mercredi 31 mars 2010

Révoltes dans les centres de rétention italiens

>Voir la Chronologie des protestations et révoltes dans les centres de rétention italiens (novembre-décembre 2009)

Et la Chronologie des protestations et révoltes dans les centres de rétention italiens (juillet-octobre 2009)

sortir de sa misère... c’est d’abord s’attaquer à ceux qui la gèrent

"Dans cette société, celui qui ne travaille pas (que ce soit un choix ou non) doit comprendre qu’il n’est rien, et que même la possibilité de s’occuper de sa misère matérielle et morale lui est retirée.

Pour que le système fonctionne, c’est à dire pour que la minorité d’ordures qui en profite continue à s’engraisser en exploitant tranquillement, il faut bien que les exploités n’aient ni le désir ni le temps de se révolter. Il faut bien que chacune de leurs journées soit encadrée, contrôlée, qu’ils reçoivent leur lot quotidien d’humiliations, de tracasseries et d’insultes, afin que le soir ils se sentent suffisamment minables et impuissants pour ne pas penser un seul instant à se venger et à sortir du cauchemar dans lequel les capitalistes nous plongent en permanence.

Le salariat permet à nos dirigeants d’amener à bon compte la majorité de ceux qui y sont astreints à cet état de désespoir passif. Pour les autres — ceux qui n’ont pas de patrons qui leur crachent à la figure toute la semaine — l’Etat et sa cohorte de valets font un excellent substitut.

Ainsi, si tu ne vas pas te faire humilier au boulot, on viendra chez toi te faire comprendre que tu n’es pour eux qu’une larve tout juste bonne à fermer sa gueule, à obéir et à mendier. Quand ce n’est pas l’assistante sociale de la CAF qui vient te réveiller, histoire de vérifier que tu ne te sois pas payé une Ferrari avec ton RSA, c’est un enfoiré d’huissier qui vient t’annoncer qu’une table et un frigo, plus la montre de ton grand-père, c’est encore trop de luxe. Après ce genre de réveil, il faudra affronter la mesquinerie et le sadisme de mille autres collaborateurs du pouvoir : du regard glacé du contrôleur au mépris des travailleurs sociaux, du paternalisme de l’Armée du Salut à la gifle du vigile du supermarché.

Jusqu’à quand ?

Car au fond, leur machine de soumission et de mort ne paraît invincible que tant qu’on a rien fait contre elle. Mais si on commence à s’attaquer même à ses rouages les plus infimes, on se rend compte que toutes ces petites pièces prises séparément sont vulnérables, que le grand monstre intouchable est en réalité fait de mille petites bêtes (fonctions, structures, bâtiments) à notre portée !

L’huissier qui t’as pris tes meubles peut se retrouver bien seul dans son cabinet avec ses piles de dossiers... un vigile un peu trop zélé n’est rien si tu décides d’aller chercher de quoi manger avec une dizaine de potes ! Bref, il suffit de réfléchir un peu, de s’organiser collectivement, de prendre quelques précautions, afin d’agir efficacement pour faire payer ceux qui nous pourrissent la vie ou leur arracher quelques richesses qu’ils nous ont volées.

Bien sûr, le système économique et social ne va pas changer du jour au lendemain parce que toi et quelques autres êtes passés à l’offensive. C’est en liant nos forces et nos luttes que nous nous donnerons les moyens de vaincre ce système dans sa globalité.

Qu’avons-nous de mieux à faire que détruire ce monde de merde et prendre notre revanche ?

Si ne plus courber la tête n’est qu’un petit geste, c’est le premier à faire pour cesser de ramper et se réapproprier un peu de sa vie...
CONTRE LES BOURGEOIS QUI S’ENGRAISSENT SUR NOS CÔTES

CONTRE LEURS VALETS QUI NOUS EMMERDENT CHAQUE JOUR...

ACTION DIRECTE ET COLLECTIVE"

http://lille.indymedia.org/article19827.html

Barcelone : une banque attaquée en plein après-midi, en solidarité mais pas seulement

"Samedi 27 mars vers 14h30, une filiale de la banque Caixa Catalunya a été attaquée dans le quartier de Clot, à Barcelone. plusieurs vitres ont été détruites avec des pierres et des marteaux.

Cette attaque se produit dans le cadre de la journée de lutte contre la répression, appelée pour d’aujourd’hui. Nous encourageons que d’autres actes de sabotage et de destruction anticapitalistes s’intensifient et se multiplient.

Liberté pour les prisonnières en lutte !
Solidarité avec les immigrés en grève de la faim dans le centre de rétention de Zona Franca !
Que la violence de la misère et de la répression se retourne contre leurs responsables !
Que la peur change de camp !

Traduit de l’espagnol de Klinamen, 29 de Marzo del 2010 [17:35]"

http://cettesemaine.free.fr/spip/article.php3?id_article=3107

Comme une lettre à la Poste

"« Peut-être qu’éblouis par les effets spéciaux du spectacle, nous sommes les premiers à peu croire aux conséquences de nos actions (nous laissant aller à l’à peu près), ou bien à en exagérer la portée (nous laissant prendre par l’illusion médiatique). Il y a des conséquences qui continuent à produire des causes. »

Une dépêche AFP du 27 mars nous apprend que la « FAI » (Fédération Anarchiste Informelle) vient de revendiquer une série d’actions postales, dont l’envoi d’un colis piégé destiné à Roberto Maroni (ministre de l’intérieur italien et membre de la Ligue du Nord) qui a explosé dans un centre de tri, blessant légèrement un employé de la Poste italienne aux mains (voir http://www.leparisien.fr/flash-actu... par exemple).

Regardons les choses franchement : Des anarchistes ont visés le ministre de l’intérieur, et ont blessés un postier. Accident ? Cela fait pourtant des années que la pratique du colis piégé est critiquée par des compagnons. N’est pire sourd que celui qui se bouche les oreilles à la glue.

Laissons l’imagination faire son œuvre : le postier est légèrement blessé. Bon. Et s’il l’avait été plus gravement ? Quelle marge d’erreur un anarchiste doit il se laisser quand il est question de dommages collatéraux ?

Parlons un peu de responsabilité individuelle. Maroni a été attaqué en tant qu’individu, et un individu n’ayant rien à voir avec les responsabilités de Maroni a été blessé. Non pas qu’un postier ne peut avoir des raisons de se faire haïr (par une certaine pureté prolétarienne, par exemple), mais que les auteurs du colis savaient pertinemment qu’il risquait de s’embraser au centre de tri ou dans un autre endroit dans le genre. Mettant en danger des individus dont ils ne savaient rien des choix et des responsabilités. Et tant qu’à parler de responsabilité, il faudra bien prendre les siennes un jour.

On se plaindra du traitement médiatique, mais reste que ce genre d’action est une aubaine pour les journaflics, puisqu’ils sont possesseurs de la parole publique, de nos jours gris. C’est pour cela qu’il serait bon que les anarchistes se saisissent, vite, du débat. Pensant que les fins sont indissociables des moyens, et que la seule guerre dans laquelle nous devons nous impliquer est la guerre sociale – et non la guerre civile de tous contre tous, où la vie d’un postier inconnu nous est aussi indifférente que celle d’un fasciste ministre de l’intérieur, nous pensons qu’il est urgent de se détourner de ce type d’actions digne d’un mauvais film de gangsters.

Car agir et lutter est plus urgent que jamais. Comme l’indique une lettre de la FAI, « on viole dans les centres d’identification pour les étrangers, Maroni est complice ». Qu’ils s’appellent CIE, CRA ou centres fermés, les prisons pour étrangers méritent une lutte déterminée contre leur existence et contre ceux qui les gèrent et s’engraissent sur elles. Autant que cette lutte soit claire sur ses buts et ses pratiques. On ne combat pas des gens qui mutilent et tuent dans le tas en mutilant et en tuant dans le tas.

La lutte pour la Liberté de chacun, ce n’est pas un affrontement entre deux bandes rivales, où tous les coups seraient permis. C’est une lutte contre l’autorité, qui devrait se défaire des stigmates des officines autoritaires et de leurs pratiques : frappe dans le tas, lutte armée spécialisée, organisations ("in")formelles et tutti quanti. Si les méthodes de lutte laissent entrevoir la vie pour laquelle nous nous battons, alors la pratique des colis piégés laisse entrevoir une vie de guerre civile et de peur.

Pour un monde sans sujets ni richesses, sans dieux et sans guerres."

https://paris.indymedia.org/spip.php?article405

mardi 30 mars 2010

Ouverture d un nouveau lieu a Prague - relance de l habitat frauduleux dans la region.

"Ouverture d un nouveau lieu a Prague - relance de l habitat frauduleux dans la region.

Le collectif des NoirsPingouins vous annonce solennellement l ouverture, advenue il y a de cela quelques temps, d un nouveau lieu, denomme Kino Kaval, dedie a toutes les actions impossibles et inimaginables, des plus prosaiques aux plus sublimes, en passant par les moins utiles et les moins serieuses, la materialite desdites actions restant encore a definir.
Ce collectif, qui a encore, aujourd hui, quelque chose d imaginaire, se confronte actuellement aux volontes des instances subversives locales, malheureusement assez peu inspirees, et se creuse la tete pour trouver un moyen de securiser l endroit etant donne le vide juridique dans lequel il patauge, et la non- reaction de la grosse entreprise a laquelle son sort est lie. Il pend au nez de ces gens une evacuation sans ceremonie, avec les coups de pieds subsequents.
Il est toutefois d actualite de se rejouir de la splendeur du lieu, un charmant petit cinema qui aurait pu continuer de moisir encore longtemps dans le noir, tout seul, comme un vieux desaffecte, si personne ne s etait avise de venir le visiter. Et il est aussi d un importance majeure d inventer une nouvelle maniere de remplir cet espace, ce qui n est pas une mince affaire, vu la hauteur du plafond dans la salle de projection.
Le collectif des NoirsPingouins vous invite donc, meme si ce n est que pure formalite, a venir derober ce lieu avec lui. Le week end prochain aura lieu une petite ceremonie de peinturlurage, si daventure le lieu n a pas recu de coups de belier flicailleux d ici- la.
Joie ! "

http://nantes.indymedia.org/article/20238

Occupation d'un chantier de CRA aux Pays Bas


Les infos par là : https://paris.indymedia.org/spip.php?article408

Feu aux centres de rétention : mise à jour après la révolte du CIE de Ponte Galeria à Rome

"Les nouvelles arrivent au compte-gouttes mais voilà les dernières informations sur les immigrés incarcérés qui ont pris part à la révolte de cette nuit.

La section hommes du centre a été presque totalement détruite ; il y aurait 200 000 euros de dégâts. Quatre personnes se sont évadées... on leur souhaite une bonne ballade... De nombreux détenus ont été transférés dans d’autres centres de rétention du pays, on ignore pour l’instant le nombre exact et la destination de chacun d’entre eux.

Au contraire de ce qui avait été dit plus tôt dans la journée, 17 immigrés ont été incarcérés et passeront en comparution immédiate demain matin. Un rassemblement est prévu à 8 heures et demie devant le tribunal de piazzale Clodio à Rome.

Encore une fois, les immigrés détenus dans les centres de rétention se sont révoltés contre les conditions extrêmes d’exploitation et d’enfermement auxquels ils sont soumis, contre le système infâme qui leur promet une vie de misère.

Solidarité avec les révoltés de Vincennes, de Corelli et de Ponte Galeria !

Feu aux centres de rétention !
Liberté pour tous et toutes !"


http://non-fides.fr/?+Les-nouvelles-arrivent-au-compte+

lundi 29 mars 2010

Quelques réflexions autour des arrestations du 15 février à Paris

"« Que la répression soit balayée par un réveil terrible de vie »

Arrêtés le 15 février 2010, nous sommes mis en examen dans le cadre d’une procédure correctionnelle et accusés de « dégradations ou destructions volontaires graves de biens commis en réunion » et « Dégradations ou destructions volontaires par l’effet d’une substance explosive, d’un incendie ou de tout autre moyen de nature à créer un danger pour les personnes ». Nous sommes pour l’instant placés sous contrôle judiciaire avec interdiction de nous voir ainsi que deux autres camarades également mis en examen pour le premier chef d’inculpation uniquement. Ces quelques lignes ne sont le fait que de deux personnes, elles n’engagent donc que ces deux personnes. Les autres s’exprimeront ou non, selon ce que leur cœur leur dit, mais il ne s’agit en aucun cas de représenter qui que ce soit d’autre que nous-mêmes. Ce texte n’a pour seule valeur que l’information, car la répression de quelques-uns doit pouvoir servir d’expérience à quelques autres. Pas question ici de se plaindre à l’Etat ou à une quelconque « opinion publique ». Contrairement à nos intentions initiales, nous ne reviendrons pas sur les détails techniques de l’arrestation, de la perquisition ou de la GAV, puisqu’un texte sorti récemment fait déjà cela très bien. Dernière chose, grâce à l’aide de quelques compagnons/nes, nous avons pu écrire ce texte sans entrer en contact.

Peu de choses à dire, sinon qu’un matin de Lundi, avec une surprise un peu sans surprise, c’est la section antiterroriste de la Brigade Criminelle (SAT-PP) qui se présente violemment à la porte d’une amie chez qui nous serons trois à nous faire serrer (dont deux qui seront mis en examen). Sans surprise, pourquoi ? D’abord à cause de filatures répétées de ces précédentes semaines, mais aussi pour une raison moins conjoncturelle. C’est simple, en tant qu’anarchistes revendiqués, la prise de conscience des risques qu’impliquent nos engagements et l’affirmation publique et visible de nos idées est quelque chose d’acquis. S’assumer en tant qu’ennemis de l’Etat, c’est s’assumer en tant qu’ennemi potentiellement reconnu de l’Etat. Il y a dans cet engagement quelque chose de profondément individuel d’abord, puis quelque chose de profondément social ensuite. C’est à dire qu’il s’agit d’un rapport humain, aussi, un ensemble de liens intersubjectifs qui se créent par l’entraide, l’affinité, le partage et surtout l’ouverture aux autres. C’est pour cela selon nous, que les mythes de l’invisibilité, de la lutte armée et de la clandestinité (lorsqu’elle est un choix conscient et politique et qu’elle est le moyen de la lutte armée) sont au choix des faire-valoir, des fourvoiements de mythomanes ou des choix allant dans le sens d’un autoritarisme qui finira par pointer son nez, un jour ou l’autre (militarisation, spécialisation, paranoïa, privilège de la stratégie et de la tactique sur les raisons du cœur etc.). C’est pour cela que nos idées se sont toujours, aux cotés de nos compagnons, diffusées de façon publique et visible. C’est le fait que nous puissions, nous ou d’autres porteurs d’idées subversives et antiautoritaires, intervenir au grand jour et non pas comme des clandestins enterrés dans leur paranoïa qui ne communiqueraient plus qu’avec leurs camarades, ce sont ces choses la que l’Etat ne peut tolérer, et moins encore, comprendre.

En effet, les schémas de pensée et le référentiel d’un flic sont incapables d’imaginer ou d’entrevoir la possibilité d’une organisation non constituée formellement (comme la prétendue « M.A.A.F »), non politique, sans hiérarchie et librement consentie entre des individus aux buts approchants, ce que Stirner appelait libre-association. D’où les questions et remarques typiques des flics et des journaflics : « qui sont les chefs ? », « qui vous dicte votre conduite ? » ou encore les inventions policières « ultra-gauche » et « anarcho-autonome ».
Et jamais n’avons nous rencontré d’individus se revendiquant « anarcho-autonome », et qui, à part quelques marxistes anti-léninistes du siècle passé se réclame encore de l’ultra-gauche ? Il s’agit, des mots mêmes de la juge d’instruction en charge de l’affaire au moment de la mise en examen de l’un d’entre nous, de « constructions policières ».

Bien sur, durant cette garde-à-vue, c’est le désarroi qui gagne à certains moments, c’est la menace d’un coup de chapeau de dernière minute, de la fabrication de nouvelles « preuves » contre nous et nos camarades, d’une énième invention policière qui justifiera un placement immédiat en détention et tout ce que cela implique pour nous comme pour les luttes auxquelles nous participons. Il y a dans ces instants de cogitation, des réalités qui refont surface : C’est nos idées (aussi diversifiées puissent-t-elles être) et donc ce que nous sommes que l’on attaque, les faits particuliers après tout, ils s’en foutent, l’innocence et la culpabilité, ce langage de flics et de juges, il n’y a qu’eux pour s’en servir de prétexte, ou s’en servir tout court.

Cela étant dit, et les aspects individuels mis de coté, cette affaire porte en elle quelque-chose d’éminemment collectif. Et c’est surtout de cela que nous aimerions parler ici, sans prendre les habits de quelconques donneurs de leçon, puisque les intuitions que nous voulons partager ici sont déjà largement répandues parmi ceux qui luttent, mais aussi, parce qu’elles proviennent, en plus de discussions et réflexions collectives, de notre propre subjectivité.
Le contexte est ici essentiel pour la compréhension de ces événements et de ceux à venir. Depuis que des sans-papiers ont foutu le feu à leur taule à Vincennes le 22 juin 2008, c’est une solidarité massive (comparée à l’agitation de ces dernières années) qui s’est exprimée ici et là à travers la France, avec en toile de fond un contexte de lutte en Europe contre la machine à déporter.

Cela fait des années, en effet, que l’agitation autour de cette révolte et maintenant autour du procès de cette révolte, dans lequel dix personnes sont condamnées d’avance [1], fait rage. De nombreuses balades sauvages ont eu lieu (cf. la brochure Sur l’intérêt des manifs sauvages) et ont encore lieu, des réunions publiques et des occupations également ; de nombreux tracts, de nombreuses brochures, de nombreuses affiches, de nombreux tags ont essayé de recouvrir les villes et les rues de toute la France. Aussi de nombreux sabotages anonymes de distributeurs de billets de banques qui balancent les sans-papiers aux flics ont animé cette solidarité en acte dans une même continuité de révolte. Toujours la question de Vincennes s’est accompagnée d’un questionnement plus général, comment venir à bout de la machine à expulser dans son intégralité ? Du monde qui la produit ?
La diversité de ces pratiques obtient toute notre solidarité et c’est parce que, comme beaucoup d’autres, nous ne l’avons jamais caché, qu’aujourd’hui les flics s’intéressent à nous et à d’autres.

Il faut garder en tête que la machine à expulser, plutôt qu’une « dérive raciste », est tout d’abord une immense machine à fric pour ceux qui répondent aux appels d’offre de l’Etat, qu’ils soient humanitaires (CIMADE, France Terre d’Asile, Croix Rouge, Ordre de Malte…), constructeurs (Eiffage, Bouygues…), fournisseurs (Vinci, Accor, Ibis, Holiday Inn...), tous tirent profit des expulsions et du marché qui s’est créé autour d’elles. En fait, ce ne sont pas tant les quelques bouc émissaires interchangeables qui subissent les frais de la justice tels que nous où d’autres, mais c’est une lutte entière menée depuis quelques années et avec verve contre la machine à expulser, une lutte qui leur coûte cher et qui cherche à se diffuser et à s’étendre, que l’on cherche à sanctionner. On se souvient par exemple des arrestations « antiterroristes » de Damien, Ivan et Bruno aux abords du CRA de Vincennes peu avant un rassemblement, deux d’entre eux sont aujourd’hui dans la nature, certainement excédés de ces privations constantes de liberté imposées d’en haut. Nous avons bien conscience que notre arrestation et notre mise en examen ne sont rien face aux plans du pouvoir, aussi vrai que ces quelques secousses répressives ne sont rien face aux ravages de la révolte qui ne fait pas que gronder. Nous avons bien conscience aussi qu’il aurait pu s’agir de n’importe quels autres compagnons ou camarades de lutte, qu’il fallait bien commencer cette nouvelle vague par quelques-uns, et ces quelques-uns, ce fut nous, cette fois-ci.

La lucidité, c’est de se rendre compte que des augures nouveaux se présentent à nos portes, que c’est le ciel qui nous survole qu’ils tentent d’assombrir, que cette instruction ouverte sera peut-être le prétexte à de nombreuses arrestations, à des recoupements, à des incarcérations peut-être, à un affinement du renseignement maniaque et contre-subversif et autres infamies étatiques. C’est le moment de faire de leur souhait un rêve inatteignable, un paradis qui ne leur sera jamais accessible. Parce que la généralisation des pratiques qu’impliquent nos diverses pensées et nos passions leur serait fatale, mais il n’est pas question de sombrer dans le catastrophisme pour autant, prétexte à l’inertie et à l’impuissance confortable. Il n’est pas question non plus, dans ce texte comme ailleurs, de se plaindre et de crier au scandale.

Ce serait la grande force d’un mouvement pourtant si faible dans l’espace et dans le temps comme dans ses capacités projectuelles et la diffusion de ses pratiques et contenus, que la collectivité qui le compose assume collectivement les actes répréhensibles (du petit point de vue pénal) qui se dégagent de son sein, car ces pratiques sont celles d’une lutte, et que cette lutte, c’est de nos volontés à tous qu’elle émerge. Il faut se rendre compte que ces quelques soubresauts de répression touchent à quelque chose d’éminemment collectif et qu’ils concernent tous ceux qui luttent contre la machine à expulser, en ce qu’ils sont une attaque contre tous. Là se trouve l’un des temps forts de la solidarité : rompre l’isolement qu’ils souhaitent imposer ; dans l’affirmation généralisée que lorsqu’ils s’attaquent à l’un où l’une d’entre nous, c’est à nous tous qu’ils s’en prennent. C’est l’instant, à notre avis, pour renforcer les initiatives et les affinités projectuelles, pour redoubler d’efforts et ne pas céder à la panique, qui ne ferait que participer à l’isolement de ceux que désignent l’Etat et sa cohorte de valets. C’est aussi le moment de cesser de n’être que d’éternelles cassandres du soutien, dénonçant à tour de larmes plutôt qu’à bras-le-corps.

On sait ce que cherche l’Etat, c’est l’isolement de certains et la dissociation (au sens commun) des autres, comme c’est le cas par exemple d’une tendance du RESF et de son communiqué qui prémâche le boulot des flics. Autrement dit, le processus de désolidarisation qui peut mener certains à mettre la tête sous terre au passage de l’orage ; juste le temps qu’il faut à l’Etat pour démolir des camarades bouc émissaires, et ressortir la tête pour reprendre la mascarade des postures, pour fermer les parapluies en espérant de façon précaire que la prochaine fois, ça ne sera pas soi-même qui se retrouvera dans l’œil du cyclone.

Voila, en espérant que ces quelques lignes seront prises pour ce qu’elles sont, une modeste invitation au débat, une modeste invitation à réfléchir à cette situation que l’on ne peut ignorer mais qui en essayant de clôturer des chemins, offre à ceux qui veulent se battre pour la liberté de nouveaux espaces de diffusion dans la solidarité révolutionnaire. A ceux qui ne voudront pas comprendre cela et qui trouveront toujours matière à s’évader de la guerre sociale, à ceux aussi, qui pleurent sur la carcasse d’une banque, c’est notre mépris que nous souhaitons renvoyer. Aux autres, notre solidarité et nos affinités. Un salut à ceux qui ne sont pas restés au chaud ces derniers temps et qui savent bien que la lutte ne s’arrêtera pas pour si peu. Nous voulons la liberté pour tous, avec ou sans-papier, nous voulons reprendre à l’État le contrôle qu’il exerce sur nos vies.

Pour un monde sans prisons,
Pour un monde qui ne soit pas une prison.


Mars 2010,
Dan et Olivier.

Notes

[1] - Nadir Autmani : 30 mois ferme (le proc avait requis 36 mois dont 6 avec sursis),
- Hani Ashraf : 24 mois (le proc avait requis 3 ans ferme) mais aurait droit à un nouveau procès,
- Samir Awadi : 12 mois ferme (le proc avait requis 18 mois dont 6 avec sursis),
- Hassen Belkader : 8 mois (le proc avait requis 6 à 8 mois),
- Bozkurt : 8 mois (le proc avait requis 6 mois ferme) peut être aurait droit à un nouveau procès,
- Moïse Diakité : 36 mois ferme (le proc avait requis 36 mois dont 6 avec sursis),
- Ali Diallo : 30 mois dont 6 avec sursis (c’est ce que le proc avait demandé),
- Mahamadou Dramé : 30 mois dont 6 avec sursis (c’est ce que le proc avait demandé),
- Ekma Moktaré : 12 mois ferme (le proc avait requis 18 mois dont 8 avec sursis),
- Mohamed Salah : 30 mois ferme (le proc avait requis 36 mois dont 6 mois avec sursis)."

Un vautour en demie finale

"Un vautour en demie finale

On en apprend des choses en lisant la presse sportive !

Ainsi, dans "L'Equipe" du jeudi 25 mars, dans un article sur la soirée de qualification du club amateur (4e division) de l'US Quevilly (76) pour la demie finale de la coupe de France de football, on apprend que lendemain le joueur Fodié Traoré se rend à son travail "dans la police nationale, au centre de rétention des sans papiers". Il y a de fortes chances qu'il s'agisse du CRA de Oissel (76 également), qui est connu pour accueillir des familles de sans papiers.
Ce milieu de terrain de 25 ans est donc activement impliqué dans la machine à expulser. Son équipe jouera le 13 ou le 14 avril contre le PSG, probablement à Rouen.
La subite exposition d'un vautour de première classe donnera à imaginer à tous les amoureux de la liberté.

A bas les frontières et ceux qui les défendent et en profitent !"

http://nantes.indymedia.org/article/20222

11 voitures brûlées près de l'aéroport de Santiago du Chili

"(Presse)

Onze véhicules ont brûlé pour un total de 150 millions de pesos (210 000 € environ) de dégâts dans un incendie qui s'est déclenché dans un magasin de location de véhicule situé à coté de l'aéroport de Santiago du Chili dans la nuit de vendredi.

Le feu s'est déclenché vers 20h dans un bâtiment de Rent A Car. Les flammes se sont rapidement propagées, enflammant un véhicule, ce qui a entraîné une réaction en chaîne et en a calciné dix autres.

La police (Lacrim, section de la police d'investigation - PDI) recherche les origines du sinistre, qui aurait été causé de manière intentionnelle."

http://liberaciontotal.entodaspartes.net/archives/8986

Action de solidarité avec les compagnons/camarades grecs

"La nuit dimanche 28 à lundi 29 Mars à Paris, les deux portes d’entrée de l’église orthodoxe grecque, rue lafferière ont été incendiées. Les deux distributeurs et les vitres de la BNP rue de Bretagne ont été brisées : cette banque possède une des plus grosses banques grecques, la Piraeus Bank.

Solidarité avec tous les otages de l’état (voleurs de pain ou poseurs de bombes). Bon vent à tous ceux qui sont en cavale.

Aggravons la crise, ici comme ailleurs ! "

http://nantes.indymedia.org/article/20229

Manifestation:11 personnes toujours en garde à vue

"Après 110 interpellations dimanche lors d'une manifestation anticarcérale, 11 personnes sont toujours en garde à vue

Onze personnes, parmi les 110 conduites au commissariat dimanche après-midi, à l'issue d'une manifestation anticarcérale aux abords de la prison de la Santé à Paris (XIVe), se trouvaient toujours en garde à vue lundi midi, a-t-on appris auprès de la préfecture de police (PP).


Cagoules et fusée de détresse
Dimanche après-midi, plusieurs dizaines de personnes ont participé à une marche contre l'enfermement et en solidarité avec les personnes incarcérées à la prison de la Santé, entre la place Denfert-Rochereau et la prison.

Lors du défilé, à la hauteur du boulevard Saint-Jacques, une fusée de détresse maritime a été tirée par un manifestant brisant la vitre d'unappartement, a-t-on précisé, alors que des manifestants enfilaient des cagoules.

A l'arrivée du cortège, à l'angle du boulevard Saint-Jacques et de la rue de la Santé, à la suite des dégradations et en raison d'un risque de trouble à l'ordre public, selon la même source, la police a interpellé 110 personnes dans le cadre de la loi du 2 mars 2010 pour participation à un groupement en vue de la commission de violences volontaires, de destructions ou de dégradations.

Les 110 personnes ont été conduites dans différents commissariats de la capitale et 61 d'entres elles placées en garde à vue, les autres étant laissées libres après vérification d'identité.

Des gardes à vue en vertu de la nouvelle loi du 2 mars
Onze personnes se trouvaient toujours en garde à vue lundi matin poursuivies pour le jet de la fusée et des insultes envers les forces de l'ordre.

La loi 2010-201 du 2 mars, qui a trouvé l'une de ses premières applications dimanche à Paris, prévoit le renforcement de la lutte contre les violences de groupes et la protection des personnes chargées d'une mission de service public.

Dans son chapitre 1er, consacré au renforcement de la lutte contre les bandes violentes, elle prévoit, dans son article 1, que "le fait pour une personne de participer sciemment à un groupement, même formé de façon temporaire, en vue de la préparation, caractérisée par un ou plusieurs faits matériels, de violences volontaires contre les personnes ou de destruction ou dégradations de biens est puni d'un an d'emprisonnement et de 15.000 euros d'amende".

Dans son article 3 la nouvelle loi réprime le fait pour une personne "dissimulant volontairement en tout ou partie de son visage afin de ne pas être identifiée" une peine de trois ans d'emprisonnement et de 45.000 euros d'amende qui peut-être portée à 5 ans d'emprisonnement et 75.000 euros amende si la personne qui dissimule son visage est armée.

La "marche contre l'enfermement et en solidarité avec les personnes incarcérées à la prison de la Santé" était une manifestation autorisée.

Le syndicat Sud Etudiant a dénoncé dans un communiqué une "opération policière proprement scandaleuse".
Selon le syndicat, "un concert a eu lieu devant 150 personnes pour dénoncer l'état des prisons en France, après la manifestation. Alors qu'aucune violence significative n'était à signifier de notre côté, les policiers ont envahi la salle de concert pour arrêter au moins les deux tiers de la salle, sans autre forme de procès", a affirmé Sud Etudiant."

Source

Lantin: un détenu mord un gardien à sang

"Un détenu de la prison de Lantin qui refusait de rentrer en cellule après la promenade vendredi soir a porté des coups à un gardien, le mordant finalement à sang au bras.

La victime a dû être recousue.

Quant au détenu, il a fallu employer la force pour le faire rentrer dans sa cellule."

Source

Même pas les chocottes

Émeutes dans un quartier d’Annaba (Algérie) : 18 personnes, dont 5 policiers, blessées

"Quelques jours après les tensions provoquées par une dispute entre les gardiens du marché de fruits et légumes de la commune de El Bouni, c’est au tour de la cité Sidi Salem, avec ses 50'000 habitants, dans la même commune, de s’embraser.


La démolition de 35 constructions illicites serait à l’origine des attroupements de protestation provoqués par plusieurs personnes ce jeudi. Après s’être constituées en petits groupes, ces personnes se sont attaquées aux forces de l’ordre chargées d’assurer la sécurité des engins de démolition et de leurs conducteurs. Il en a résulté une véritable bataille rangée : 18 personnes, dont cinq policiers, ont été blessés. Évacuées sur les urgences de l’hôpital Ibn Rochd, plusieurs blessés légers ont regagné leurs foyers.

Selon les services de l’urbanisme et de la commune de El Bouni, les 35 constructions illicites démolies étaient non seulement contraire à tous les principes de l’urbanisme et de la construction, mais elles représentaient aussi un danger mortel pour leurs occupants et le voisinage. Depuis jeudi, la cité Sidi Salem à forte concentration de familles démunies est placée sous haute surveillance policière.

Source Tout sur l'Algérie"

http://juralibertaire.over-blog.com/article-annaba-algerie-encore-des-emeutes-du-logement-47603841.html

MOBIB-bip-bip-boum

"Construit avec la sueur et la peine d’immigrés dans les catacombes d’une ville monstrueuse, là où la lumière du jour ne pénètre pas, se trouve le territoire de… el STIB.

« La STIB, voilà une entreprise noble » chante radieusement son club de fans en chœur, « elle t’emmène là où tu doit être. » Ses métros et ses trams te transportent à travers tout Bruxelles. Bruxelles, ville de verre luminescent, de béton, d’argent et de pauvreté. Ville de parlementaires européens et de diplomates, de sans-papiers et de sans-abris, de lofts luxueux et d'une Gare du Nord pour les pauvres. La STIB relie les différents coins de cette ville, fonce des temples du business vers les quartiers débordants de pauvreté. La STIB t’emmène là où tu dois être, n'est-ce donc pas ça la liberté de circulation, même si les frontières s'érigent clairement un peu partout dans la ville ? Surtout qu'avec son MOBIB, cette chère STIB en rajoute même une couche : dès du premier juin, des portiques vitrés entreront en fonction. Et à partir de là, seul celui qui a de l’argent entrera.
Liberté de circulation ? Là où se diffusent en surface les yeux des caméras, la STIB s’en charge aussi en souterrain, pour que la circulation de la ville continue d'être contrôlée. Les déplacements des clients MOBIB sont convenablement enregistrés et mémorisés dans leurs ordinateurs. Les équipes de prévention se multiplient à un rythme hallucinant, chiens de garde irritants qui guettent tout mouvement dans le tram ou le métro, à défaut d'avoir leur propre vie. Caméras dans les rames, caméras souterraines, la liberté semble très lointaine.
Liberté de circulation, hopla ! De la maison au boulot, au maison-boulot-maison-boulot, entassés comme des sardines. « Veuillez vous éloigner de la porte, gelieve u bij de deuren te verwijderen, », presque tout le monde est malheureux, et pourtant tout reste imperturbable.
Liberté de circulation, et voilà déjà un commando de contrôleurs sur les quais ; les fraudeurs sont verbalisés, les personnes recherchées livrées à la police, et les sans-papiers pareil. La STIB t’emmène partout, au-delà même de toute frontière, jusqu’au Maroc ou en Afghanistan.
Et tout continue. C'est chaque nouveau jour le même trajet misérablement triste. La Brouckère-Bourse-Beueueurs-Anneesens-Lemonnier. En sortant, vite fermer les yeux sur les gens qui dorment dans les couloirs, prendre l’escalier roulant et, surprise !, le soleil est déjà couché. Une consolation tout de même, on se retrouve au moins enfin à l’air libre, et là où on devait être.

Et tout continue, continue, continue, jusqu’à ce que… MOBIB-bip-bip-hourra ! Aujourd’hui, on pouvait lire dans les journaux que les portiques MOBIB de différentes stations de métro ont été saccagés à plusieurs reprises. Voilà de petits gestes, voilà autre chose que huit heures de travail alimentant le compte de ton gras patron. Voilà de petits gestes, et avec quelle imagination ! Il y en a qui disent que ces actes de destruction ne sont rien d’autre que l’expression de frustrations. Braves citoyens choqués qu’il existe de méchantes personnes qui, avec les notes de MOBIB-bip-bip, ont composé leur propre chanson : MOBIB-bip-bip-boum ! Et nous, nous disons encore et encore, saccage ! Rompre avec ce monde, rompre ce monde. Quelque chose de différent est possible, on peut briser le cycle de ce laminoir d’ennui, de dépression, d’étouffement, de faim et d'absence de perspective.

Vandales, profiteurs (du « frauder est injuste pour ceux qui payent » à « cette carte MOBIB est quand même pratique, elle rentre dans ton portefeuille, » cool-MOBIB, jusqu'à « ils feraient mieux d’aller bosser ou d'être à l’école, plutôt que de traîner dans les métros. ») ! Voilà comment sonne l'éternelle complainte des esclaves volontaires. Heil à la STIB et à Bruxelles, ma ville.
Aujourd’hui pourtant, ces funestes histoires ne peuvent pas nous atteindre. Aujourd’hui, la nouvelle annoncée dans les journaux résonne comme un chant de joie dans nos têtes. Saccage des portiques MOBIB : quelle fête ! Aujourd’hui pourtant, les visages malheureux du métro ne nous saisiront pas, car nous avons entrevu comme la lueur de quelque chose de différent, quelque chose qui rompt avec l’éternel esclavage et l’oppression. Et dans notre cœur brille à nouveau ce rêve, ce rêve d'un monde sans patrons, sans frontières, sans territoires ni argent. Ce monde dans lequel nous n’irons pas où nous devons aller (boulot-famille-école-église-institution psychiatrique-prison-camp de déportation), mais là où nous voulons être.

Et pour finir, encore une, encore une fois : "ses distributeurs sont partout" ! Et tous ensemble maintenant : "MOBIB-bip-bip-BOUM" !"

Extrait de Hors Service n°3, journal anarchiste.

APE Singe des rues

video

Autoréduc chez Carrefour à Bruxelles

" Ce jeudi matin, aux alentours de 11 heures, la tranquillité du supermarché Carrefour de Scharbeek a été perturbée quelques instants. Des dizaines de personnes ont décidé d’en sortir des sacs remplis de victuailles sans se soucier du passage par la case caisse. En partant, ils ont répandu derrière eux quelques pièces… en chocolat et le tract ci-dessous :


Crise ou pas crise, nous sommes de plus en plus nombreux à faire les courses avec de grandes poches ou de petits sacs. C’est un geste quotidien, on accepte de payer les pâtes, mais le chocolat, ça, ils peuvent se le mettre dans l’os. D’abord, parce qu’on a pas les ronds, ensuite, parce qu’on a pas envie de choisir entre une déception de luxe et une déception discount, et nourrir notre frustration plutôt que nos estomacs.

Mais aujourd’hui nous nous servons ouvertement, et en groupe, pour répandre la bonne nouvelle : les employés de Carrefour ont choisi comme première réponse la grève spontanée.

Car si parfois, au détour d’un rayon, l’employé et le voleur sont adversaires, l’un et l’autre sont abusés par Carrefour, que ce soit par un ticket de caisse ou par un contrat de travail. Et chacun ses façons de faire mal à M. Carrefour, en tapant directement au portefeuille.

Maintenant que les syndicats négocient, et reprennent le contrôle de la riposte, une question se pose.

Est-ce sa caisse ou son rayon que l’on défend, ou la possibilité de ne plus y passer des jours et des années à y gagner de quoi survivre ?

Que ce soit les intérimaires et les jobistes embauchés-virés, ou les contrats à vie, qu’y a-t-il à défendre pour ceux qui ne reçoivent que les miettes ?

Au mieux, une belle prime pour pouvoir vivre quelques mois les mains déliées de tout travail.

Alors n’attendons plus. Ouvrons grand les Carrefour, et ensuite, pourquoi pas les autres.

Que chacun se serve de ce dont il a besoin.

Il ne nous suffit plus d’infliger des pertes aux patrons ; nous avons tant à gagner.

En premier lieu, la liberté."

http://juralibertaire.over-blog.com/article-autoreduc-chez-carrefour-a-bruxelles-47603334.html

Affiche en commémoration du 29 mars

"Une affiche à diffuser, imprimer, coller et pour ne pas oublier que seule l'action et son contenu sont les véritables différences entre ceux qui aspirent dès maintenant à la liberté complète et ceux qui se satisfont d'élaborer et de diriger la lutte vers de nouveaux ou d'anciens modèles de société.
N'oublions pas que la destruction et la construction vont de pair, et que l'on ne peut penser ni forger l'avenir en pensant que tout le monde nous est ennemi, mais sans idéaliser non plus les individus parce qu'ils sont ouvriers ou vivent dans des quartiers pauvres (poblacion).
C'est pour cela que tout acte visant à détruire le pouvoir sous toutes ses formes est plus valable, nécessaire et honnête que n'importe quel débat virtuel.

NI POUVOIR BOURGEOIS NI POUVOIR POPULAIRE
DÉTRUISONS TOUTES LES AUTORITÉS"



Sur l'affiche : "Celui qui lutte pour la liberté ne laisse pas de trêve à l'autorité.
Pour les compagnons décédés, pour les prisonniers dans les taules du pouvoir.
Dans le combat quotidien, rien ni personne n'est oublié".

http://liberaciontotal.entodaspartes.net/archives/8991

PDF : http://liberaciontotal.entodaspartes.net/files/2010/03/afiche.pdf

Vague d'interpellations lors d'une manif anticarcérale

"Une manifestation en soutien aux détenus s'est soldée par une centaine d'arrestations pour des raisons encore floues.

La confusion règne autour de l'arrestation d'une centaine de manifestants, ce dimanche à Paris aux abords de la prison de la Santé (XIVe). Lancée à l'initiative de différents collectifs anticarcéraux, la "manifestation concert" devait démarrer de la place Denfert-Rochereau vers 15H00 pour se rendre aux abords de la prison, elle aurait rassemblé quelque 200 personnes avant que les policiers ne procèdent à de nombreuses interpellations, a appris l'AFP de source policière, sans que l'on sache précisément ce qui s'est passé au cours de cette mobilisation qui avait été autorisée.

En tout, 110 personnes auraient été interpellées, selon la même source, pour "dégradations de biens publics et de biens privés". Des manifestants nient quant à eux avoir jeté des projectiles sur la police, tandis que le syndicat Sud Etudiant a dénoncé dans un communiqué une "opération policière proprement scandaleuse".

"Il y a eu quelques pétards pendant la manifestation mais pas de jets de projectiles", a raconté à l'AFP une jeune fille, qui a réclamé l'anonymat, affirmant que les policiers avaient fait usage de gaz lacrymogènes."

Source

Manif anti-carcérale : récit

"15h à Denfert-Rochereau, on peine à trouver la manif, il faut dire qu’il y a plus de monde qui fait la queue pour visiter les catacombes que devant le camion sono, une dizaine de personnes, tout au plus. Finalement on attends près du camion, le temps de se rendre compte que les civils sont déjà bien présents. Une heure plus tard, ça se lance, on descend le boulevard Saint-Jacques quelques mètres puis on stop. La Santé est de l’autre côté du metro aérien. La musique est à fond, quelques slogans sont lancés, mais finalement, vu de l’extérieur, ça semble franchement dérisoire, même pas sûr que les prisonniers entendent. Deux fusées de détresses sont tirés en direction de la prison, dont une qui finit sa course dans un immeuble, peut-être l’un des délit qui servira de prétexte...

Après quelques dizaines de minutes à poireauter là, le cul entre deux chaises, le cortège continue sa route jusqu’au prochaine passage qui permet de passer sous le metro aérien. Les CRS sont déjà présent à l’entrée de la petite rue avec casque bouclier et grille anti-émeute. La sono s’engage et se met face à ce cordon de flics, quelques types mettent des écharpes mais sans plus, de toute manière le rapport de force est inégal, rien que les flics en civils pouvaient foutre tout le monde à terre. S’ensuit un ballet assez émouvant, les cordons de CRS s’installent tranquillement, d’abord derrière, empêchant toute retraite, puis sur les côtés. Incrédules, la plupart des gens ne réagissent pas, la manif est déclarée, rien ne laisse présager une interpellation. Le joyeux bordel continue presque comme si de rien n’était, le concert se poursuit sur le camion, mais rapidement le malaise s’installe, ceux qui veulent sortir sont refoulés et l’encerclement se resserre. Les civils font deux percés pour serrer un organisateur et un autre type qu’ils emmènent dans une camionnette banalisée. Les CRS finissent le boulot, resserrant de plus en plus l’étreinte, ils embarquent les militants un par un dans les cars stationnés non loin.

Il semble évident que ces arrestations avaient été planifiées, vu le déploiement de force de l’ordre, vu les faux prétextes utilisés et le ciblage très précis de ceux qui ont été arrêtés en premiers, ça ne fait aucun doute. Il suffisait d’un petit faux pas pour donner un prétexte quelconque servant de base à ces arrestations. Le faible nombre de personne a sans doute facilité les choses puisqu’il devait y avoir au moins 3 flics par manifestants, voir plus..."

https://paris.indymedia.org/spip.php?article378

Récit de la balade contre les expulsions et la propriété privée (Grenoble)

"Samedi 27 mars, une "balade contre les expulsions et la propriété privée était organisée à Grenoble, dans le cadre du festival intersquat "Attaque frontale".

Une centaine de personnes se sont rassemblées vers 16h30, place Saint-Bruno, avant de partir en manif sauvage pour une petite heure de réappropriation offensive de la ville... Si la pluie n’avait pas été au rendez-vous, les manifestant-e-s auraient certainement été plus nombreux-euses, mais on ne va pas se plaindre, tout le monde s’est plutôt bien amusé.

Au départ, une personne a présenté brièvement la balade, l’accompagnant d’un topo "juridique" plutôt bienvenu.

Dans une ambiance moitié black bloc moitié carnaval, certain-e-s manifestant-e-s sont déguisé-e-s, beaucoup sont déjà masqué-e-s, et des tas de loups sont distribués à celles et ceux dont le visage est encore découvert.

Détail appréciable, la police se fait remarquer par son absence.
Au même moment, y’a le "No Sarko day", où il ne se passe rien, mais là-bas, à côté de la préf’ et du parc Mistral, la police veille.

Faut dire, qu’est-ce que des flics viendraient faire à une balade ? En plus, il pleut.

La balade commence en remontant la rue de l’Abbé Grégoire, assez tranquillement, derrière une banderole "Contre la propriété privée, prenons la ville". Il y avait au moins quatre autres banderoles, dont deux renforcées, une avec rien dessus, une grande "Grève des loyers, grève générale" et deux plus petites avec "Squatte ta ville" et "ACAB" (c’est-à-dire "All cops are bastards", en français "Tous les flics sont des bâtards"). Quelques slogans sont lancés, les principaux étant "Non aux expulsions, grève des loyers" se terminant alternativement par "insurrection" et "occupation", "Squatteurs, locataires, solidarité face aux propriétaires" et le classique mais toujours apprécié "A bas l’Etat, les flics et les patrons". Au fil de la balade, d’autres slogans se feront entendre, des ironiques "Non non non, oui oui oui, à bas Abba" et "Abba, c’est un groupe suédois" au "Flics, porcs, assassins" quand ceux-ci commenceront à se faire remarquer par leur présence."

Suite : http://grenoble.indymedia.org/2010-03-29-Recit-de-la-balade-contre-les

dimanche 28 mars 2010

Communiqué suite à la manifestation anti-carcérale - Rassemblement de soutien

"Ce dimanche 28 mars, une manifestation anticarcérale de solidarité envers toutes les personnes incarcérées avait lieu à Paris, aux abords de la prison de la Santé.

Bien qu’autorisée, la manifestation a rapidement été encerclée par un important dispositif policier, pendant le concert de soutien. Plus de 100 personnes ont été interpelées sans motif, puis transférées dans différents commissariats parisiens.

Selon les chiffres dont nous disposons, une soixantaine de gardes à vue à été notifiée :

- Plus de 30 au commissariat du 11ème.
- 21 au commissariat de la Goutte d’or (18ème).
- Quelques unes au commissariat du 14ème.
- 1 à Riquet qui pourrait basculer sous le régime de l’antiterrorisme.

Ces gardes à vue relèvent de l’article 222-14-2 du Code Pénal qui permet d’interpeller toute personne participant à une manifestation au cours de laquelle les forces de l’ordre considèrent que des dégradations ont été commises.

Un rassemblemant de soutien et de protestation est appelé le lundi 29 mars à 17 heures, métro Riquet, 18ème, à proximité du commissariat.

nb : Si vous avez des ami-e-s en garde à vue, pensez à préparer les garanties de représentation qui seront utiles devant le juge : fiches de paie, attestations de domicile, etc..."

https://paris.indymedia.org/spip.php?article371

Manif devant la Santé: 110 arrestations

"Cent dix personnes ont été interpellées cet après-midi à Paris lors d'une manifestation anticarcérale aux abords de la prison de la Santé, dans le XIVe arrondissement, a-t-on appris de source policière.

Cette "marche contre l'enfermement et en solidarité avec les personnes incarcérées à la prison de la Santé" était une manifestation autorisée, selon la même source. Elle devait partir vers 15h00 de la place Denfert-Rochereau et arriver aux abords de la Santé.

"Cent dix personnes ont interpellées à l'arrivée de la manifestation pour dégradations de biens publics et de biens privés", a-t-on ajouté de même source sans pouvoir préciser dans l'immédiat s'il y avait eu des heurts avec la police ni où ces personnes avaient été conduites."

Source

Arrestations à Paris cet aprem

"Urgent arrestations en cours manif anticarcerale a paris

Message recu par téléphone il y une dizaine de minutes des copains et copines se feraient embarquer a la suite de la manifestation anticarcérale de cette après midi

Pas plus de précisions pour le moment ni sur l’endroit et le commisariat ou on les a embarqués

Libération de nos camarades"

https://paris.indymedia.org/spip.php?article356


"Une cinquantaine de manifestants ont été arrétés cet après-midi lors de la manifestation de soutien aux personnes incarcérées à proximité de la prison de la santé. Ils ont été conduits au commissariat du 11 ième Passage Charles Dallery 75011, métro voltaire."

https://paris.indymedia.org/spip.php?article357


"Il y aurait entre 100 et 150 arrestations suite à au rassemblement devant la santé. les arrêtés sont répartis sur trois commissariat : Ledru Rollin, La goutte d’or et porte de Clignancourt.

Une partie d’entre eux seraient en garde à vue.

libération de nos camarades !!"

https://paris.indymedia.org/spip.php?article361

La pie bavarde

"Je ne suis qu’une vilaine petite pie, un peu anar, un peu voleuse, qui n’a jamais pu s’empêcher de jacasser.

Vous trouverez sur ce site des textes piochés par-ci, par-là, comme font les pies avec tout ce qui brille dans ce monde obscure. Ainsi que quelques vieilleries perso et autres billets d’humeur…"



(Clique pour consulter)

FTP

Un plan détaillé de la vidéosurveillance de Grenoble et son agglomération

"Suite à l’installation de nouvelles caméras à Grenoble, la question se posait de l’ampleur de la vidéosurveillance dans la ville et son agglomération.

Pour rappel un tract "démontons les caméras" circule.

Voilà un premier plan non exhaustif. [...]"

http://grenoble.indymedia.org/2010-03-27-Un-plan-detaille-de-la

Yvelines: affrontements entre policiers et jeunes

"Vendredi soir, à Achères, dans les Yvelines, les forces de l’ordre sont intervenues au moment où une quinzaine de jeunes étaient en train de dégrader des voitures.

Les jeunes se sont alors affrontés aux policiers, en leur jetant divers projectiles.

Les policiers ont interpellé une dizaine de personnes.

Un enquête préliminaire a été ouverte à la suite de ces violences."

Source

Sur la responsabilite individuelle

"Nous, en tant qu’individus, nous luttons pour l’affirmation de l’individu et contre des individus : on ne tire pas « sur des uniformes » mais sur des hommes, on ne frappe pas la bourgeoisie mais des hommes, on n’attaque pas des idéologies mais des hommes. Si nous voulons que l’homme soit libre, nous devons reconnaître l’humanité et l’unicité même dans le pire des ennemis."

http://acorpsperdu.wikidot.com/sur-la-responsabilite-individuelle

Italie: un colis menaçant adressé à Berlusconi, un autre prend feu à Milan

[Pour information...]

"Un colis menaçant à l'adresse du chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi a été retrouvé à proximité de Milan (nord), tandis qu'un second colis piégé a pris feu samedi matin dans la même ville, blessant légèrement un postier, ont annoncé les forces de l'ordre.
Une grosse enveloppe contenant une lettre de menace à l'adresse de M. Berlusconi -- "tu finiras comme une souris -- et d'autres dirigeants de son parti du Peuple de la liberté (PDL) ainsi qu'une balle, a été retrouvée vendredi soir à la poste de Linate, dans la banlieue de Milan, ont annoncé samedi les carabiniers de la capitale économique italienne.

La lettre était adressée au domicile privé de Silvio Berlusconi dans la région de Milan.
Le chef du gouvernement italien se trouve depuis samedi matin à Syrte, en Libye, où il participe aux travaux du sommet de la Ligue arabe.
Selon l'agence Ansa, la lettre anonyme contenait des dessins représentant des figures humaines sous lesquelles se trouvaient les noms de quatre dirigeants du PDL, dont Ignazio La Russa, ministre de la Défense.
Un autre colis piégé a pris feu samedi à l'aube dans un centre de tri de la poste à Milan, blessant légèrement aux mains un employé, a indiqué pour sa part la police.
Selon la préfecture de Milan, le colis piégé qui a pris feu contenait également des menaces contre le ministre de l'Intérieur, Roberto Maroni, et il a été revendiqué par la Fédération anarchiste informelle (FAI).
"Il y avait dans le colis une petite feuille avec le message suivant +on viole dans les centres d'identification pour les étrangers, Maroni est complice+", a précisé la police à l'AFP.
La FAI avait déjà posé un engin incendiaire en décembre dernier dans un couloir de l'université milanaise Bocconi."

Source

Neuquén (Argentine): affrontements lors de la manif du Jour de la Mémoire

"Des incidents ont eu lieu lors de la marche du Jour de la Mémoire, lorsqu'un groupe d'individus encapuchonnés a attaqué à coup de pierres et de cocktails molotov un commissariat.

La police parle d'un groupe d'environ quarante personnes qui s'est retranché dans le cortège après l'attaque, pour éviter l'arrestation.

"Un groupe de manifestants a tenté d'incendier la maison du Général de Brigade", a affirmé Guillermo Pellini, secrétaire d'Etat à la Sécurité.

Durant les incidents, les attaquants ont lancé des molotov- dont un a touché un magasin de vidéos- et brisé des vitres de commerces de l'Avenue Argentine et de l'Hôtel del Comahue.

La police a repoussé les assaillants à l'aide gaz lacrymogènes. [...]

Traduit de l'espagnol depuis Ai ferri corti"

http://pagheretetutto.blogspot.com/2010/03/neuquen-argentine-affrontements-lors-de.html

Que se passe-t-il ?

"Mercredi passé, la brigade antiterroriste a perquisitionné une personne liée au cemab. De ce fait, personne ne sait quelles sont les mesures prises par ces services, cemab ne peut dorénavant plus garantir l'anonymat des posts. A l'avenir, nous cacherons systématiquement les posts qui pourraient poser un problème."

http://cemab.be/

México: attaque au molotov contre deux distributeurs de billets

"" La nuit du 21 mars [...] trois cocktails molotov ont été lancés contre les deux DAB de l'agence Banamex dans le quartier Iztapalapa. [...]

Nous nous unissons dans la bataille contre le pouvoir, sans médiation, livrée au Mexique comme partout. Nous en profitons pour dire merde aux flics du parti communiste qui ont viré les compagnons de la maison occupée "odio punk" au Chili. Une fois de plus les communistes font un travail de flics, agissant comme de bons proprios qui défendent leur propriété.

Pour la fin de la société marchande, pour reprendre le contrôle de nos vies, pour la destruction de l'Etat-Capital, pour la solidarité avec les compagnons engeôlés: Giannis Dimitrakis, Alfredo Bonanno, Gabriel Pombo, Marcos Camenish, Emmanuel Hernández Hernández, Víctor Herrera Govea , et Abraham López Martínez. Pour la destruction de la société carcérale. Pour la destruction de la société capitaliste et la construction d'un monde libre.

Parce que la guerre sociale n'est ni un jeu ni une plaisanterie, mais bien une réalité en développement constant.

Mort à l'Etat, vive l'anarchie !

Brigades d'action incendiaire - Compagnon Mauricio Morales

Traduit de l'espagnol depuis Ai ferri corti"

http://pagheretetutto.blogspot.com/2010/03/mexico-attaque-au-molotov-contre-deux.html

samedi 27 mars 2010

Rotterdam : blocage d’un chantier de construction de centre de detention

"Rotterdam : blocage d’un chantier de construction de centre de detention
Hier, 25 mars, 5h00 du matin, Rotterdam, hollande, dans la forteresse europe



Certains bloquaient l’acces a l’exterieur, d’autres le batiment meme, a l’interieur. Il y avait notament des gens sur le toit, ou l’on pouvait lire sur une banderole SCHANDE (honte, en francais)

Les ouvriers ne pouvaient pas travailler (certains d’entre eux sont migrants !)

La police est arrivee rapidement, dabord alertee par la police aerienne de l’aeroport tout pret. Ils etaient apparement tres desorganises, comme souvent, et ont vaiment joue le jeu de la negociation, ce qui a joue beaucoup en la faveur du te ;ps de blocage, mais aussi a la fuite sans controle d’ientite d’activistes non enchaines a l’exterieur. au bout de peut etre 5 heures de blocage, les policiers sont montes sur le toit d’un batiment voisin, jumelles aux mains, et d ;autres ont passe une barriere, pour acceder a l’interieur du chantier, le centre ferme, et voir ainsi les bloqueurs qui y etaient. Un helicoptere, a notement ete depeche a ce moment la, je pense pour les photos... Au bout de peut etre 12 heures de blocage, les activistes etaient arreteEs, avec divers chefs d,accusation (en hollandes, ils procedent par articles de lois, genre, ils disent : vous avez l’article 1234, violation de chepakoi.

Donc, les gens sont emprisonnes dans un comissariat de Rotterdam, et cela peut durer trois jours pour ceux qui tiennent a garder l’anonymat. Apres cela, il-el-es peuvent etre enfermes en centre de detention, s’ilLLEs refusent de donner leur nom. Aussi, une action de la clown army se menait a l,aeroport. trois filles en businesswomen avec un stand de fausse agence de voyage, qui faisait la promotion de destination de reve pour migrants, les pays ont sont expulses les refugies Elles n ont ete ni identifiees, ni arretees, ce qui est vraiment pas mal

Par ailleurs, une noise demo est prevue ce soir devant le commissariat de Rotterdam, ou les camarades sont enfermeEs

A noter qu,une manif contre les centres de detention est prevue a vottem, pres de liege, ou se tient une prison pour sans pap’

No borders, no nations, stop deportations ! Libre circulation pour toutEs, une prison ne peut pas etre humaine

l'article de indy hollande :

http://indymedia.nl/nl/2010/03/66237.shtml"

http://nantes.indymedia.org/article/20196

hors sol site contre les rfid et le meilleur des mondes

"hors sol site contre les rfid et le meilleur des mondes

En avril 2009, Lille Métropole Communauté Urbaine votait la mise en place d’une carte de transports équipée de puces RFID. Avec ces puces émettrices, des bornes nous détecteront, parfois jusqu’à plusieurs mêtres. Plus forte qu’un pass Navigo, cette carte sera étendue à tous les transports en commun de la région : TER, bus, vélos en location, parkings… Mais aussi cette seule et même carte contrôlera les entrées des divers services municipaux comme les piscines, les bibliothèques, les restos scolaires


Cette technologie est détestable à plus d’un titre :

Inventée d’abord par les militaires étatsuniens pendant le second conflit mondial, elle est aujourd’hui développée par les grandes entreprises d’armement, la grande distribution, et leurs chercheurs soumis. Leurs intérêts ne sont pas les nôtres.

Avec cette technologie, le fichage des « administrés » sera généralisé. Personne aujourd’hui, et sûrement pas la CNIL, ne peut garantir l’anonymat ou l’étanchéité des données récoltées.

Surnommée « Passeport pour la vie quotidienne » par LMCU, la carte multipiera les check-points, les points de contrôle, et fera de la ville une zone de guerre. Face aux machines et aux bornes, nous devrons nous soumetttre. Entre zéro et un, pas de discussion.

Aidées par la vidéo-surveillance qui se généralise dans les transports et dans les rues, les RFID feront de nous d’éternels suspects que les (techno)flics pourront surveiller sans cesse.

La technologie RFID nous réduit à l’état de flux que l’on gère, administre, numérise et rationalise froidement. Le hasard et l’imprévu qui font la vie, s’automatiseront.

Ce site a la vocation d’être une ressource documentaire critique des RFID et de leur monde. Mais aussi un relais des luttes contre les projets de LMCU et des entreprises du coin. Bien conscientEs des limites et des travers du « monde numérisé » hors-sol, ce site ne peut-être qu’un outil, inerte par définition, au service de la « vie réelle ».

http://www.hors-sol.herbesfolles.org/ "


http://nantes.indymedia.org/article/20193

vendredi 26 mars 2010

Rovereto (italie) : incendie d’un distributeur de billets en solidarité avec les compagnons grecs

"(presse locale) Rovereto : L’attaque incendiaire de la nuit de dimanche à lundi contre un distributeur de billets de l’Unicredit à Volano, a été revendiquée.

Dans une lettre parvenue à la rédaction locale du quotidien L’Adige, les auteurs anonymes revendiquent l’action en faisant référence aux récentes enquêtes contre lse anarchistes et l’incarcération [en fait il a été abattu par les flics] d’un jeune grec [Lambros, comme le précise L’Adige ailleurs].

Le documuent a étét remis aux agents du commissariat de Rovereto pour l’enquête. L’engin incendiaire, une bouteille pleine de liquide inflammable reliée à une cigarette, avait pris quelques minutes après qu’un passant se soit arrêté devant le distruibuteur et ait appelé la police.

Traduit de l’italien de informa-azione,Ven, 26/03/2010 - 10:12"

http://cettesemaine.free.fr/spip/article.php3?id_article=3085

Rome : action incendiaire suite aux attaques racistes contre Tor Vegana

"Mercredi 17 mars

Dans la nuit, le local de Forza Italia [parti de Berlusconi au pouvoir] a étét attaqué Piazza Vescovio. Deux molotov ont étét lancés et deux voitures de luxe incendiées. Enfin, le tag "pour lundi" a étté laissé à côté du local.

Avec cette action, nous voulons exprimer notre solidarité aux jeunes qui ont étét blessés et à ceux qui ont étét contrôlés à Tor Vegana.
Nous ne faisons pas de différence entre lse différents fascistes, l’un vaut l’autre dans l’attaque. Tous sont la mêmem merde ! Notre rage est vive et brûle.

Laissez parler l’action

CompagnonNEs de tout Rome"

Ndt : Le 15 mars, dans l’athénée de Tor Vegana dans l’univeristé de Droit, des étudiants manifestaient pour protester contre la présence de l’extrême-droite à l’université, quand une quarantaine de fascistes leur sont tombés dessus et les ont tabassés dans les couloirs puis à l’extérieur, envoyant 6 camamardes à l’hôpital (l’un a 4 dents et un bras cassés, un autre un traumatisme crânien).

Traduit de l’italien de informa-azione, Dom, 21/03/2010 - 23:51"

http://cettesemaine.free.fr/spip/article.php3?id_article=3087

A propos de Dirk et de John Bontinck, mais aussi de tant d’autres choses…

"Le 18 février dernier, des centaines d’exemplaires de ce texte ont été distribués dans les boîtes aux lettres de Sint-Denijs-Westrem. C'est là qu'habite (dans une grande villa bien sûr) un des architectes (Dirk Bontinck) qui a dessiné les plans du nouveau centre fermé de Steenokkerzeel.


Salut, votre voisin dessine des cages pour sans-papiers

Ce courrier purement informatif concerne le sieur Dirk Bontinck (résidant Pleispark 3, à Sint-Denijs-Westrem) et son frère John Bontinck. Mine de rien, ces deux architectes ont choisi de dessiner les plans de construction du nouveau centre fermé pour sans-papiers de Steenokkerzeel. Et vu que ce centre fermé nous pose problème, comme d'ailleurs toutes les autres prisons, ce choix qui leur procure en plus un beau paquet de fric nous pose également problème.

Nommez "calomnie" ce qui suit si vous le voulez, mais en sachant au moins pourquoi ! Car ce sont bel et bien des salauds…
Avec cette maudite arrogance quand ils décident de vies humaines du haut de leur bureau. Avec ce calme glacial quand ils étudient, engoncés dans leurs fauteuils de cuir de leur bureau bien chauffé, comment la prison devra se montrer la plus efficace possible. Comment, d'un point de vue technique, des gens pourront être isolés de la meilleure manière, comment ils pourront être piégés, comment ils pourront être brisés.

Tout près de l’aéroport de Zaventem poussent actuellement les structures en béton de ce qui devrait bientôt devenir un nouveau centre fermé. Une fois que la dernière pierre sera posée, le bâtiment se distinguera difficilement d’une prison. Des cellules individuelles, des barreaux et des barbelés pour enfermer et isoler des sans-papiers, ceux qui sont en instance de déportation et osent résister avec obstination. Ou plus simplement pour briser ceux qui résistent au quotidien en se révoltant, posant ainsi problème au bon fonctionnement de l’enfermement et des déportations.

Comme pour les autres centres ouverts et fermés, le gouvernement aurait besoin de ce nouveau lieu pour continuer sa politique d’immigration ? Mais vous savez quoi ? Ce n'est pas cette politique d’immigration qui constitue le problème. Ou du moins, pas en soi. Car il est logique qu’une société qui poursuit sans cesse le rêve capitaliste jette dehors les indésirables. Comme il est logique que dans une société où notre avenir n’est pensable qu’à l’intérieur des grillages forcés du travail, de la carrière, de la famille et de tout le bazar, les prisons poussent comme des champignons. Contre tous ceux qui ne peuvent ou ne veulent pas avancer au rythme de cette normalité, même en traînant les pieds.
Le problème, c’est donc cette société. Et nous, nous posons problème à cette société.
Situation périlleuse.

Oui, nos rêves vont dans une toute autre direction. Oui, nous voulons volontiers abandonner une grande partie du vieux monde derrière nous pour être enfin capables de parler de liberté. Et nous ne sommes pas en train de parler de cette "liberté" que vous promettent les publicités pour pousser à la vente de canettes de soda ou de portables. Non, nous parlons d’un saut dans l’inconnu, un saut où le contrôle sur nos vies ne dépendra que de nous-mêmes. Un saut qui, sur le fond, vise à éliminer toute forme d’oppression.

Alors oui, vous pouvez nous traiter de rêveurs idéalistes, de bons à rien naïfs ou de flatteurs flous. La vérité, c’est que nos rêves nous font directement entrer en conflit avec une société où on pense que c’est bien que des gens soient exploités et enfermés ; en conflit aussi avec tous ceux qui choisissent d’apporter leur pierre à l’édifice.
Et nous sommes prêts pour ce conflit.

Cela nous ramène finalement au prétexte initial de ce tract. Cela nous ramène au nouveau centre fermé. Car devinez qui a dessiné les plans de cette prison ? Oui oui ! C’est votre voisin Dirk et son frère John Bontinck.

Mais qu’est-ce que nous voulons dire en précisant cela ? Que nous devrions tous les exécuter publiquement, sous les huées et le plus vite possible, en place publique ? En vrai, faites surtout ce dont vous avez envie ! Car là n’est pas l'objet de ce tract. La question, c’est que rien de ce que observons autour de nous ne tombe du ciel. Que des gens font des choix. Comme par exemple celui de construire des prisons, celui de mener des gens à la baguette, au boulot comme à la maison, ou encore celui de ne pas faire de choix du tout, et de se cacher derrière ce refus pour ne pas avoir à penser, pour ne pas agir à contre-courant. Les frères Bontinck ont fait le choix d’aider à ce que ces nouvelles geôles existent là-bas, à Zaventem. Voilà pourquoi ce sont des salauds. Car ça, c'est un choix qui en dit long : il confirme qu'ils se foutent de la misère des gens et que oui, c’est possible bordel !, ils veulent en plus se faire du fric avec cette misère. De notre côté, nous faisons par exemple le choix de leur en vouloir tout particulièrement.

Nous souhaitons qu'à l'avenir, les frères Bontinck dorment aussi tranquillement que les gens qui sont enfermés dans leurs bâtiments…


Dirk Bontinck: chef d’entreprise
Pleispark 3, 9051 Sint-Denijs-Westrem
Tel: 09/222 01 03
dirk.bontinck@cytec.com

John Bontinck: chef d’entreprise
john@bontinck.biz

Bontinck cbva
Chaussée de Courtrai 1092
B-9051 Sint-Denijs-Westrem
Tel: 09/225 01 74
Fax: 09/225 64 14 "

Tiré de Hors Service n°3

Berchem-St-Agathe : Banque attaquée

"Le soir du jeudi 18 mars, les vitres et le distributeur de billets de la BNP Parisbas/Fortis, avenue Marie de Hongrie à Berchem-St-Agathe, ont été fracassées.

En Grèce comme partout, que crève le capital. Solidarité avec les anarchistes séquestrés par l'État grec."

http://www.cemab.be/news/2010/03/8925.php

jeudi 25 mars 2010

Refusons de cracher !


Clique pour voir en grand.


D'autres images et PDF ici : http://basseintensite.internetdown.org/IMG/zip/refusonsdecracher.zip

Hors service numéro 3 !

"Edito

« Il y a ceux qui attendent la pluie pour ne pas pleurer tous seuls, moi, je ne suis pas du même avis. » Ainsi chantait quelqu’un il y a trente ans. Et c’est vrai, il y a tellement de raisons de verser des larmes jusqu’à ce qu’il ne reste plus aucune goutte d’eau dans notre corps. Mais les lamentations et le désespoir sont des mauvais conseillers. Ils nous jettent dans les ténèbres de la résignation ; ils creusent le fossé entre ce qui nous dégoûte et nos capacités de s’y attaquer. C’est ce fossé qui fait que trop de travailleurs acceptent de se laisser utiliser et d’être jeté de bon gré par le patron ; que trop de femmes continuent à respecter leurs maris qui les mettent sous leur joug ; que trop de pauvres restent docilement à faire la queue en attendant qu’une vie meilleure tombe du ciel.

Mais, en effet, tous le savent. Ils essayent peut-être de le nier, d’évacuer la question, mais dans leur cœur, ils le savent. Ça ne dépend que de nous-mêmes, de notre volonté d’agir. De notre choix de ne plus se laisser faire, de riposter, d’attaquer la machine infernale qui nous broie. Les occasions ne manquent pas, l’ennemi est identifiable et pas invulnérable. Ceci est une des sources motivantes de ce petit journal. Partir à la recherche de ces occasions. Souffler fort sur les feux de révolte qui couvent. Ouvrir l’espace pour discuter sur les possibilités de quelque chose de différent, d’une vie sans oppression et sans exploitation.

Dans ce numéro, nous parlerons notamment de quelques unes de ces occasions : le saccage répété des nouveaux portiques installés dans les métros, la lutte contre la construction d’un nouveau centre fermé pour clandestins à Steenokkerzeel, la révolte qui couve à la prison louée par l’Etat belge aux Pays-Bas ou encore de l’occasion pour attaquer ceux qui viendront prêcher à Bruxelles l’oppression de la femme et l’étranglement de la liberté. Et, comme les frontières sont une construction des puissants pour séparer ceux qui veulent les combattre, nous parlerons aussi de l’occupation militaire de l’Haïti après le tremblement de terre et de l’assassinat par la police grecque du compagnon anarchiste Lambros Fountas.

Vous voulez savoir comment continue la chanson ? « Je vais débusquer les ennemis, qui pour vous sont si distants. Et après les avoir fait sautés, je deviendrai recherché, mais tant que c’est moi qui les cherche, les fuyards, ce sont eux. J’ai choisi une autre école, je suis dynamiteur. »"

Consulter les articles : http://journalhorsservice.blogspot.com/p/archive.html

Journal en PDF : http://horsservice.wikidot.com/local--files/start/horsservice3.pdf

Gère ta caisse de retraite ! (avec de vrais "moyens")

"Alors, de ces résistances et de ces pratiques pourra naître la perspective d'une grève expropriatrice et gestionnaire : gérons nous mêmes la sécurité sociale, les écoles, les hôpitaux et les caisses de retraites, solidairement, avec de vrais moyens [???] gérés collectivement, puisque nous sommes les premiers concernés, gérons nous-mêmes nos quartiers, nos villes, nos zones rurales puisque c'est nous qui y vivons"

Pour le tract du NPA libertaire c'est par là .

[Rennes] Blocage du CRA le 27 mars

"SAMEDI 27 MARS 2010
MARCHE puis BLOCAGE du CENTRE DE RETENTION de St Jacques de la Lande

RDV à 14H30 à l’AEROPORT (bus n° 57)"

Plus d'info et tract : http://nantes.indymedia.org/article/19871

Ionnina (Grèce): attaques en solidarité

"Deux engins incendiaires constitués de bombonnes de gaz et d'essence ont explosé à Ionnina. L'un contre le Parc Technologique de l'Université de Ionnina, et l'autre contre l'Institut de recherche biomédicale de Ionnina.

La revendication:

- Pour Lambros - nous voulons continuer ce qu'il a commencé.
- La liberté pour tous les compagnons en prison: Giannis Dimitrakis, G. Boutzis, H. Nikolau, P. Georgiadis, B. Chrisohoidis, C. Stratigopolous e Alfredo Bonanno.
- Libération immédiate de Massura Hadimikelaki Yiospa.
- Solidarité avec tous ceux arrêtés et accusés de participation à la Conspiration des Cellules de Feu.

Des Alchimistes pour le chaos.

Traduit de l'italien depuis Culmine. "

http://pagheretetutto.blogspot.com/2010/03/ionnina-grece-attaques-en-solidarite.html

Squat ma p(e)ine à La Rochelle

"Réveil joyeux ce matin : charmante visite d'un huissier de justice

Réveil joyeux ce matin : charmante visite d'un huissier de justice. Ce squat abandonné depuis 12 ans, à de nombreuses reprises occupé, dans lequel nous somme installé depuis fin octobre/début novembre, passera en procès le 19 avril.
Tout soutien est le bienviendu, si vous passez par là n'hésitez pas à nous rendre une petite visite avant que cela ne soit plus possible :)

Adresse du squat : 6 rue de la Marne (17000 La Rochelle) "


http://nantes.indymedia.org/article/20137

Barcelone: attaque d'un centre de formation des Mossos d'Esquadra, pour Jon Anza et Lambros Fountas

"Action pour Lambros et Jon à Barcelone

La nuit du lundi 22 mars, les vitres d'un centre de formation des Mossos d'Esquadra, dans le quartiers Les Corts, ont été défoncées.
Ceci est un petit geste en solidarité avec le compagnon assassiné par la police grecque, Lambros Fountas, il y a dix jours à Athènes.
Nous voulons aussi rappeler les morts causés par les force de sécurité de l'Etat espagnol, comme la disparition et la mort de Jon Anza et de tant d'autres meurtres dans les geôles.

BATSI GOROUNIA DOLOFONI!!!!
MADEROS CERDOS ASESINOS!!!
SBIRRI PORCI ASSASSINI!!!

FLICS PORCS ASSASSINS

Traduit depuis Culmine."

http://pagheretetutto.blogspot.com/2010/03/barcelone-attaque-dun-centre-de.html

Manifestation devant la Santé à Paris le 28 mars 15h denfert

"2010 : LES PRISONS FRANCAISES RISQUENT D’EXPLOSER [tant mieux] A CAUSE DE LA SURPOPULATION : 63 277 détenus en juin 2009, pour 51000 places, du jamais vu !

Le traitement des personnes détenues est inhumain, dégradant, et rejoint les conditions de l’esclavage, pourtant aboli par la France en 1848.*

27 suicides et morts suspectes connus depuis le 1er janvier 2010.

On ne se suicide pas en prison, c’est l’État qui tue.

ASSEZ D’ENFERMEMENTS ! Peines pour des délits mineurs, peines démesurées, quartiers d’isolements.... Prisons pour enfants ( établissement pénitentiaires pour mineurs) , détention pour personnes sans-papiers ( centre de rétention administrative ). STOP

Ce système brise des vies, nous ne voulons pas de cette politique.

MANIFESTONS NOTRE SOLIDARITE AUX PERSONNES INCARCEREES A LA PRISON DE LA SANTE

RDV DIMANCHE 28 MARS- 15h00 Place DENFERT ROCHEREAU ( M° denfert rochereau )

MANIFESTATION ET RASSEMBLEMENT MUSICAL AVEC LA K-BINE + SURPRISES ( de 16h à 20H vers la rue de la santé )

Plus d’infos sur les prisons :

http://lejournalenvolee.free.fr/ http://www.prison.eu.org/ Un article sur la privatisation des prisons, qui explique comment Bouygues et autres constructeurs de prisons se font de l’argent sur ces couloirs de la mort :http://cozop.com/agoravox/privatisa...

FERMETURE DE TOUS LES LIEUX D’ENFERMEMENTS

LIBERTE, SOLIDARITE, RESISTANCE."


https://paris.indymedia.org/spip.php?article249

Baradero (Argentine): affrontements après la mort de deux jeunes

"De graves incidents se sont produits à Baradero après la mort de deux personnes mineures qui circulaient à moto dans le centre de la ville, et qui ont été percutés par une patrouille de police municipale, qui apparemment les poursuivait.
Voisins, amis et familles des deux jeunes ont d'abord incendié le véhicule municipal qui a causé la mort, puis se sont dirigés vers la mairie, qu'ils ont caillassé, avant de l'incendier.
Après cela, les incidents se sont poursuivis à la Direction de l'Inspection, aux bureaux de la Justice locale et au Registre Civil, qui ont également été brûlés, en l'absence de toute intervention de la police.
La situation était totalement incontrôlée et les autorités locales se sont montrées étrangement absentes.
On estime à peu près à deux mille le nombre de personnes qui ont participé à ces violences urbaines, en réclamant justice.
Cependant, les deux inspecteurs qui patrouillaient dans le véhicule, et dont on ignore toujours l'identité, auraient déjà été incarcérés.
Le chef de la police municipale, Gómez, a été attaqué et bombardé de pierres par les manifestants, et a du être secouru par d'autres agents.
Les manifestants se sont alors dirigés vers la maison du Directeur de l'Inspection, Pablo Scarfoni, qui se serait trouvé dans le véhicule mis en cause. La police a alors du tirer des balles de caoutchouc vers les émeutiers pour les empêcher d'appprocher.
Les voisins en colère se sont dirigés vers FM Tiempo, une des principales radios de la ville, et ont attaqué le bâtiment.
Les journalistes de télé de la chaine locale ont du rebrousser chemin, tabassés à leur tour.

Traduit de l'espagnol depuis Ai ferri corti.

Vidéo"

http://pagheretetutto.blogspot.com/2010/03/baradero-argentine-affrontements-apres.html

Athènes : une bombe explose devant le bureau des étrangers de la police grecque

"Une bombe explose devant un immeuble de la police grecque

AP | 20.03.2010 | 15:42

Une bombe a explosé samedi devant le bureau des étrangers de la police grecque à Athènes, a-t-on appris de source policière.

La puissante déflagration a endommagé les bâtiments voisins mais aucune victime n’a été signalée dans l’immédiat.

La bombe était placée à un arrêt de bus devant les locaux de la police.

Un appel téléphonique au quotidien "Eleftherotypia" avait alerté de l’explosion 20 minutes avant.

La bombe a sauté juste après 16h (1400 GMT)."

http://cettesemaine.free.fr/spip/article.php3?id_article=3080

Buenos Aires: attaque explosive contre Banco Nacion

"Ce matin à l'aube, avec l'intention de briser la tranquilité du quartier Belgrano et d'attaquer sa paix sociale si monotone, nous avons décidé d'attaquer la Banco Nacion située à l'intersection des rues Cabildo et Mariscal Sucre.
De cette manière nous saluons avec un clin d'oeil complice les compagnons qui à Neuquén ont commencé leur initiatives offensives et révolutionnaires contre l'Etat et le Capital l'année du bicentenaire. Nous saluons aussi tous les prolétaires en lutte qui choisissent la lutte subversive.
Nous rappelons aussi aux bourreaux que nous sommes prêts à tout pour en finir avec leur domination fondée sur la misère et la faim.

La liberté ou la mort.

Cellules révolutionnaires
Brigade Mauricio Morales


Traduit de l'espagnol depuis Liberacion Total.

Vidéo"

http://pagheretetutto.blogspot.com/2010/03/buenos-aires-attaque-explosive-contre.html

Lantin - Module d'isolement détruit

"LANTIN - Il y a quelques semaines, des prisonniers se sont révoltés et ont détruit le nouveau module d'isolement à la prison de Lantin. Le module a été entièrement détruit et fermé. Tous les prisonniers ont été transférés vers l'autre module d'isolement à la prison de Bruges. Les deux nouveaux modules d'isolement ont été ouverts il y a quasi deux ans, en réaction aux multiples agressions, evasions et mutineries dans les prisons belges, pour isoler les "récalcitrants". En avril 2009, le module d'isolement de Bruges avait déjà été fermé temporairement suite à une mutinerie.

Les autorités pénitentiaires, les syndicats des matons et la presse n'ont rien dit à propos de cette révolte. Ce n'est que trois semaines plus tard que cette joyeuse nouvelle a pu filtrer les murs."

http://suieetcendres.blogspot.com/2010/03/lantin-module-disolement-detruit.html

Grèce: 3 explosions revendiquées par les Cellules de feu

"Grèce: 3 explosions revendiquées

AP 23/03/2010

Un groupe anarchiste grec a revendiqué la responsabilité de trois explosions survenues la semaine dernière à Athènes, qui n'ont blessé personne et fait peu de dégâts.

Dans un courrier posté en ligne, le groupe se présentant comme la Conspiration du Noyau de feu (sic) précise qu'il a visé les locaux du parti d'extrême-droite Chryssi Avgi, et un centre de la police de l'immigration, afin d'attirer l'attention sur la question du racisme en Grèce.

Le groupe s'attribue aussi une action contre un chef de la communauté pakistanaise en Grèce, soupçonné d'avoir pris le parti des autorités. Il avait abondé dans leur sens quand le pouvoir avait démenti l'enlèvement d'immigrants pakistanais en Grèce par un service de renseignement étranger, qui les considérait comme des terroristes.
Les anarchistes ont également revendiqué des bombes déposées à l'encontre d'hommes politiques, et devant le Parlement, le 9 janvier dernier. Sept activistes présumés ont été arrêtés."

http://pagheretetutto.blogspot.com/2010/03/grece-3-explosions-revendiquees-par-les.html

Sortie de Guerre au Paradis N°1, journal anarchiste

"Nous vous signalons avec plaisir la sortie de ce nouveau journal anarchiste en français.

Le premier numéro de Guerre au Paradis est sorti.

Ce journal anarchiste à parution anonyme et apériodique a pour unique but d’être une contribution théorique (mais pas seulement) à la guerre sociale en cours depuis toujours, Nous pensons que c’est dans l’attaque de ce qui nous détruit, par la rage et les cendres, que nous pourrons briser le consensus actuel, et laisser la place à un monde sans États ni frontières, débarrassé de l’économie et des mécanismes de domination qui ne font qu’empêcher de danser la joie éternelle de la liberté individuelle.

Dans ce numéro, vous trouverez des brèves et des textes de l’international (Italie, Portugal, Chili, Grece, Allemagne, Suede, USA etc.) des nouvelles de compagnons aux prises avec la répression à travers le monde, comme ces deux lettres de Diego Rios (en cavale au Chili) et de Gabriel Pombo da Silva (emprisonné en Allemagne) qui nous parlent de révolte et de solidarité. Mais aussi des affiches et tracts de Belgique (avec un petit topo sur la situation là-bas), d’Italie et du Portugal. Un texte sur les médias et leur utilisation par ces faux-amis qui nous entourent. Aussi deux textes qui se rejoignent, sur l’anarchosyndicalisme et la pacification des rapports en milieu militant, ainsi qu’une critique contextuelle de la politique.

Nous avons choisi de « classer » certains textes dans des mini-dossiers autour de plusieurs thèmes : le premier (La vie comme un pari) interroge sur ce que chacun-e est prêt-e à mettre en jeu dans sa vie, ce que l’on est prêt ou non à risquer, comment et pourquoi, avec des textes d’anonymes, de Wolfi Landstreicher ou Alfredo Bonanno. Le second (Quand la domination gère les immigrés) rassemble quelques textes et une affiche à propos des migrations et de leur gestion par le pouvoir, frontières et centres de rétention. Enfin nous avons regroupé quatre textes qui abordent le problème de la spécialisation, à travers l’avant-gardisme, la lutte armée (texte de Massimo Passamani), la gestion de la peur dans la lutte, l’activisme et la nécessaire réflexion. Car si l’attaque va de soi pour quiconque souhaite détruire l’Etat, pour nous il va également de soi que tous les moyens ne sont pas forcément bons lorsque l’on prétend aussi libérer l’ensemble des relations humaines du fléau de l’autorité.

Vous trouverez également au fil de ce journal des extraits du roman Le Voleur, de Georges Darien, Ainsi que la prose endiablée d’Albert Libertad. Nous vous invitons à consulter le sommaire pour en savoir plus.

Pour vous procurer ce numéro, cliquez ici.
SOMMAIRE :

- Edito : Dans la mêlée P.3
- Dans le monde... une rage en lutte P.8
- Idiots utiles ? P.16
- Lettre de Gabriel Pombo da Silva depuis la prison d’Aachen P.18
- Il n’y a pas de paradis futur (Affiche) P.27
- La Peur du Conflit (Wolfi Landstreicher) P.28
- Les racines bourgeoises de l’anarchosyndicalisme (Feral Faun) P.30
- De la solidarité dans l’attaque ! (tract du Portugal) P.33
- Avis aux passagers (tract d’Italie) P.39
- Bannir la politique de nos luttes P.40
- Nous ne sommes pas des esclaves, nous sommes de la dynamite (Affiche internationale) P.42
- Aux résignés (Albert Libertad) P.43
- Désertons la terreur sanitaire P.44
- Jaures vient d’accoucher (Georges Darien) P.46
- T’en a marre ? (Affiche de Belgique) P. 47
- Lettre de Diego Rios (Chili) depuis la clandestinité P.49
- En Belgique : les feux se propagent P.59
- Se révolter est comme respirer (Tract de Belgique) P.61
- Dans la danse endiablée de la révolte (Affiche de Belgique) P. 62
- Les mots du pouvoir P.62

Dossier : La vie comme un pari
- Aux aspirants suicidaires P.19
- Considérations sur le nihilisme P.20
- Mettre sa vie en jeu (Alfredo M. Bonanno) P.22
- En attendant l’apocalypse (Wolfi Landstreicher) P.24

Dossier : Quand la domination gère les immigrés
- « Non non non... » P.34
- Pour des cendres de rétention... (Affiche) P.36
- L’or noir de la gestion des migrants P.37

Dossier : Parlons de spécialisation...
- La compréhension active en lieu et place de l’irritation réactive P.50
- Lettre sur la Spécialisation (Massimo Passamani) P.51
- Qui sont les avant-gardistes ? P.54
- Confronter la peur... P.56

Extraits du Voleur de Georges Darien
- Le Goût du Collier P.29
- On m’élève ! P.45
- Cheveux, barbes et postiches P.47"

http://non-fides.fr/?+Guerre-au-Paradis-No1+

http://guerreauparadis.blogspot.com/

lundi 22 mars 2010

Même pas la trouille !

[Liège] Nouvelle occupation pour les sans-papiers de la gare de Bressoux

"le bail précaire pour la gare des sans-papiers de Bressoux arrivait à son terme hier à minuit.

pour rappel : http://www.cemab.be/news/2009/06/7332.php

En échange d'un départ immédiat, le bourgmestre a accepté d'installer une boite aux lettres à la gare de bressoux où la majorité des sans-papiers ont déposé un dossier de régularisation domicilié là-bas.

C'est en soirée, après l'après-midi de soutien qui a rassemblé une centaine de personnes à la gare, que l'OSP a décidé d'investir avec une quarantaine de personnes deux maisons de la rue Stéphany dans le quartier Jonfosse.

Les maisons, réquisitionnées par la ville, sont destinées à être démolies pour laisser la place à une piscine.

plus d'infos dans la journée…"


http://www.cemab.be/news/2010/03/8890.php

Colmar: incendie dans un garage de la gendarmerie

"Un garage de la gendarmerie de Colmar (Haut-Rhin) a été détruit hier matin par un feu dont l'origine reste indéterminée. Une vingtaine de véhicules ont été endommagés. Neuf voitures et dix motos affectées à l'escadron de sécurité routière et à l'état-major ont été détruites.

Source Le Parisien."

Vu sur http://pagheretetutto.blogspot.com/2010/03/colmar-incendie-dans-un-garage-de-la.html

dimanche 21 mars 2010

Manif de 1500 personnes pour le squat Rozbrat à Poznan, Pologne









Photos ici

Infos en anglais
Vidéo de la fin de manif

Un compte rendu vite fait : "Manif super organisé et sans problèmes dans la joie et la bonne humeur.
Une arretation vite fait mais pas de charge.
Le rdv était fixé à 17h30 sur la place Adama Mickiewicza.
Après une longue attente et la mise en place de tout le monde, un drapeaux rouge et noir hissé le depart a été donné pour les 1500 personnes présentes.
Le parcours a été long, défilant partout dans le centre. Arrêt donné sur une place deux heures plus tard pour la projection d'un film sur l'histoire du squat.
En général les passant on été compréhensif et certains même on commencé à crier les slogans avec les manifestants.
Et le grand final digne du feu d'artifice du 14 juillet, fusées de détresses, fumigènes, drapeaux noir accrochés sur les bâtiments....
Et la soirée a continué par une grosse fête, des concerts, tout le monde était satisfait."

(Vu ici)

Frankenförde (Brandeburg) : 4000 visons libérés

"Aux premières heures du dimanche, le 14 mars, plus de 4000 visons ont été libérés des cages d'une ferme à fourrure à Frankenförde (Brandenburg). De plus, des douzaines de cages ont été détruites, l'approvisonnement d'eau endommagée, et des machines telles qu'une tondeuse à gazon ont été détruites.
Le propriétaire de la ferme Alfons Grosser estime les dommages à 180 000 €.
Grosser est le président de l'association des producteurs de fourrure allemands."

Traduit de http://www.directaction.info/news_mar19_10.htm

Affiche de solidarité avec les inculpés de Vincennes


Clique pour voir en grand.

Trouvé (en pdf).

Os Cangaceiros [Janvier 1985 - juin 1987]

"Os Cangaceiros [Janvier 1985 - juin 1987] est la réédition des trois numéros de la revue Os Cangaceiros, publiés entre janvier 1985 et juin 1987. Ephémère association de délinquants, les Cangaceiros livrent dans ces textes leurs visions des évènements politiques de l’époque et leurs manières de s’y confronter. Ce livre est disponible gratuitement dans différents lieux de diffusion ou en téléchargement sur ce site. Pour savoir où vous le procurer quixarru AT riseup.net .

# Introduction de décembre 2009
# Os Cangaceiros [Janvier 1985 - juin 1987]
# Dossier Os Cangaceiros sur le site"


http://basseintensite.internetdown.org/