles durant la semaine passée et qui, je n'en doute pas, me laissera des marques profondes et pour longtemps. Pour dire la vérité, j'ai eu du mal à ne pas pleurer une fois rentré chez moi, tant j'ai été secoué par ce que j'ai vu et subi là-bas.





Bien que ces violences aient eu lieu toute la semaine à l'encontre des personnes investies dans le campement, je voudrais focaliser mon récit sur les douze heures durant lesquelles j'ai moi-même été arrêté et placé en prison au cours de la nuit du vendredi 1er au samedi 2 octobre. Ces quelques heures ont eu sur moi comme un effet de marteau, tant ce que j'ai vu n'avait pas de commune mesure avec les violences policières dont j'ai eu l'occasion d'être souvent témoin auparavant. Et à ce propos, je veux dénoncer le relativisme des copains et copines de lutte qui estiment qu'il n'y avait là rien de plus ordinaire. Pour moi, il n'y a pas de banalité du mal à laquelle il faudrait s'habituer ou devant laquelle il faudrait rester de marbre. Il ne suffit pas de dire « Ce ne sont pas des abus, ces flics ont agit en tant que flics, avec une violence qui leur est propre et qui appartient au rôle social et à la fonction répressive du flic » pour expliquer le comportement barbare des policiers. Il existe des paliers dans l'utilisation de la violence. Le coup de matraque en manif n'est pas comparable aux traitements humiliant dans l'enceinte d'un commissariat. Le déchainement isolé des policiers pris individuellement dans la mêlée au cours d'une charge et la torture appliquée collectivement et dans une atmosphère « détendue » à l'abri des regards sont deux choses complètement différentes. Et ce que nous avons subi au cours de notre arrestation et de notre mise en détention tient pour moi davantage de la torture.



A contrario de la manif-parade du samedi, la manifestation radicale du vendredi prévue au départ de la gare du midi faisait l'objet d'une interdiction de la part des autorités. Si les révolutionnaires avaient attendu l'autorisation des seigneurs pour prendre la Bastille, la République n'aurait jamais existé (et on n'aurait pas eu à s'en plaindre au vu de ce qu'elle nous fait subir). Bien qu'on ne se considère pas comme des révolutionnaires (nous n'avons ni programme, ni solution « prêt-à-adopter » pour changer le système, mais seulement des pistes expérimentales et des idées à faire évoluer), il est pour nous hors de question de négocier avec la police le droit d'occuper la rue (qui soit appartient à tous, soit à personne). C'est pourquoi les autorités avaient à craindre notre présence et ont publié un arrêté interdisant tout rassemblement de plus de cinq personnes aux abords de la gare du Midi et permettant l'arrestation administrative de tous les contrevenants à cet arrêté dictatorial.



Tous les alentours de la gare, à partir de quinze heures, étaient sous blocus policier. Les véhicules de polices étaient stationnés partout, girophares allumés, pour traquer les manifestants. Des centaines de personnes ont été arrêtées, même lorsqu'elles marchaient en groupes de moins de cinq. Si l'on veut être fidèle à l'encyclopédie, le terme « rafle » convient tout a fait à ce type d'opération de police, quoi qu'en disent les plus frileux. L'arbitraire s'est abbatu, bânissant de l'espace public l'expression de certaines idées trop gênantes pour le pouvoir. On peut manifester si cela n'ébranle pas le système. Seul faire semblant est autorisé. Une grande majorité des interpellations a fait l'objet de violences gratuites et d'humiliations, non seulement près de la gare, mais aussi a proximité de la porte de Hal où certains se sont repliés pour échapper à l'étau policier et tenter de manifester quand même. Tout s'est fait dans un calme assourdissant, sans courses poursuites ni opposition physique de la part des personnes interpellées. Echappant aux arrestations de la porte de Hal, quelques personnes dont je faisais partie se sont faites arrêter après avoir rencontré des copains et copines tout juste arrivé.e.s sur Bruxelles.



A partir de là, et dés l'arrêt des véhicules à nos côtés le long du trottoir, les agents de la police fédérale belge, pour certains originaire de Anvers, se sont comportés avec nous de façon arbitraire et humiliante, nous menaçant verbalement et physiquement, plaquant nos visages contre le mur et exerçant des pressions physiques sur certains d'entre nous. Refuser pour une fille d'être palpée par un homme ou protester contre la rudesse du traitement infligé nous a exposé à des coups et des pinces au niveau de la gorge. Les menottes en plastique ont été serrées dans le dos jusqu'au sang de façon à ce que la plupart d'entre nous ait les membres ankylosés. Ils nous ont ensuite assis les uns derrière les autres dans les flaques d'eau, puis ont proféré des insultes et vexations à notre égard pendant près de quarante-cinq minutes, tenant des propos injurieux : « ferme ta gueule !», « on va faire du sexe avec lui... avec ma matraque » (à propos de moi, en flamand), « ça fait longtemps qu'elle n'ont pas vu une bite » (aux filles), « dis au bougnoul de contourner le camion » (à propos d'un passant), « ici, c'est pas la République, c'est la monarchie. Si ça vous plait pas, retournez dans votre pays ! », « tu ressembles à un clochard » (à propos d'un copain), « je hais les gens qui ne travaillent pas »...



Pour la première fois de ma vie, je me suis mis dans la peau des personnes soumises à l'arbitraire des nazis durant la seconde guerre mondiale, le droit de mort constituant la seule différence notable. Ils nous entouraient tous, en nous insultant et en se moquant de nous. Nous étions assis à leur pieds, dans l'eau, les mains entravées et douloureuses, sans que quoi que ce soit ne puisse nous être reproché. Au moment de nous transporter dans le panier à salade, ils m'ont penché en avant et m'ont suspendu avec les mains vers le haut. L'un d'eux m'a mis des coups de genoux dans le torax, pendant qu'un autre me mettait un coup de pied dans la cuisse. Lorsque j'étais assis dans le bus, le premier m'a mis encore une claque. Un copain belge qui nous a rejoint dans le bus a reçu un coup de poing au visage au moment de son arrestation. Une copine qui refusait de se faire palper par un homme a été jetée au sol, la tête écrasée contre le trottoir, tandis qu'un policier lui palpait ostenciblement les fesses. Ces violences faisaient écho à celles déjà subies par d'autres les jours d'avant : un copain anglais recevant un coup de tête dans le visage pour avoir refusé de se laisser prendre en photo, un copain français frappé contre une table pour n'avoir pas voulu signer un papier reconnaissant des faits inventés de « troubles à l'ordre public », des camarades frappés au visage et à la nuque durant la manifestation du mercredi, etc. Il ne s'agissait pas ici d'abus isolés, étant donné que les faits étaient commis en réunion, au vu et au su des officiers, voire avec leur assentiment.





Une fois parvenues au dépôt de police, les centaines de personnes arrêtées ont été rassemblées dans des cellules de vingt personnes (parmi lesquelles des mineurs d'un mouvement de jeunes juifs antisionistes de gauche), tout d'abord avec leurs affaires, puis amenées une par une à la fouille. De notre cellule, on pouvait voir distinctement les conditions de ces fouilles. Un certain nombre de personnes, dés lors qu'elles refusaient d'être palpées par un agent de l'autre sexe, ont reçu des coups. Une fille a ainsi été plaquée avec force sur la table et a reçu des coups de poings. Nous étions invités à signer un papier en flamand sur lequel nous reconnaissions avoir donné nos affaires et du même coup admettions être les auteurs de « troubles à l'ordre public ». J'ai exigé d'avoir la traduction du document avant de signer, mais on m'a enlevé la feuille des mains et signifié de « dégager ». Nous étions 26 dans ma cellule. Il y avait plus de 25 cellules de cette capacité (dont une qualifiée de V.I.P.). L'arrêté affiché sur les murs des cellules nous informait qu'il « ne saurait nous être donné un avocat ». Nous n'avons eu ni repas, ni eau, malgré nos demandes répétées. Injustice à laquelle beaucoup ont répondu en saccageant l'intérieur de leur cellule (lampes, urinoirs, murs et porte). Légitime révolte face à l'arbitraire.



Ce n'est qu'à 5 heures du matin que nous avons été relâchés, ramenés au camp en bus escortés par des fourgons de police.



Nous vivons des heures inquiétantes. L'extrême-droite reprend du poil de la bête. Le fascisme non seulement n'est jamais mort, mais il revient au galop. Les arrestations administratives signalent que le pouvoir n'a plus à s'embarrasser de formalités, il peut réprimer en silence, embarquer tout-un-chacun sans avoir à s'en justifier. Des passants sont traités comme les opposants politiques. Ils reçoivent du gaz et des coups, juste parce qu'il sont dans la rue. Dommages collatéraux, ils n'avaient qu'à pas être là : on est mieux chez soi, seul devant sa télé. La rue, c'est juste pour aller travailler et consommer. Les policiers y règnent en maîtres. Les photographes qui veulent montrer l'inmontrable se font agresser par des policiers en civil qui les menacent de détruire leurs appareils. Les médias font l'impasse sur la répression, servent le pouvoir en place, déversent des statistiques incipides et se réjouissent des laspsus des puissants. Aucune info ne perce, tandis qu'à l'ombre on frappe les indociles et on expulse les indésirables. De toute façon, ce sont des parasites. On leur a construit des prisons spéciales et des cellules à part. A force de coups, ils finiront bien par comprendre qu'il faut fermer sa gueule et marcher droit, consommer et produire, être rentables.



Pour la première fois j'ai eu peur. Pour la première fois, j'ai baissé la tête par peur de me faire casser le nez. Pour la première fois, ma colère s'est transformée en haine. Pourtant, j'étais venu par amour. Par amour pour ces gens que l'Europe veut foutre dehors sans raison, juste parce qu'ils sont nés ailleurs ou vivent différement. Ce que le pouvoir y gagnera, c'est d'avoir face à lui des personnes qui agissent dans l'ombre et qui seront prêtes à tout, parce qu'elles ont tout perdu. Qu'il en soit ainsi, nous ne sommes pas contre. Tant qu'il n'y aura pas de justice, il n'y aura pas de paix.



Dans la nuit du 1er octobre 2010, j'ai perdu ma confiance dans le monde..."

Jeddah (Arabie saoudite) : Révolte, évasion et chasse à l’homme au centre de rétention

"Le mercredi 29 septembre les prisonniers sans-papiers du centre d’expulsion de Jeddah* (Arabie saoudite) se sont révoltés. Lors de la révolte, organisée pendant le petit-déjeuner et au cours de laquelle 13 policiers ont été légèrement blessés, 300 personnes ont réussi à s’enfuir après avoir réussi à arracher une clôture en fer.

Des renforts (notamment de la mecque) sont arrivés à la fois pour contenir l’émeute à l’intérieur et empêcher que la totalité des 600 détenus ne s’échappe mais aussi pour rechercher ceux qui se sont fait la belle. Malheureusement, plusieurs évadés ont vite été repris. Cinq jour après l’émeute 30 personnes restent introuvables (bonne chance à elles...). Selon les autorités la plupart des prisonniers du centre d’expulsion de Jeddah seraient des personnes venues pour le pélerinage et qui seraient restées en Arabie Saoudite pour trouver un travail alors que leur visa aurait expiré.

Du coup, en Arabie Saoudite un débat s’ouvre sur les conditions de rétention (produits vendus plus chers, toilettes insalubres, la vétusté des bâtiments.... ), débat qui avait déjà été ouvert en août après le décès de 5 retenus par étouffement dans un autre centre d’expulsion.

*Pour info, ces derniers mois, dans ce centre, un nourrisson est mort de froid et de faim et un retenu Bengali est mort après une grève de faim de 25 jours pour protester contre sa détention. Il y aurait eu également plusieurs cas de décès dus à la tuberculose."

http://cettesemaine.free.fr/spip/article.php3?id_article=3534

dimanche 3 octobre 2010

Bruxelles/attaque du comico : cinq compagnons incarcérés pour "association de malfaiteurs"

"50 personnes ont attaqué un commissariat à Bruxelles

RTL Info, 2 octobre 2010

Le commissariat des Marolles à Bruxelles a été vandalisé en marge d’une manifestation non autorisée qui s’est déroulée dans le quartier de la gare du Midi. Deux policiers ont été blessés : les cinq personnes qui ont été mises sous mandat d’arrêt risquent jusqu’à dix ans de prison.

Vers 22 heures, le commissariat de la rue de l’Hectolitre a fermé ses portes, vendredi. Lorsque le dernier policier est entré dans sa voiture, cinquante personnes se sont lancées à l’assaut du commissariat. « Vêtus de noir et masqués, porteurs de haches et de marteaux, ils ont immédiatement jeté des pierres vers le commissariat. L’inspecteur est sorti de sa voiture, et a reçu plusieurs pierres dans le dos et sur la tête. Il est en incapacité de travail pour l’instant. Il s’est réfugié dans le commissariat, où il a fait appel aux autres inspecteurs qui étaient encore dans les environs », indique Christian De Coninck, porte-parole de la police de Bruxelles-Ixelles.

Cinq trentenaires sous mandat d’arrêt

Le groupe a alors pris la fuite, mais les policiers ont pu interpeller 6 personnes. Parmi elles, se trouvait un mineur qui a dû être relâché sur ordre du parquet de Namur. Les 5 autres ont la trentaine et sont sous mandat d’arrêt. « Ce qui leur est reproché pour le moment c’est une association de malfaiteurs puisqu’il y avait une coordination du groupe pour attaquer le commissariat. Il y a également des coups et blessures à agents avec préméditation puisque le groupe est arrivé manifestement dans le but d’en découdre avec les forces de l’ordre. Il y a également des dégradations immobilières et des véhicules qui ont été mis hors d’usage », indique le Substitut du Procureur du Roi de Namur, Sonia Isbiai.

Un lien avec la manifestation ?

Les personnes arrêtées risquent jusqu’à 10 ans de prison. Les dégâts au commissariat sont importants : on dénombre 66 coups sur les vitres du bâtiment et des voitures ont été endommagées. Par ailleurs, deux policiers ont été blessés.

Plus tôt dans la soirée, la police avait arrêté administrativement 130 personnes qui participaient à une manifestation dans le quartier de la gare du Midi. Ce regroupement n’avait pas été autorisé, et il visait à protester contre les centres fermés et la politique d’expulsion des étrangers sans papiers. Parmi les personnes interpellées, qui ont ensuite été relâchées, se trouvaient 17 mineurs.

Cinq mandats d’arrêt pour l’attaque du commissariat des Marolles

Le Soir, 2 octobre 2010

Deux policiers ont été blessés et d’importants dégâts matériels perpétrés dans l’attaque d’un commissariat de la place du Jeu de balle, à Bruxelles. Cinq personnes ont été placées sous mandat d’arrêt.

Vendredi soir vers 22 heures, une cinquantaine de manifestants ont attaqué à coups de pierre et de barres en fer le commissariat de la rue de l’Hectolitre, situé à proximité de la place du Jeu de balle, dans les Marolles. Les agents présents dans le bâtiment ont complètement été surpris par l’attaque. Durant le tumulte, un agent s’est brisé l’omoplate. Il sera en incapacité de travail pour 21 jours. Un autre agent a été plus légèrement blessé lors de l’opération. Les dégâts matériels infligés au bâtiment sont importants. Des véhicule de police, ainsi que des voitures particulières appartenant à des agents, ont également été endommagés.

Cinq suspects ont été interpellés par la police après ces faits.

Présentés devant le parquet, ceux-ci ont été placés sous mandat d’arrêt. Il s’agit d’un Belge, d’un Espagnol, d’un Français et de deux Italiens.

Selon le parquet, l’attaque du bureau de police est survenue après que la police eut dispersé vendredi une manifestation à proximité de la gare du Midi.

Plusieurs centaines de personnes protestaient alors contre la politique d’asile et d’immigration dans le cadre d’un regroupement international baptisé « No Border Camp » ces derniers jours à Bruxelles.

Le calme après les jets de pierres

Dernière Heure, 03/10/2010

(...) En effet, vendredi soir, environ 50 manifestants se sont regroupés à la rue de l’Hectolitre dans les Marolles et ont balancé des pierres sur les façades vitrées du commissariat de la place du Jeu de Balle. Résultat ? 24 impacts sur la façade avant et 44 sur les vitres latérales, mais surtout deux policiers en arrêt de travail et des voitures endommagées.

Les agents ont été surpris par ses attaques, surtout que des activistes - plus de 150 - réunis autour de la gare du Midi un peu plus tôt dans la soirée avaient été dispersés. 400 policiers avaient été réquisitionnés pour faire respecter les arrêtés des bourgmestres d’Anderlecht, Saint-Gilles et Forest interdisant temporairement les réunions de plus de cinq personnes sur la voie publique...

Cinq personnes ont été interceptées suite à l’attaque du commissariat et mises à la disposition du parquet pour association de malfaiteurs, blessures volontaires (un policier a une fracture de l’omoplate et dispose d’un arrêt de travail de trois semaines, un autre de trois jours), détérioration de biens immobiliers et mise hors d’usage de véhicules.

Parmi les assaillants, deux Italiens, Gian Lucas, 30 ans, et Angelo, 35 ans, un Français, Antoine, 27 ans, une Belge, Marianne, 33 ans et un Espagnol, Michel, 31 ans. Cependant, ce groupement n’a pas déclaré faire partie d’une association quelle qu’elle soit..."

http://cettesemaine.free.fr/spip/article.php3?id_article=3531

samedi 2 octobre 2010

"Rapport Minoritaire" : Récit d’arrestation

"Récit "d'arrestation administrative" massive et indistincte pour "trouble à la tranquilité" et retour critique.

Bruxelles, Le 2 Octobre 2008, dans la nuit.

1.

Tout d'abord, aucun détail ne sera donné sur ces évènements, de nature à compromettre la sécurité de camarades ou compagnon-e-s sur le récit des faits (de par leur nature, et leur caractère fantasmé ou réel), et dont la présentation reste dans ce texte purement pratique dans le but de mener un retour critique sur ce qui s'est passé ce soir. Aucune manifestation n'a réellement eu lieu. Il n'y a donc pas matière à débat sur ce sujet, mais sur ce qui s'est finalement passé, et ce qui aurait pu se passer.

2.

Tout d'abord, ici comme ailleurs, les arrêstations préventives, comme à Copenhague, comme ailleurs, redeviennent, partout en Europe, la norme. Le délit d'intention, et les arrestations "en amont de toute violation de la loi" ne sont plus du ressort de la science-fiction mais du présent. Notre présent. Et si les condamnation juridiques tarderons peut être à se généraliser, les détentions interminables existent déjà, et annoncent ce qui peut être à venir.

Avant la manifestation, plusieurs discussions ont eu lieu, de différentes façons, en se questionnant de savoir si la manifestation serait déclarée, si nous irions, pourquoi et comment ? Pointant d'un moment à l'autre, d'une discussion à une autre, la dangerosité d'une telle manifestation, et le risque de finir toutes et tous arrêtéEs, car non-déclarée et non-autorisée dans Bruxelles (certainEs ignorant même jusqu'au fait qu'elle ai été interdite) dans les circonstances particulières qui sont celles de cette semaine et dans un contexte particulier. Plusieurs d'entre nous, loin de dénier l'évidente nécesité que représente le besoin essentiel et même vital de nous affirmer politiquement sans aucune espèce d'autorisation, ont rappeléEs que tout n'est pas question que de "bonne volonté", mais aussi de circonstances. La situation belge n'est pas la situation grecque, qui n'est pas la situation italienne, qui n'est pas la situation française ou espagnole. Et décembre 2008 ici n'est pas le printemps 2006 là bas, etc.
Nous devons, tout en préservant intacte notre éthique et nos désirs, savoir faire germer l'anarchie dans des contextes et des configurations différentes. En clair : nous préoccuper au moins autant de nous même que le bassin dans lequel nous sommes plongéEs à tel ou tel moment, en tel ou tel lieu. Dépasser la simple révolte existencielle.

3.

En définitive, si il ne peut y avoir une mesure, et une prise en compte des paramètres environementaux, sociaux, physiques, matériels, culturels, ponctuels ou permanents, numériques, idéologiques, stratégiques, politiques et policiers qui définissent notre situation, à tel endroit, à tel instant : nous devons accepter l'idée que nous aller droit dans le mur.

Si rien ne permet de faire en sorte qu'il doive pouvoir exister, dans les limites du bon sens, une position souhaitable entre opportunisme et rigidité abstraite, entre bonne volonté et rationalisme plat. En bref, si nous devons banir tout pragmatisme en le sacrifiant sur l'autel de l'attachement entêté : alors nous devons nous résigner à penser que nous nous battons contre des moulins, que nous restons sagement là où on nous attend, que nous demeurons en fin de compte sinistrement présivibles, et que tôt ou tard, nous le payerons cher. Avec une "monnaie" qui est la seule qui représente réellement quelque chose pour nous : notre liberté, celle de toutEs les autres, et notre capacité à l'étendre à l'infini.

4.

Pour nombre de camarades et compagnon-e-s, il était évident qu'organiser une manifestation en plein Bruxelles, dans un tel contexte, avec un tel dispositif policier était voué à connaitre la fin malheureuse qui a été celle d'aujourd'hui. Et nous osons affirmer que celà aurait pu être bien pire, et que nous avons de la chance, si le mot n'est pas ridicule.

Mais que celà aurait pu être bien mieux. Ce pourquoi nous nous y sommes malgré tout rendu. Parce que nous étions déteriminéEs, avec des intentions et des motivations variées, mais aussi et d'abord parce que les mots d'ordre de cette manifestation étaient aussi les notres. Malgré tout. Mais nous avions imaginés aussi que d'autres pourraient êtres capables de ne pas rester accrochéEs à une idée de départ avec trop d'aveuglement : comme à qui on dit "Il y a de l'orage dehors, la sortie est compromise" qui réponde "non, nous allons sortir". Malheureusement, ici ou ailleurs, aujourd'hui ou demain : les tôles, les commissariats, les hopitaux psychiatriques, les centres fermés pour mineurs, les centres de rétentions et tout le reste seront toujours là demain, et peut être même après-demain. Et peut être qu'il sera toujours temps de faire quelque chose sans aller là où il y a le plus "d'orage" : " au mauvais endroit, au mauvais moment".

5.

Certes, à plusieurs instants, dans plusieurs initiatives différentes, qu'elles proviennent de gens du No Border ou d'ailleurs, ont su répondre et se montrer courageux/ses et déterminéEs devant la police. Ne jamais plier. Mais celle ci s'est montrée, pour sa part, comme le précisait l'affichette dans nos cellules, comme un personnel "spécialisé dans la gestion des personnes privées de liberté". Impassible, imperturbable, sadique, et froidement violente.

Entre autres spectacles navrant d'autorité de pacotille, les prisonniers d'une cellule ont pu par exemple assiter à la pitoyable et pathétique démonstration de virilisme en uniforme du gradé Monsieur Van Der Smissen, qui, suivit de ses sous-flics, s'est alors pris au jeu de provoquer chaque prisonnier avec sa matraque sous l'épaule pour voir qui aurait l'audace de lui tenir tête. Le spectacle aurait pu être risible si l'individu n'était pas connu de plusieurs d'entre nous, notamment des manifestations contre les centres de rétention et pour la liberté de circulation totale en faveur des migrant-e-s, comme un harrangueur de troupes, galvanisant la haine de sa meute, et notoirement connu pour ses petites phrases racistes et autres crachats de misérable chiens de garde.

Entre autre situations insupportables : plusieurs individuEs, et en particulier des femmes qui ont résisté à la manière dont on les traitait (si l'on considère que des insultes sexistes et un traitement "de faveur", humiliant et même aggressif constituent -sans tomber dans le paternalisme observé chez quelques uns des hommes- des violences supplémentaires à celle que constitue, de part le fait même qu'elles existent, une arrêstation et une garde à vue) ont reçu des coups, ont été plaquées au sol, baffées avec gants plombés lorsqu'elles l'ouvraient trop, devant les regards médusés et enragés, et sous les huées et les cris de plusieurs d'entre nous, alors en cellules. S'ajouttent également les camarades et compagnonEs éclatéEs à coups de genoux, de poings, de clés-de-bras et de gel (sorte de pâte urticante et brûlante) dans le visage, et dans les bus nous menant à nos geôles, dans lesquels nous avons été sommairement jettéEs. Biensur, mélangéEs entre passantEs arrêtéEs, camarades criant quand d'autres choisissaient de garder un silence de défiance devant toute cette mascarade.

6.

Nous vient alors une question : Tout ça pour quoi ?

L'ultime majorité des arrestations n'a pas été si rondement menée pour seulement nous effrayer ou nous décourager de toute espèce d'action (Monsieur le bourgmestre et toute sa flicaille ne sont pas bêtes au point de croire que celà suffira - sans non plus nier le fait que certaines personnes ont nécessairement vécu, à travers ces violences, une expérience traumatisante. Les sensibilités et ressentis variants d'unE individuE à l'autre. Si ce qui ne nous tue pas nous rend plus fortEs, ce qui nous tue à petit feu ne nous rend pas plus fortEs) mais dans un but, lui, tout pragmatique justement; celui de nous photographier et de nous ficher, suivi d'un hypocrite et "courtois" aurevoir pour l'essentiel d'entre nous qui ont ensuite été relachéEs (même si nous craignons toujours que certaines personnes - en plus d'autres "suspectéEs" - n'aient toujours pas été relachéEs).

Nous ne portons strictement aucun jugement de valeur, ni moral, ni même éthique sur le fait d'avoir voulu tenir cette manifestation. Nous disons seulement : camarades, amiEs, compagnonEs, n'oublions pas qu'outre la solidarité et l'attaque, il y a aussi la préservation (comme on dit "prévenir plutôt que guérrir"), et le sens, si recherché pour nous de la ruse et de la finesse dans un monde aussi brutal et violent, et qui tend à se perfectionner dans son administration de la misère. N'oublions pas que nos énergies ne sont pas infinies. Que nous ne sommes et ne seront jamais un Etat (et celà, d'abord parce que nous ne le voulons pas). Que nos ressources, comme nos forces et nos vies sont toujours limitées. Nos relations et notre capacité à construire une propagande efficace aussi. Mais brisons le mythe selon lequel toute stratégie d'adaptation est mauvaise, et reconnaissons que le rejet inamovible de réactivité et de souplesse dans nos initiatives (multiples, variées, créatives) est une stratégie qui, en plus de ne porter aucune puissance, nous conduira encore dans le mur, et peut être plus rudement encore.

N'oublions pas que, comme pour la religion, il ne suffit pas de détruire le clochet, parce que les murs sont surtout fait par des gens et pas seulement avec des briques.

Apprenons de nos erreurs, aguérissons nous des mauvaises expériences,

Et par dessus tout, en préambule de toute lutte, et en particulier de celles contre tout les enfermements :

Elargissons nous, multiplions nous, ne nous laissons pas isoler, surtout ne nous laissons pas enfermer !

Les actions et manifestations contre la machine à expulser continueront !

DESTRUISONS TOUTS LES ENFERMEMENTS !

ABOLISSONS LES FRONTIERES !

LIBERTE DE CIRCULATION TOTALE !

ABANDONS DE TOUTES LES POURSUITES !

Des Anarchistes d'ici et là."

http://bxl.indymedia.org/articles/214

No Border Bruxelles : Deux arrestations après la visite à Sodexo

" Le parquet de Bruxelles a requis un mandat d’arrêt, et au minimum une remise en liberté sous conditions, pour deux jeunes activistes français privés de liberté vendredi matin après qu’ils ont déversé de l’huile et de la peinture dans le hall d’entrée des bureaux de Sodexo à Auderghem, a indiqué Jean-Marc Meilleur, porte-parole du parquet de Bruxelles.



Une dizaine d’activistes ont déversé de la peinture et de l’huile vendredi matin dans le hall du siège social de l’entreprise Sodexo à Auderghem. L’incident a immédiatement été signalé et deux des activistes ont été interpellés par la police locale. Ils ont ensuite été entendus par la police judiciaire fédérale de Bruxelles qui a repris le dossier. «Aux environs de 8h30 ce vendredi matin, plusieurs personnes ont pu pénétrer à l’intérieur de notre bâtiment et ont renversé des seaux contenant de l’huile, de la graisse, de la peinture et de la colle dans le hall d’entrée», a précisé une porte-parole de l’entreprise française. Dans une lettre adressée aux responsables de Sodexo, les activistes entendaient dénoncer «la collaboration active de cette entreprise pourrie avec la machine à expulser et le système d’exploitation capitaliste». «Sodexo n’est pas le prestataire dans les centres d’accueil de Fedasil et dans les centres fermés», a répondu Hilde Eygemans, porte-parole de Sodexo.



Belga, 1er octobre 2010. "

http://juralibertaire.over-blog.com/article-no-border-bruxelles-deux-arrestations-apres-la-visite-a-sodexo-58135143.html

Nouveau site: Retour à Belleville

" Témoignages, textes d'agitation et d'analyses, nouvelles d'en face (journalistes et flics), collectés et recueillis sur ce site par des anarchistes du quartier.

Témoignages, textes d'agitation et d'analyses, nouvelles d'en face (journalistes et flics), collectés et recueillis sur ce site par des anarchistes du quartier.
Liens:: http://retourabelleville.blogspot.com/"

http://nantes.indymedia.org/article/21740

Lecco (Italie) : un nouveau micro de keufs retrouvé chez des compagnons

"ET de trois ! Pour la troisième fois en quelques mois, un "micro espion" a été retrouvé contre ceux qui, à Lecco, luttent dans une optique révolutionnaire.

Dans ce cas, comme dans les précédents, il s’agit d’un émetteur-récepteur placé dans une prise de courant à l’intérieur du centre de documentation anarchiste, lieu de regroupement et de socialisation du coin.

Rien d’étonnant, certes, en une période d’atrocités indicibles et de catastrophe permanente, comme c’est le cas de ce présent. (...)
Le fait de retrouver des appareils d’écoute ramène tout discours relatif au contrôle social sur le plan de la concrétude et de l’implication personnelle en vertu duquel personne ne peut dire "je ne savais pas". En somme, la situation se polarise toujours plus, et il est toujours plus urgent de choisir de quel côté être : du côté de celui qui contrôle ou du côté de celui qui est contrôlé. [et le coté de ceux qui veulent abattre ce contrôle ? ndmpp]

En ce qui nous concerne, nous choisissons chaque jour d’être "du mauvais côté du micro-espion".

D’abord, parce que des mesures de contrôle comme celles-là, ne serait-ce que pour leur caractère auto-ostentatoire (un émetteur-récepteur mal camouflé dans une prise électrique), n’ont pas pas objectif principal celui de punir ou d’empêcher des actions particulières, mais visent plutôt à effrayer et intimider, pour tenter de saper à la base tous rapports informels et qui ne sont pas dans la ligne.

Par ailleurs, ce que ceux qui administrent et répriment veulent frapper de manière abrupte ne sont pas seulement les actes concrets, mais au moins au premier regard les esprits jamais résignés et leur volonté de tisser des relations.
Ils ne se contentent pas de vouloir éteindre les feux, mais tentent encore plus tôt de refroidir les âmes des pyromanes.

Eh bien, ils peuvent continuer d’avoir un sommeil agité.

Le vent qui n’éteint pas le feu le renforce, et le revigore.

Anarchistes de Lecco

traduit de l’italien de Informa-azione, Sab, 02/10/2010 - 09:56"

http://cettesemaine.free.fr/spip/article.php3?id_article=3525

Un commissariat attaqué à Bruxelles : des vitres brisées à coups de barre de fer

"RTL - Faits divers ven 1 oct, 23:59

Un groupe de cinq à six personnes a attaqué un commissariat situé place du Jeu de Balle dans le quartier des Marolles à Bruxelles dans la soirée de vendredi, a constaté sur place l’agence Belga. Ces faits ont eu lieu en marge de la manifestation non autorisée autour de la gare du Midi, au cours de laquelle une centaine d’activistes ont été arrêtés.

La police recherche activement les auteurs des faits de vandalisme sur le commissariat, dont les vitres ont été dégradées par de nombreux coups de barre de fer. La police contrôle toutes les personnes répondant au signalement des vandales. Aucune interpellation n’avait encore eu lieu vers 23 heures. Autour de la gare du Midi et la Porte de Hal, 150 activistes qui s’étaient réunis en petits groupes depuis le début de la soirée ont été arrêtés, selon un bilan communiqué par des sources proches des manifestants. Vers 21 heures, la police faisait officiellement état de 85 interpellations. Les personnes interpellées ont été emmenées en bus jusqu’au complexe de la police fédérale Géruzet à Etterbeek, où elles sont détenues. 400 policiers ont été réquisitionnés pour faire respecter les arrêtés des bourgmestres d’Anderlecht, Saint-Gilles et Forest interdisant temporairement les réunions de plus de 5 personnes sur la voie publique. Les activistes manifestaient contre les centres fermés et la politique d’expulsion des étrangers en séjour illégal en Belgique.

Commissariat de police attaqué à Bruxelles : deux suspects interpellés

RTL - 2 octobre 2010, 1:44

La police locale de la zone de Bruxelles Capitale-Ixelles a interpellé vendredi soir deux personnes soupçonnées d’avoir participé à l’attaque contre le commissariat de la Place du Jeu de Balle vers 22 heures. Les interpellations ont été effectuée près des lieux de l’attaque, à l’avenue de Stalingrad. Un groupe de 5 à 6 personnes s’en sont pris au commissariat vendredi soir et ont notamment brisé des fenêtres à coups de barre de fer. Les faits se sont produits en marge d’une manifestation interdite organisée par des activistes près de la gare du Midi. Selon des sources proches des organisateurs de cette action, 160 personnes ont été arrêtées administrativement et 40 judiciairement. Un premier groupe de manifestants a été libéré vers 23 heures."

http://cettesemaine.free.fr/spip/article.php3?id_article=3521

1 er octobre Manif et émeutes à Amsterdam

" Cet après-midi à 5h, entre 600 et 800 squatters se sont réunis dans le centre-ville d’Amsterdam pour manifester contre l’inderdiction du squat en vigueur depuis minuit (1er oct.) Peu après la fin de la manifestation, plusieurs appartements de luxe avec une belle vue sur le commissariat de police d’en face ont été occupés à la Spuistraat. La manif a continué à bouger et après environ 200 mètres, la police à cheval approchait la manif en galopant. A l’aide de bombes à peinture, de cailloux, de bouteilles et de vélos, les manifestantEs les ont forcés de faire demi-tour. Peu après, la manif a été attaqué à coups de matraque violents par le ME (unité spéciale).



A nouveau, la manif à reussi à se défendre. La police à cheval avait réussi entre-temps à se reformer et a foncé dans la manif en galopant de derrière. Il y a eu plusieurs blesséEs et arrestations. Il semble que la manif ou plusieurs groupes éparpillés soit toujours actifs. Dans les médias locaux, on parle de barricades en flammes et on peut contempler des photos de rues ou voitures ravagées. mais malheureusement aussi des photos de manifestantEs tabasséEs. Le coordinateur des évacuations annoncées est depuis ce soir sous surveillance policière permanente parce qu’il y aurait des menaces sérieuses de la part du mouvement squat. Plus de nouvelles sur

http://www.nl.indymedia.org/

Beaucoup en néerlandais, mais aussi en anglais. La situation décrite ci-dessus persiste. "

http://nantes.indymedia.org/article/21743

Bruxelles : de la merde contre l’ambassade d’Italie

"Aujourd’hui vers 19h, beaucoup de merde a été jeté contre l’ambassade d’Italie.

A travers cet acte symbolique, nous avons voulu dénoncer la politique d’immigration italienne meurtrière. Accords de retours avec la Libye, lois racistes, violence d’Etat contre les migrants et centres de rétention infernaux ont fait de ce pays un des pires exemples de la politique anti-immigration assassine européenne, responsable de milliers de personnes balancées dans les geôles libyennes, suivies de viols et de violences sauvages contre les migrants incarcérés. en mer Méditerranée, de personnes torturées

Nous préférons avoir les mains pleines de merde que de sang...

NO BORDER NO NATION STOP DEPORTATION !

Traduit de l’anglais"

http://cettesemaine.free.fr/spip/article.php3?id_article=3523

Récit qui vaut c'qu'il vaut d'hier soir à Bruxelles...

Pour rappel, un manif contre les frontières était prévue...

"No Border Bruxelles : Police partout ce soir, 150 arrestations

22:15 - Un journaliste a téléphoné à des personnes du noborder pour leur demander si c'était eux qui organisaient la manif d'aujourd'hui ainsi que celle qui eu lieu devant l'ambassade d'Equateur… (ce qui est évidemment faux… selon eux, le noborder organiserait donc toutes les manifs qui ont cours maintenant…)



22:10 - Quelque part entre 120 et 150 arrestations ont été confirmées par le Legal Team. Au moins 10 mineurs ont été arrêtéEs, elles/ils devraient être relâchéEs vers 23:00.



21:55 - Selon la Legal Team, il y aurait déjà plus de 150 personnes arrêtées.



21:20 - Des activists rentrent au camp.



20:55 - Deux mediaactivistes de notre journal Nomade ont été arrêté quand ils voulaient quitter la gare du Midi. La police suit des activistes qui veulent quitter. Deux personnes ont été arrêtées à la Porte de Hal.



20:45 - Il y a beaucoup de police à la Bourse. Derrière la Bourse il y a des flics anti-émeute. Il y a plusieurs fourgons à la Place Sainctelette, donc si vous quittez le camp il faut le faire intelligemment.



20:30 - Des activistes sont arrêtéEs dans les rue autour l'Esplanade de l'Europe.



20:15 - Maintenant la police arrête des gens même s'elles/ils sont tout seulE.



20:10 - Des flics armé de mitrailettes ont été vus à la station de métro Clémenceau. Evitez les stations de métro Clémenceau, Gare du Midi et Porte de Hal, beacoup trop surveillées.



20:05 - Il y a un bus rempli de manifestantEs arrêtéEs en bas du Tour de Midi et un autre à Place Bara.



20:05 - 3 jeunes viennent de se faire arrêter à la gare du Nord. On les fouille contre le mur.



19:55 - More arrests. A first bus with arrestees has already left. A journalist was arrested, cameras and microphones are not welcome. Everything is going on on the side of the esplanade near the Midi tower. Inside the railwaystation there are still a lot of affinity groups.



19:35 - Dans les alentours de la gare de Midi. Du côté de l'Eurostar il y a plusieurs camions et bus de la police. À l'intérieur de la gare il y a beaucoup de groupes affinitaires. A l'entrée principale du metro tout semble calme. C'est très calme du côté de l'Avenue Fonsny. À l'intérieur de metro il y a des flics en civil, on les a vus mercredi passé et ils sont dangereux. Pour l'instant l'acces par l'Avenue Fonsny et par le Boulevard Lemonnier semble libre.



19:15 - Les arrestations ont commencé. Il y a de la police partout, autopompe, beaucoup de contrôles.



19:00 - Près de la gare du midi beaucoup de groupes d'affinité sont arrivés. Les authorités [sic] ont interdit tout rassemblement de plus de 5 personnes. "

http://juralibertaire.over-blog.com/article-no-border-bruxelles-police-partout-ce-soir-58091266.html

vendredi 1 octobre 2010

On en marre de vos salades !

"Ce vendredi 1er octobre, peu avant 9 heures du matin, une poignée d’activistes s’en est pris au siège social de Sodexo Bruxelles en déversant dans le hall 40 litres d’huile de friture rance pour s’opposer a la collaboration active de cette entreprise pourrie avec la machine a expulser et le système d’exploitation capitaliste (restauration, entretien, « insertion professionnelle » des détenus...)



Surpris et quelque peu ébahis, la sécurite et les « gardiens de la paix » qui se trouvaient là par hasard, n’ont pas su empêcher ce cirage cagoulé. Voici la lettre qui leur a été adressée par la livreuse qui les accompagnait :



Lettre à Sodexo,



Voilà, cette fois c’est moi qui crache dans ta soupe.

Mais oui, tu me connais, tu m’as déjà vu!



Tu viens dans mon école, à la cantine, tous les midis, me forcer à manger tes purées infâmes, et ton choux-fleurs trop cuit.



Tu viens aussi à l’université, me faire croire que j’ai le choix entre des légumes insipides et du poulet transgénique.



Je te retrouve encore, sur la plateforme pétrolière, ou dans la caserne militaire. Tu trônes là, à la cafet’ derrière tes vitres réfrigérées et tes emballages lyophilisés.



Je t’ai même vu en Afghanistan, au moment de la guerre, tu y faisais recette avec tes haricots gluants et tes frites ramollies.



Je te vois à travers les barreaux de la prison pour étrangers dans laquelle on m’a enfermé. Tu arrives avec ton bouillon stagnant aux effluves de dollars que tu accumules sur l’autel de ma liberté.



Ton beurre, tu le fais encore dans toutes sortes de geôles pour indésirables de la planète.

Et parce que tu as les dents longues, y déverser ta merde ne s’arrête pas au plateau-repas toxique que tu me sers. Tu t’engraisses aussi en m’exploitant sous couvert de ton alibi amer : « la réinsertion par le travail ». En me pro/imposant des contrats précaires comme seule alternative au cachot, tu m’ingères malgré moi dans ta matrice immonde productrice de capital.



Il paraît que l’on est ce que l’on mange, et bien moi, le petit enfant, l’indésirable, le migrant, le syndiqué, l’anarchiste, je ne t’ai pas digéré!



Alors, aujourd’hui Sodexo, c’est à mon tour de déverser mon huile rance sur ton parquet ciré. Parce que ta raison d’être est conditionnée par mon enfermement,



Parce que tu te remplis la panse sur l’exploitation de la misère, l’existence des frontières, et le fantasme d’une société totalitaire,



Parce que tu collabores impunément avec la machine à expulser,



Parce que je ne te laisserai pas faire,



Prends cette huile, Sodexo, et va te faire cuire un œuf !"

http://bxl.indymedia.org/articles/180