samedi 4 septembre 2010

Bla bla bla... (sur la manif du 4 septembre)

Bla bla bla...

Après s'être indignés tout l'été des saloperies racistes du Pouvoir en lisant Libé sur Paris Plage, la Gauche est aujourd'hui dans la rue pour fêter la République et se racheter une bonne conscience.

Fêter la République ?

Celle qui écrasa les communards en 1871, celle qui s'enrichit sur le dos des colonies, celle qui vota les pleins pouvoirs à Pétain (quand nos républicains parlent de « retour à Vichy »), et en fin de compte cette même république dont les dirigeants élus démocratiquement ont tous développés des politiques racistes … ?

Plutôt crever.

Manifester « contre la xénophobie d'État » avec des partis visant à prendre le pouvoir, déjà c'est une blague. Alors quand en plus s'ajoutent au cortège la Cimade et France Terre d'Asile, qui gèrent des centres de rétentions ; la CGT qui a expulsé en juin 2009 les sans papiers qui occupaient la Bourse du Travail ; et enfin le Syndicat de la Magistrature (une expulsion, c'est pas une décision de Justice ?), ça devient carrément dégueulasse.

Contre l'indignation.

Tout ce que la Gauche a à proposer, c'est l'indignation et la manif soupape pour mendier de misérables réformes ; là où pourrait s'organiser de la solidarité et des luttes. Expulsions de camps, de foyers ou d'individus, rafles quotidiennes, c'est arrivé près de chez toi et ça s'arrêtera pas en fêtant la République.

Pour la Révolte.

Y a pas de secret, seules des luttes sans médiations et des solidarités concrètes viendront à bout de ce monde de frontières et de mort.

À quand la fin des Républiques,
de la Justice et du Travail ?


[trouvé lors des manifs contre "la xénophobie d'Etat" le 4 septembre]

PDF : http://nantes.indymedia.org/attachments/sep2010/tract.pdf

http://nantes.indymedia.org/article/21543

Gênes - Engin incendiaire contre une fourgonnette de la police, contre les prisons

"Le 14 août à Gênes, un boitier contenant 3 litres d'essence a été placé puis mis à feu sur le toit d'une station mobile de la police (fourgonnette) garée dans le port, sur la zone d'embarquement Traghetti, en solidarité avec les prisonniers qui luttent à Marassi et dans toutes les autres prisons.

informa-azione, Mer, 01/09/2010 "

http://pagheretetutto.blogspot.com/2010/09/genes-engin-incendiaire-contre-une.html

Minsk (Biolérussie) : attaque anarchiste incendiaire contre l’ambassade russe

"Biélorussie : l’ambassade russe attaquée

AFP, 31/08/2010 | 11:17

Des malfaiteurs ont jeté hier soir deux cocktails Molotov sur l’ambassade de Russie à Minsk, la capitale du Bélarus, alors qu’un climat de tensions règne entre les deux pays, a indiqué un porte-parole de la représentation diplomatique russe.

"Pour l’instant nous ne faisons aucun commentaire sur cet incident. Nous menons une enquête", a déclaré le porte-parole. "Nous considérons cet incident comme un acte révoltant visant (...) à introduire dans les relations bilatérales des tensions et de la méfiance", a pour sa part réagi le ministère russe des Affaires étrangères dans un communiqué qui réclame une "enquête minutieuse". Selon un responsable de la police de Minsk, une voiture a brûlé après avoir été touchée par un projectile incendiaire.

"C’est avec inquiétude et indignation que nous avons appris qu’il y avait eu cet incident à l’ambassade de Russie", a souligné Andreï Savinykh, un porte-parole de la diplomatie du Bélarus. "C’est un acte criminel de vandalisme orientée contre les relations Russie-Bélarus", a-t-il ajouté, alors que les relations entre les deux pays sont tendues depuis plusieurs mois.

Des anarchistes derrière l’attaque contre l’ambassade russe

Courrier international, 03.09.2010

Un groupe d’anarchistes biélorusses dénommé "Amis de la liberté" a revendiqué l’attaque aux cocktails Molotov contre l’ambassade de Russie à Minsk, survenue dans la nuit du 30 août. "Nous exprimons par cette action notre colère et notre protestation contre les arrestations et les répressions des militants russes qui ont défendu la forêt de Khimki à Moscou" contre un projet de construction d’une autoroute, ont-ils expliqué dans une déclaration publiée sur le site Indymedia Belarus, une plate-forme d’informations de la gauche radicale."

http://cettesemaine.free.fr/spip/article.php3?id_article=3432

Tacoma (USA) - Des anarchistes attaquent deux banques

"social rupture

30/08/2010 - Le communiqué:

"Une banque a été attaquée et une autre sabotée à Tacoma, Etat de Washington.
L'une d'elle est la Wells Fargo, principal investisseur du Groupe GEO et du Northwest Detention Center, un camp pour immigrés qui trône confortablement près des apparts du bord de mer. L'inscription "Pas de prisons" accompagnée d'un A cerclé a été peinte sur la façade du bâtiment et trois vitrines brisées. Un DAB de la Bank of America a été bouché à la glue.
Bank of America est l'un des trois principaux conseillers financiers (avec Merrlin Lynch et Barclays Int.) du Groupe GEO Corp.

En solidarité avec tous les prisonniers, dans toutes les prisons, pour la destruction du monde-prison

Des anarchistes. "

http://pagheretetutto.blogspot.com/2010/09/tacoma-usa-des-anarchistes-attaquent.html

Villeparisis (Seine et Marne) : des policiers en civil agressés en terrasse

"Le Parisien | 04.09.2010, 07h00

Cinq fonctionnaires de la police aux frontières (PAF) ont été agressés jeudi à 21 h 30, place du marché à Villeparisis, alors qu’ils étaient en civil. Trois sont blessés. Ces policiers, qui travaillent à l’aéroport de Roissy, n’étaient pas en service. Ils prenaient un café en terrasse. Au cours de la conversation, ils ont évoqué leur vie professionnelle. Alors qu’ils allaient remonter dans leur voiture, deux jeunes les ont interpellés. « Vous êtes des flics, vous n’êtes pas chez vous ici », ont-ils hurlé.

Une quinzaine d’assaillants

Les policiers ont tenté de les calmer, mais l’un des agresseurs s’est mis à siffler. Une quinzaine d’autres jeunes sont alors arrivés et ont roué de coups les fonctionnaires. L’un d’entre eux a eu un poignet cassé et bénéficie d’un arrêt de travail de quarante-cinq jours, un autre a eu le nez cassé, un autre l’arcade sourcilière ouverte. Ils ont malgré tout pu appeler leurs collègues de Villeparisis. Lorsque ces derniers sont arrivés en renfort, les agresseurs se sont enfuis. Personne n’a été interpellé. L’enquête a été confiée à la sûreté départementale. « Il y en a vraiment ras-le-bol, la situation devient très grave », s’insurge Bruno Machet, le secrétaire général départemental de l’Unsa police. On se fait maintenant agresser en dehors de l’exercice de nos fonctions. L’Etat doit réagir. »"

http://cettesemaine.free.fr/spip/article.php3?id_article=3439

vendredi 3 septembre 2010

Sortie du n°3 de la revue "A corps perdu"

"Le numéro 3 de la revue anarchiste internationale "A corps perdu" est paru en septembre 2010. Il fait 96 pages brochées, coûte 3 euros l’un et 10 euros les cinq. On peut le commander (envoyer un chèque à l’ordre de "Ce") à cette adresse :

A corps perdu
21ter, rue Voltaire
75011 Paris


Voilà son sommaire :

Oui, mais...
* Au centre du volcan [nouvelle traduction] (p4)
* Le sol instable du néant (p13)

Dossier Insurrection

* En guise d’introduction (p18)
* Quatorze points sur l’insurrection (p23)
* La révolte incendiaire de novembre 2005 en France
et l’hypothèse insurrectionnelle (p36)
* La grèce rebelle : (p51)
Les sentiers de la révolte de décembre 2008 (p52)
Voyage au coeur d’une possibilité (p61)
* Bolivie & Argentine : soulèvements et contradictions populaires (p68)

Commentaires déplacés
* L’insurrection qui vient (p88)

NB : A Bruxelles, on peut la trouver au local Acrata (32 rue de la Grande Ile), à Paris à la Bibliothèque Libertad (19 rue Burnouf, 19e les mardis de 17 à 20h), à Zürich à la Bibliothek Benzino (Binz, Uetlibergstr. 111a) et à Berlin à la Buchladen Schwarze Risse (Gneisenaustr. 2a. 10961).

NB2 : on peut lire les précédents numéros en PDF et en plusieurs langues ici :
http://acorpsperdu.wikidot.com"

Chili : lettre de Rodolfo el Garza Retamales depuis la prison de haute securité

"Voici une lettre de Rodolfo Retamales, détenu en prison de haute sécurité (Carcel de Alta Seguridad) et incarcéré préventivement pour 180 jours, accusé d’association illégale et terroriste et arrêté, ainsi que 13 autres compagnons du Chili le 14 août par les diverses polices anti-terroristes (GOPE, LABOCAR, Inteligencia de Carabineros) dans le cadre de l’affaire dite des « caso bombas » menée par le procureur Alejandro Peña qui centralise les enquêtes sur les attaques anarchistes. « caso bombas » (littéralement « l’affaire des bombes ») est l’appellation médiatico-policière pour une série d’attaques à la bombe contre des banques, les bureaux de compagnies internationales, des ambassades, des églises et des commissariats, la plupart situés à Santiago. Le seul accident mortel fut la mort d’un anarchiste, Mauricio Morales, tué par sa bombe qu’il transportait à vélo. Retamales a été présenté dans les médias chiliens comme le « leader » de l’« organisation ».

Le 14 août, à 6h40, ma maison a été perquisitionnée par les flics du Dipolcar et du Gope, à la recherche de preuves et m’accusant d’être le leader d’une association terroriste illicite, le mandat fut signé par le procureur dans le cadre de l’enquête dite « caso bombas » .

Avec le passage des heures et après avoir été tabassé par la police du Dipolcar et par l’officier Segis Sostomo du RP 3239 du 30ème commissariat de police, j’ai appris que même la maison de mes parents avait été soumise à des perquisitions, aussi bien que trois centres sociaux et 12 maisons de compagnons dans différentes municipalités entre Santiago et Valparaiso, 14 arrestations, tous accusés de faire partie d’une cellule anarchiste avec deux leaders, deux personnes chargées du financement et dix membres opérationnels, tout cela dans l’imagination sinistre du procureur Peña. Avant même la formalisation des charges, nous les hommes avons été transférés à la prison de haute sécurité (C.A.S.) et les femmes au Centro de Orientation Femenina, tous placé à l’isolement.

Mardi 17 août, une audition a eu lieu pour formaliser la situation, c’est là que nous avons pu entendre les preuves contre nous : les écoutes téléphoniques, des photos, des vidéos, des vêtements examinés et une surprise. Il apparu qu’il s’agissait du personnage connu sous le nom d’El Grillo, qui a collaboré et s’est offert à l’accusation comme témoin, pointant le doigt dans ses confessions sur quelques personnes - qui ont été arrêtées - et qui selon lui, sont responsables d’un certain nombre d’actes de sabotage.

Pour ceux qui ne connaissent pas, ce personnage a été arrêté le 31 décembre 2008 pour avoir essayé d’assassiner sa femme, Candelaria, aujourd’hui accusée d’association terroriste illicite. Au moment de l’arrestation, Fuentes, alias El Grillo [le cricket], a dit au procureur Armendariz, qu’il avait, avec Candelaria et trois autres personnes, fabriqué et placé des bombes et qu’il savait qui étaient les responsables des actes de sabotage, dans une tentative évidente de nettoyer son image et de se faire passer pour un acteur important de la lutte sociale.

Lors de l’audition, les heures ont passé, quinze au total, et nous avons appris une quantité énorme des faux arguments de l’accusation, qui se contredisent eux-mêmes, provoquant un sourire des geôliers eux-mêmes tout au long du spectacle médiatique. Malgré la somme substantielle d’arguments présentés par les avocats de la défense, qui ont discrédité les preuves de l’accusation en démontrant les incohérences, la pression du Gouvernement par le Ministère de l’Intérieur pouvait être ressentie.

Au final, huit des quatorze restent en prison. Le pouvoir a joué toutes ses cartes et son sinistre avocat-star ne pouvait être vu sous une mauvaise lumière devant le public.

Maintenant, de nouveau, je me retrouve allant le long de ces couloirs pleins des jeunes qui remplissent les murs des prisons chiliennes, parce que c’est pour eux qu’elles ont été construites, pour accommoder et dissimuler l’injustice sociale, la pauvreté et l’inégalité de ce système où les riches deviennent plus riches et où les pauvres doivent se contenter des miettes que les patrons leur accordent.

En écoutant la radio à laquelle je participe, je remercie et apprécie le soutien qu’ils m’ont apporté depuis le premier jour de mon arrestation. Vous serez sous le feu, d’ici, toute ma solidarité et ma force. Un baiser à chacun d’entre vous... à tous les programmes que nous entendons, aux gens glorieux de La Victoria et leurs voisins, un baiser à mon fils et à ceux qui ont montré de la solidarité avec affection.

Rodolfo el Garza Retamales"

http://cettesemaine.free.fr/spip/article.php3?id_article=3428

Gênes (Italie) : engin incendiaire solidaire contre un poste de police

"D’un mail anonyme :

"Le 14 août à Gênes, a été placé et allumé un bidon avec 3 litres d’essence et mèche sur le toit d’un poste mobile de police garé dans le port, zone d’embarquement Traghetti, en solidarité avec les prisonniers qui luttent à Marassi [nom de la prison de Gênes, Ndt] et dans toutes les autres prisons"

Traduit de l’italien, de informa-azione, Mer, 01/09/2010 - 21:59"

http://cettesemaine.free.fr/spip/article.php3?id_article=3429

mercredi 1 septembre 2010

Chanson yiddish

50 000 visons libérés en Grèce

"26.08.2010 – Heliodendro, Kastoria (Grèce)

Une des plus grandes fermes de visons a été frappée dans notre première nuit d’action. Toutes les cages emprisonnant les animaux dans les 37 hangars de la ferme ont été ouvertes et les machines sabotées.

Afin que les animaux puissent s’échapper le grillage a été coupé et les deux barrières ouvertes en brisant les verrous (en utilisant les outils du fermier).

Deux heures et demi de travail et nous avons pu nous enfuir, aux côtés de milliers de visons (selon les médias, 50.000 ont été libérées).

27.08.2010 – Kaloneri, Siatista (Grèce)

Une autre ferme de visons a été notre cible pour la seconde nuit d’action, cette fois près de la ville de Kaloneri, une route où l’on peut facilement voir 10 fermes. 8 hangars pleins d’animaux ont vu leurs cages ouvertes en seulement dix minutes.

Avant de partir, nous avons ouvert une barrière afin de permettre aux animaux de courir vers la liberté (selon les médias, 2.000 visons ont été libérés).

Dans les deux cas, nous vérifié avec précaution les fermes pour savoir comment organiser une action rapide et plus sûre.

Avec ces actions nous avons décidé de frapper l’industrie de la fourrure et particulièrement les dégoûtantes « villes à fourrure » de Siatista et Kastoria, infesté par des centaines de magasins de fourrures.

Libérer des animaux des cages est une manière de mettre nos idées en pratique.

Sans distinguer les espèces, la race, le genre ou les préférences sexuelles, nous nous opposons à l’oppression, l’exploitation et l’emprisonnement que cette civilisation a créé pour tout être vivant.

Dans ces jours désespérés, nous tendrons toujours vers la liberté. Mange vegan sur les barricades !

A.L.F."

http://laterredabord.fr/?p=6308

Gennevilliers : trois policiers victimes d'un guet-apens

"Trois policiers ont été agressés par une trentaine de personnes qui les ont attaqués avec des pierres dans la nuit de mardi à mercredi, cité du Luth à Gennevilliers (Hauts-de-Seine). L'un des fonctionnaires a été assez sérieusement blessé. «C'est clairement un guet-apens», a déclaré Brice Hortefeux, le ministre de l'Intérieur, qui a fait le déplacement mercredi après-midi au commissariat de Colombes, où sont affectés ces policiers.


Selon Laurent Arnaudas, le secrétaire départemental du SGP 92, ce guet-apens pourrait avoir un lien avec une interpellation survenue dans l'après-midi précédant l'agression. Vers 17 heures, une patrouille à pied avait déjà été agressée. D'après les témoignages, un jeune en moto leur aurait foncé dessus. Le jeune a finalement chuté avant d'être rattrapé et interpellé. Aussitôt une trentaine de personnes avaient pris à partie les fonctionnaires qui ont dû faire usage d'une grenade lacrymogène pour les disperser.

«Une cinquantaine de pavés autour du véhicule»

Selon les premiers éléments, les trois policiers, membres du commissariat de Colombes (Hauts-de-Seine), ont été pris à partie en début de nuit aux abords de la cité du Luth, alors qu'ils intervenaient sur un feu de véhicule situé sur un chantier. Alors que deux des trois fonctionnaires étaient partis en direction de l'incendie, le troisième, resté dans le véhicule, a été violemment agressé par une trentaine de personnes munies de pierres et de pavés.

«Les deux autres policiers sont aussitôt revenus en renfort, mais ils ont été victimes eux aussi de jets de projectiles», a raconté une source policière, en précisant que les agresseurs avaient réussi à prendre la fuite. Touché au visage et victime de multiples contusions, le policier blessé dans le véhicule a été transporté à l'hôpital. Il a pu ressortir en fin de matinée ce mercredi. «On a retrouvé une cinquantaine de pavés autour du véhicule, qui a été complètement détruit», a ajouté cette source.

Dans la foulée, deux jeunes ont été interpellés à proximité en possession d'un bidon pouvant contenir de l'essence. Ils ont été placés en garde à vue. L'enquête a été confiée à la brigade de sûreté urbaine de Gennevilliers.

Extension des peines-planchers aux auteurs de violences aggravées

«C'est totalement inadmissible», a réagi Brice Hortefeux, confirmant ce qu'avait annoncé le président de la République le 30 juillet à Grenoble après des tirs à balles réelles contre des policiers. Le président avait déclaré : «Dès le 7 septembre prochain, les peines plancher seront désormais étendues à toutes les formes de violences aggravées c'est-à-dire notamment les violences sur des personnes dépositaires d'une autorité publique». Il avait aussi demandé «l'instauration d'une peine de prison incompressible de 30 ans» pour les assassins de policiers ou de gendarmes, ce qu'a également confirmé le ministre de l'Intérieur à Colombes.

Le ministre qu'elle serait proposée lundi et mardi prochains, par le biais d'amendements, lors de l'examen de la loi d'orientation et de programmation de la performance de la sécurité intérieure (Loppsi 2)."

Source

Gradisca d’Isonzo (Gorizia, Italie) : et une nouvelle évasion collective !

"Salutations au Préfet

Le nouveau préfet de Gorizia, qui a pris ses fonctions avant-hier, avait déclaré vouloir visiter rapidement le CIE (centre d’identification et d’expulsion) de Gradisca. Pour « me rendre compte personnellement de la situation » avait-il expliqué aux journalistes. La visite promise, le Préfet ne l’a pas encore effectuée, mais probablement qu’en 2 jours il a déjà compris que le centre sera l’un de ses principaux casse-têtes.
Rien que hier soir, les retenus sont montés à 30 sur le toit et 13 d’entre eux, du toit, ont tenté le bond vers la liberté. Selon certaines agences de presse, le feu aurait également été mis à des matelas..

Des 13 qui ont tenté l’évasion, 5 ont été repris, certains immédiatement aux alentours et un, selon la version donnée par la préfecture dans les heures qui ont suivi, près de la gare qui est juste de l’autre côté du fleuve Isonzo. 8, en revanche, se sont évanouis dans la nature.
De leur côté, les policiers de garde au centre ont également voulu montrer au préfet de quel bois ils étaient faits, non pas en sautant vers la liberté, évidemment, mais en massacrant de coups un des retenus qui avait essayé de s’évader.

Traduit de l’italien, de macerie @ Agosto 28, 2010"

http://cettesemaine.free.fr/spip/article.php3?id_article=3423

Dijon : incendie d’un camion de l’AP en juin dernier

"Fin juin, un des fourgons de l’AP (Administration Pénitenciaire) de la maison d’arrêt de Dijon a été cramé. (parking de l’AP, visible des cellules). Contre toutes les formes de surveillance et de contrôle, à l’intérieur (taules, hôpitaux psychiatriques...) et à l’extérieur de ces murs créés pour isoler et broyer des vies. (contrôles judiciaires, bracelets électroniques, semi-liberté ou peines avec sursis),

Et contre cette prison-ci en particulier, tout en sachant très bien que ce n’est qu’une petite vengeance, un début. A l’attaque de ce monde qui voudrait nous voir détruites ou à genoux. Pas de justice pas de paix !

des insoumises"

https://paris.indymedia.org/spip.php?article2851

Grèce : cinq voitures incendiées à Thessalonique

"AFP, 14:08 30/08/2010

Cinq voitures portant des plaques diplomatiques ont été incendiées à Thessalonique au cours du dernier week-end, a annoncé lundi la police grecque.

Des inconnus ont incendié deux voitures de la Banque de commerce et de développement de la mer Noire et trois véhicules appartenant aux consulats de Géorgie, d’Ukraine et des Pays-Bas.

Aucune victime n’est à déplorer, les attentats n’ont pas été revendiqués.

Les incendies de voitures portant des plaques diplomatiques sont fréquents en Grèce, ils sont souvent commis par des anarchistes."

http://cettesemaine.free.fr/spip/article.php3?id_article=3418

Solidarité avec les compagnons poursuivis par l'État chilien

"Depuis 2006 l'offensive anti-autoritaire a inclus dans ses méthodes l'attaque à l'engin explosif contre des édifices et des symboles du pouvoir. L'État et la presse l'ont baptisé «Caso Bombas».

Ne trouvant pas de responsables ils ont initié une persécution médiatique et politique contre des compagnons et des espaces qui diffusent publiquement des idées de liberté. Ils veulent les isoler et les fustiger pour faire peur à tous les exploités, avec pour but l'anéantissement de toute idée contraire à l'autorité. La presse a grossièrement préparé le scénario répressif, et le nouveau procureur Alejandro Peña a inventé l'existence d'une organisation illégale avec des chefs et des soldats, chose inexistante entre ceux qui haïssent tout type d'autorité et de hiérarchie.

Au cours de l'opération Salamandre, le 14 août, 17 lieux ont été perquisitionnés, parmi lesquels 3 espaces occupés, et 14 personnes arrêtées, accusées d'association illégale et terroriste et pour certaines d'entre elles, pose d'engins explosifs, risquant des peines allant jusqu'à vingt années de prison.

L'autorité qui poursuit nos compagnons est la même qui impose des conditions de vie misérables, qui réprime et assassine dans les territoires mapuche et partout dans le monde; et qui aujourd'hui veut modifier la loi anti-terroriste créée sous Pinochet pour que toute forme de protestation sociale soit brutalement punie. Son agitation répressive ne nous affaiblit pas, mais nous ne pouvons pas non plus rester paralysés: LA SOLIDARITE PEUT SE MANIFESTER SOUS UNE MULTITUDE DE FORMES, critiquer et désobéir à tout ce qui provient de l'autorité, informer et faire de l'agitation sur la situation des inculpés, mais avant tout, multiplier les expressions de conflit avec l'ordre social des puissants et propager par le fait les idées de liberté contre toute forme d'autorité.


Aiguisons la solidarité et la complicité comme arme
Contre la répression des puissants
Tant que la misère existe il y aura de la révolte
"